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Promotion immobilière : Anatole Sandwidi de Freedom Real Estate Immobilier distingué à Yamoussoukro

Accueil > Actualités > Portraits • Lefaso.net • dimanche 28 août 2022 à 22h08min
Promotion immobilière : Anatole Sandwidi de Freedom Real Estate Immobilier distingué à Yamoussoukro

« Jeunesse. L’âge du possible. », disait l’écrivain et journaliste américain Ambrose Bierce. Et ce n’est pas le président-directeur général de la société Freedom Real Estate Immobilier (FREI), Anatole Sandwidi, qui dira le contraire. Distingué meilleur manager, le 13 août 2022 à Yamoussoukro, pour la qualité de ses grands projets immobiliers et des travaux publics qu’il a conduits, il rêve d’exporter son savoir-faire en Afrique de l’Ouest et bien au-delà. Portrait.

Anatole Sandwidi n’a pas eu une enfance facile, comme la plupart des jeunes burkinabè vivant dans les zones d’habitats spontanés ou zones non-loties. « Nous étions six frères et sœurs dans une case. J’avais 18 ans lorsque la voisine, une veuve, m’a accueilli sous son toit. Nombreux sont ceux qui ont vécu la même situation que moi », se souvient le jeune homme qui s’est fait la promesse d’aider les jeunes de son pays à avoir un chez-soi.

En 2015, après une formation de deux ans, Anatole Sandwidi intègre le corps de la police nationale. Affecté comme couturier à la Direction du matériel et du budget de la police nationale, il rejoint peu après la Compagnie républicaine de sécurité où il passe cinq ans. Dans le même temps, il poursuit son projet d’achat de terrains dans les zones loties.

Selon Anatole Sandwidi, la transparence et le respect de la parole donnée font la force de FREI

De la police à la promotion immobilière

« J’ai construit des dix, vingt tôles que je revendais à mes promotionnaires et d’autres personnes. Par la suite, j’ai approché un oncle, Moise Sandwidi, qui est le P-DG de Immorex international. Et quand j’ai pris ma disponibilité de deux ans, j’ai commencé à apprendre le métier auprès de lui jusqu’à l’obtention de mon agrément en 2018 pour l’exercice de l’activité de promotion immobilière et/ou foncière », témoigne Anatole Sandwidi.

Reconnue initialement sous le nom de « Art Immobilier », l’entreprise change de nom et de gérants par voie d’acquisition en 2021 pour devenir Freedom Real Estate Immobilier (FREI). Aujourd’hui, l’entreprise emploie près d’une cinquantaine de personnes, et est spécialisée entre autres dans la viabilisation et l’attribution de terrains pour habitation, la construction et la commercialisation de logements collectifs et individuels, l’aménagement des voiries, l’adduction d’eau potable.

Sur le site de Kouba à Ouagadougou.

Des négociations en cours pour l’acquisition d’autres sites

Pour ses activités de promotion immobilière, FREI, à en croire son premier responsable, dispose de plusieurs sites. Dans la commune rurale de Koubri, la société a un site à Mogtédo où elle a commencé la construction de logements sociaux. A Guiguemtinga et Nakamtinga, toujours dans la commune de Koubri, l’heure est à l’aménagement des sites. Dans la province de l’Oubritenga, FREI dispose d’un site à Ziniaré, à l’est de l’aéroport de Donsin, à Voaga dans la commune de Dapélogo. Elle est également présente à Zempassogo et Tuiré dans la province du Ganzourgou. Selon Anatole Sandwidi, la société est en négociation pour l’acquisition d’autres sites à Kaya, Koupéla et Bobo-Dioulasso.

« C’est important de travailler dans la transparence, la vérité et la légalité »

Qu’est-ce qui fait la force de la société Freedom Real Estate Immobilier ? À cette question, le patron de FREI répond que sa société incarne plusieurs valeurs. Il s’agit d’abord de l’écoute et de la disponibilité des équipes pour les clients. Ensuite, viennent la transparence et le respect de la parole donnée. « Nous sommes une jeune entreprise et c’est important de travailler dans la transparence, la vérité et la légalité. Nous devons faire en sorte que le propriétaire terrien puisse avoir de quoi vivre durablement », a laissé entendre Anatole Sandwidi. Enfin, la simplification des démarches et la gestion rigoureuse des projets constituent une force de la société FREI, selon son premier responsable.

Policier en disponibilité, Anatole Sandwidi dédie son prix ses frères d’armes

La reconnaissance venue de Yamoussoukro

« Nous avons un plan d’acquisition de terrains et de logements efficace qui peut aller d’un à trois ans en fonction des moyens du client. Nous travaillons en partenariat avec les propriétaires terriens qui nous approchent et qui nous font confiance. Nous faisons en sorte que tout Burkinabè qui désire avoir une parcelle ou un logement puisse l’avoir, quels que soient ses moyens », a renchéri Anatole Sandwidi.

Le dynamisme et la vision de la société ont retenu l’attention du jury du Prix africain pour l’émergence et le développement (PAFED), initié par le Réseau des professionnels de la communication pour l’intégration africaine (REPCIAF). En effet, le 13 août dernier, Freedom Real Estate Immobilier, à travers M. Sandwidi, a reçu, dans la ville Yamoussoukro, le Prix africain du meilleur manager pour la qualité de grands projets immobiliers et des travaux publics.

Un prix dédié aux frères d’armes

« Quand on m’a appelé pour m’annoncer que j’étais lauréat du prix, j’ai versé des larmes au bureau. Je ne savais pas que l’on nous suivait depuis l’extérieur. Nous étions 33 lauréats à être primés parmi lesquels dix entrepreneurs burkinabè. Ce prix est une source de motivation pour aller de l’avant. Les Burkinabè, les Africains aiment ce que nous faisons. Et ce prix sonne comme un défi à mieux faire. Je le dédie à mes frères d’armes militaires et paramilitaires », déclare le jeune chef d’entreprise, également étudiant en première année de socio-anthropologie-philosophie-psychologie au Centre universitaire de Manga.

L’ambition

Freedom Real Estate Immobilier veut conquérir l’Afrique et montrer aux Africains que l’avenir du continent repose sur les épaules de ses fils et filles. Dans les mois à venir, la société envisage de s’implanter en Côte d’Ivoire (Abidjan, Yamoussoukro et San Pedro, ndlr), au Sénégal, au Congo et en Tanzanie où il est prévu un projet de construction d’un port sec et des activités de promotion immobilière.

Des projets ambitieux dont la réussite dépendra du dynamisme et du sérieux des différentes équipes de la société. Anatole Sandwidi compte sur ses collaborateurs et les partenaires nationaux et étrangers pour relever le défi, celui de l’accès des Burkinabè à des logements décents et durables, à des routes et ouvrages hydrauliques de qualité.

FH
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 29 août à 08:44, par Alph@2025 En réponse à : Promotion immobilière : Anatole Sandwidi de Freedom Real Estate Immobilier distingué à Yamoussoukro

    Il ne faut pas surestimer ces prix "internationaux" qui sont parfois décernés à certaines entreprises. Comment ca se passe : des agences sélectionnent des entreprises à partir des annuaires des Chambres de Commerce (ou autre) qu’elles trouvent dans les ambassades, les consulats, ou ailleurs. On propose ensuite par courrier une distinction à l’entreprise, qui lui sera décernée dans une grande métropole : Paris, Genève, Zurich, Madrid, Barcelone...Si vous acceptez la distinction, on vous demande une "contribution aux frais", qui vous donne droit à deux nuits dans un grand palace, une soirée au cours de laquelle la distinction vous est remise en présence de sommités des affaires ou de la politique afin de vous permettre de tisser des relations pour booster vos affaires, à une médaille (la distinction) et d’autres commodités. Mais quand on analyse, on se rend compte que la "contribution aux frais" est en réalité, un financement, car après avoir couvert les frais d’hôtel (les hôtels sont réservé sen général à des périodes de faible affluence), la restauration la communication et tous les frais annexes, il reste au promoteur, un joli bénéfice. S’il a réussi à recruter 100 entreprises, il se fait le jackpot. et comme le modèle est rodé, il peut organiser dans l’année plusieurs distinctions avec éventuellement des noms différents, dans des capitales différentes. je constate que ces cérémonies sont maintenant organisées en Afrique, ce qui permet de solutionner du coup, les éventuels problèmes d’obtention de visa requis pour un voyage en Europe. Il reste au récipiendaire de savoir tirer profit de sa distinction, et par le passé, j’ai vu que certains publient à la télé nationale, un publi-reportage sur la remise de leur trophée, et que d’autres organisent des cérémonies de présentation de leur trophée au cours desquelles elles invitent des autorités. Je ne cherche pas à minimiser notre jeune frère qui a reçu son prix, et je lui souhaite d’ailleurs bon vent, mais je ne suis pas sur que lui même sache sur quelle base il a été sélectionné.

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