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Burkina/Justice : Le Tribunal militaire ordonne la libération de Me Guy Hervé Kam

Publié le lundi 8 juillet 2024 à 21h35min

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Burkina/Justice : Le Tribunal militaire ordonne la libération de Me Guy Hervé Kam

Le Tribunal militaire a ordonné la libération de Me Guy Hervé Kam, ce lundi 8 juillet 2024. Cette libération pourrait intervenir après l’appel de ses avocats, demandant que soit infirmée l’ordonnance du juge d’instruction, qui décidait de le maintenir en détention provisoire pour les besoins de la procédure.

Au terme de l’audience de ce jour, l’appel de ces avocats a, dans un premier temps, été jugé recevable et bien fondée. Par la suite, le juge a infirmé l’ordonnance de mise en détention provisoire de l’avocat, puis ordonné sa mise en liberté s’il n’est détenu pour autre cause, avant de le renvoyer devant le juge d’instruction qui décidera des modalités de son contrôle judiciaire.

Pour rappel, Me Guy Hervé Kam a été arrêté le mercredi 29 mai 2024, alors qu’il venait tout juste d’être libéré par la Cour administrative d’appel, qui précisait dans son arrêt qu’elle faisait défense à l’Etat du Burkina Faso, de procéder dans les mêmes conditions d’illégalité, à toute arrestation, détention ou de poser tout autre acte susceptible de porter atteinte à la liberté fondamentale d’aller et de venir du sieur KAM Guy Hervé.

Evoquant le cas de sa seconde arrestation en conférence de presse le samedi 1er mai 2024, le procureur du Tribunal militaire déclarait que son arrestation faisait suite à une procedure qui avait débuté devant le parquet du Tribunal de grande instance Ouaga 1 ; mais que plus tard, le parquet du Tribunal militaire s’était rendu compte d’un lien qui existait entre son dossier et celui d’un autre, dénommé Dah Sami. "C’est dans ces circonstances que Me Kam et d’autres civils se sont donc retrouvés devant les juridictions militaires" avait-il précisé.

Rappelons aussi que durant sa détention, des déclarations venant des organisations syndicales et principalement du mouvement SENS dont il est le coordonnateur, fusaient de partout pour réclamer sa libération, dénonçant par là même un acharnement sur sa personne.

Erwan Compaoré
Lefaso.net

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Messages

  • Le MPSR veux un bras de fer contre la justice. Le MPSR ne veux plus de la justice dans sa configuration actuelle. Vous ne pouvez pas maintenir un Burkinabè en prison pour rien.

    MPSR contre justice. Depuis l’affaire de Adja de Komsilga, le PMSR veut finir avec l’institution judiciaire du Burkina en procédant par des braquages intempestifs.

    On a l’impression que le MPSR veut concentre tous les pouvoirs entre ses mains pour créer un nouvel ordre avec pour justificatif : être contre la France et l’Occident. Cette même justice finira par prendre les membres du MPSR (Mouvement Politique) dans les mailles de son filet.

  • Est ce qu on peut faire la force a quelqu un comme cela ?S il a a fauté jugé car il parait que nous sommes dans un regime.démocratique.Courage à maitre et à sa famille.

  • Je suis heureux pour lui et sa famille. J’espère que les décisions de justice seront respectées. Et surtout il faut aller au procès pour ne pas laisser de doute.

  • Il n’est jamais trop tard pour se corriger. Esperons que cette fois ci que ce sera definitif et avec dédomagement pour cette requisation en dehors de la loie.

  • S’il n’est pas libéré cette fois-ci, cela ressemblera à un harcèlement et je ne crois pas que cela soit une valeur envisagée par l’AES.

  • Félicitations aux acteurs de la justice qui assument leurs respondabilité à exprimer l’indépendance de la justice.
    On attend de voir si la reaction sera celle d’un état responsable fondé sur la constitution, le respect des institutions ou si le caractère voyou de l’état sera confirmé par le silence, la non exécution des décisions de justice et la privation illégale de liberté de citoyens.

    Vive le Burkina Faso libre et fondé sur la justice et l’égalité.

    Passakziri

  • Ah oui, mais le libérer maintenant, sans autre forme de procès, ne serait-ce point reconnaitre l’illégalité de toutes les mesures prises à son encontre : enlèvement, séquestration,...?
    Ne serait-ce donc, par là même, reconnaitre l’illégalité des nombreux autres cas similaires, dont certains remontent à plus d’une année et dont personne n’a aucune nouvelle ?
    Cela voudrait-il dire que, si l’on dispose d’appuis conséquent, que nos amis remuent ciel et terre, l’autocratie fini par céder devant la justice ?
    Ne serait-ce point le signe que nos dirigeants ont peur d’un procès, qui ferait éclater d’imparables vérités à leur détriment ?
    Si je me réjouis de la prochaine libération de Maitre Kam, elle ne pourra que laisser en suspens de nombreuses interrogations quant à l’équité du traitement des individus et à la cohérence de nos dirigeants...

  • Bravo a la justice militaire qui assume depuis la prise de fonction de Roch Kaboré qui a appelé à "rendre justice dans toutes les affaires sensibles", dont les dossiers de l’assassinat de Thomas Sankara, Norbert Zongo, du putsch manqué et de l’insurrection populaire, pour "aider le peuple
    à se réconcilier".

    il disait aussi : "Nous devons tout faire pour que la justice soit rendue dans toutes (les) affaires sensibles pour aider notre peuple à se réconcilier avec son histoire, pour ramener la paix des cœurs et créer les conditions propices à la contribution de tous les Burkinabè à l’œuvre de construction nationale."

    Depuis, la justice militaire a assumé son rôle en condamnant les auteurs du coup d’état a la maternelle, ou les militaires voleurs d’armes et autres : Ici je félicite la justice militaire pour sa fermeté, car, ‘’’’’’’’’’’’le combat pour la justice est celui le plus difficile a mener car, on ne se bat pour personne en particulier, mais pour que la JUSTICE soit pour TOUS (sans exception.’’’’’’’’’’’ Nous devons soutenir la justice du Burkina de 2024, car un pays profondément corrompu depuis plus de 60 ans n’est pas transformable en un modèle de DEMOCRATIE et de JUSTICE en quelques années, mais la justice militaire ne se laisse pas faire, car, les mauvaises habitudes des acquises pour au moins 30 ans ne se perdent que par étapes, le tout soutenu par une transformation progressive des mentalités.

  • Le mpp a ete le.pire regime que le.pays n a jamais connu. La.justice est independante et elle n a pas besoin d un quelconque president ppur juger les dossiers. En rappel, les dossiers de thomas sankara ...ont debuté avec l insurection populaire qui a chassé blaise compaoré en 2014. HUG a tpujours dit que le mpp et le cdp c est la.même chose n en deplaise à ceux qui veulent tronquer l histoire. N oublions pas que sous le mpp les juges ont ete malmenés aussi et les juges de bobo.ont même trimbaler le gouvernement mpp au tribunal et a l epoque c est maitre Guy Hervé kam qui a défendu le pouvoir du mpp.contre les juges à bobo.Mais cela est du passé.Vouloir prendre le.mpp.comme.un modéle de pouvoir modéle HUG s insurge contre cette contre verité.Par contre le.mpp a.permis à beaucoup de s enrichir pour le.mouta mouta instauré par les autorites au haut niveau.

  • Je n’ai pas une sympathie particulière pour ce Monsieur Maitre KAM qui se sert de sa profession d’avocat pour faire la politique et en profiter pour s’enrichir .
    Pour autant cette fois si la justice militaire a ordonné sa libération ,il serait souhaitable que les autorités respectent la décision judiciaire

  • Courage à tous les martyrs. Anselme Kambou, Évrard Somda, Youn Sanfo, kalifara Séré, Serges Oulon, la famille Touhogobou, Adama Bayala. Courage aussi à la justice militaire et civile qui continuent de s’assumer. On attend une publication de Maïga pour nous dire que la justice a reçu l’argent de ADO pour libérer Kam. 🤪🤪🤪. C’est par extraordinaire que cette décision sera respecté par la royauté. Sauf si c’est pour amener les avocats à aller au CSM où désormais ce sont les magistrats les plus intègre de l’histoire du Faso qui ont été élu.... Mais comme il n’est jamais tard pour changer, espérons. Puisse Allah apaiser les cœurs et donner ma sagesse aux forts.

  • @Faux nouveau sage, IB disait au Niger qu’on reconnait un valet local par son manque de dignite, de personnalite et de morale ! No comment ! Je comprends parfaitement chers voleurs indigne !

  • ’’’’’’’’’’’’Le mpp a ete le.pire regime que le.pays n a jamais connu :’’’’’’’’’’’’’

    Encore une fois la sagesse m’interpelle et je m’incline : Mais comme je ne cesse de le répéter dans ce forum très riche en contradiction, "Quoiqu’il fasse pour son pays, aucune bonne action d’un président ne trouvera grâce à leurs yeux(ses détracteurs). C’est le cas de l’internaute HUG qui n’a pas eu la soupe du régime MPP.

    Je ne partage pas toujours les mêmes idées que Roch Kaboré, mais je reconnais que c’est un grand professionnel, un homme avec une de culture politique enrichissante, un homme courageux. Je salue sa grandeur d’esprit. Quand c’est bien, il le dit, quand il faut critiquer, il le fait en toute objectivité. J’apprécie sa franchise.

    Mais le problème dans ce pays, c’est que lorsque tu dénonces ces choses, il se trouve des personnes pour dire que tu aimes simplement l’individu.

    Ici, je voudrai être claire avec les nouveaux venus dans ce forum très entichant que je maîtrise à perfection mes contributions comme tous les premiers internautes a ne citer que Kôrô Yamyélé, M. Guirma, Achille de Tapsoba et autres dont l’équipe du Dr. Paré a la plume d’or m’a classé parmi les internautes de talent : J’écris des contributions conceptuellement structurés pour éclairer les Burkinabé au lieu d’abriter derrière une haine contre un régime et à déverser des tombereaux d’injure.

    HUG n’a qu’a oublier le MPP et écrire des contributions structurées qui aidera à faire avancer le Burkina. Ici il pourra faire un effort de civilité et de respect d’abord envers sa propre personne et envers celle d’autrui ! Je constate depuis fort longtemps sa propension au dénigrement, aux attaques gratuites et aux injures. Cela est fort regrettable et n’aide nullement à assainir les mœurs et à élever le niveau du débat politique dont a besoin le Burkina pour sortir de la crise politique et morale qu’il traverse depuis que le pouvoir a été pris de force.

    Je suis là pour transmettre, un projet capital auquel je me sens tenu depuis 2005, en tant que citoyen, de contribuer à l’aide de textes réfléchis, critiques et intellectuellement honnêtes. Alors Mr. HUG, mes contributions qui ne sont pas "people" sont conceptuellement structurés et s’adressent à un public d’un certain niveau intellectuel et moral auquel tu n’appartiens manifestement pas. Tu n’es pas obligé de les lire. Alors garde ta haine contre le MPP, et tien donc à distance de mes contributions. Des millions de lecteurs et de lectrices plus outillés moralement et intellectuellement les comprennent. Et cela suffit.

    Mais une fois encore je voudrai que les internautes réécoutent le discours de Roch Kaboré a Gaoa :

    ’’’’’’’’’’’’" Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a appelé à "rendre justice dans toutes les affaires sensibles", dont les dossiers de l’assassinat de Thomas Sankara, Norbert Zongo, du putsch manqué et de l’insurrection populaire, pour "aider le peuple
    à se réconcilier".
    Nous devons tout faire pour que la justice soit rendue dans toutes (les) affaires sensibles pour aider notre peuple à se réconcilier avec son histoire, pour ramener la paix des cœurs et créer les conditions propices à la contribution de tous les Burkinabè à l’œuvre de construction nationale", a
    déclaré M. Kaboré dans un discours radiotélévisé.
    "La réconciliation nationale reste un enjeu majeur que nous devons réussir, dans l’intérêt supérieur de la nation", a-t-il dit.

    La justice militaire, une juridiction d’exception, doit solder une longue série de dossiers, dont principalement ceux du putsch manqué de septembre 2015 et de l’assassinat du "père de la révolution" burkinabè, le capitaine Thomas Sankara, tué lors du coup d’Etat qui porta l’ex-président Blaise Compaoré au pouvoir en 1987.

    Également en instance, le dossier du journaliste d’investigation Norbert Zongo, tué en 1998 avec trois compagnons, a connu une évolution avec la mise sous contrôle judiciaire de François Compaoré, frère du président déchu Blaise Compaoré, poursuivi pour "incitation à assassinats".

    M. Kaboré a dit "saluer l’avancée des dossiers pendants devant la justice", tout en rappelant aux acteurs chargés de les vider que "la soif légitime de justice des Burkinabè reste intacte.’’’’’’’’’’’’’’ Oui la justice militaire a bien entendu l’appel du président Roch Kaboré, et assume son rôle.
    HUG je suis là pour transmettre, c’est pourquoi je rappelle qu’il est

    Particulièrement la preuve que le Burkinabè est en train de tourner la page des procès expéditifs et dignes des Etats d’exception. En effet, des putschs supposés ou réels, le Burkina en a connu à profusion. Mais des putschs manqués qui ont donné lieu à un procès juste et équilibré, sauf oubli ou omission de notre part, l’ont peut dire que le Burkina n’en a point connu. Celui d’aujourd’hui est le premier. Sous Lamizana, des proches de Maurice Yaméogo, accusés d’avoir tenté un coup d’Etat, avaient été jugés à la sauvette et jetés en prison. Sous le capitaine Thomas Sankara, des Burkinabè accusés du même crime, après un simulacre de procès dans l’enceinte du camp Guillaume Ouédraogo, ont été fusillés au grand désarroi de leurs proches. Mais la palme d’or des exécutions sommaires liées à des putsch supposés ou réels, revient au régime de l’Enfant terrible de Ziniaré, Blaise Compaoré. Et celui qui était à

    la manouvre, ironie de l’histoire a été condamné par la justice militaire. Il peut donc se réjouir de ne pas connaître le sort qui avait été réservé au commandant Lingani et au Capitaine Zongo.

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