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TIC : « Les attaques terroristes se préparent souvent dans le cyberespace avant d’être menées physiquement », avise le directeur général de l’ANSSI

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET • mercredi 7 décembre 2022 à 23h59min
TIC : « Les attaques terroristes se préparent souvent dans le cyberespace avant d’être menées physiquement », avise le directeur général de l’ANSSI

S’il est vrai que les technologies de l’information et de la communication constituent un pilier pour le développement, il n’en demeure pas moins vrai qu’elles exposent les individus et les organisations à des désagréments de toutes les envergures. C’est fort de cette réalité que les des deux structures majeures de lutte contre le phénomène de cyber-criminalité, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et la Brigade centrale de lutte contre la Cybercriminalité (BCLCC), ont décidé de resserrer les rangs par la formalisation d’un partenariat dont la signature a eu lieu ce mercredi 7 décembre 2022 à Ouagadougou.

L’ANSSI et la BCLCC décident donc de renforcer les relations entre elles ; se consulter mutuellement et envisager des projets d’intérêt commun. « Les deux structures s’engagent à s’informer mutuellement dans le cadre de l’exercice de leurs missions sur les dossiers touchant au cyberespace et à travailler sur les points d’intérêt commun. Il s’agit de plaidoyer pour des formations communes au profit des agents des deux structures, le partage d’expériences, l’organisation de campagnes de sensibilisation à l’endroit des acteurs de l’administration publique et privée, la promotion mutuelle de leur visibilité par des actions de communication, la réalisation de missions conjointes à l’étranger », décline la convention.

Le commissaire de Police, commandant de la BCLCC, M. Yoni (à gauche) et le directeur général de l’ANSSI, M. Tiendrébéogo (à droite), ont, chacun, loué la qualité du travail abattu pour la sécurisation des citoyens et des organisations

Ce partenariat pose également et formellement les bases d’une synergie d’action dans la gestion des plaintes et réquisitions, notamment celles relatives au piratage des systèmes d’information, à l’usurpation des noms et titres pouvant constituer un danger pour les utilisateurs dans le cyberespace.

Pour les cas de violations qui leur sont soumises, chaque partie pourrait référer la victime à l’autre ou demander son appui technique, dispose la convention, qui a une durée de cinq ans, à compter de sa signature.

L’ANSSI et la BCLCC s’engagent en outre à développer des initiatives communes allant dans le sens du renforcement de la protection des droits et la sécurité des citoyens burkinabè à l’ère du numérique.

« Si les technologies de l’information et de la communication sont un atout pour le développement économique et social, il y a néanmoins la face cachée de cet essor technologique par lequel, les cybercriminels profitent pour mener des attaques à parfois donner du fil à retordre. Si fait que les actions de renforcement de la cyber-sécurité revêtent un pan très important. C’est ce qui justifie l’engagement des autorités par la mise en place des cadres institutionnels pour garantir un cyberespace sécurisé, sain, technologiquement paisible et favorable aux investissements dans le domaine de l’industrie de l’économie numérique », étend le directeur général de l’ANSSI, Pousga Martin Tiendrébéogo.

Dans le contexte actuel, poursuit-il, marqué par les défis sécuritaires, où le numérique est utilisé comme support de diffusion de fausses informations, à des fins de propagande de tout genre, voire de commission d’infractions, la collaboration de l’ANSSI et la BCLCC s’avère nécessaire pour garantir un environnement numérique de confiance aux usagers et aux investisseurs dans le domaine.

« Aujourd’hui, les attaques terroristes se préparent souvent dans le cyberespace avant d’être menées physiquement », avise M. Tiendrébéogo.

Un enjeu mis en exergue par le commissaire de police Bantida Samire Yoni, commandant de la BCLCC, qui apprend que le cyberespace burkinabè subit une acuité des menaces et risques. A titre d’illustration, créée seulement en janvier 2020, la BCLCC a enregistré la même année 1 000 plaintes. En 2021, la structure a reçu 2 000 plaintes. A trois semaines de la fin de 2022, la BCLCC est déjà à plus de 3 000 plaintes. « De 2020 à 2021, ce sont les usagers qui ont plus été les victimes. En 2022, l’analyse montre une forte orientation des cybercriminels vers les entreprises », révèle le commandant de la BCLCC.

« Nous sommes tous interpellés à la nécessité de travailler main dans la main, à avoir une franche collaboration, un cadre formel pour pouvoir échanger et lutter efficacement contre ces cybercriminels », soutient le commissaire de police, Bantida Samire Yoni, félicitant déjà la collaboration qui existe entre les deux structures dans le règlement de certains dossiers.

Cette formalisation par la conjugaison des efforts et la mutualisation des ressources permet donc de mieux servir les populations et garantir la sécurité du cyberespace.

Créée en novembre 2013, l’ANSSI (suivre les activités au quotidien par ce lien : https://web.facebook.com/anssi.bf) a pour mission d’assurer la protection du cyberespace national.

La BCLCC a pour mission de lutter contre les infractions en matières informatiques et celles commises au moyen des technologies de l’information et de la communication.

Oumar L. Ouédraogo
Photos : Bonaventure Paré
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 8 décembre 2022 à 01:33, par Bob En réponse à : TIC : « Les attaques terroristes se préparent souvent dans le cyberespace avant d’être menées physiquement », avise le directeur général de l’ANSSI

    Ne cherchez pas trop loin même si ce que vous dites n’est pas faux., mais les attaques terroristes prolifèrent parce que les FDS baissent souvent les bras. Comment des hommes armés peuvent ils traverser Bitou, Fada, Yako ou Mani, abattre froidement des citoyens et se replier impunément ? Tant qu’on ne sanctionnera pas sévèrement les responsables et même les hommes qui commettent de tels forfaitures on ne gagnera pas la guerre. Actuellement l’ennemi n’utilise qu’une petite fraction de ses forces qui sillonne le pays et frappe les objectifs faiblement défendus pour donner l’impression qu’ils occupent tout le territoire alors que c’est faux. Si les FDS interceptaient systématiquement tous les convois qui leur sont signalés, les attaques cesseront faute de troupes suffisantes. Mais hélas ils ont tous les sentiers et toutes les routes de Faso pour semer la mort et le désespoir.

    Répondre à ce message

  • Le 8 décembre 2022 à 09:14, par kwiliga En réponse à : TIC : « Les attaques terroristes se préparent souvent dans le cyberespace avant d’être menées physiquement », avise le directeur général de l’ANSSI

    « Aujourd’hui, les attaques terroristes se préparent souvent dans le cyberespace avant d’être menées physiquement »
    Pourriez-vous je vous prie, illustrer vos propos de quelques exemples.
    Parce qu’ensuite, vous expliquez : "ce sont les usagers qui ont plus été les victimes. En 2022, l’analyse montre une forte orientation des cybercriminels vers les entreprises"
    Moi, ça m’embrouille un peu et, si je voulais penser à mal, je dirais que, conscients du fait que la lutte anti-terroriste, est la seule chose que la population attend de vous, vous la mettez en avant et l’utilisez comme prétexte à l’organisation de "des formations communes au profit des agents des deux structures, le partage d’expériences, l’organisation de campagnes de sensibilisation à l’endroit des acteurs de l’administration publique et privée, la promotion mutuelle de leur visibilité par des actions de communication, la réalisation de missions conjointes à l’étranger". Ouais, les missions conjointes à l’étranger, je sens bien que c’est ça qui va faire trembler les terroristes qui endeuillent quotidiennement le pays.

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  • Le 8 décembre 2022 à 12:21, par Le petit En réponse à : TIC : « Les attaques terroristes se préparent souvent dans le cyberespace avant d’être menées physiquement », avise le directeur général de l’ANSSI

    Continuez à caresser les choses. Mettez en place des décisions fortes et invitez les populations à les respecter. Par exemple le port du voile. Dites aux musulmans et autres d’attendre quand tout va rentrer en ordre, ils peuvent porter leurs voiles. Vous voulez faire des omelettes et vous ne voulez pas casser les œufs. Continuez. Courage.

    Répondre à ce message

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