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Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • jeudi 8 septembre 2022 à 23h30min
Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

Il avait donné rendez-vous, il y a cinq mois pour un bilan d’étape, il redonne rendez-vous pour dans cinq mois. S’il est un homme qui tient parole, sa parole néanmoins ne rassemble pas, ne mobilise pas, ne donne pas confiance. Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est allé à Dori pour le symbole, et a choisi le 4 septembre pour l’histoire. Ce sont les deux choses réussies dans ce discours qui a confirmé les craintes de l’opinion avant qu’il ne procède au bilan de son action.

Ce discours était étrange, surprenant de la part de l’homme qui le 24 janvier 2022, s’est présenté au peuple et au pays en sauveur. Le sentiment qui se dégage de cet exercice c’est que le président du Faso a abandonné la tenue de combat contre les terroristes pour endosser celui de costume cravate du politicien en cette soirée du 4 septembre 2022 à Dori. Parlons des choses qui fâchent, qu’est ce qui n’était pas de bon ton dans ce discours de Dori ?

Certes il était à Dori dans une zone à haut défi sécuritaire mais le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba ne combattait pas tant les groupes terroristes dans son discours que la classe politique, la justice, les fonctionnaires, le peuple sous prétexte de décrire l’état des lieux qu’il a trouvé avant sa prise du pouvoir. Et il y va de son explication, sa théorie sur les maux qui minent ces catégories sociales qu’il a mise à l’index. Ce qui n’était pas le sujet du jour qui était bel et bien ce qu’il a fait pour remédier à l’insécurité. De la fierté qu’il avait pour le peuple il y a cinq mois il en est venu aujourd’hui à dire ceci : « Un peuple qui n’a plus de repère et qui n’arrive, ni à se mobiliser derrière son armée, ni à se révolter contre l’ennemi. Un peuple qui a troqué ses capacités de résilience contre un assistanat continu. Un peuple en quête permanente de bouc-émissaire. Un peuple qui est en train de perdre son âme mais qui ne s’en rend même pas compte. Un peuple qui semble avoir décidé de subir. » Est-ce un discours de mobilisation, de réconfort et d’espoir ceci ?

Au lieu de reconnaître sa faute et situer les responsabilités et les causes de la chute, il a préféré crier sa douleur face à l’adversité et dire que nous sommes tous coupables. C’est de son action contre les groupes terroristes depuis les sept mois de sa prise de pouvoir qu’il devait parler. Tout le premier tiers du discours de Dori était hors propos, politicien et non rassembleur. Ce faisant, il omet d’analyser les causes de l’insuffisance du bilan notamment les forces en présence, la nature du terrain, le moral des troupes etc. Au lieu d’un bilan chiffré sur l’objectif et les résultats attendus avec les indicateurs qu’il avait lui-même définis, nous citons le pourcentage de territoire reconquis le nombre de personnes déplacées internes retournées chez elles, nous avons eu droit à des mots sur les maux du pays.

L’action se mesure par les chiffres

Le chef de la junte est resté dans les paroles, sur son action sans pouvoir la quantifier, la mesurer. Or sans outils de mesure on ne peut pas afficher de progrès. On n’a pas une bonne connaissance de la chute et des reculs non plus. Ce que l’on ne comprend pas c’est comment le fringant colonel au discours teinté d’approche managériale s’est converti en politicien à la langue de bois ?

Cela confirme les assertions de certains analystes qui pensent que le chef de l’Etat est sous l’influence néfaste des clans revanchards du parti fondé par Blaise Compaoré, le Congrès pour la démocratie et le progrès. Non seulement le MPSR prêterait une oreille attentive à ces clans, mais il est sensible à ce que le pays a produit de méchant et de nocif pour notre peuple : les OSC « brouteurs » qui se battent pour accéder aux caisses de l’Etat.

Cette engeance qui prétend défendre la transition, vouloir sa réussite et tutti quanti sera celle qui la première vous frappera mon colonel quand vous serez à terre et vous accusera de tous les maux du Faso. Si vous relisez votre diatribe contre l’élite politique, un petit examen de conscience de votre politique gouvernementale montrera que vous n’en êtes pas exempt. Le bilan concernait le MPSR et son action. On peut ressasser le passé mais il ne reviendra pas. Et on n’a pas vu les leçons que vous en tirez.

Revenez à vos premières amours, reprenez les conseils de la Commission technique que vous avez mise en place et qui vous a remis son rapport le 23 février 2022. Si vous les aviez écoutés vous auriez eu « une union sacrée des fils et des filles du Burkina Faso » autour de votre action. Faites un vrai bilan en acceptant de réfléchir à ce que vous avez fait et reconnaître les erreurs et les corriger et vous verrez que les autres se corrigeront aussi.

Ce discours est à vite oublier et passer à autre chose, c’est un crash communicationnel épouvantable car au lendemain du discours, le conseil des ministres du 7 septembre annonce la baisse du nombre de personnes déplacées internes passant de près de 2 000 000 au mois d’avril à 1 500 000 aujourd’hui, c’est un des indicateurs choisis par le lieutenant-colonel.

Mais voilà, ce chiffre, il ne nous l’a pas donné même si la baisse est due aussi à des doublons comme le ministre de la solidarité nationale et l’action humanitaire l’a dit le président aurait pu l’utiliser pour justifier son action. C’est cet amateurisme généralisé et ce travail en vases fermés qui ne se communiquent pas qui accroît le sentiment d’incapacité et d’incertitude. Il y a du travail à faire, beaucoup de travail, du leadership à acquérir. Réfléchissons et essayons de nous y attaquer. Ce défi ne nous est pas insurmontable.

Sana Guy
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 8 septembre à 16:09, par Le prince En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Mr SANA Guy rien à ajouter à cette analyse du discours du président de la transition. Sans être méchant je pense que ce président n’est pas à la hauteur et que ceux qui lui confié le pouvoir doivent se poser des questions quant à ces capacités de diriger.
    Je souhaiterai par ailleurs que les écrits de Mrr SANA servent de fonds documentaires dans un des modules en philosophie politique à l’université JKZ.
    Toujours juste et pertinent.
    Chapeau bas Mr SANA

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  • Le 8 septembre à 16:33, par MOÏSE En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Le discours bilan tant attendu n’a pas obtenu la satisfaction des populations sauf quelques uns cantonnés à ouaga jouant au griot et crieur pu lic autour du président Damiba. Selon les informations officielles il est dit que douze régions sur 13 sont maintenant touchées par les attaques terroristes.33 provinces sur 45 sont touchées. De janvier 2022 à août 2022 le nombre de déplacés internes à augmenté grandement. Beaucoup de villages sont devenus les zones occupées par les terroristes. Des infrastructures routières et administratives sont detruites. Il s’agit de ponds, de commissariats de polices, de gendarmeries de mairies, de lycées, collèges, d’infrastructures de communication et que dire encore. Il faut reconnaitre que la trajectoire n’est pas bonne malgré la bonne volonté du président Damiba. Jusqu’à nos jour on.ne sent pas un.gouvernement qui mène un combat en tant de guerre. Il est aussi dit qu’un.millions de déplacés internes à regagné leurs localités . Sans remettre en cause cette affirmation, il y a au moins des doutes car l’explication du ministre ne convainc personnes. Il semble dire qu’il y avait des doublons et cela depuis quand ? Peut on donner indiquer la liste des localités ou les gens sont retournés. Quelles sont les mesures prises pour assurer la sécurité de ces pauvres populations. Dans beaucoup de cas l’administration a fui les lieux. On note l’absence de brigade de gendarmerie, de commissariat de police, de mairies, de dispensaires, d’écoles etc. Une absence de l’état. Ne peut on.pas craindre qu’à défaut de la présence effective de l’état ces populations retournent pour faire allégeance aux terroristes consacrant ainsi la perte de ces territoires. Le discours permet aux populations de se poser beaucoup plus de questions que d’assurance.
    Le président Damiba devra recadrer son gouvernement et ses soutiens osc qui se transforment en policiers pour le maintien de l’ordre si on veut éviter le pire. Ces comportements discréditent la transition qui s’est plus ou moins conformée aux exigences démocratiques. Le président de l’ALT est tombé dans les erreurs de Bala Sakande. Il s’atèle à distribuer des vivres et un peu d’argent le cas de Dedougou. Dernier point au Burkina a le taux d’inflation le plus élevé de l’uemoa (18,7%) selon les statistiques officielles et c’est inquiétant. M. Le président mettez vous au dessus de la mêlée. Il y a aussi le respect des lois. Certains dg nommés veulent négocier leur salaire dans les epe alors que les textes n’autorisent pas cette négociation quand on est nommé. Cela est possible si le dg a été recruté conformément aux textes en vigueur. Beaucoup de défis pourront être relevés si le président se met se dessus de la mêlée composée de politiciens et d’osc qui ne pensent qu’à leur ventre. Si vous n’êtes pas là demain, ils vous traiteront de tous les maux. Du courage monsieur le président, vous êtes le seul maître à bord après Dieu bien sûr. Les burkinabe vous regardent le monde observe et vous serez applaudi ou humilié. A vous le choix et que Dieu vous protège. Nous n’avons qu’un et unique pays le Burkina Faso.

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  • Le 8 septembre à 16:40, par Omar Dao En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Merci SANA, vous avez dit le fond de ma pensée depuis ce discours insultant. Une chose sur laquelle vous n’avez pas suffisamment insisté, le politique a pris le dessus sur le militaire dans ce discours. Pour moi, c’est un signe dont nous devrions nous inquiéter !

    Qu’on ne vienne pas dire que vous avez fait offense à quelqu’un. Celui qui ne veut pas écouter les récriminations de son peuple reste dans son coin. Personne n’a envoyé personne !!!

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  • Le 8 septembre à 16:47, par Bob En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Cela ne vous rappelle rien ? Ce sont les mêmes flagorneur qui disaient à Blaise COMPAORE qu’il était l’égal de DIEU au Burkina et qu’assassiner de temps en temps quelques empêcheurs de bouffer en paix n’était pas grave. Ce manque de discernement et d’humilité dans le discours est d’ailleurs leur marque de fabrique. En manque d’idées et d’inspiration, ils conseilleront à DAMIBA de passer à la répression pour faire taire toute voix discordante. Tant que DAMIBA ne sera pas débarrassé de tous ces politiciens dont l’obscurantisme et la cupidité n’ont pas de borne, la transition sera SOURDE et AVEUGLE. Sans projet ni programme ces militaires qui ont ramassé le pouvoir par terre n’ont ni VISION ni AMBITION pour le pays. Quand au CHARISME, Dieu ne l’a donné à aucun d’eux et il sont trop FIERS pour demander de l’AIDE. Ces conseillers TOXIQUES qui ont eu raison d’un homme cruel et rusé comme Blaise COMPAORE ne feront qu’une bouché de militaires naïfs et sous influence. Sinon comment comprendre que les dirigeants d’un ÉTAT LAÏC ordonnent des prières comme solution à nos maux. Quand l’IRAK a attaqué l’IRAN de Khomeyni, l’imam a décrété la MOBILISATION GÉNÉRALE parce qu’il savait que les IRANIENS aussi priaient et que DIEU est Équitable. Par contre nous devons prier pour que le TOUT PUISSANT inculque un peu d’HUMILITE et de SAGESSE à nos dirigeants.

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  • Le 8 septembre à 17:16, par HUG En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Il faut que le mpsr sache que l inflation est de l ordre de 13%.Cela veut dire que la vie chere est une realité.Si vous avez augmenté votre salaire, sachez que la population souffre beaucoup a cause de la cherté de la vie. Pourtant ce pan a eté oublié du discours. Un president disait que un homme qui a faim n est pas un homme libre.

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  • Le 8 septembre à 17:30, par TOERE En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Ce journaliste SANA GUY est un exemple de journaliste courageux et digne qui ne sacrifie pas sa conscience professionnelle pour quelques billets de banque . Chapeau bas jeune homme .
    On dit que la vérité rougit les yeux mais ne les casse pas . Sauf à être de mauvaise foi, ou ne pas savoir ce que c’est qu’un bilan de l’action d’un homme ou d’un responsable quel qu’il soit ,ce que le PF DAMIBA nous a servi le 4 septembre est tout sauf un bilan quoi que puissent penser ses griots de service qui ne lui rendent pas d’ailleurs service . Et le PF DAMIBA gagnerait à écouter beaucoup plus des personnes comme ce JOURNALISTE SANA GUY .

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  • Le 8 septembre à 17:51, par SIAMY En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Moi ce qui me desole au Burkina, c’est que n’importe qui, qui sort pour parler ou écrire s’exprime comme si c’est lui le peuple burkinabè tout entier. Je pense qu’il faut un peu d’humilité ; le discours ne vous convient pas ? soit, mais ne faites pas des jugements tranchés comme si c’est vous qui détenez LA VERITE. Tout discours doit s’adapter aux personnes à qui il est adressé. Et tout le monde n’est pas communicateur comme vous et je trouve que le discours est adapté au grand public. Y a combien de "communicateurs" au Burkina ??

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    • Le 9 septembre à 00:40, par jeunedame seret En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

      « Je pense qu’il faut un peu d’humilité ; le discours ne vous convient pas ? soit, mais ne faites pas des jugements tranchés comme si c’est vous qui détenez LA VERITE. Tout discours doit s’adapter aux personnes à qui il est adressé. Et tout le monde n’est pas communicateur comme vous et je trouve que le discours est adapté au grand public. Y a combien de "communicateurs" au Burkina ?? » Monsieur SIAMY, je pense qu’il faut un peu de liberté et de diversité. Le message de GUY ne vous est pas aux petits soins ? Soit, mais ne faites pas trop d’intolérance aux opinions diverses comme si tout le monde devrait dire la même chose pour votre gaieté. Tout internaute doit s’attendre à toute différence de points de vue. Et tous les lecteurs ne sont pas des claviers pour produire des mêmes choses à lire. Il y a combien de barbouilleurs, de littérateurs, d’auteurs et de lecteurs au BURKINA ?

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    • Le 9 septembre à 01:26, par Cocorico En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

      C’est a CAUse DE VOUS SIAMY QUE L’AFRIQUE NE VA JAMAIS AVANCER, CAR VOUS N’AIMER PAS QUE ON VOUS DISENT LA VERITE.

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    • Le 9 septembre à 09:40, par kwiliga En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

      Bonjour SIAMY,
      Vous écrivez : "Tout discours doit s’adapter aux personnes à qui il est adressé. Et tout le monde n’est pas communicateur comme vous et je trouve que le discours est adapté au grand public."
      Sous-entendez-vous que, le peuple burkinabè (grand public) étant un peuple mouton à qui on peut tout faire avaler, un discours construit sur des omissions, des contre-vérités, qui met en cause les autres, sans jamais faire preuve de la moindre remise en question, peut parfaitement passer ?
      Bah, au-delà des discours, quand tout va mal, que les prix ne cessent de grimper, que la menace se rapproche, que la méfiance s’instaure, que la faim se fait sentir,... le "grand public", comme vous dites, sent bien qu’on le prend pour un con.

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  • Le 8 septembre à 17:55, par Mafoi En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    N’incriminez pas le pauvre damiba qui ne sait même pas ce qu’il fait ni ce qu’il dit.Il se contente de lire comme un robot des discours écrits par des tiers qui eux aussi ne sont pas non plus à la hauteur.Donc à part ce qu’ils savent faire de mieux à savoir mentir éhontement,multiplier leur salaire par 3,inviter pour la ripaille leurs coquin(e),ami(e)s,parents sur la table de leur restaurant mpsr,pour le reste,nous avons affaire à un ramassis d’incompétents notoires

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  • Le 8 septembre à 17:59, par Wibga En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Mr Sana,un bilan n’est pas forcément quantitatif mais peut-être aussi qualificatif. Si le PF avait donné des chiffres, les mêmes critiques, avec l’esprit de saint Thomas douteraient de leur véracité et de leur origine.
    Je pense qu’un des objectifs ultimes de ce discours c’était de nous inviter individuellement et collectivement à nous regarder dans le miroir et être critiques sur nos responsabilités car c’est à partir de là que nous saurions rebondir pour sortir de cette situation.
    Mr Sana donnez un seul pays au monde face au terrorisme qui a des statistiques fiables pour qu’un président en utilise pour son discours ? Quel est ce pays voisin où le président fait cet exercice de redevabilite ?
    Le véritable problème actuellement est notre manque de lucidité qui nous amène à tout réclamer de nos dirigeants, aucune action du gouvernement ne peut porter des fruits tant qu’à l’interne nous ne saurons s’unir, taire nos divergences politiques pour sauver la nation avant de revenir à la politique.
    Toute action du gouvernement est vu sous le prisme politique, c’est un tel ou tel parti qui tire les ficelles, quand est ce que nous ferons confiance à nos dirigeants militaires ? Quelqu’un fait t-il coup d’état pour jouer au marionnettiste ? Non et non. C’est pour incarner une vision de société !! Malheureusement on est divisé qu’il cherche un consensus et une inclusivite qui fait que ça avance à petit pas.
    personnellement je crois à ces dirigeants apolitiques car nos politiques ont échoué sur toute la ligne et le seul espoir qui nous reste c’est des patriotes apolitiques pour poser les bons diagnostics et solutions sans calcul d’intérêts électoraux.
    vive la jeunesse consciente du Faso

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    • Le 9 septembre à 09:09, par El Pistolero En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

      Merci mon frère pour votre lucidité. Je suis surpris que les burkinabé se comportent ainsi. Le pays nous appartient tous et c’est dans l’union des force que nous arriverons à bout du terrorisme.

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    • Le 9 septembre à 10:11, par kwiliga En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

      Bonjour Wibga,
      Etes-vous totalement aveuglé ou grassement rémunéré, pour aligner autant de contre-vérités.
      Ne trouvez-vous pas que si certains critiques, se sont dotés de "l’esprit de saint Thomas", c’est que l’accumulation des mensonges avérés, de la part de nos dirigeants, leur a donné matière à douter.
      Evidemment, vous allez sans doute vous empresser de répondre : "donnez un seul pays au monde" où les dirigeants ne mentent pas, ne font pas œuvre de populisme. C’est juste, le problème étant que chez nous, la flagrance est trop énorme et la vérité éclate de manière imminente.
      Vous écrivez ensuite : "un des objectifs ultimes de ce discours c’était de nous inviter individuellement et collectivement à nous regarder dans le miroir et être critiques sur nos responsabilités".
      Ne pensez-vous donc pas que Damiba aurait du se livrer à cet exercice de remise en question pour lui même et pour ses ministres, ses généraux,...
      Mais il a préféré incriminer les "autres". Mais quels autres, les lâches villageois qui, bien armés de frondes et de machettes fuient devant quelques terroristes armés de simples kalachnikov ?
      Vous écrivez encore : "Toute action du gouvernement est vu sous le prisme politique". Mais qui a commis ce choix ? N’est-ce point Damiba lui-même, qui, président de fait, après sa prise de pouvoir par les armes, s’est dépêché de se faire nommer deux fois président, comme pour légitimer son pouvoir politique ?
      N’est-ce pas lui qui nomme à tour de bras d’anciens caciques qui font planer le spectre du CDP sur nos institutions ?
      Alors que le peuple n’attendait de lui que reconquête du territoire et sécurisation des populations, n’est-ce pas lui qui a remis la politique politicarde au centre du jeu ?
      Vous terminez par : "Quelqu’un fait t-il coup d’état pour jouer au marionnettiste ?" Question que vous semblez considérer comme rhétorique, puisque vous vous empressez d’y répondre vous même par la négative : "Non et non."
      Et pourtant, devant l’exemple qui nous est donné aujourd’hui, il semble bien qu’il soit à la fois marionnettiste et marionnette !

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  • Le 8 septembre à 19:24, par Passakzri En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Oui, un dicours à très vite oublier pace que c’ était un discours que le peuple devrait asdresser à Sandaogo en quelque sorte :
    ....
    "....A commencer par certains de vous , Forces de défense et de sécurité, chargées de défendre notre territoire et de protéger nos populations. Les divisions internes vous ont fragilisés, au point de remettre en cause les valeurs qui faisaient la renommée du soldat Burkinabè. Certains de vos supérieurs s’étant transformés en affairistes, laissant affamer nos vcaillants soldats au front, d’autres retournant les armes confiées par le peuple non pas pour défendre le territoire et les institutions mais pour torpiller le jeu politique

    Cela se ressent très logiquement sur votre engagement et votre manière de mener la guerre contre le terrorisme. Certaines actions attribuées aux vôtres sans preuves ont malheureusement plus contribué à saper la morale de ceux qui se sacrifient au prix de leurs vies pour nous. . Cette réalité concerne également les VDP qui, malgré le peu de moyens et l’adversité sont par leur bravoure et leur patriotisme en première ligne de cette lutte que certains aux agendas contraires à ceux du peuple tentent de faire passer pour un conflit communautaire

    .....
    La vérité est que cet état de fait , concerne toutes les composantes de notre société. Le laxisme et le clientélisme de tous genres, se sont érigés en règle, dans une administration publique prise en otage par des groupuscules comme les amis du MPSR ; Nous assistons à des vague de nominations de recompense des amis comme si la sécurité se jouait dans les bureaux de Ouaga. Dans les faits, le service public s’est mué en système de corruption, de clientélisme et de marchandage aux antipodes de la bonne gouvernance tant prônée par les restaurateurs. Au point où les populations ont fini par développer un sentiment de défiance envers les structures administratives publiques. Des commis de l’État, politisés et sans honte, devenus de vrais rapaces, à l’affût de la moindre opportunité pour aspirer nos maigres ressources publiques, suivant l’exemple peu honorable donné par vous et les ministres de votre gouvernement

    Le constat n’est guère plus reluisant sur le terrain de la justice en laquelle le Burkinabè a perdu grandement confiance. Une justice devenue un terrain d’affrontement politique et fonctionant à double vitesse où les luttes intestines l’empêchent d’assumer son rôle de régulateur social. cette justice préferant être expéditive pour reprimander l’outrage à chef de l’état que de mettre aux arrêts un condamné recherché par elle même quand ce dernier se ballade sous leur nez pendant des jours.. L’indépendance de la justice, saluée par tous il y a quelques années de cela, semble être mal assumée, et pose à nouveau l’épineuse question de l’homme des pouvoirs et des institutions.......

    Vraiment à vite oublier car son auteur n’est pas bien placé pour denoncer ce qu’il dénonce.

    Passakziri

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  • Le 8 septembre à 23:54, par momo En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Analyse très véridique concise et convaincante. Comme l’a dit l’autre : seul la vérité ne se rouille pas. Longue vie à vous.

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  • Le 9 septembre à 10:30, par Paul En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Mr Sana une vérité difficile à avaler pour certains

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  • Le 9 septembre à 11:17, par NONGMA En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    Très belle analyse Mr SANA. Moi je n’ai rien retenu du discours du 4 septembre car c’était un discours comme les hommes politiques nous servent quand ils veulent s’adresser aux peuples . Mais on s’attendait a un discours d’un chef militaire sur les actions menées par le MPSR. Que les erreurs soient reconnues et corrigées pour pouvoir avancer . Mais je n’ai plus confiance

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  • Le 10 septembre à 08:34, par Sacksida En réponse à : Discours du 4 septembre 2022 à Dori du chef de l’Etat : Un discours à vite oublier

    En fait, ce Discours corrobore un Etat Bourgeois Reactionnaire et Neocolonial contraire aux Interets Fondamentaux du Peuple Burkinabe. Il faut donc l’oublier totalement et passer a autres choses plus Importantes dans le Combat progressiste et revolutionnaire consequent de notre Peuple Burkinabe. Salut

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