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Burkina/Personnes déplacées internes du Sahel : Le projet STRESS pour renforcer leur résilience

Publié le mardi 9 juillet 2024 à 15h55min

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Burkina/Personnes déplacées internes du Sahel : Le projet STRESS pour renforcer leur résilience

L’université Roskilde du Danemark, en partenariat avec l’Institut des sciences des sociétés (INSS) du Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST), le laboratoire Groupe de recherches sur les initiatives locales de l’université Joseph Ki-Zerbo, le laboratoire LASDEL de Niamey, l’université Abdou Moumouni du Niger, le Stockholm international peace research institute et Save the children, tiennent ce mardi 9 juillet 2024, un atelier de lancement du projet de recherche intitulé « Renforcement de la résilience des sociétés sahéliennes » (STRESS). Le projet tiendra sur cinq ans. Il devra se solder par des recommandations, à même d’aider les populations péri-urbaines à tenir bon, face au défi du déplacement forcé

Le projet STRESS sera à terme, la matérialisation de l’apport de la science aux phénomènes sociaux. Il touchera principalement le problème des déplacements forcés des populations et leur résilience face à ce phénomène. Le projet vise trois objectifs. « Le premier est un objectif de recherche, qui consiste à développer des concepts et des théories de la gouvernance au quotidien du déplacement forcé, en étudiant empiriquement la question de comment les Personnes déplacées internes (PDl), les institutions étatiques et les communautés d’accueil construisent leurs résiliences dans des contextes de conflits violents. Le deuxième est un objectif de politique publique. Il s’agit de promouvoir des politiques de gouvernance urbaine inclusive, prenant en compte le bien-être des PDl et leurs stratégies de mobilité et de résilience. Le troisième est un objectif de renforcement des capacités de recherche, en encourageant des collaborations internationales entre partenaires », a résumé le coordonnateur du projet, Eric Komkavi Hahonou.

« Pour la diffusion des résultats, nous organisons des ateliers auxquels prendront part les autorités locales, nationales, les ONG, etc. » Eric Komkavi Hahonou

Pour la réalisation du projet, des étudiants en Master 1 se déploieront sur les sites des PDI, accompagnés dans leurs travaux par des chercheurs aguerris. Ils recevront des bourses de formation, certains allant jusqu’au financement de leurs thèses, pour étudier entièrement le projet et fournir des résultats concrets et des solutions pratiques, à même d’entrer dans le panier de recommandations pour une meilleure résilience des populations. « Ce qui m’intéresse le plus dans ce projet, c’est savoir comment la rupture géographique des PDI, impacte leur résilience ; elles qui étaient pour la plupart agriculteurs dans leurs milieux d’origine, quelles sont les activités qu’elles mènent pour avoir une activité génératrice de revenus, parfois dans des milieux restreints ? », s’interroge Brigitte Guiguemdé, étudiante faisant partie du projet.

En plus de Brigitte Guiguemdé, d’autres étudiants burkinabè et nigérien prennent part à ce projet

Du côté de l’INSS, toutes les ressources humaines nécessaires pour l’aboutissement du projet ont été mobilisées. « Nous avons plusieurs départements et le projet s’insère harmonieusement avec la politique nationale de recherche portée par le CNRST. Nous avons toutes les compétences et bientôt, nous accompagnerons les équipes de recherche sur le terrain afin de produire des évidences, de faire aussi des recommandations pour que les décideurs puissent être orientés sur ce qui sera adapté et adaptable à nos sociétés. Cela permettra de contribuer à faire face à ces déplacements forcés de populations, qui ont beaucoup de conséquences sur nos sociétés et sur la gouvernance. C’est un défi que nous allons relever », a promis Dr Awa Carole Bambara, directrice générale de l’INSS.

« Je remercie les chercheurs de l’INSS, dont le dynamisme contribue à tisser le savoir sur des problématiques complexes », Dr Carole Bambara

Erwan Compaoré
Lefaso.net

Crédit photo : Bonaventure Paré

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