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Coris Baraka : « La finance islamique ne vient pas en concurrence avec la finance existante », précise le chargé du développement des activités de la finance islamique à Coris Baraka, Yaya Sidibé

Accueil > Actualités > Economie • Lefaso.net • jeudi 25 août 2022 à 14h00min
Coris Baraka : « La finance islamique ne vient pas en concurrence avec la finance existante », précise le chargé du développement des activités de la finance islamique à Coris Baraka, Yaya Sidibé

Avec une base clientèle d’environ 30 000 personnes, Coris Bank Baraka propose une gamme de services en fonction du besoin exprimé par le client et à un taux d’intérêt zéro. Une banque peut-elle fonctionner sans intérêts ? S’agit-il d’une stratégie commerciale ?

La branche islamique dénommée « Coris Bank Baraka », dans le cadre de son fonctionnement, mène des activités financières et commerciales en conformité avec les règles et principes de la loi et la jurisprudence musulmane communément appelée la « charia ». Elle fonctionne suivant cinq principes, trois interdictions et deux obligations. Il s’agit de l’interdiction de l’intérêt ou de l’usure (Riba), l’interdiction de financer des secteurs jugés illicites tels que l’industrie de l’alcool, la porcine, les mœurs légères, l’armement sauf pour les États, l’interdiction de tout ce qui est incertitude à outrance et l’aléa majeur tels que les jeux de hasard.

Quant aux obligations, c’est l’adossement de tout financement à un actif tangible et le partage des pertes et des profits. « A l’instar, de la finance conventionnelle ; la finance islamique est un système financier qui regroupe plusieurs secteurs d’activités, notamment la banque, l’assurance, la microfinance, les sociétés de gestion et d’intermédiation …et toutes les structurations conformes qui permettent de répondre aux attentes des populations », a indiqué le chargé du développement des activités de la finance islamique au niveau de Coris holding, Yaya Sidibé.

C’est dire qu’elle ne vient pas en concurrence ou en compétition avec la finance existante mais s’offre comme une alternative, a clarifié M. Sidibé. De ce point de vue, cette finance se veut participative, éthique et responsable et s’adresse à tous sans distinction aucune. Avec cette nouvelle solution de financement disponible dans toutes ses agences, CBI veut contribuer au développement de l’économie burkinabè et africaine en général.

Selon le chargé du développement des activités, Yaya Sidibé, la finance islamique se veut une solution éthique et responsable pour tous (musulmans et non musulmans)

En effet, le Groupe Coris possède sept Branches sur les neuf entités que compte le Groupe au Burkina, au Bénin, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Togo et au Niger, et très bientôt en Guinée Bissau et à Conakry. S’adressant particulièrement à tous ceux qui souhaitent investir, épargner, prêter ou emprunter de manière éthique et conforme au code moral de la finance islamique, elle mène des activités de mobilisation de ressources à travers les comptes d’investissement, Moudaraba Investissement et Wakala qui sont des instruments par lesquels, le client apporte des fonds pour que la banque les investisse dans des actifs conformes.

Les revenus générés seront repartis conformément à une clé de répartition convenue d’avance entre la Banque et son client. Pour ce qui est des financements, il y a des produits tel que la Mourabaha financement conformément à l’article 2 de l’instruction 005-004-2018 BCEAO. La Mourabaha financement est « tout contrat de vente d’un bien meuble ou immeuble, conclu entre un établissement de crédit propriétaire et un client, sur la base d’un coût d’acquisition et d’une marge connus d’avance par les deux parties ».

Au titre de la location, il y a l’IJARA Financement qui est assimilable au crédit-bail classique, et des services bancaires courant les transferts et les cautions (…). Il existe des solutions adaptées aux besoins de toutes les catégories socioprofessionnelles où Coris Bank Baraka se propose de les accompagner dans le développement de leurs activités.

Sans taux d’intérêt

Paradoxalement, la finance islamique reste méconnue des acteurs du secteur informel. Le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) dit ne pas avoir connaissance de la finance islamique. « Nous n’en avons jamais bénéficié et nous ignorons ses modalités. Pour demander des fonds pour les activités de nos membres, il faut d’abord connaître le fonds. Or nous n’en avons pas connaissance », a confirmé le secrétaire général du CNEI-BF, Saidou Zangré.

Toutefois, il a marqué la disponibilité du conseil à recevoir ce type de financement pour les besoins des membres surtout que la problématique de l’accès au financement est une préoccupation première des travailleurs de l’économie informelle. Le chargé du développement des activités de la finance islamique a assuré que Coris Bank Baraka respecte la réglementation de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Et c’est bien en cela que l’institution financière a émis quatre instructions qui encadrent l’activité de la finance islamique dont pour les SFD et deux pour les banques dont l’instruction 002-03-/2018 relative au mode de fonctionnement de l’activité de la finance islamique et l’instruction 004-05-2018 relative aux différents produits de la finance islamique. C’est donc pour le demandeur du financement un prêt « à taux zéro », remboursable sans intérêt. « Il n’y a pas de taux d’intérêt en finance islamique mais par contre une marge bénéficiaire. L’intérêt étant le surplus sur un capital donné en prêt, la marge quant à elle se génère à l’issue d’un travail effectué avec le capital », a fait remarquer M. Sidibé.

Pour le secrétaire général du Conseil national de l’économie informelle, Saidou Zangré, les acteurs ignorent l’existence de la finance islamique

Les failles de la finance islamique

Est-ce qu’une banque peut fonctionner sans taux d’intérêt ? Nous avons approché un ancien économiste à la Banque mondiale pour lever toute équivoque. De l’appréciation de Dr Daouda Zouré, le concept est bon, mais la faisabilité n’est pas possible dans la mesure où cela est en contradiction avec les règles bancaires en général. « Même des taux qui sont concessionnels en dehors, par exemple, de la réglementation bancaire si vous prenez les taux de dépôt dans les banques qui sont de 5 à 6%, il est impossible que vous fassiez des taux en dehors de cela. C’est là, la situation un peu difficile de la mise en œuvre de cette institution. La question aussi de l’intérêt dans la finance islamique qui est perçue dans le principe de l’islam rend la situation encore plus complexe », a-t-il souligné.

Des pays comme le Sénégal et le Mali ont tenté l’expérience, mais ils ont vite fait de jeter l’éponge. Aux dires de Dr Zouré, la finance islamique pourrait marcher si seulement, elle se situe dans une autre logique économique comme les taux d’intérêts concessionnels de 1,5% qui permettent de couvrir les dépenses de la banque. Même avec cela, il se demande si cela ne va pas porter atteinte à la rentabilité de la banque et poser par la même occasion des problèmes internes. En tout état de cause, tout dépendra de la politique en amont de la banque centrale et de la politique financière du pays.

L’ancien économiste à la Banque mondiale a saisi l’occasion pour formuler des recommandations à l’État burkinabè. Il lui a demandé de jouer son rôle d’acteur dans l’économie et de revoir la politique monétaire. « Dans la sous-région depuis les indépendances, il y a des banques de l’État qui accordent des prêts de financement aux citoyens. Chez nous au Burkina Faso, on a tué toutes les banques de l’État (BIB, etc.) par la mauvaise gestion. Ces banques ont été reprises par le privé », a- t- il déploré.

L’agence (CB Baraka) affiche des indicateurs satisfaisants au regard de sa base clientèle estimée à environ 30 000 personnes. Comment cette finance a pu les aider à développer leurs activités ? Notre tentative de rentrer en contact avec un des clients de l’agence est restée sans suite. Mais qu’à cela ne tienne, « au titre des clients, il y a des non musulmans et surtout de grandes sociétés et institutions qui sont très intéressées par son offre ». Pour ainsi dire que la finance islamique s’adresse à toutes et à tous sans distinction.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 23 août à 19:13, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Finance islamique : Le prêt « à taux zéro », c’est du marketing, selon Dr Daouda Zouré, ancien économiste à la Banque mondiale

    Hum...

    Ce "reportage est plutôt rassurant pour nous autres. Depuis des mois que j’essaye de comprendre les principes et le fonctionnement de cette "finance islamique", je n’y suis jamais arrivé. Je constate que je ne suis pas le seul.

    Comme les dépliants des banques, ni la journaliste, ni les intervenants de ce reportage n’ont pu nous dire c’est quoi même, cette chose là au juste.

    Mais il parait que ça marche bien ? Avec quels acteurs ? Qui font quoi ? Il y a quelque chose de pas clair dans cette affaire...

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  • Le 23 août à 22:13, par Bigbale En réponse à : Finance islamique : Le prêt « à taux zéro », c’est du marketing, selon Dr Daouda Zouré, ancien économiste à la Banque mondiale

    C’est vrai que pour nous autres qui ne sommes pas des spécialistes de la banque, malgré les multiples explications sur cette offre de financement islamique, ça demeure flou ! Dites-nous, combien de personnes se sont présentées à ces guichets pour demander un financement islamique ? Est-ce qu’il y a des statistiques claires sur tout ce qui est expliqué ici car si la clientèle n’est pas intéressée, c’est qu’il y a l’esprit de l’offre de service qui n’est pas accepté par le public. Merci pour toutes ces explications qui semblent être encore floues !

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  • Le 24 août à 00:45, par Adama TRAORE En réponse à : Finance islamique : Le prêt « à taux zéro », c’est du marketing, selon Dr Daouda Zouré, ancien économiste à la Banque mondiale

    En attendant de lire une réaction de droit de réponse de la structure financière ici nommée, Je pense que ceci est un exercice montrant soit le niveau d’ignorance de l’auteur, ou l’incapacité intellectuelle de ce dernier à faire des recherches pour produire un texte digne d’un intellectuelle.
    Sinon, un Docteur, ancien économiste de la Banque Mondiale, en phase avec l’actualité financière mondiale ne peut aucunement donner un tel avis sur la faisabilité de la finance islamique, Sauf s’il est rouillé intellectuellement.

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  • Le 25 août à 17:11, par jeunedame seret En réponse à : Finance islamique : « Cette nouvelle solution ne vient pas en concurrence avec la finance existante », précise le chargé du développement des activités de la finance islamique, Yaya Sidibé

    Coris BANK... et.... Coris bank islamique, les mêmes choses ou de la même famille ? Ou de la même stratégie sans intérêts ? Situez moi.
    Vous dites qu’« Il s’agit de l’interdiction de l’intérêt ou de l’usure (Riba), l’interdiction de financer des secteurs jugés illicites tels que l’industrie de l’alcool, la porcine, les mœurs légères, l’armement sauf pour les États »...huuummm quelle différence ? Quel est le sens de l’interdiction ? Religieux, politique ?

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  • Le 26 août à 15:34, par le_Mich En réponse à : Coris Baraka : « La finance islamique ne vient pas en concurrence avec la finance existante », précise le chargé du développement des activités de la finance islamique à Coris Baraka, Yaya Sidibé

    La finance islamique se présente comme une branche de l’économie islamique, visant à établir un ordre économique conforme à l’islam.
    Le fondateur et principal théoricien de l’économie islamique est le théologien pakistanais, Sayyid Abul Ala Maududi. Il indique que la finance islamique formerait une troisième voie entre le capitalisme et le communisme qui viserait à établir un ordre économique plus juste. Pour cela, il défend qu’il est nécessaire de se conformer à la Loi révélée de l’islam, la charia.

    Développement de la finance islamique :
    La finance islamique est l’un des champs d’applications majeurs de l’économie islamique. La première institution s’approchant d’une banque islamique a été une caisse locale malaisienne pour financer l’organisation du Hajj.

    Fonctionnement
    Dans chaque banque islamique, il y a ce que l’on appelle un sharia board qui vérifie si l’opération est conforme au principe de la loi religieuse12.

    Prohibition de l’intérêt
    La prohibition de l’intérêt se situe dans le Coran : « […] Cela, parce qu’ils disent : "Le commerce est tout à fait comme l’usure" Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et interdit l’usure. […] » (Coran 2:275).

    Le Coran prohibe tout particulièrement le ribaa. Cette forme d’intérêt date de l’époque pré-islamique et a un fonctionnement tout particulier : en cas de défaut de paiement de l’emprunteur, celui-ci doit rembourser au prêteur une somme plus élevée que son emprunt initial, en guise de sanction du non-paiement. Cet intérêt est donc largement favorable au prêteur et peut mettre l’emprunteur dans des difficultés considérables. À l’époque de Mahomet, le développement du ribaa créait des situations de quasi-esclavage des emprunteurs n’ayant pu rembourser. C’est cette forme unique d’intérêt que le prophète visait en tout premier lieu à interdire, c’est-à-dire le ribaa, ainsi que l’établit le Coran13.

    Transactions sans intérêts apparents
    Pour rester dans la légalité islamique, les banques islamiques et les filiales islamiques des banques conventionnelles ont développé des mécanismes juridico-financiers pour contourner l’interdiction du prêt à intérêt (hiyal) et rémunérer l’apporteur de capitaux. Ces derniers se fondent sur des concepts nommés moudaraba, mousharaka, mourabaha, ijara.

    La moudaraba permet à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat.

    La mousharaka : les partenaires apportent les fonds, mais seulement l’un d’eux dispose de la charge de la gestion du projet. Concrètement, les banques islamiques ont développé la mousharaka mutanaquissa qui consiste à participer au financement de l’acquisition notamment d’un bien immeuble (d’habitation).

    La mourabaha est une double vente, entre un vendeur et un acheteur, par lequel le vendeur achète le ou les biens requis par l’acheteur et le ou les lui revend à un prix majoré. Les bénéfices (marge bénéficiaire) et la période de remboursement (versements échelonnés en général) sont précisés dans un contrat initial.

    La pratique de la mourabaha a été très controversée dans les premières années de la finance islamique pour ces raisons. Ce qui rend convenable ce système aux yeux de l’Islam est la prise en charge des risques par la banque lors de l’acquisition de l’objet. Le risque (de perte, de casse etc.) est partagé entre le prêteur et l’emprunteur à différents moments.

    L’ijara est la mise à disposition d’un bien moyennant un loyer (c’est un équivalent du crédit-bail ou d’une location avec promesse de vente).
    Un autre aspect de ce contrat est assimilé à une opération de crédit-bail à l’issue de laquelle le titre de propriété revient au bénéficiaire.

    Le sukuk est l’équivalent islamique d’une obligation où l’intérêt devient un profit prévu, à risque quasi nul. Cette forme d’obligation est particulièrement utilisée pour les financements immobiliers.
    L’istisna est un contrat de construction par lequel le client demande à un constructeur d’édifier un ouvrage payable par l’intermédiaire d’un financier, d’avance, à terme ou à tempéraments, conformément à un cahier des charges.

    Secteurs d’investissement prohibés
    Outre ces contrats, il existe des exigences quant à la nature de l’activité dans laquelle un investissement demeure conforme à la charia. Ainsi, les jeux de hasard, les activités en relation avec l’alcool, avec l’élevage porcin ou encore avec l’armement, avec l’industrie cinématographique (pornographique) suscitant ou suggérant la débauche ou la déchéance de l’être humain constituent des secteurs d’investissement prohibés.

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    • Le 27 août à 15:19, par Le musulman En réponse à : Coris Baraka : « La finance islamique ne vient pas en concurrence avec la finance existante », précise le chargé du développement des activités de la finance islamique à Coris Baraka, Yaya Sidibé

      Ce long discours n’apporte rien de clair dans l’esprit des citoyens ! Si c’était aussi clair, étant donné que les musulmans sont les plus nombreux dans certains pays, cette finance islamique serait en vogue mais le.constat est là : personne n’en veut ! Ceci veut dire que l’esprit qui sous-tend cette offre de crédit n’est pas credible et.ne rend pas serein comme l’est Mr Dandsogo selon son Premier Ministre ! Nous disons à nos frères intellectuels musulmans de faire l’effort de convaincre les communautés musulmanes afin qu’elles se mettent ensemble pour créer des écoles scientifiques, des hôpitaux hyper- équipés pour contribuer au développement de leurs pays ! Allons dans les écoles ou universités catholiques ou protestantes et nous verrons que des gens d’autres religions et bousculentpour inscrire leurs enfants. Allons voir dans les hôpitaux catholiques ou protestants pour voir des gens d’autres religions se bousculer pour bénéficier des soins. Pourquoi pas nous musulmans, avec nos nombreux opérateurs économiques qui se combattent juste pour être dans les instances dirigeantes de la Federation Islamique de ceci ou de cela ! C’est dommage !

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  • Le 12 septembre à 14:01, par lompo En réponse à : Coris Baraka : « La finance islamique ne vient pas en concurrence avec la finance existante », précise le chargé du développement des activités de la finance islamique à Coris Baraka, Yaya Sidibé

    Riiba : pire que l’usure, elle-même pourtant interdite dans les systèmes bancaires traditionnels.

    Pour les musulmans et les non-musulmans vous dîtes hein .. Alors expliquez-moi, ce que veut dire ce qui suit :

    Ainsi, les jeux de hasard, les activités en relation avec l’alcool, avec l’élevage porcin ou encore avec l’armement, avec l’industrie cinématographique (pornographique) suscitant ou suggérant la débauche ou la déchéance de l’être humain constituent des secteurs d’investissement prohibés.

    Finances islamiques= transactions sans intérêt apparent, mais pas sans intérêt, tout est dit.
    Lisez bien la définition des différents systèmes mis en place : moudaraba, mousharaka, mourabaha, ijara etc..
    Je me pose la question suivante : Est-ce pas juste fait pour rejetter le système bâti par d’autres peuples, d’autres pays, d’autres communautés.

    Par contre pour les observateurs avertis, on percoit l’imapct que cela a sur la differenciation du développelent, ne serait-ce qu’apperent, des activités économiques des jeunes musulmans. En effet d’une table de quartier aujourd’hui, on passe à une alimentation, le jour du lendemain.

    Cependant, je me souviens avoir lu, il ya de cela quelques années un document d’une institution financière mondiale qui avertissait sur les effets, non attendus de ce type de finance..

    Mais comme le Burkina n’est pas gouverné par des oiseaux, ça va, tout baigne et tout est géré..

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