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Burkina : « Aucune force ne nous arrêtera », lance le Premier ministre Kyélèm aux déstabilisateurs de la Transition

Publié le dimanche 23 juin 2024 à 22h13min

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Burkina : « Aucune force ne nous arrêtera », lance le Premier ministre Kyélèm aux déstabilisateurs de la Transition

A l’issue du lancement de la campagne de recrutement de la 81e promotion des Appelés volontaires du Service National pour le Développement (SND), ce vendredi 21 juin 2024, à Bobo-Dioulasso, le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, s’est prononcé sur l’actualité nationale, notamment l’incident de tir à proximité de la RTB/Télévision et son traitement par les médias occidentaux, relayé malheureusement par certains de nos compatriotes.

"Tout est parti de l’avant-dernier Conseil des ministres qui s’est tenu le 13 juin dernier. Ce jour, un des agents chargés de monter la garde a fait une mauvaise manipulation de son arme et un coup est parti. C’est après que nous avons appris, à travers certains médias étrangers et les réseaux sociaux, que le Président aurait fui, que le Premier ministre aurait disparu, que le ministre d’État Bassolma Bazié aurait tenté de fuir, alors qu’il n’était pas à ce Conseil des ministres, car il était en mission à Genève en Suisse", telle est la genèse de cette actualité, selon le Premier ministre, Dr Apollinaire Joachimson Kyélèm de Tambèla, avant de rassurer l’opinion nationale qu’aucune autorité de la Transition n’a modifié son agenda et que "l’Etat a continué à fonctionner normalement".

Il a justifié cette position par certaines activités qu’il a présidées les jours qui s’en ont suivi, à savoir la cérémonie de lancement des travaux d’élargissement de la Route Nationale N°2 (RN2), le 15 juin dernier, et la cérémonie de certification de l’Agence des Travaux d’Infrastructures du Burkina (AGETIB), le 18 juin 2024.
" Nous avons continué nos activités comme d’habitude. Je peux vous dire que ni le Président du Faso, ni le Premier ministre, ni les membres du Gouvernement n’ont modifié leur emploi du temps", a-t-il affirmé.

Selon lui, à partir de cet incident, les Burkinabè savent désormais les machinations qui se trament.

"Les médias impérialistes comme France 24, RFI et TV5 Monde, Jeune Afrique se sont emparés de ce sujet pour essayer de semer la confusion, de créer le trouble. Ce qui pourrait être favorable à l’intervention de leurs maîtres pour mettre fin à ce régime. Ceux qui sont âgés savent qu’avant l’assassinat du Président Thomas Sankara, c’est ainsi qu’on a procédé. La presse française a procédé à la diabolisation du Président Thomas Sankara, ensuite en finançant la production de tracts au Burkina Faso contre lui, pour préparer l’opinion à ce qu’on se débarrasse de lui. Ces médias ne sont pas fiables. C’est la raison pour laquelle nous les avons interdits dans notre pays. Bien avant, nous avons perçu leur félonie, d’où l’interdiction d’émettre de France 24, de TV5 Monde, RFI et de Jeune Afrique, car nous ne voulons pas que ces médias inoculent leur venin dans notre population.", a soutenu le Chef du Gouvernement.

C’est pourquoi, il a invité les journalistes Burkinabè à ne pas être au service des médias impérialistes.

"Ce n’est pas tout ce que ces médias diffusent qui est vrai. Vous avez eu l’occasion de voir comment RFI est manipulée et manipulable, comment France 24 est manipulée et manipulable, comment TV5 Monde est manipulée et manipulable, comment Jeune Afrique est manipulé et manipulable. C’est à vous de vous faire une raison" leur a-t-il prodigué, comme conseil.

A l’entendre, cet incident est révélateur, parce qu’il montre l’acharnement que certaines personnes ont contre la Transition.

A l’écouter, cela n’est pas étonnant, dans la mesure où les réformes entreprises ne sont pas du goût de tout le monde.

"Ce que nous faisons actuellement ne plaît pas à beaucoup de personnes.

Nous avons entamé la politique de souveraineté, la refondation de notre pays, et la redistribution des richesses, car il n’y a pas de raison qu’une minorité soit à l’aise et que la majorité soit dans le besoin", a-t-il souligné.

Et le Premier ministre d’ajouter : "Cette politique porte atteinte aux intérêts de ceux qui étaient là, qui sont les valets locaux de l’impérialisme, qui sont appuyés par des puissances étrangères, comme la France, les États-Unis d’Amérique qui commercent avec eux. Cela ne leur plaît pas. Donc leur intérêt est que cette expérience prenne fin. Les impérialistes n’agissent pas directement car cela sera flagrant, alors ils s’appuient sur certains Burkinabè pour semer le trouble nécessaire. Ces Burkinabè sont au Burkina Faso, et à l’étranger comme en Côte d’Ivoire, en France ou aux États-Unis d’Amérique, prêts à servir leurs maîtres pour les prébendes qu’ils touchent".

Néanmoins, il a déploré le fait que certains Burkinabè se réjouissent de cette situation.

"La plupart d’entre eux se réjouissent quand les terroristes font des victimes parmi la population burkinabè, et quand notre armée tue les terroristes, ils ne sont pas contents. Ils vont jusqu’à dire qu’on massacre la population civile. Vous voyez, certains de l’extérieur, inonde la presse de fausses informations contre leur propre pays. C’est parce qu’ils ne considèrent pas le Burkina Faso comme leur patrie. Leur patrie c’est là où sont leurs intérêts. Leur patrie est liée au capitalisme international. Ils travaillent pour le capitalisme et l’impérialisme français. Ils sont payés par eux et nous avons les preuves. Comment peut-on, pour des intérêts particuliers, vendre son pays à l’étranger, alors que tes ancêtres reposent dans ce pays ?. Leur crédibilité est entâchée", a-t-il indiqué.

D’ailleurs, le Premier ministre est plus que jamais déterminé à conduire cette transition à bon port.

"Soyez sûrs d’une chose, ce que nous avons entrepris, nous allons le terminer. Ce que nous avons commencé, nous allons le terminer. Aucune force ne nous arrêtera, d’autant plus que nous avons le soutien du peuple, le vrai peuple et non de ceux qui sont de connivence avec les puissances étrangères pour leurs propres intérêts. Nous parlons du petit peuple composé des paysans, des artisans, des éleveurs, des commerçants, etc. C’est pour eux que nous travaillons et non pour ceux qui ont profité du pays avant, de connivence avec les puissances étrangères. Nous voulons travailler pour notre petit peuple, d’où les différentes réformes que nous opérons, dans le sens de la transformation de nos produits locaux, avec le lancement d’usines de transformation de nos produits dans certaines localités de notre pays. C’est la même chose pour ce qui concerne l’or. Notre or sortait n’importe comment. Certains pays vendent de l’or qui vient du Burkina, alors qu’ils ne produisent pas de l’or. Nous sommes en train de mettre des structures en place pour récupérer et capter cet or, afin de raffiner sur place et que ça serve à la nation burkinabè. Certains pays ont des permis d’exploitation miniers et nous sommes en train de transformer toutes ces mines en instrument national pour la production nationale. Toute cette politique ne plaît pas à beaucoup de gens parce qu’ils voient leurs intérêts s’échapper", a mentionné Dr Kyélèm de Tambèla.

Il a aussi révélé que ces officines sont aux abois, car elles étaient convaincu que
la Transition allait prendre fin en juillet prochain.

"Comme la Transition a été prolongée de cinq (05) ans, elles sont aux abois et elles se disent que cinq (05) ans est trop pour nous.

Pour elles, il faut que le régime parte avant ces cinq (05) années. C’est ce qui explique leur haine et leur animosité actuelles contre le régime", a-t-il exprimé.

Il a invité les Burkinabè à comprendre les enjeux actuels.

"Il faut que vous compreniez la lutte que nous menons. Que chacun choisisse son camp. Si vous choisissez le camp de votre pays, vous devez savoir comment vous comportez. Si vous choisissez aussi le camp des ennemis de votre pays, c’est votre problème. Quand la lutte va s’enclencher, nous saurons distinguer nos amis de nos ennemis", a-t-il martelé.

DCRP/Primature

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Messages

  • Mais le peuple est wn droit de savoir ce qui s’est passé à Mansila...que s est il réellement passé ? Est ce parce que les fds sont frustres qu ils ont lancé cet obus dans la cour de la rtb et pourquoi pendant quils étaient en conseil. Juste pour comprendre

    • Malheureusement, en dictature, le peuple n’a pas le droit de savoir. Seule l’information officielle doit être diffusée.

    • Kassenabu
      N’na lagnaan, vous pouvez nous faire part de la vôtre d’information qui, on en doute pas, sera la bonne. Quand on contredit, on donne des arguments. Pour l’instant ce qui est dit s’est passé. Nous sommes à l’écoute. Faites vite parce que mon kanzaga risque de refroidire... ;-)

    • Vérité

      A ziinda bé sonwan mii guièla.
      Nos FDS et VDP sont d’honneur, de dignité et de courages. Unitile de vous dire que vos tentatives sont nulles et ne pourront aucunement dresser nos combattants face à leurs populations comme vous tentez lamentablement de faire.
      Allez apprendre ce qu’est le courge puis revenez nous dire quelque chose d’autre..

    • Je veux juste comprendre. Je n’ai jamais accusé et souffrez qu on cherche à s informer. . Tous ont contribue à cet effort de guerre et les fds sont tous nos proches frères et sœurs. Pourquoi ça te chauffe les rognons qu on pose des questions. Arretez cette mesquinerie qui consiste a attaquer les gens injustement. Bravo que tu es, tu fous quoi a ouaga.. vas au front non.....la haine et l arrogance ne font guerre avancer.
      Que Dieu ramène la paix, a bas les manipulateurs

    • "Ce qui est dit s’est passé". Vous avez raison, n’allez pas chercher plus loin. Pauvre Faso....

    • @Vérité, vous voulez savoir la vérité, n’est ce pas ? La vérité c’est qu’il y’a eu une attaque à Mansila ; comme l’a d’ailleurs confirmé le président du Faso lors de sa visite à la RTB. Des renforts ont été envoyés pour un ratissage large. Nous avons certainement subi des pertes. Dans une guerre on perd une bataille mais l’essentiel c’est de gagner la guerre. Nos vaillants FDS et VDP en ont fait sienne cette idée. Encourageons ceux qui osent mettre leur poitrine en avant pour nous proteger. Nous avons le materiel de guerre suffisamment adéquat. Chose que nous n’avions pas ríen qu’en 2022. Et bien avant 2022, des soldats sont restés sans munitions en pleine attaque... Peut être voudriez-vous que nous fassions appel à Rambo ou à Terminator afín que tout seul, il parte finir avec Tous ces demons de la brousse ? Paix à l’âme de Tous nos soldats tombés depuis le debut de cette guerre imposée ! Surtout ne me parlez Pas de negocier avec ces petits demons ; nous avons subí trop de pertes depuis pour en arriver là ! Restons dignes et intègres ; jusqu’à la fin !

    • Merci a toi frère pour ta réponse sage et avec beaucoup de respect. Au moins on a besoin des gens comme toi dans les forum de discussion

  • Mr le Premier Ministre, vous êtes un grand monsieur.
    Votre message permet aux Burkinabé de comprendre encore plus ce qui se passe. Votre travail et votre engagement a mis le Burkina sur la voie du développement et du progrès. En moins de deux ans, ce que votre gouvernement a fait est immense.
    Les Burkinabè ont choisi le chemin irréversible du progrès. Laissons nos pitoyables détracteurs faire leur brouhaha permanent. C’est peine perdu pour eux, ils se sont tous décrédibilisés par leurs mensonges permanents. "Le chien aboie la caravane passe !!! "
    Votre gouvernement a le soutien indéfectible des Burkinabè, parce les Burkinabè ont compris que votre gouvernement est là pour travailler pour le développement du Burkina.
    Les Burkinzbè savent faire la différence entre ce qui est bon pour le Burkina et ce qui ne l’est pas.
    . C’est pourquoi les Burkinabè ont mis fin au régime criminel et corrompu de l’ex dictateur Blaise Compaoré.
    . C’est pourquoi les Burkinabè ont aussi dit non au coup d’Etat rétrograde de Diendéré.
    . C’est pourquoi aussi les Burkinabè ont mis fin au régime sans vision de Damiba qui rêvait réinstaurer le régime criminel et corrompu du dictateur Blaise Compaoré.
    Ces trois dates sont des faits politiques majeurs dans l’histoire politique du Burkina, et indiquent clairement que les Burkinabè ont fait leur choix depuis longtemps pour qu’un gouvernement comme celui que vous dirigez soit une réalité au Burkina. C’est clair et net !!!
    Ceux qui veulent rêver autrement peuvent continuer dans leur rêve.
    Malgré ces trois faits historiques limpides, certains Burkinabè refusent d’accepter cette réalité. Ils perdent leur temps. " Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir."
    Monsieur le Premier Ministre, que Dieu continue avec son oeuvre d’inspiration sur vous et vous guide encore.

    • On peut vuvuzeler comme ça ?
      Mais je reste sûr que vous mêmes ne croyez pas à ce que vous écrivez, tout comme Me Kyelem lui même ne croit pas à ses théories et que IB lui même ne croit pas à ses propres mots. C est pour endormir ceux qui dorment déjà, donc on constate.

      Passakziri

    • Bebeto relit toi : "Les Burkinabè savent faire la différence entre ce qui est bon pour le Burkina et ce qui ne l’est pas". Es-tu convaincu ? s’il faut attendre 28 ans pour chasser Blaise Compaoré, il y a de quoi s’inquiéter !

  • Les fds, sont nos frères.Personne ne rejouit quand un fds tombe dans ce pays.Les fds sont nos frères, soeurs.Moi HUG, j ai maintes fois sur ce forum implorer le bon Dieu pour qu il protège nos fds.Un conseil pour vous : le fait de vouloir masquer nos frères soldats qui tombent au front ne vous rendra pas service.Quelque chose dz grave s est passé a mansila et vous vous comporter comme de rien n etait.Vous passez votre temps à divertir mais soyez en rassuré le mensonge court vite mais la verité la rattrape.Combien de familles sont en deuil presentement pour l attaque de mansila ?Qui vivra verra.Qui vit longtemps voit la danse de la colombe.

    • Bonjour HUG,
      Vous vous alarmez du fait que : "Quelque chose dz grave s est passé a mansila et vous vous comporter comme de rien n etait."
      Mais apparemment, c’est la stratégie de notre gouvernement, puisque du propre aveu de Kyelem, un obus est tombé sur la RTB et "aucune autorité de la Transition n’a modifié son agenda", nous annonce-t-i fièrement, indiquant ainsi toute la considération que nos dirigeants accordent à sa population.
      Concernant le propos suivant de Kyelem : "Ce qui pourrait être favorable à l’intervention de leurs maîtres pour mettre fin à ce régime," qui cherche à nous faire croire que la France se tient prête à nous attaquer, Il vient confirmer que le ridicule ne tue pas et que, pour faire oublier notre véritable problème, qui est le terrorisme, ils sont prêts à nous raconter n’importe quoi.
      Et pour poursuivre dans l’outrancière propagande où l’on se permet tout : "la redistribution des richesses, car il n’y a pas de raison qu’une minorité soit à l’aise et que la majorité soit dans le besoin". Cette formidable répartition des richesse qui fait que les classes moyennes s’appauvrissent, que les pauvres côtoient la misère, que les miséreux meurent de faim et d’absence de soin... Tandis que les nantis continuent de s’enrichir, bâtissent des étages roulent des V8 et boivent quotidiennement du champagne...
      Maitre Kyelem aux innombrables costumes, avez-vous réellement conscience de la situation que vit votre peuple ? Vous rendez-vous compte à quel point la dette intérieure impayée et les nombreuses mesures (certainement nécessaires) pour soutenir l’effort de guerre ont mis l’économie à genoux ? Que la grande majorité des burkinabè, appréhende l’avenir immédiat avec une forte inquiétude ?
      Et pour conclure, alors que des appels à l’unité populaire et à la réconciliation sont plus qu’urgents et nécessaires, vous vous acharnez, une fois encore à diviser davantage, invoquant "le camp des ennemis de votre pays", ou encore"le vrai peuple",par opposition aux apatrides et valets de l’impérialisme, ces termes incluant toute personne en désaccord avec vous, ou même cherchant simplement à questionner pour trouver une part de vérité.
      Plutôt donc que de chercher à discriminer les diverses sources d’information qui ne vous conviennent pas, réagissez. Lorsqu’un évènement d’importance frappe cruellement notre pays, plutôt que de rester passif et de ne pas "modifier vos agendas", mettez-vous donc en devoir de nous en informer avec diligence et sincérité... nous ne sommes pas des enfants... enfin, pas tous... enfin, j’espère.
      Quant à votre conclusion à vous : "Quand la lutte va s’enclencher, nous saurons distinguer nos amis de nos ennemis", qui apparait comme une menace, elle me semble davantage digne d’un internaute tel que "le nouveau sage", que du premier ministre de TOUS les burkinabè.

  • A Mr. PJ,
    Je suis totalement d’accord avec vous. Mettre 27 ans pour chasser le dictateur Blaise Compaoré, c’était trop. Il a été chassé du pouvoir tout de même et de façon humiliant par une insurrection populaire, avec des attentes très fortes des Burkinabè, surtout le rejet massif de ce qui est négatif. C’est ce symbole d’un acte politique majeur qui me semble le plus important.
    Mr. PJ, nous voyons que les Burkinabè n’ont pas attendu encore 28 ans pour decagnoter Damiba. Le régime du MPP n’a pas eu 28 ans pour perpétuer leur politique sans ambition et sans vision.
    Pour moi, le plus important est que les Burkinabè ne veulent plus des aventuriers au pouvoir qui s’illustrent par leur manque de volonarisme, par leur incapacité et leur manque de vision pour le pays.
    Merci Mr. PJ pour votre remarque positive qui contribue à enrichir les échanges.

  • Hmmmmm, bizaaaaaaarre !
    En s’agitant ainsi, vos très provisoires puissants du BF donnent l’impression d’une énorme panique parmi eux.
    Enfin, moi, je dis ça de loin, du Toubabistan, c’est sûûûr que je ne peux écrire que des âneries.
    Proverbe de Papouasie-Nouvelle Guinée :
    "Si le lait a tourné dans son récipient, c’est pourtant tellement plus simple de donner la vérité des faits plutôt que de se tortiller en tournant autour de la calebasse."

  • Ah, le Premier ministre Kyélèm, maestro de la rhétorique où les "méchants impérialistes" et les "vaillants petits peuples" jouent les éternels rivaux d’une tragédie à l’issue incertaine. Ce spectacle dramatique, servis avec une sauce épaisse de paranoïa et d’exclusion, montre bien que notre cher leader s’évertue non pas à unir, mais plutôt à diviser sa propre audience.

    D’abord, terrorisons un peu la population, shall we ? Rien de tel qu’un bon vieux complot impérialiste pour garder tout le monde sur le qui-vive. "Attention, les médias étrangers veulent notre chute !" clame-t-il, peignant de vastes fresques de trahisons et de manipulations. Mais attendez, n’était-ce pas supposé être une période de transition vers quelque chose de... mieux ? Quelle ironie, puisque chaque mention de ces machinations étrangères distrait du véritable agenda – celui de sécuriser et stabiliser un pays en crise.

    Quant à la mission de transition, ah, quelle blague ! Au lieu de pavé la voie vers la stabilité promise, il semble que nous soyons coincés dans un épisode interminable de "Qui est le plus patriote ?". Pendant que le gouvernement devrait adresser des questions urgentes comme la sécurité et le développement, Monsieur le Premier Ministre semble plus préoccupé par le maintien de son image face à ces méchants impérialistes et leurs médias manipulateurs.

    Et la liberté, parlons-en ! Rien n’illustre mieux l’engagement envers les libertés fondamentales que d’interdire des chaînes de télévision et des journaux étrangers. Après tout, pourquoi permettre des perspectives diverses quand on peut se régaler d’une diète stricte de propagande gouvernementale ? Certes, cela assure que personne ne se risque à penser différemment ou, Dieu nous en garde, à remettre en question le récit officiel.

    Cependant, la pièce de résistance reste cette obsession palpable pour la conservation du pouvoir. Initialement annoncé comme un projet modeste de 18 mois pour remettre de l’ordre, voilà que le spectacle se prolonge indéfiniment. "Cinq ans de plus !" proclame-t-il avec la finesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Quelle surprise pour ceux qui s’attendaient à une résolution rapide du problème sécuritaire – visiblement, les urgences peuvent attendre, tant que le trône reste confortable.

    KYELEM , PM excelle dans l’art de peindre des ennemis de toutes pièces tout en ignorants les véritables menaces à la porte. que s’est il passé à MANSILA ? Avec un tel talent pour le drame, qui a besoin de sécurité ou de progrès quand on peut se prélasser dans le chaos d’une transition sans fin ? Bravo, Monsieur, pour une performance digne d’un Oscar de la distraction politique.

  • "Quand la lutte va s’enclencher, nous saurons distinguer nos amis de nos ennemis" ? La lutte ne s’est pas encore enclenchée ? Bientôt 10 ans , et la lutte ne s’est pas encore enclenchée ? Le langage a changé. Le MPSR 2 s’est écartée complètement de sa mission première : 1) la sécurisation du territoire (en moins de 3 mois ?), 2) l’amélioration de la qualité de vie des Burkinabè et 3) l’amélioration du système de la gouvernance, le tout dans un contexte de guerre. Dites-moi sérieusement qu’est-ce qui s’est améliorée sur ces 3 points. L’attaque de Mansila avec autant de massacres confirme que la situation sécuritaire est toujours délétère et j’imagine que c’est pour ça que le Le PM dit que la lutte ne s’est pas encore enclenchée et il faudra à tout pris éviter une escalade dans les extrêmes. Une escalade dans les extrêmes sera insupportable pour notre pays. Quant aux deux derniers points la situation s’est aggravée. La gouvernance est même devenue grave sous prétexte de la guerre alors qu’il existe des éléments dont on pouvait faire l’économie. Dès le départ j’avais des "doutes" sur l’intérêt du pouvoir du MPSR 2 et tout aujourd’hui se confirme. Celui qui s’intéresse à la circulation de l’information de façon excessive, c’est le pouvoir qui est son intérêt exclusif. Et cela se déroule sous nos yeux !

  • Ceux qui sont au pouvoir ont la mémoire très courte. Beaucoup de leurs prédécesseurs ont crier haut et fort dans ce pays qu’on ne pouvait rien leur faire et voilà où on en est.Soyons modestes dans nos propos et travaillons pour le peuple et non le divertir

  • Je voudrai ici rappeler celui qui se dit Malien Burkinabé notre premier ministre, quand l’honorable Pierre Ouédraogo lui a donné sa première carte de CDR a paris, lui il sillonnait en toute liberté en France pour appéter ses compatriotes de s’adhérer au RDP. Aucun Français ne le reprochait de quoi que ça ne soit surtout pas d’stabiliser la RDP. Oui vous avez raison de ne pas avoir peur car, de nos jours on ne tue plus pour le pouvoir comme ce fut le cas de l’idéologue Thomas Sankara. Et moi je voudrai vous dire qu’il est dangereux de vouloir voir des problèmes là où il n’y en a pas"... mais il est encore plus dangereux de ne pas voir les problèmes là où il y en a. Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut voir, et il semblerait que Monsieur Kéyélem en fasse parti. Une des preuves les plus flagrantes de cette division agressive des Burkinabé, orchestrée du plus haut niveau du pouvoir et des soi-disant "élites", sont vos sorties enfantines avec de la métaphore guerrière en matière de processus démocratique. Et ne parlons pas qui reste si on peut dire des achats de consciences.

    Le Burkina mérite mieux. Il mérite des courants d’idées fortes pour son développement. Elle mérite des acteurs neufs, qui pensent rassemblement, qui pensent paix et développement.
    Mais ce qui caractérise la politique actuelle, c’est le vide idéologique insondable, qui laisse place aux pratiques les plus douteuses : Corruption a ciel ouvert, exclusion,, autocélébration, autosatisfaction... et impunité totale organisée.

    Tant qu’on aura affaire à des dirigeants, "cadres" et autres décideurs, dépourvus de toute VISION (malgré les chants des griots (grillons ?) qui essaient de nous faire croire qu’ils en ont une), les problèmes de la peur de déstabiliser le régime par la France ou ceux qui se sont réfugiés en Cote d’Ivoire ne feront que perdurer et même s’aggraver et prendre de l’ampleur.

  • Bonjour Les Modérateurs,
    Comme précédemment indiqué, je comprends tout à fait que vous n’ayez pas publié mon message.
    C’est maintenant à moi de commettre des efforts afin d’être moins incisif.
    Je vais dorénavant m’y attacher.
    Merci, vous faites votre boulot.

  • C’est la belle des manières de préparer les Burkinbè à leurs prochains échecs. Impérialisme tous les jours, c’est qui l’iméprialiseme. Que chacun fasse son travail et on le jugera au résultat.
    Je souhaite que nous fassions attention à l’autosatisfaction laissant croire que les choses sont bien faites alors que les contrôles par des organismes indépendants doivent être la règle.

    On ne peut pas facilement nous faire croire que les autres n’ont rien fait et que vous êtes les meilleurs.

    Je rends un vibrant homage à nos FDS. Notre armée se bat nuit et jours pour préserver notre territoire. Notre armée appartient à notre pays et à personne d’autre, ni au MPSR, ni aux politiciens, ni à la société civile, mais à la république.

    Monsieur le PM, l’impérialiseme a toujours existé et existera toujours. Il n’y a rien de nouveau à ce qui se dit aujourd’hui. Quand on a confiance au Burkinabè et qu’on croit en ce qu’on fait, on n’a pas besoin de parler beaucoup. Bonne saison des pluies à nos braves paysans, qui nourissent la nation.

  • Les oppositions dans une nation, c’est de l’ordre normal des choses. Ce qui est demandé aux gouvernants, c’est d’être forts. Ce qui est désolant, c’est le comportement des africains qui contraste avec l’histoire du continent. C’est pourquoi il est impératif que les africains s’étudient eux-mêmes pour pouvoir affronter certaines vérités. A mon avis, le fait de lier le racisme uniquement à la couleur de la peau est très réducteur et tend à voiler beaucoup de réalités.

  • Je vois que notre modérateur a réduit la largeur de de nos contributions très enrichissants pour faire avancer démocratiquement notre Faso bien aimée. Ici comme depuis la création de Lefaso. Net, je voudrai continuer a transmettre la vérité a chaque régime qui surgisse dans notre Faso bien aimé.

    C’est pourquoi, je voudrai ici rappeler celui qui se dit Malien Burkinabé notre premier ministre, quand l’honorable Pierre Ouédraogo lui a donné sa première carte de CDR a paris, lui il sillonnait en toute liberté en France pour appâter ses compatriotes de s’adhérer au RDP. Aucun Français ne le reprochait de quoi que ça ne soit surtout pas déstabiliser la RDP. Oui vous avez raison de ne pas avoir peur car, de nos jours on ne tue plus pour le pouvoir comme ce fut le cas de l’idéologue Thomas Sankara mais on l’arrache dans les urnes. Et moi je voudrai vous dire qu’il est dangereux de vouloir voir des problèmes là où il n’y en a pas"... mais il est encore plus dangereux de ne pas voir les problèmes là où il y en a. Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut voir. Une des preuves les plus flagrantes de cette division agressive des Burkinabé, orchestrée du plus haut, et des soi- "élites", sont leurs sorties enfantines avec de la métaphore guerrière en matière de processus démocratique. Et ne parlons pas qui reste, si on peut dire des achats de consciences.

    Mais de nos jours, tant qu’on aura affaire à des dirigeants, "cadres" et autres décideurs, dépourvus de toute VISION (malgré les chants des griots (grillons ?) qui essaient de nous faire croire qu’ils en ont une), les problèmes de la peur de déstabiliser le régime, on oublie l’essentiel qui est la conquête des territoires, ils disent qu’ils n’ont pas peur, mais cette peur de voir un pouvoir déstabiliser perdurer et même s’aggraver et prendre de l’ampleur.

    Au regard des quatre coins du pays (nord sud- Ouest- Est),Il existe plus de 5 millions de Burkinabé pour succéder au jeune Traoré. Ce n’est pas une affaire de super homme. La gestion d’un pays recommande une gestion participative, l’amour du prochain et surtout en mettant en avant l’égalité des chances
    Le Burkina mérite mieux. Il mérite des courants d’idées fortes pour son développement. Elle mérite des acteurs neufs, qui pensent rassemblement, qui pensent paix et développement.
    Mais ce qui caractérise la politique actuelle, c’est le vide idéologique insondable, qui laisse place aux pratiques les plus douteuses : Corruption a ciel ouvert, exclusion, autocélébration, autosatisfaction... et impunité totale organisée.
    C’est vrai, les Burkinabés sont fatigués des coups d’états. Ayons le courage de dire la vérité. Mais n’ayons pas la mémoire courte. Quand on décide de rendre un pays ingouvernable, il faut s’attendre aux conséquences à terme.

    Le Faso de nos jours a besoin des gars compétents, intelligents, dynamiques, ouverts, avec du charisme, dotés d’une envergure internationale et d’une intégrité absolue, capables de s’entourer de gens de la même veine et de déléguer les tâches dans un véritable esprit d’équipe, sans arrière-pensée ethnique, tribaliste, régionaliste ou politicienne (en particulier pas un individu tordu qui va promettre je ne sais quel "rattrapage" à une sous-peuplassions de mafieux).
    Ne confondez pas le Burkina que vous voulez et le Burkina que les Burkinabés veulent.

  • Absolument, vive les grands et invincibles Rambo du Burkina.

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