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Reforestation au Burkina : Vers des méthodes de multiplication végétative à moindre coût

Accueil > Actualités > Environnement • Lefaso.net • mardi 6 décembre 2022 à 22h00min
Reforestation au Burkina : Vers des méthodes de multiplication végétative à moindre coût

En vue de contribuer à accroître les capacités productives des espèces agroforestières dans un contexte de changement climatique, le ministère en charge de l’environnement, à travers le Centre national de semences forestières (CNSF), met en œuvre le projet PARMEV/BF. Il s’agit du projet « Appui aux efforts de reboisement par la mise au point de méthodes de multiplication végétative à moindre coût au Burkina Faso ». À cet effet, un atelier de concertation avec les partenaires a été initié ce mardi 6 décembre 2022 à Ouagadougou.

Cela n’est plus un secret, le Burkina Faso fait face à une dégradation de ses terres liées aussi bien aux effets anthropiques qu’aux changements climatiques. C’est donc pour faire face à cette problématique de la déforestation que le projet « Appui aux efforts de reboisement par la mise au point de méthodes de multiplication végétative à moindre coût au Burkina Faso (PARMEV/ BF) » est né.

Créé pour une durée de cinq ans (2021-2025), PARMEV/ BF est mis en œuvre par le Centre national de semences forestières (CNSF). Ce, dans le but de présenter ledit projet d’une part, et d’identifier deux communes de la région du Centre pour la réalisation des investissements d’autre part. Les présents travaux visent également à sélectionner dix espèces potentiellement prioritaires pour chaque région.

« On aura des espèces comme le baobab, le néré, le tamarinier… », Edith Daboué, directrice générale du Centre national de semences forestières

« Savoir concilier les besoins des populations et les objectifs de restauration de nos écosystèmes. C’est en cela que le projet PARMEV/BF se justifie », indique Edith Daboué, directrice générale du Centre national de semences forestières. Selon madame Daboué, cette rencontre est une occasion pour présenter le projet à la presse. Mais aussi pour définir et faire la synthèse des listes régionales pour en ressortir une liste nationale des dix espèces sur lesquelles les activités du projet vont se baser.

La régénération des espèces se fait généralement par voie de semis ou par plantation en saison d’hivernage. Or, les charges des opérations de plantations sont très souvent hors de portée des paysans. Toute chose qui contribue à la limitation des possibilités de régénération des espèces dans les exploitations agricoles. C’est ce qu’explique Fiédi Hakiekou, représentant le secrétaire général du ministère en charge de l’environnement.

« Il s’agit ici d’appliquer les méthodes de multiplication végétative dont le greffage sur des espèces d’arbres qui existent déjà dans les exploitations agricoles ou les espaces de conservation », Fiédi Hakiekou

« Vous pouvez acheter le pied du caïlcédrat chez les pépiniéristes entre 1000 et 2500 francs CFA quand il est âgé. Lorsque vous le plantez, vous n’êtes pas sûr qu’il puisse résister à la fin de la saison d’hivernage. Au regard de l’impact des feux, des animaux et bien d’autres menaces sur ces arbres », a-t-il souligné.

Avant de rappeler que pour pallier la situation, le CNSF a, dans un passé récent, élaboré et mis en œuvre un projet intitulé « Conservation de cinq espèces agroforestières dans la zone soudano sahélienne de l’Afrique de l’Ouest, Burkina Faso ». Cela, avec comme objectif global de « mettre au point des méthodes sylvicoles innovantes exploitant les possibilités de propagation naturelle de bombax costatum, detariummicrocarpum, balanites aegyptiaca, lanneamicrocarpa et sclerocaryabirrea ».

Les participants au dernier atelier de la mise en œuvre effective du projet PARMEV/BF

Cependant, dit-il, en dépit de ces acquis, le constat est que d’énormes efforts restent à faire. M. Hakiekou mentionne en effet, que les différents diagnostics réalisés montrent d’une part, que les résultats scientifiques auxquels les expérimentations ont abouti méritent d’être plus approfondis, précisés et confirmés. D’autre part, il s’est avéré nécessaire d’étendre l’exploration sur les possibilités de multiplication végétative à un plus grand nombre d’espèces d’arbres potentiellement prioritaires pour les populations locales.

Onze ateliers de la même nature ont été organisés précédemment dans onze autres régions du pays et ont permis d’accorder les points de vue, puis d’obtenir les avals et avis éclairés de 23 structures partenaires intervenant déjà dans ces zones.

Hamed NANEMA
Lefaso.net

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