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Foire du consommons local : La 5e édition présentera un catalogue des produits locaux du Burkina Faso

Accueil > Actualités > Economie • Lefaso.net • dimanche 6 novembre 2022 à 22h10min
Foire du consommons local : La 5e édition présentera un catalogue des produits locaux du Burkina Faso

L’Association Burkina Wa-Medo tiendra du 21 au 27 novembre 2022, au siège du FESPACO, la 5e édition de la foire du consommons local. « La crise énergétique et du défi alimentaire : défis et opportunité pour une adhésion populaire au consommons local », c’est le thème retenu pour cette édition. Le président de l’association, Ibrahim Ouédraogo, alias Akim, dans cet entretien, nous livre les différentes articulations de ce rendez-vous.

Lefaso.net : Pouvez-vous vous présenter

Ibrahim Ouédraogo : Je suis Ibrahim Ouédraogo alias Akim. Elu consulaire auprès de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF). Je suis également le président de la structure associative dénommée « Burkina Wa-Medo » en langue mooré qui signifie « vient construire ».

Présentez-nous l’Association Burkina Wa-Medo

L’association « Burkina Wa-Medo » est une structure associative à but non lucratif qui regroupe plus de 174 associations. Elle a un bureau exécutif de 16 membres. « Burkina Wa-Medo » a pour objectif, le développement. C’est pour cette raison qu’on a fait de notre cheval de bataille la valorisation et la consommation des produits locaux, les produits made in Burkina, gage de développement de notre pays.

Vous organisez depuis le 15 octobre le « Burkin Daaga » De quoi s’agit-il exactement ?

Disons déjà que le « Burkin Daaga » en langue mooré qui veut dire « le marché des Burkinabè » est à sa 5e édition. Vous savez, dans notre pays, nous avons des foires de toutes les couleurs. Nous avons des foires de yamakoudji, des foires de bissap. Il y a aussi le SIAO, le FESPACO. Mais on n’a pas une foire qui parle de l’expertise locale, une foire qui parle de la compétence locale. Une foire, en un mot, qui parle des produits locaux.

Pour cette 5e édition, nous avons trois grandes activités majeures. La première, c’est de réunir les acteurs concernés, c’est-à-dire, les producteurs et les paysans en réseau. Tout le monde prône le consommons local mais sans une vitrine du consommons local, cela ne va pas marcher. Donc, il s’agit pour nous, de regrouper les producteurs en un seul lieu, pour opérer un réseautage. Cette activité s’est déroulée le 15 octobre passé.

La deuxième grande activité, c’est l’exposition vente. Elle est prévue du 21 au 27 novembre 2022. Elle se passera à Ouagadougou, au siège du FESPACO. A cette occasion, nous allons profiter expliquer pourquoi la foire du consommons local ? Parce qu’il y avait le SIAO qui coïncidait avec notre date initiale. Ce qui a fait qu’impérativement, nous avons repoussé notre évènement pour le mois de novembre.

La troisième grande activité est une soirée gala que nous avons baptisé « la nuit du mérite ». Au cours de cette nuit, nous allons récompenser les meilleurs producteurs et les meilleurs transformateurs. Il y aura des critères de sélection. Cette nuit est prévue pour le 17 décembre 2022.

Pourquoi le choix du thème : « La crise énergétique et du défi alimentaire : défis et opportunité pour une adhésion populaire au consommons local » ?

Nous avons choisi ce thème pour susciter une adhésion populaire au consommons local dans notre pays. Nous rappelons que le consommons local ne se limite pas à l’art vestimentaire ou à l’agroalimentaire. Le consommons local, c’est tous les secteurs. Beaucoup ne le comprennent pas. La date du 21 au 27 novembre sera l’occasion pour l’ensemble des citoyens de notre pays, de le savoir.

L’objectif, c’est de permettre à tous, de savoir ce qui est transformé ici au pays et de faire le choix de les consommer. Parce que, il y a un proverbe qui dit : « C’est l’enfant intelligent qui achète les galettes de sa maman ». Les galettes, c’est pour sa maman, l’économie reste en famille. Nous sommes une structure associative qui veut marquer notre génération à travers le développement.

Qu’est-ce qui fait la particularité de cette 5e édition ?

L’innovation majeure de cette cinquième édition, c’est de présenter le catalogue des produits locaux burkinabè. Tout le monde parle du consommons local mais je ne pense pas avoir déjà vu un catalogue qui fait un point détaillé des produits locaux au Burkina. Cela permettra de renforcer notre économie et de la rendre plus dynamique. Il faut que tous ceux qui sont dans ce domaine puissent s’identifier afin d’évoluer en réseau.

Nous engageons chaque année un cabinet qui nous fait un rapport de suivi des éditions passées. Nous remettons ce rapport à tous nos partenaires financiers comme techniques, en l’occurrence le ministère du Commerce, la Chambre de commerce et même la présidence. Nous rappelons qu’à notre deuxième édition, dans notre rapport, nous avons demandé au gouvernement de choisir un mois du consommons local.

Après quatre éditions, avez-vous l’impression d’avoir contribué à une croissance de la consommation des produits locaux ?

Oui. Nous pensons que nous avons beaucoup contribué à la consommation des produits locaux. Vous savez, il y a proverbe qui dit : « Quand on dit que la parole est inutile ou n’a pas de sens, c’est pour flatter la mère qui a mis au monde un sourd muet ».

Depuis que nous avons commencé à taper nos tam-tams depuis 2016, nous avons permis une avancée significative du consommons local. Déjà, il y a l’obtention du mois du consommé local. Il y a aussi eu le décret qui qui a choisi la tenue « faso danfani » comme tenue officielle du gouvernement burkinabè. Aussi, il y a qu’au cours des activités étatiques, les menus sont 50 à 70% faits à base de produits qui viennent de chez nous.

Nous somme au terme de cet entretien. Est-ce que vous avez un dernier mot ou un appel à lancer ?

Nous lançons un appel à nos autorités de prendre à bras le corps la problématique du consommons local. Car elle est le gage de notre développement. Nous invitons tous les citoyens à venir découvrir ce qui est produit ici au Burkina Faso. A venir découvrir ce que nos frères et nos sœurs produisent et les consommer pour les encourager. Pour terminer, j’invite nos gouvernants à soutenir la foire du consommons local, à soutenir les producteurs et les transformateurs. Je vous remercie.

Propos recueillis par Obissa Juste MIEN
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 5 novembre à 10:05, par kwiliga En réponse à : Foire du consommons local : La 5e édition présentera un catalogue des produits locaux du Burkina Faso

    "Nous rappelons que le consommons local ne se limite pas à l’art vestimentaire ou à l’agroalimentaire. Le consommons local, c’est tous les secteurs."
    Hum, tous les secteurs,... un peu de réalisme et d’humilité quand même.
    Industriellement, technologiquement,... où en sommes nous ?
    Même concernant "l’art vestimentaire", on fait du populisme et de la démagogie avec le faso danfani, mais c’est de la poudre aux yeux.
    La Chine et autres pays étrangers achètent notre coton à bas prix, le transforment dans des pays à la main d’œuvre docile et peu couteuse comme le Sri Lanka, le Bengladesh,... revendent du Nike, de l’Adidas et autres marques célèbres à des prix exorbitants en occident, ce dernier nous renvoyant notre coton sous forme de youg yougou quand ils n’en veulent plus.
    Voilà où nous ont amené 33 ans de gouvernance paternaliste, durant les quelles les fonctionnaires ont été choyés, au détriment des entreprises de transformation, donc de la production de produits finis, donc du développement.

    Répondre à ce message

  • Le 5 novembre à 11:23, par CB En réponse à : Foire du consommons local : La 5e édition présentera un catalogue des produits locaux du Burkina Faso

    Bon courage les gars. Soutien total. L’imperialisme commence dans nos assiettes.

    Répondre à ce message

    • Le 11 novembre à 06:35, par Renault HÉLIE En réponse à : Foire du consommons local : La 5e édition présentera un catalogue des produits locaux du Burkina Faso

      Arrêtez avec vos gros mots en « -isme » !

      Il y a un marché en France, comme dans tout l’Occident, pour les jolis produits du BF, y compris dans le textile, le cosmétique et l’alimentaire. Rien que moi, je rêve de pouvoir siroter de la Brakina dans ma province française et de m’acheter des Faso-Dan-Fani pour l’été, alors que je peux trouver des bières chinoises, japonaises ou australiennes par palettes entières à Auchan ou Carrefour. Ce n’est donc pas un problème de distance !

      Il faudrait juste que des entrepreneurs burkinabè se remuent un peu, et que vos myriades de fonctionnaires ne s’acharnent pas à les étouffer.

      Quand on voit l’encouragement des administrations marocaine, tunisienne et même égyptienne à faciliter les investissements étrangers dans les usines de fabrication & sous-traitance, créant ainsi des dizaines de milliers d’emploi, on se demande pourquoi certaines administrations sub-sahariennes font tout pour tuer les usines de fabrication.

      Est-ce que le principal problème du BF n’est pas le « fonctionnarisme » démentiel qui étouffe l’initiative privée ?

      Répondre à ce message

  • Le 10 novembre à 23:15, par Renault HÉLIE En réponse à : Foire du consommons local : La 5e édition présentera un catalogue des produits locaux du Burkina Faso

    On se désole en Europe de ne pas trouver de vêtements MIBF, « Made In Burkina Faso ».
    Seulement, j’ai aussi appris comme il est difficile d’installer une usine de fabrication en Afrique subsaharienne, alors qu’il y en a d’énormes en Égypte, au Maroc, en Tunisie.

    On m’a raconté les difficultés avec les fonctionnaires, le harcèlement fiscal, les pressions pour recruter le parent d’un tel ou la jolie maîtresse d’un « Monsieur Bras-long », les vols de matériaux, le coulage, la corruption des comptables... même au Sénégal avec un employeur d’origine sénégalaise.

    Des Pays comme l’île Maurice, le Maroc et la Tunisie font des efforts énormes pour attirer des usines de sous-traitance et des milliers emplois, alors qu’au sud du Sahara, c’est souvent « chasse au blanc », un sabotage systématique des entreprises étrangères de fabrication.

    Qui peut m’expliquer où est le problème ?

    Vous pourriez pourtant nous vendre de jolis vêtements, des savons, des boissons traditionnelles... et même des Brakinas et autres Flags. Après tout, on trouve des bières chinoises ou japonaises chez nous en Europe !!!

    Le problème ne serait-il pas la « fonctionnarisation » de vos mentalités ?

    Répondre à ce message

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