Burkina/Environnement : La sixième session du dialogue structuré national sur le Fonds vert climat se tient du 15 au 17 avril 2025

La sixième session du dialogue structuré national sur le Fonds vert pour le climat se tient du 15 au 17 avril 2025. Elle est co-organisée par le Fonds d’intervention pour l’environnement et le Secrétariat exécutif du Fonds vert pour le climat au Burkina Faso et a pour objectif de renforcer la synergie d’actions entre les parties prenantes pour une mobilisation plus accrue des financements climatiques au profit du Burkina Faso.
Au cours de cette sixième session du dialogue structuré national sur le Fonds vert pour le climat, les participants issus des structures étatiques, des institutions privées et des ONG et associations vont prendre connaissance des innovations au sein du Fonds vert pour le climat et de ses engagements avec le Burkina, et faire le point sur l’état de mise en œuvre des projets et programmes impliquant le pays et financés par le Fonds vert. Ils vont aussi échanger sur la stratégie de mobilisation des ressources pour la création de bosquets et le reverdissement du pays et sur les perspectives pour une mobilisation plus accrue de la finance climat au profit du Burkina.
Le Fonds vert pour le climat est le principal instrument financier multilatéral, dédié à l’appui des pays en développement dans leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer leur résilience face aux effets du changement climatique. Pour faciliter les échanges, le pays a mis en place son Autorité nationale désignée, qui constitue une interface entre le secrétariat du fonds basé à Songdo et les institutions burkinabè. Le secrétariat exécutif du Fonds vert climat pour le Burkina travaille à faciliter l’accès aux financements du Fonds vert pour le climat de divers acteurs tels que les administrations publiques, les collectivités territoriales, le secteur privé, les organisations de la société civile, etc.
Grâce à l’accompagnement du Fonds vert pour le climat, le pays des hommes intègres a pu bénéficier d’un accompagnement financier pour la mise en œuvre de projets transformateurs au profit des communautés. Selon Lamech Nebyida Kaboré, Autorité nationale déterminée, à ce jour, ce sont 14 projets et programmes qui ont été financés à hauteur de 93 milliards de FCFA.
Le fonds dédié à la subvention à la préparation, qui relève également du Fonds vert, a aussi permis de financer 9 projets à hauteur de 3 milliards de FCFA. « Le Fonds a également permis au pays de proposer à l’accréditation le Fonds d’intervention pour l’environnement en tant qu’entité nationale d’accès direct et l’accréditation a été acceptée. Il a aussi permis de renforcer l’expertise des acteurs au niveau national et ceux-ci ont pu élaborer des projets climat à soumettre au Fonds vert climat », a-t-il ajouté.
Parmi les projets financés par le Fonds vert climat figure le projet Hydromet, qui, à travers le don d’ambulances, a permis de renforcer les capacités nationales pour la riposte aux risques climatiques. Le Fonds vert a aussi apporté un appui financier à l’Agence nationale de météorologie pour lui permettre d’affiner l’information climatique au profit des producteurs.
La présente session du dialogue structuré national se tient sous le thème « Vision du chef de l’État dans le secteur de l’environnement, en matière de création de bosquets de plantes médicinales et de reverdissement du Burkina Faso : quelle contribution du Fonds vert pour le climat ? ». Le ministre de l’environnement, Roger Barro, représentant le Premier ministre, a laissé entendre que le Fonds vert climat est appelé à jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre de cette vision. « Son appui permettra de renforcer les capacités institutionnelles communautaires, de financer les projets porteurs et structurants dans le domaine de la reforestation, la conservation des plantes médicinales et de soutenir l’innovation, la recherche pour la valorisation des savoirs endogènes », a-t-il expliqué.
Même si les acquis engrangés en termes d’adaptation aux changements climatiques sont fort appréciables, le ministre de l’environnement a invité l’ensemble des acteurs à redoubler d’efforts pour mobiliser davantage de ressources et à mettre en œuvre des solutions concrètes, durables et inclusives.
Armelle Ouédraogo
Lefaso.net