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Burkina/Coopération : Une organisation de la société civile envisage de travailler à l’éveil des consciences contre la présence française au Burkina

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET • lundi 26 septembre 2022 à 13h25min
Burkina/Coopération : Une organisation de la société civile envisage de travailler à l’éveil des consciences contre la présence française au Burkina

Comme l’indique son nom, le Mouvement d’unification nationale pour le départ de la France (MUNADF) dénonce ce qu’il qualifie de « politique mafieuse française au Burkina Faso » et entend se donner les moyens de parvenir à ses fins. L’organisation a dévoilé son intention au cours d’une conférence de presse, ce dimanche 25 septembre 2022 à Ouagadougou.

« Peuple du Burkina Faso, l’ère est venue de nous lancer dans un dynamisme de sursaut patriotique révolutionnaire nationaliste pour mettre la France hors de nos frontières afin de lutter efficacement contre le terrorisme. L’aide française n’est que du saupoudrage, un pays riche en ressources naturelles comme le Burkina Faso n’a pas besoin de l’aide de la France », appellent les dirigeants du MUNADF, qualifiant la France de semer la zizanie.

Les conférenciers estimant qu’il faut même refonder l’administration en extirpant les éléments de la coopération avec la France.

Ali Diasso, premier responsable du MUNADF et ses camarades pensent qu’il faut rompre le cordon avec la France pour faire appel à la Russie « en tant que partenaire géostratégique et idéologique ». Ils expliquent qu’il ne s’agit pas d’appeler les Russes à combattre à la place des Burkinabè, mais faire en sorte que ce pays puisse aider le Burkina avec les armes qu’il faut. « On a besoin seulement d’armes sophistiquées ; la France ne veut pas nous les donner, or la Russie peut le faire. (…). On pensait que Damiba était venu pour le pays, mais nous constatons qu’il est venu pour la France. Il n’entre pas dans notre ligne, parce qu’il n’est pas prêt à chasser la France. S’il est prêt à chasser la France, il va entrer dans notre ligne », affirment les conférenciers.

Les responsables du mouvement appellent, en outre, à un inventaire de toutes les ressources naturelles, la nationalisation de toutes les ressources naturelles et l’économie du pays, la construction d’une banque de stockage des ressources naturelles.

Les conférenciers (de g.vers la d.) : Sayouba Kindo, Issaka Sawadogo, Ali Diasso et Kalide Ly (représentant du MUNADF au Sahel, ce dernier a dépeint une situation humanitaire difficile au Sebba).

Pour responsabiliser également les dirigeants, ces leaders de la société civile prônent que le président du Faso prête serment sur les fétiches. Ils recommandent également que la présidence du Faso soit tournante entre les régions.

« Le MUNADF entamera des démarches pour trouver une langue nationale à enseigner dans nos écoles au détriment du français », a annoncé Ali Diasso au cours de la conférence qui a enregistré la présence de représentants d’organisations sœurs et de partisans de la ‘’politique anti-française’’ en Afrique.

Comme pour annoncer les couleurs, les responsables du MUNADF déclarent prendre en charge, et pour l’année scolaire 2022-2023, trois filles.

Officiellement reconnu en août 2021, selon ses dirigeants, le MUNADF se présente comme un « mouvement révolutionnaire nationaliste qui a pour idéal de défendre les intérêts de l’Afrique en général et celui du Burkina en particulier ».

O.H.L
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 26 septembre à 13:35, par Sabaari En réponse à : Burkina/Coopération : Une organisation de la société civile envisage de travailler à l’éveil des consciences contre la présence française au Burkina

    Cher frère,
    Je pense que si vous avez du temps et des moyens pour faire ça, je vous conseille de travailler à l’éveil des consciences contre l’obscurantisme qui, à mon avis, creuse chaque jour un peu plus la tombe du Burkina.
    Pouvez-vous me dire concrètement depuis le début des attaques ce que vous avez fait pour contrer l’avancée du phénomène ?
    Pouvez-vous me donner un exemple concret d’une action de l’armée qui a été perturbé par l’armée français ?
    Changez de combat, au Burkina il y a plus urgent.

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  • Le 26 septembre à 13:54, par Pourmieuxcomprendre En réponse à : Burkina/Coopération : Une organisation de la société civile envisage de travailler à l’éveil des consciences contre la présence française au Burkina

    M. Diasso, pouvez nous dresser la liste des entreprises françaises qui exploitent actuellement le sous-sol burkinabè et partager la liste des administrations où sont implantées les coopérants français ?
    Ceci participera à votre noble cause qu’est celle de la conscientisation ;

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  • Le 26 septembre à 14:02, par Aide-toi toi-même En réponse à : Burkina/Coopération : Une organisation de la société civile envisage de travailler à l’éveil des consciences contre la présence française au Burkina

    Est-ce une bonne idée de vouloir trouver une seule langue locale et nationale à enseigner comme première langue. Par contre, entre toutes, laquelle choisir pour communiquer sur les réseaux ?
    Bon courage pour arriver à faire passer l’information dans les villages qui ont 5 langues différentes.
    Il est certain qu’enseigner la langue maternelle est une bonne approche qui est déjà proposée.
    Et quelle serait la 2 eme langue enseignée si ce n’est pas le français ?

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  • Le 26 septembre à 17:09, par Alpha2025 En réponse à : Burkina/Coopération : Une organisation de la société civile envisage de travailler à l’éveil des consciences contre la présence française au Burkina

    Je n’arrive pas à m’expliquer les prises de positions qu’entraîne parfois notre ressentiment envers la France. En arriver à des propositions aussi irrationnelles, je me pose des questions. Je suis convaincu que les enfants feraient des progrès plus rapides s’ils apprenaient d’abord à lire et à écrire dans leur langue maternelle. Mais la proposition de cette association est d’un amateurisme qui me laisse pantois. Je ne crois pas que les anglais aient pratiqué un colonialisme vertueux. L’histoire montre amplement qu’ils n’ont pas été meilleurs que les autres. Mais j’ai l’impression que les anglophones sont beaucoup plus pragmatiques que les francophones. Ils prennent leur destin en mains, ils s’assument, ils avancent, sans bruit, sans invectives, et avec méthode. Les résultats sont là : regardez les performances économiques du Kenya, du Botswana, du Nigeria... Je considère que le cas de l’Afrique du Sud est particulier. Savez vous que de prestigieuses entreprises britanniques (Jaguar, Land-Rover) sont contrôlées par des capitaux indiens ? Savez vous que c’est aussi le cas de la plus importante entreprise métallurgique française ? (Arcelor). Nous, prétendant être conscients, nous en sommes à vouloir tout le temps tout renverser. Nous en sommes bientôt à notre cinquième constitution, en 62 ans d’indépendance, autant que la France en environ deux siècles, ce qui est tout de même le signe d’une certaine instabilité institutionnele. Les américains, depuis la création des États-Unis, n’ont pas encore changé de constitution. Quand aux Anglais, ils n’ont tout simplement pas de constitution. Si nous passons le temps à tout remettre en cause (alors que nous même refusons fermement de changer) notre pays n’avancera jamais, et cela ne sera la faute ni des français, ni des chinois, ni des russes, ni de personne d’autre que nous même. Un autre exemple. Une certaine jeunesse se réclame de feu Thomas SANKARA. Mais cette jeunesse est-elle capable de vivre comme le faisait Sankara ? Debout très tôt, se coucher tard, se tenir éloigné des maquis, travailler, travailler et encore travailler ! Je commence avec tout ça à avoir vraiment peur pour le Burkina Faso, malade plus des Burkinabè que des français, des terroristes, ou d’autre chose

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  • Le 26 septembre à 17:36, par Qui En réponse à : Burkina/Coopération : Une organisation de la société civile envisage de travailler à l’éveil des consciences contre la présence française au Burkina

    Aucune vision. C’est lamentable, Penser que c’est toujours une puissance étrangère qui va nous sauver. Avec un tel raisonnement, on n’est pas sorti de l’auberge. Il va falloir ouvrir l’œil sur toutes ces associations pro-russe. Où tirent-ils leur financements ? qui les poussent ?
    Même les américains, les français et les occidentaux maintiennent toujours des relations avec la Russie même s’ils ne n’entendent pas sur la plupart des sujets.
    Il n’y a qu’en Afrique des gens crient encore pour que la Russie viennent les sauver.

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