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Recherche scientifique : « Le terrorisme au Burkina Faso : négocier ou pas ? », un ouvrage de Boniface Somé dans les librairies

Publié le dimanche 2 avril 2023 à 23h48min

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Recherche scientifique : « Le terrorisme au Burkina Faso : négocier ou pas ? », un ouvrage de Boniface Somé dans les librairies

Le sociologue Dr Boniface Somé a présenté ce vendredi 31 mars 2023 au cours d’une cérémonie de dédicace, son livre intitulé « Le terrorisme au Burkina Faso : négocier ou pas ? ». Le livre est en tomes 1 et 2. Le tome 1 a été présenté par le Pr Serge Théophile Balima et le tome 2 par le Pr Issa Cissé.

Cet ouvrage est le fruit de la réflexion de 30 chercheurs, enseignants-chercheurs et praticiens burkinabè et d’autres pays. Ce livre est né grâce à un colloque international organisé à Ouagadougou en décembre 2021 par le Centre d’excellence Africamultiple de l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou sous le thème « Le terrorisme au Burkina Faso : négocier ou pas ».

Selon l’auteur du livre Dr Boniface Somé, les sciences sociales face à une situation que traverse leur société ont obligation, à défaut de donner une réponse, doivent éclairer la lanterne vers les solutions possibles de la situation. L’auteur de l’ouvrage a indiqué qu’à la fin du colloque, la majorité des participants étaient favorables à la négociation mais pas à n’importe quel prix.

« La guerre ou la guerre n’est jamais évident. La négociation ou le dialogue ont toujours aidé pendant la guerre. A travers toute guerre se profile une négociation. Il faut une certaine diplomatie », a indiqué Dr Somé. Cependant, il dit qu’il faut être en position de force avant de parler de dialogue sinon l’ennemi risque de prendre le dessus. « S’il doit y avoir une négociation ce n’est pas l’Etat lui-même en tant qu’acteur premier à être sur une table de négociation. La négociation pourrait se dérouler par une personne interposée ou un Etat interposé et pas à n’importe quel prix.

Pour lui, les questions de souveraineté, de laïcité, de démocratie et des libertés ne sont pas négociables. « On peut avoir un terrorisme peut-être quelque part alimentaire avec lequel il peut être facile de négocier », a laissé entendre l’auteur.

Il a précisé qu’il faut entendre par négocier, un dialogue possible entre des entités pour le retour de la paix.

A titre d’exemple de dialogue, l’enseignant-chercheur a évoqué le cas de Thiou, une localité de la région du Nord où les populations ont essayé le dialogue avec un groupe armé terroriste. Et Il était convenu entre les deux parties la coexistence pacifique. Il a signalé que le groupe armé a respecté sa parole. Malheureusement c’est un autre groupe qui a attaqué la population. Dr Somé a signalé qu’il avait prévu d’aller rencontrer la population pour en savoir plus sur les accords du dialogue mais au regard du contexte sécuritaire il n’a pas pu y aller.

D’après lui, les communautés peuvent instaurer le dialogue entre elles pour essayer de trouver des pistes de solution à la question de la sécurité.

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Vos commentaires

  • Le 1er avril à 21:31, par Naaba En réponse à : Recherche scientifique : « Le terrorisme au Burkina Faso : négocier ou pas ? », un ouvrage de Boniface Somé dans les librairies

    Un jour, on a demandé au maréchal allemand Moltke quelle est la probabilité de la guerre entre l’Allemagne et la France. Il a répondu qu’il ne savait pas, parce que c’est le dirigeant politique qui déclare la guerre et peut décider d’arrêter la guerre. Le militaire est sous les ordres du politique. Le maréchal Moltke a dit : si vous me demandez quelles sont les chances de la victoire en cas de guerre contre la France alors je peux vous répondre. Donc, ce ne sont pas les scientifiques de l’université qui peuvent dire s’il faut négocier ou pas avec les terroristes, ce sont les dirigeants qui décident. Évidemment, les scientifiques peuvent étudier les relations entre terroristes et communautés, mais pas se harsader sur la question de la négociation entre les terroristes et le politique.

  • Le 2 avril à 06:27, par Dibi En réponse à : Recherche scientifique : « Le terrorisme au Burkina Faso : négocier ou pas ? », un ouvrage de Boniface Somé dans les librairies

    Jamais, il ne faut négocier avec des Terroristes !
    Un Etat sérieux, ne le fait jamais ! Aucun Etat tenu par des autorités et des élites responsables ne négocie jamais avec des bandes de criminels. Un mélange de forces proxies hétérogènes et hétéroclites : des narcotrafiquants, des drogués au captagon ou à l’Islamisme cannibale, égorgeurs, des éléments dé-socialisés et manipulés par le compradorat bourgeois maffieux et communautaristes, bien tapis dans les institutions, et en attente d’un retour réactionnaire de classes aux affaires !
    Que veulent-ils tous ces criminels coalisés contre la Nation, contre notre peuple ?
    Si quelqu’un, Chercheur, Docteur ou Professeur universitaire, ou personnalité politique, sait ce que veulent ces drogués au captagon et à l’Islamisme criminel qui brulent nos villages et mettent le siège à des villes de province, qu’il nous le dise !
    A qui et à quoi servent ces massacres de nos populations, cette guerre contre la sécurité collective, contre les forces de défense nationale..., cette façon cannibale d’allumer le feu des guerres ethniques ou intercommunautaires racialistes et confessionnelles ultra-réactionnaires ? Qu’on nous le dise !
    Et pour quel avenir en projet pour la Nation, pour le Pays ?
    Que veulent-ils ces proxis quand on sait d’emblée que les "questions de souveraineté, de laïcité, de démocratie et des libertés ne sont pas négociables" !.
    Et jusqu’ici, notre faiblesse a été l’acceptation naïve, ethniciste, sur la longue durée, de politiques néocolonialistes d’avachissement de la nation laissée dans les mains de politiciens ethnocentrés médiocres, incompétents, vendus et de traitres à la cause de notre peuple !
    Et si les forces proxies criminelles ne sont pas combattues résolument, et annihilées complètement, la paix et le retour des exilés internes dans leur village s’avèreront impossibles !
    On aura alors lâcher la proie pour l’ombre !
    Nos premiers droits sont : la Sécurité et le "lieu de naissance" qu’on appelle Nation pour les peuples ! Tous les autres Droits et Libertés en découlent ! Et c’est très utile de le savoir !
    Na an lara, an sara !

  • Le 2 avril à 12:25, par goulgoulé En réponse à : Recherche scientifique : « Le terrorisme au Burkina Faso : négocier ou pas ? », un ouvrage de Boniface Somé dans les librairies

    Si 30 chercheurs n’ont toujours pas compris que le "Terrorisme" sous toute sa forme est un délit condamnable, je me permet de douter de la pertinence du fruit de leurs recherches. Dans vos cadres logiques, vous essayer de nous faire accepter l’idée de "cohabiter" avec ce terrorisme en nous la presentant sous une forme douce "Terrorisme alimentaire". pourquoi cherchez vous à atténuer l’impact d’un acte reprehensible par la loi ? Allez vous aussi atténuer l’impact du "terrorisme économique" ? ou du "terrorisme journalistique" ?

    Ne faut-il pas mettre à jours vos logiiciels et comprenant que la Jeunesse actuelle après des années de soumissions " sous pretexte de négociation, ont décidé de prendre en main leur destinée sans aucune "compromission", au risque de leur vie ?

    Contrairement à ce que vous dites, je dirais que l’on ne négocie qu’en position de faiblesse ou avec un canon dirigé contre toi, l’on se soumet à la volonté du terrorisme.

    Aujourd’hui pendant que nos FDS bien outillés prennent le dessus sur les terroristes sous toute sa forme , vous essayez de nous attendrir en parlant de négociation ? Le message me semble claire pour les nouvelles autorités. "vous deposez les armes, si non nous traquerons jusqu’à vos derniers retranchements" ; C’est la réponse logique qui vaille face au terrorisme, si l’on decide de ne plus se soumettre se soumettre,

  • Le 2 avril à 20:57, par Passakziri En réponse à : Recherche scientifique : « Le terrorisme au Burkina Faso : négocier ou pas ? », un ouvrage de Boniface Somé dans les librairies

    Merci pour le travail qui est dejá une base pour préparer l’avenir parce que les défs qui sont devant notre pays sont gigantesques et nécéssinteront de gros efforts qu#il est mieuxde commencer hier pltôt que demain. Si la guerre finit aujourd’hui comme nous le souhaitons tous, que feront nous de ces centaines de milliers d’élèves qui sont sans classes aujourd’hui, que feront nous du sang qui souille nos chanpms , nos routes ?nos villages ? que feront -nous de ceux qui se battent aujourd’hui au prix de leur vie et de l’Avenir de leurs enfants pour permettre au Burkina d’avoir un avenir ? Que feront-nous de nos fréres qui nous attaquent aujourd’hui ? Voilà plein de questions qui me laissent entrevoir l’avenir avec anxiété parce que je sais que nous n’aurons pas de pause avant de devoir attaquer tant de défis qui viennent se greffer aux défis que nous avions déjà. pour cela je pense que les historiens, sociologues, et psychologues doivent être mis à contribution pour nous permettre d’aborder l’après guerre de la manière la plus intelligente possible.
    Pour le thème de l’article ? je suis cureux de savoir quelles reponses ont été proposées, malheureusement il n’est pas indiqué comment ces documents peuvent être acquis.
    J’aurais aimé que vous approchiez les digntaires coutumiers et réligieux des zones touchées pour comprendre la génèse même du conflit ou plutôt de l’agression ,( puisque nousétions tranquillement chez nous et tout à coup quelqu’un a commencé à nous rouer de coups) car je pense qu eux peuvent rélater avec précisions leur vécu. Il ne s’agit pas d’accuser quelqu’un de complicité, mais des zones attaquées, selon ce que mon observation personelle me laisse croire c’est qu’elle s’est passé sur plusieur étapes :
    1- l#infiltartion facilitée par les flots d’argent via les mouvances radicales réligieuses
    2- La cohabitation qui s’est installée sur une longue période, permettant aux aggrésseurs de récruter en souterrain localement et de brouiller les renseigments en faisant croire aux plus naifs à une non aggression.
    3- l’assaut quand les aggresseurs avaient assez recruté, brouillé et affaibli les défenses locales.
    Bref je ne suis pas un expert. C’est ce que je pense avoir compris des quelques vidéos qui circulent souvent et d’observation de l’evolution de la situation dans le Burkina profond..
    Donc joindre les dignitaires locaux serait d’un apport inestimable pozr mieux comprendre. Seulement après avoir compris la génése et qui nous attaque, on peut oser parler de négociation à nos conditions c#est à dire Dé-pos-sez les armes ou périr.

    Merci.

    Passakziri

  • Le 4 avril à 15:24, par Sidpanongo En réponse à : Recherche scientifique : « Le terrorisme au Burkina Faso : négocier ou pas ? », un ouvrage de Boniface Somé dans les librairies

    A mon avis, on ne négocier que sur la base d une revendication claire, connue depuis plusieurs années et pour laquelle des gens ont été amenés a prendre les armes. Dans le cas de nôtre pays je n ai pas encore noté une revendication. L exemple du Thiou est parlant. Les populations négocient une entente avec des gens armés moyennant probablement des contriparties financières ou matériel. Un autre groupe plus fort vient s installer et remets tout en cause. Cela veut dire que cette approche n est ni pertinente , ni durable. Seul l État doit détenir les armes pour assurer la sécurité des populations. C est pourquoi, ces populations doivent appuyer formellement les actions en cours d éradication des groupes armés. L éradication du terrorisme est a 95% militaire 5% de dialogue par la suite. C est de cette façon que l Algérie et la Mauritanie ont réussi.Si vous voulez faire 95% de verbiage, le Burkina risque d être la Somalie où il y a un foisonnement des groupes armés y compris même dans la capitale dans certains quartiers.

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