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Élargir l’espace civique au Burkina : Un plaidoyer de l’Association des femmes juristes

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Publié le jeudi 29 décembre 2022 à 19h00min

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Élargir l’espace civique au Burkina : Un plaidoyer de l’Association des femmes juristes

En vue d’une pleine jouissance des droits des populations burkinabè, l’Association des femmes juristes du Burkina Faso (AFJ/BF) s’est engagée dans un plaidoyer en faveur de l’élargissement de l’espace civique. Pour ce faire, l’AFJ/BF a procédé à une série de rencontres avec notamment des chefs coutumiers, jeunes, femmes, membres de délégations spéciales, et Comités villageois de développement (CVD). Ce jeudi 29 décembre 2022, a eu lieu celle de Kaya, dans la région du Centre-nord. Cette rencontre se tient après celle organisée à Ouagadougou, dans la région du Centre

L’espace civique permet aux individus et groupes de contribuer et participer à l’élaboration des politiques et programmes qui affectent leur vie par l’accès aux informations, l’expression des opinions et le dialogue. Ainsi, plus l’espace civique est ouvert et pluraliste, plus il garantit la liberté d’expression, d’opinion ainsi que la liberté de réunion et d’association indispensables pour le développement et la paix durables.

À travers cette rencontre avec les chefs coutumiers, jeunes, femmes, membres de délégations spéciales, et Comités villageois de développement du Centre-nord, l’AFJ/BF espère aboutir à un espace civique ouvert. Cela, grâce à la collaboration des acteurs concernés.

« Nous souhaitons que les leaders puissent œuvrer à la jouissance des droits fondamentaux des populations », Marie Yonli/Zomodo, membre de l’AFJ/BF

Ainsi, pour Marie Yonli/Zomodo, membre de l’Association des femmes juristes du Burkina Faso, la contribution des différentes parties prenantes est capitale pour un élargissement effectif de l’espace civique dans le pays. « Lorsque les membres de la délégation spéciale autorisent par exemple les activités de la société civile, cela permet à chacun de s’exprimer et d’éviter les frustrations », a-t-elle indiqué.
Toute chose qui favorise la stabilité pour une croissance économique et préserve la cohésion sociale, selon elle. Après des heures d’échanges avec les personnes cibles pour mieux faire passer le message, le document du plaidoyer leur a été distribué.

« Cette rencontre a enrichi davantage nos connaissance sur ce que nous devons ou ne pas faire en matière de droit », Dapoya Naaba du Sanmatenga

Pour sa part, le Dapoya Naaba du Sanmatenga a assuré servir de relais auprès des populations, de sorte à vulgariser les connaissances qu’ils viennent d’acquérir. Ce, afin de les orienter vers les procédures appropriées pour faire valoir leurs droits.
Malgré le cadre juridique qui garantit ces libertés et le droit à l’information, certaines mesures restrictives constituent des obstacles qui empêchent les populations surtout vulnérables, d’exercer leur droit à la participation à la vie publique, a déclaré Madame Yonli. Si ces mesures restrictives peuvent être justifiées dans leur principe, elles peuvent aussi parfois être disproportionnées et sources de violation des droits fondamentaux des individus dans leur application, renchérit-elle.

La remise du document de plaidoyer à l’une des représentantes de la délégation spéciale de Kaya

L’AFJ/BF est soutenue par OXFAM Burkina, l’Agence française pour le développement (AFD) et le fonds DANIDA dans cet objectif qu’elle poursuit. Les présentes activités de l’Association s’inscrivent dans le cadre du projet "Renforcement des bonnes pratiques et des mobilisations citoyennes en faveur de politiques publiques adaptées à la réduction des inégalités au Sahel (Sahel – A Egalité).

Lire aussi Droit : L’Association des femmes juristes du Burkina Faso (AFJ/BF) plaide pour l’élargissement de l’espace public

Présentation de l’Association des femmes juristes du Burkina Faso

L’Association des femmes juristes du Burkina Faso (AFJ/BF) est la structure porteuse du plaidoyer en faveur de l’élargissement de l’espace civique. Créée le 24 février 1994, l’AFJ/BF est une association à caractère scientifique, apolitique, laïc et à but non lucratif dont le siège est à Ouagadougou, dans la province du Kadiogo.
L’AFJ/BF a pour vision « un monde dans lequel les femmes et les jeunes filles jouissent pleinement de leurs droits sans discrimination ». Conformément à cette vision, l’AFJ/BF a toujours œuvré pour la protection des droits de la femme et de la jeune fille.

Après avoir défini les objectifs du plaidoyer, l’AFJ/BF a parcouru avec les participants, les différents textes au niveau national et international qui régissent l’espace civique

Elle apporte une fois de plus sa contribution dans la lutte pour le mieux-être de la femme et des jeunes au Burkina Faso. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Hamed NANEMA
Lefaso.net

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