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Niger : La société IMOURAREN SA perd son permis d’exploitation d’uranium

Publié le mardi 25 juin 2024 à 12h49min

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Niger : La société IMOURAREN SA perd son permis d’exploitation d’uranium

Selon l’Agence Nigerienne de Presse, la société IMOURAREN SA, une filiale de Areva, s’est vue retirer, le lundi 24 juin 2024, son permis d’exploitation par les autorités nigeriennes, suite au non respect de ses engagements en dépit des mises en demeure à elle adressées par le ministère en charge des Mines, le 11 février 2022 puis le 19 mars 2024.

Des explications du Gouvernement nigérien, la société IMOURAREN SA, titulaire dudit permis, depuis le 20 janvier 2009, devrait démarrer les travaux d’exploitation du gisement en janvier 2011 pour une première production prévue en 2012.

« Nonobstant les reports accordés à IMOURAREN SA à sa demande, cette Société n’a jamais honoré ses engagements en dépit des mises en demeure à elle adressées par le Ministère en charge des Mines, le 11 février 2022 puis le 19 mars 2024 », peut-on lire dans le communiqué du Gouvernement nigérien.

C’est ainsi que « l’Etat du Niger a décidé du retrait du permis Imouraren en application des articles 59 et 61 de l’ordonnance n° 93-16 du 02 mars 1993, portant loi minière », poursuit le gouvernement nigérien qui annonce que « le périmètre Imouraren fait désormais retour au domaine public de l’Etat ».

Lefaso.net
Source : Agence Nigerienne de Presse

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Messages

  • Avec ce retrait de permis, le Niger vient de plomber sa signature pour tout investissement etranger valable pour une génération. Qui va venir investir dans une situation où l’état n’est pas fiable ?

  • Pas trop tôt. On a 82 tonnes de plutonium qui n’attendent qu’un geste politique pour être transformés en électricité (... et il y en a pour plusieurs millénaires de conso), et on en est encore à faire des trous dans le désert. Si ça pouvait être un déclencheur pour (enfin) autoriser développement des réacteurs à neutrons rapides, ce serait parfait, d’autant que la plupart des pays sont sur le sujet (même l’Allemagne antinucléaire, c’est dire !)

  • @pfff,
    Du n’importe quoi que vous racontez dans votre poste, soyons serieux et rigoureux !

  • Le 23 janvier 2018 AREVA est devenu ORANO.
    Ils ont certainement du renvoyer tout ce qui ressemblait à un vrai journaliste, à "l’Agence Nigerienne de Presse" pour commettre de pareilles bourdes.
    Au fait, "nigérienne", prend un accent sur le premier "e".
    Bon, Orano (qui a démenti les propos du gouvernement nigérien) continue d’exploiter le site d’Arlit et pourra facilement compenser en faisant venir davantage de combustible depuis l’Ouzbékistan ou le Canada.
    Qui raflera le gigantesque gisement d’Imouraren...? Les Russes, les Chinois,... nul doute que les principes écologiques seront bien davantage respectés et que les retombées financières seront beaucoup plus profitables à la population, qu’avec les méchants impérialistes français... enfin, on verra bien... ou peut-être que l’on ne saura rien... C’est la coutume de l’AES actuellement.

  • @L’historien de canapé Mon post est parfaitement rigoureux. Ce sont des propos d’ingénieur qui mord son frein après l’annulation d’Astrid et qui sait qu’on va y revenir et plutôt rapidement.

    S’il y a assez uranium ailleurs qu’au Niger pour la France et pas mal de pays, ça fait 30 ans qu’on attend la fermeture du cycle du combustible nucléaire bloquée par les écolos.

    Dans l’idée, l’Uranium est composé de 99 % d’isotope non radioactif qui n’est pas utilisé, et de 1% d’uranium fissile qui est utilisé. Sur 1 tonne d’uranium extrait, on n’en utilise que 10 kg, on stocke le reste, l’uranium appauvri. En 2005, les stocks d’uranium appauvri 340 000 tonnes en France, +7000 tonnes tous les ans.

    Une partie de ces 10 kg se transforment après utilisation en plutonium que l’on stocke aussi. 82 tonnes disponibles en France.
    .
    Le combustible, s’appelle Mox : c’est un mélange plutonium + Uranium appauvri (les deux provenant des stocks). Pour le moment, la France n’utilise que 20% de Mox dans ses réacteurs, 30% pour les ERP, mais beaucoup de monde est sur les starting-blocks pour passer à la 4ᵉ génération.

    Même les Russes bossent sur les réacteurs à neutrons rapides pour recycler leur plutonium, ils ont trois réacteurs en activité, même si pour le moment ça tourne avec "seulement" 60% de MOX, probablement donc pas encore un surgénérateur.

    On s’attend au « choc de l’Uranium » depuis les années 70, des surgénérateurs il y en a eu un peu partout. Même si les MoX ont permis de gagner un peu de temps, il faudrait savoir qu’est-ce qui est passé par la tête des décideurs de croire que l’on pourrait se passer de généraliser cette technologie, qui permet d’utiliser TOUT le métal extrait, et non les 1% que l’on utlise aujourd’hui.

    Et comme avec 1%, soit 70 kg d’uranium enrichi par an, on fait fonctionner la France pendant 1 an, le jour où les centrales savent utiliser les 340.000 tonnes stockées en attente d’avoir les surgénérateurs adéquats, on s’arrête simplement de creuser des mines d’uranium.

    Et ça, ça ne dépend que de la signature de politiques.

  • @kwiliga. Si vous avez raison, c’est dommage. Nous n’avons pas intérêt à rester là-bas, et ce n’est pas nécessaire.

    Je ne sais pas ce qui est passé par la tête des politiques pour refuser le développement des surgénérateurs, mais que ce soient des considérations de politique internationale (financer le Niger pour y garder un pied), ou des considérations de politiques intérieures (caresser les écolos dans le sens du poil), ce n’est pas une bonne décision. Avec les stocks que l’on a creusés des trous dans le désert, en sortir des cailloux à la tonne, pour y extraire 1 partie pour 10.000 d’uranium, qui sera encore filtré pour ne récupérer que 1% d’uranium enrichi (0.72%, pour être précis...), ce n’est franchement pas une solution d’avenir.
    .
    C’est l’histoire d’un mec en Europe qui creuse un puits profond dans un désert en Afrique, remonte de l’eau saumâtre, la fait venir par bateau, en extrait le sel, sale ses pâtes et stocke l’eau en attendant la sécheresse.

    Ce serait une histoire, ce serait drôle, mais dans la réalité, c’est simplement délirant.

  • Bonjour pfff,
    Ben, "je" n’ai pas "raison"....
    Contrairement à vous qui semblez maitriser le sujet à la perfection (et dont j’apprécie la pédagogie des écrits, qui m’apprennent énormément), contrairement à vous, donc, je me contente de rapporter ce que je lis dans la presse (à mon corps défendant, trop souvent propagandiste de l’impérialisme occidental).
    Au fait, avez-vous des nouvelles de "L’historien" ?
    On prétend ici, que depuis la lecture de votre réponse, il serait en train de creuser, creuser, creuser... Peut-être trouvera-t-il un nouveau combustible...?

  • @kwiliga. Merci pour les compliments. Oui, dans une autre vie, j’ai beaucoup touché à ce sujet (sans mettre un pied au Niger).

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