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Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

Accueil > Actualités > Société • Lefaso.net • lundi 8 août 2022 à 22h42min
Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

Le mardi, 26 juillet 2022, par lettre, l’ancien président Blaise Compaoré a demandé pardon au peuple burkinabè pour tous les actes qu’il a pu commettre durant son magistère, plus particulièrement à la famille de « son frère et ami » Thomas Sankara. Un pardon que l’oncle du défunt, ambassadeur en Lybie au moment des évènements tragiques et un des martyrs de l’époque, Mousbila Sankara, a accepté. Qu’est-ce qui sous-tend la ‘’prompte’’ acceptation du pardon au moment où d’autres membres de la famille, conseils et autres acteurs politiques, civils… le rejettent ? Réponse à travers cette interview.

Lefaso.net : Blaise Compaoré qui demande pardon ... que vous n’avez pas hésité à accepter, pendant que certains membres de la famille le rejettent. Qu’est-ce qui fonde votre position, avec le risque, dans le contexte actuel, de ne pas être compris ?

Mousbila Sankara : Je n’arrive pas à me faire comprendre. Moi, je ne suis pas au même titre que monsieur tout le monde. Souvent, je fonds en larmes, parce qu’il y a des choses qui ne doivent pas être dites. Voyez-vous, en mooré, on dit que la plus grande douleur qu’un homme puisse avoir, c’est si ses ennemis ou adversaires se servent de sa souffrance pour se moquer de lui. Or, c’est le cas actuellement, depuis un moment. D’abord, le dossier Thomas Sankara, quelle que soit l’intensité de sa douleur, il ne faut pas perdre de vue que son dénouement est aussi dû au soutien de l’opinion publique nationale et aux soutiens extérieurs.

Dans le dossier Thomas Sankara, moi, Mousbila Sankara, il m’a été donné de vivre des situations très difficiles, à savoir que plusieurs fois, je me suis renié pour rester comme monsieur tout le monde. Alors que je ne suis pas monsieur tout le monde, chaque homme ayant sa particularité. Regarde, après le 15 octobre (1987), moins d’une semaine après, Mariam (Sankara) a déménagé dans la maison de Thomas Sankara, à côté du stade. Eh bien, il s’est trouvé des gens dans cette ville pour aller la lapider, lapider sa maison, menacer ses enfants, au point qu’elle était vraiment dans le désarroi.

Quand je l’ai appris, je me suis arrêté à Abidjan (il rentrait de Tripoli, d’où il était ambassadeur : ndlr). Je me suis rendu chez Félix Houphouët-Boigny, dont je savais les relations avec Blaise Compaoré, pour voir s’il avait la possibilité de faire en sorte que Mariam (Sankara) puisse quitter cette situation difficile, alors que c’était nous qui animions les rencontres et lancions les slogans, dans lesquels ce vieux-là était vilipendé. J’ai dû faire fi de tout cela, faire violence sur moi-même, pour demander au vieux d’intervenir au profit de Mariam (Sankara) qui était menacée, pas par seulement les assaillants de la rue, mais aussi et surtout par des proches qui se sont rués sur certains de ses équipements personnels. C’est après cette razzia qu’un membre honorable de la famille l’a équipée en frigo.

Aviez-vous pu le voir ?

Oui, et le vieux m’a dit, en présence de Bala Kéita et de N’Dao, que : « tout ce qui est arrivé, c’est grâce à vous autres, proches collaborateurs de Thomas. Sinon, Thomas avait la possibilité de dire ce qu’il veut. Mais, autour de lui, il y avait des gens qui poussaient des ailes à me manquer du respect. Mais si aujourd’hui, vous me demandez d’intervenir, je vais le faire parce que vous avez évoqué ma situation de vieux, vous avez ajouté sage, mais je sais que quand vous serez arrivé à Ouaga, vous allez dire sage aux yeux gluants.

Mais ça ne fait rien, à cause de la veuve et des orphelins, je vais voir par quelle relation passer pour qu’elle puisse bouger, si telle est sa volonté. Mais, si Mariam vient à Abidjan ici, ça va mettre le feu entre les deux pays, parce qu’on m’accuse déjà d’être ceci ou cela. Donc, je vais voir que faire, et toujours est-il que toutes les relations que j’ai, en Haute-Volta et au Burkina, je vais les utiliser pour que elle et ses enfants soient mis à l’abri. Et si elle veut venir à Abidjan, je ne verrai pas un problème, je participerai à organiser cela. Mais, de grâce, cessez de m’insulter parce que je ne me rappelle pas avoir dit quelque chose contre ce que vous appelez votre révolution ». C’est ce qu’il m’a dit.

Moi, j’ai subi cela, assis et en face de Houphouët-Boigny. Et il m’a particularisé : « vous autres ». Alors que Dieu seul sait que je n’étais pas fort en slogans, mais j’étais un révolutionnaire engagé. J’ai fait violence sur moi-même pour demander au vieux de tout faire pour faire sortir Mariam de cette situation. Pendant ce temps, des gens dits proches (de Sankara) s’étaient déjà accaparés de ses biens, jusqu’à ses appareils électro-ménagers. Et quand je suis arrivé, j’ai été mis en taule, comme tout le monde le sait et c’est étant là-bas que j’ai appris qu’elle a pu quitter Ouagadougou.

Quand j’ai été libéré, j’ai cherché à la voir, j’ai été la voir où elle était, me rendre compte des conditions et également enregistrer son envie d’être à Bamako, proche de sa maman. J’avais quelques relations, mais qui ne permettaient pas d’héberger même un rat à Bamako. Mais, grâce aux relations humaines, c’est encore des gens que nous vilipendions, qui nous sont venus en aide : les Français.

C’est en effet un Français qui était au Quai-d ’Orsay, Edgard Pizani, avec ses relations, qui nous a aidé à d’abord ramener Mariam au Mali, pour qu’elle soit à côté de sa maman. Ce sont les mêmes, Edgard Pizani, et son entourage, qui l’ont aidée à pouvoir s’installer en France, où elle vit avec ses enfants. Pourtant, on parle d’impérialisme français. Mais comment se fait-il qu’au moment du danger, il n’y a que ceux que nous avons eus à fustiger, nos adversaires les plus irréductibles, qui sont venus à notre aide tandis que le danger est venu de nous, ceux qui prétendaient être de la Révolution ?

Ce sont les gens que nous insultions qui sont venus à notre aide. En plus, quelqu’un comme Michel Kafando, qui a été dégagé et pourchassé sous la Révolution, c’est lui, qui par le fait du prince, nous tend la main en ouvrant le dossier Thomas Sankara. Faisons donc attention, les faits nous interpellent et Dieu nous montre qu’il est toujours le maître.

N’est-ce pas parce que certains ont l’impression qu’on veut lier le pardon à la justice qui pose problème ?

Sur le terrain, Blaise revient et veut un pardon. Par culture, le pardon ne se refuse jamais dans nos sociétés. Jamais, jamais. Un pardon, pour le refuser, il faut atteindre le stade animal. C’est pourquoi, moi, j’ai dit que je le lui ai déjà accordé. Du reste, mon grand-frère (père de Sankara, ndlr) ne m’a pas laissé avec une histoire émotionnelle négative. Il a dit que si Blaise venait, il n’allait même pas lui demander ce qui s’est passé.

Si Blaise veut raconter, il raconte. Que le degré d’affiliation, d’amitié qu’il y avait entre eux (Thomas et Blaise), fait qu’il ne voudrait jamais lui demander ce qui s’est passé. Le conseil de l’Entente est à quelques 500 mètres de la famille de Sankara. Si à 16 heures, on abat ton frère et jusqu’à une certaine heure, on part le prendre pour aller l’enterrer de façon sommaire, alors que son père est à côté, il (Blaise) n’a même pas jugé utile de venir lui en parler, c’est que ce n’est pas un dossier qui l’intéresse et ce n’est pas lui qui allait commencer à en parler. Et le connaissant, je sais que c’est vrai.

Donc, moi, je ne parle pas comme n’importe qui. Non content d’avoir été un activiste de la Révolution, au niveau de la famille, j’étais le plus jeune de la délégation qui était partie à Nouna demander la main de Mariam. C’est devant moi que la famille Séré, qui est une vieille famille musulmane au Dafina, a exigé que Thomas soit converti pour qu’on fasse le mariage, parce que chez eux, ce n’est pas possible qu’on fasse un ‘’fouri’’ (mariage culturel : ndlr) avec quelqu’un qui n’est pas musulman.

Ce problème a été traité sur place devant moi. Par amour pour mon neveu et par respect de tout ce qu’il y a, j’ai fait tout cela. Tout ce que je cherche, c’est que les deux enfants et leur mère sachent que le pardon-là qui est demandé, ce n’est pas à leur défaveur. Mousbila dit qu’ils ont intérêt à l’accepter, parce que n’eût été l’apport de l’opinion nationale et internationale, nous n’aurions rien pu faire pour avoir le procès.

Donc, si l’opinion nationale et internationale ont pu obtenir le procès à travers des gouvernements différents, si Roch a pu accepter l’érection de la stèle en la mémoire de Thomas, s’il a accepté mettre les moyens à la disposition de la justice pour faire ce procès, si le MPSR arrivé n’a pas voulu suspendre le procès, c’est qu’il y a des acteurs beaucoup plus déterminants que nous, membres de la famille. Dans cette histoire, il faut justement tenir compte de cela. Il ne faudra pas que les gens finissent par se dire : en définitive, qui sont-ils ? Contentons-nous de ce que cette nation-là veut. Maintenant, par rapport à Mousbila Sankara, le dossier Blaise et l’Etat, ça ne regarde qu’eux (parlant du volet judiciaire : dlr).

Mais entre Blaise Compaoré et Mousbila Sankara, il y a un autre dossier, dont j’aimerais pouvoir débattre un jour avec lui. Je ne sais pas comment ça va se passer, mais si on ne se pardonne pas, comment allons-nous ouvrir ce dossier, qui n’est pas moins important que les autres ? Il faudra se rappeler qu’avant le 4 août 83, Blaise était capitaine, chef de corps, il n’était pas président du Faso, il ne pouvait pas disposer de tout ce qu’il y avait dans les casernes pour l’organisation du coup d’Etat. Moi, et d’autres personnes, chacun a contribué à sa manière. Quand il a abattu son ami et frère, on n’a plus tenu compte de nous.

Si je parle, c’est parce que je connais des gens qui, de par leur position simple de travail, ont été tués. On n’en parle même pas. Je me demande si on a recensé certains. Alors qu’ils étaient là parce que c’était leur jour de garde. Ils n’ont jamais eu la chance de défendre leur point de vue, ils n’ont jamais dit qu’ils étaient contre Blaise ou qui que ce soit. Mais ils ont été tués. Ceux-ci ont aussi laissé des veuves et des orphelins. Je me mets à hauteur de tous ces hommes-là, pour ne pas exiger un peu trop.

Alors, je demande à ceux qui interviennent-là (je ne lis pas les réseaux sociaux, ce sont les enfants qui lisent et me rapportent parfois), ils ont raison, ils n’ont pas vécu ce que j’ai vécu. Donc, qu’on me laisse aussi étaler ma misère ; vider mon fuel parce que ce que j’ai vécu, c’est moi seul qui l’ai vécu et je tiens à ce que les enfants et la veuve comprennent aussi que nous avons un devoir envers les hommes, surtout envers ceux qui ne nous avaient jamais connus, qui n’ont jamais été ambassadeurs ou qui que ce soit sous la Révolution, mais qui en tant que citoyen africain ou burkinabè, ayant apprécié les actes du CNR et la manière de faire de Thomas, se sont consacrés pendant des années.

Il ne faut pas que certains oublient que la demande de messe que la famille a voulue, après le décès de Thomas, on l’en a empêchée, de façon physique. On a envoyé quelqu’un, dont on connaît le nom, pour l’empêcher. Voyez-vous ! Au même moment, on terrorisait la femme. Pendant ce temps également, on n’a pas vu beaucoup de personnes venir en aide. Alors ! Que les gens sachent que c’est la même société, ce n’est qu’une continuité. Moi, je crois que Dieu a voulu nous montrer que c’est vraiment Lui qui décide de tout.

Il a décidé que nous qui semblions être soudés, qui avions renversé le pouvoir de Jean-Baptiste Ouédraogo, pour nous installer, ce sont nous qui nous sommes massacrés et que ce sont ceux que nous avons combattus, comme Jean-Baptiste Ouédraogo qu’on ne voulait pas voir dans nos rangs, Michel Kafando, qui sont en train de nous réconcilier, tentent de vouloir réparer ce qui reste de nos dégâts.

Voilà pourquoi, je dis que Dieu est dans l’affaire et j’y crois. Faisons donc attention à ce qui se passe. Je voudrais qu’on réfléchisse et moi, je réfléchis. Je souhaiterais que la veuve et les orphelins sachent qu’après l’assassinat de leur père, par son « frère et ami », il y a eu des gens qui, au moment où Thomas vivait, n’apportaient pas grand-chose, mais sont venus après aider la maman à quitter, à se reloger.

ATT (Amadou Toumani Touré) n’était pas un membre du CNR (Conseil national de la révolution), mais c’est lui qui a tout fait pour accueillir Mariam quand elle est venue au Mali. Et je profite pour remercier le colonel Touré. Un officier qui a ‘’fouillé’’ Bamako pour trouver un quartier assez adéquat, qui convient à la situation de Mariam. Colonel Touré, qui était à l’époque gouverneur de Gao, que nous avons connu à travers un partenaire, qui s’est investi corps et âme.

Donc, beaucoup de personnes qui ne sont pas Burkinabè, ont intervenu pour qu’elle puisse s’y installer. Je répète que c’est de la Gaule qu’est venue la substance par laquelle, Mariam s’est retrouvée en France. Surtout qu’on ne peut apprécier l’apport de gens comme Rawlings (ancien président du Ghana). Donc, quand vous êtes redevables à un public aussi large, vous devez être modestes. Je conseille aux enfants, à travers leur maman, d’enregistrer que des gens bienveillants ont voulu et ont fait ce qu’il fallait pour que le minimum qu’il y a eu puisse exister.

Ne voyons pas ceux qui veulent la réconciliation comme des gens qui foulent aux pieds leur souffrance. Ce sont des gens qui ont vu ce qui s’est passé, la valeur de l’engagement de Thomas et toutes les luttes de libération. Que les enfants comprennent que ce n’était pas possible pour leur papa de vivre plus longtemps que ça ;
Nous avons eu à reconnaître, représenter et à travailler pour des pays qui n’existaient pas. Jusqu’à présent, la République de Sahraoui, l’ancien Rio de Oro, nous l’avons reconnue contre l’empire du Maroc.

La Nouvelle-Calédonie, qui est un département français, nous avons travaillé avec ce territoire, à travers son président Jean-Marie Tjibaou. Le représentant français aux Nations-unies m’a dit un jour qu’ils comprennent qu’on soutienne l’Afrique du Sud ou le peuple Sahraoui, mais ils se demandent ce que nous avons à avoir avec le peuple papou de la Nouvelle-Guinée. Mais nous sommes restés fermes.

Donc, quand vous prenez de telles positions à l’international, en face des puissances, vous aviez très peu de chance, à notre temps, de vivre longtemps et c’est ce qui est arrivé à Thomas. Donc, le relatif succès (de la Révolution) amenait certains à croire qu’il suffisait d’être devant, lever le poing et puis la Révolution avance. Non, ce n’était pas comme cela. Je voudrais qu’ils sachent que leur père n’était pas ordinaire. Non.

Il avait le physique d’un homme, mais il parlait sur un fond qui n’était pas partagé par tout le monde. Leur père avait tout pour sa nation. Je souhaite que Mariam se rappelle qu’au discours de son mariage, on a porté à sa connaissance qu’elle n’était que la quatrième épouse de Thomas : la première femme, c’était la nation, la deuxième l’armée, la troisième la guerre et que Mariam était la quatrième épouse.

Maintenant, est-ce que Thomas a-t-il eu le temps à consacrer à Mariam, je ne le sais pas, je ne le pense même pas ; parce qu’il est parti aussi vite. Donc, je la comprends, mais je souhaite aussi qu’elle comprenne que c’est un choix, c’est la nature. Si nous sommes nés en Afrique, et particulièrement en Haute-Volta, nous devons trouver normal qu’à un certain moment de la vie, ceux qui veulent un changement posent ces actes à polémiques. Maintenant, le pouvoir actuel, je le remercie pour avoir permis au procès de continuer et aux gens de savoir à peu près ce qui s’est passé.

On a pu, à travers ce procès, montrer que Thomas n’a pas été ce que les rectificateurs ont voulu faire comprendre. On a pu comprendre qu’il y avait d’autres raisons. C’est pourquoi, au tribunal-là, je n’ai pas voulu accepter la raison que le coup est venu de l’extérieur. Je n’aime pas cela, c’est bien d’ici qu’est parti le coup, les acteurs sont d’ici et ils y sont restés. Si nous pouvons faire ici des choses qui peuvent servir à des gens de dehors, la réalité est que, ce sont nous qui avons commencé. Je souhaite que les enfants retiennent cela.

Je ne voudrais pas répondre à tout le monde, mais je voudrais que ceux qui ont connu ces moments -là sachent que nous n’étions pas sur la même enseigne. Je n’en veux à personne, je souhaiterais aussi que les gens me comprennent ; parce que j’ai une charge, qui est de transmettre à ces enfants-là, ce que fut leur père. Et je souhaite pouvoir le leur dire un jour. Même au sein de ma famille, on m’appelle pour dire que j’ai dit que j’ai quitté la famille (suite à mon acceptation du pardon). Je dis non, j’ai dit que je parle à mon nom, parce que personne ne m’a délégué.

Si les gens ignorent comment est arrivée la Révolution, moi, je ne l’ignore pas. On a feint d’ignorer qui a tué Thomas. Moi, je n’avais aucun doute. Je ne suis pas arrivé à convaincre mon frère (le père de Thomas Sankara : ndlr) que Blaise est au courant de l’assassinat. J’attends que quand Blaise aura fini avec l’Etat, je chercherai à le voir pour qu’on s’explique. La Révolution était une œuvre gigantesque, chacun a apporté sa contribution et en 83, quand on la préparait, tout le monde n’a pas apporté la même contribution.

Donc, cette question fait partie des conflits à régler. Et je n’oublierai pas de lui rappeler que des gens comme Henri (Zongo), Lingani (Jean-Baptiste) étaient des premiers responsables de la Révolution et qu’après le 15 octobre, ils ont été réduits, certains, à leur simple expression, au point que c’est même pendant son absence qu’on les a liquidés, sans autre forme de procès.

Je ne sais même pas comment on a fait pour tenir quatre ans dans un tel milieu. Moi, j’étais enfermé, pendant quatre ans, à 20 mètres de chez Blaise Compaoré. On me torturait, je criais, mais personne n’est venu voir. Donc, il ne faut pas vouloir amener tout le monde à répondre à la même question, quand on n’a pas les mêmes données. La réponse à un problème dépend des données. Si avec mon âge, je ne vois pas certains signes, ce n’est pas bien.

Que devons-nous laisser comme image à cette génération ? La lettre de pardon serait venue d’un coutumier ou religieux que je n’y verrai aucun inconvénient. Mais, ce qui est bien, c’est qu’elle est venue de son sang (la fille de Blaise Compaoré était dans la délégation qui a apporté la lettre). Ce que je souhaite, c’est qu’on fasse copie aux familles, qu’on trouve des gens aptes pour venir parler (parce que Djamila ne peut pas parler de ces problèmes-là). Blaise connaît très bien des personnes qui auraient pu amener cette lettre là, mais ça fait partie de son inconséquence.

Personnellement, j’ai un problème avec cette justice, mais je n’ai pas une autre, je suis obligé de m’en tenir à elle. C’est cette justice-là qui n’a pas, depuis octobre 87, trouvé un procureur pour ouvrir ce dossier d’assassinat contre X, jusqu’à ce que la veuve et l’orphelin soumettent le dossier à travers un avocat, pour que la justice soit relancée. Et dans la pratique, sur le terrain, quand j’ai entendu que le dossier est ficelé autour des bouteilles de beaufort et des Lacoste, j’ai été touché, et je sais que Thomas allait rejeter cette justice.

Je trouve cette justice corrompue, parce qu’on a cédé à ses caprices pour qu’elle fasse leur travail. C’est terrible, je ne vois pas la morale du CNR dans tout cela. Mais j’accepte le pardon, je demande à Mariam et à ses enfants de l’accepter, cela ne fera que les grandir. Que les enfants cherchent à connaître qui était leur père. C’est à travers une de vos interviews, dans laquelle je disais que Mariam n’avait pas de passeport burkinabè, qu’elle a finalement pu obtenir ce document, m’a-t-on dit. Personne ne sait d’où c’est venu.

C’est quand je préparais l’émission avec Ismaël (Ouédraogo) que j’ai appris qu’on veut enterrer les restes le 4 août (dans trois ou quatre jours). Qui va enterrer qui ? Ce n’est pas un camion chargé de sacs de mil ou de riz qu’on va distribuer ! Ce sont des affaires coutumières avec des traditions à n’en point finir. Qui a choisi qu’on va enterrer qui, où ? Si par exemple, on a déterré pour les besoins du tribunal, dès que celui-ci a fini, chaque famille peut venir enlever les restes de son parent et organiser les funérailles.

Si une famille a besoin d’assistance, l’Etat est à sa disposition. Mais on ne peut pas décider qu’on va enterrer tel jour. Donc, je ne suis pas d’accord sur tout ; je suis d’accord quand c’est sensé. On pouvait dire qu’à partir du 4 août, chaque famille vient enlever les restes pour son organisation, en toute intimité. C’est cela qui aurait été acceptable. Depuis l’assassinat de Thomas Sankara, la famille ne s’est pas encore isolée de façon intime pour faire le deuil. Même pas cinq minutes.

Il y a visiblement d’autres questions à régler avec Blaise Compaoré !

Les gens ne savent pas ce qui s’est passé. J’attends, quand Blaise va venir, qu’il me montre seulement un reçu, pour les 80 millions qu’ils ont pris à la présidence. Le commissaire Ouilma était à la sûreté à l’époque ; il faut qu’ils me montrent dans quel compte public ils ont versé les 80 millions, sinon je vais les poursuivre.

Qu’ils prouvent la destination de ces 80 millions, parce qu’après la mort de Thomas, il y a eu des charognards matériels et des charognards intellectuels. Je me charge de le rappeler à chacun, à tout moment. S’ils me montrent le reçu de versement de cette somme dans un compte public, c’est fini. Mais s’ils ne me le montrent pas, je risque de relever ces 80 millions dans les capitaux de certaines sociétés spontanément créées. Je connais celui qui a pris cet argent, ce n’est pas un secret. C’est tout.

C’est Halidou (Ouédraogo) qui a même fait le constat, il était magistrat, il a relevé une effraction, qu’on a pris l’argent. Je voulais parler de cela au tribunal, qui m’a dit qu’il y a la famille de Thomas là-bas. Mais jusqu’à la fin, cela n’a pas été abordé. Voilà pourquoi j’en parle ici. Les gens ont été instrumentalisés pour salir la mémoire de Thomas sur cette somme. Mais, ils ont oublié que l’or reste l’or, dans la boue ou dans l’eau.

Vous estimez donc qu’il faut intégrer l’acceptation du pardon dans le processus … ?

Pour dire que le public a assez fait pour nous et que si on a besoin de notre pardon pour l’avancée de tout le monde, on devait pouvoir faire le pas.
Il y a eu une messe pour Sankara à Paris, où un des membres du CNR qui y était en déplacement, s’y est rendu. A son retour à Ouagadougou, on l’a enfermé. C’est Alain Coeffe. J’explique tout cela pour que les gens voient l’écart de traitement des gens. C’est pour dire que des gens ont contribué au combat et ont subi.

Au Burkina, on ne parle pas de ce qu’on connaît. Ce n’est pas comme cela. Je ne peux pas continuer à ramer à contre-courant, je veux qu’à partir de maintenant-là, s’il y a un problème, je puisse l’affronter et donner mon point de vue.

Si les gens pensent que c’est la réconciliation, l’affaire de Blaise le problème, alors, finissons-en et voyons si le problème d’insécurité va prendre fin. Si ça ne prend pas fin, on prend une autre solution. Aujourd’hui, on fait des bagarres personnelles, dans un pays où 60% du territoire échappe à notre contrôle. Quelle fierté ?

Il nous faut la paix, sinon on ne peut pas parler de développement. Combien de temps allons-nous prendre pour corriger les problèmes que vont créer la fermeture des milliers d’écoles ? Et jusque-là ? Et dans ce pays, personne ne démissionne parce qu’elle est incapable de régler un problème, chacun attend qu’on vienne le pousser tomber. Nous devons avoir le sens de la morale.

Il faut que nous cultivions le sens de l’honneur, de la responsabilité. Regardez l’histoire de l’ambassadeur de France. Le 5 juin, l’ambassadeur français au Burkina, devant le sénat français, décrit une situation qui n’est pas. On ne dit rien, jusqu’à ce que le 14 juillet, on parte à une réception, le monsieur fait encore un discours où il y a des ratés. On n’apprend pas qu’une seule personne ait quitté cette soirée.

Pensez-vous que les invités burkinabè auraient pu faire un mouvement de mécontentement ?

La réaction de bons Burkinabè, de bons diplomates, aurait été de ne même pas y aller ou de quitter la cérémonie (si on avait protesté le 5 juin, il aurait modéré son discours). Mais s’il n’a pas compris, les invités qui étaient à la cérémonie du 14 juillet-là, qu’ont-ils fait ? Vous, on vous invite, on insulte votre pays et vous ne boudez pas le repas ! Où avez-vous vu cela ? Quelle est cette race de Burkinabè ? Ceux qui étaient à la cérémonie devaient faire un mouvement pour qu’on sache qu’ils ont boycotté.

Mais non, nos gens sont restés, ils ont mangé gras, ils ont bu et quand maintenant la rue a grondé, vous voulez qu’on règle par le canal diplomatique. Comment cela est-il possible ? On n’est pas dans la même République. Voilà pourquoi l’A.R.C.N (Association pour la Renaissance d’une citoyenneté nouvelle) demande de nouveaux citoyens. C’est terrible ! Quand ils ont à manger, ils peuvent rester. La République a besoin de nouveaux hommes, et même très vite, sinon d’autres vont finir par s’imposer.

Dans un pays normal, la plupart des gens qui ont participé à des gouvernements faillis, doivent être frappés d’indignité. Mais non, ce sont les mêmes qui reviennent et c’est le même système qui se perpétue. Lamizana (Aboubakar Sangoulé) l’a fait avec les partis politiques, le CNR avait son fonctionnement, mais c’est Blaise Compaoré dans son clientélisme qui a ramené tout ce désordre. On parle de liberté.

Liberté et vous mendiez pour manger ? On a démontré sous la Révolution qu’on peut s’auto-suffire. Les gens appellent aujourd’hui les Russes, alors que sous la Révolution, ils sont venus avec le riz ici et on a refusé. On a dit qu’on ne veut pas, qu’ils n’ont qu’à aller transformer cela en charrues venir nous aider, parce que nous voulons l’aide qui nous aide à nous passer de l’aide. Maintenant, on court derrière les mêmes de venir nous aider.

Ici, c’est quand même dans le cadre de la lutte contre un phénomène qui intéresse d’une manière ou d’une autre le monde entier !

Les Français qui ne veulent pas que nous restions avec les Russes doivent savoir que ce sont les Russes qui les ont libérés des Boches. C’est le général Zoukov et ses milliers de Russes qui sont venus aider à libérer la France des mains de Hitler. Quand ce sont eux les Français que la Russie aide, c’est bien, ce sont des alliés. Mais quand c’est nous, ce sont des mercenaires. Mais attendez !

Qui ne veut pas être libre ? Il faut leur rappeler que là où ils sont allés solliciter l’aide pour se libérer-là, c’est là-bas que nous aussi allons partir pour demander de l’aide. Notre « mère-patrie », la France, a sollicité la Russie pour s’en sortir, nous aussi, nous allons emboîter le même pas, c’est tout ! Notre problème aujourd’hui, c’est comme lorsque cinq aveugles se retrouvent sur un éléphant. Celui qui touche la patte va dire que c’est un arbre, celui qui touche la queue va dire que c’est un cheval, celui qui touche l’oreille dira que c’est une natte…, etc.

Dans cette situation, il faut une personne au-dessus de tout ce lot, qui a une vue d’ensemble, pour rendre compte de ce que ça ressemble. C’est cela notre problème au Burkina ; nos dirigeants n’ont pas ce regard global, ils ont des vues étriquées. Si fait qu’ils nous amènent des solutions inadaptées. C’est cela qui fait qu’à un moment donné, je pleure. Je ne vois pas d’issue ; quand tu vois des réactions souvent, tu te poses d’énormes questions.

Interview réalisée par O.H.L.
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 8 août à 17:26, par Le Duc du Yatenga Nouveau En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Mousbila avance ses raisons mais qu’il sache que généralement, le pyromane devient le sapeur pompier après avoir atteint son but. Les mains tendues dont il parle sont des mains qui sont toutes franches. Cela ne change en rien le fait que Boigny soit resté contre-révolutionnaire jusqu’à quitter le monde. Sue vouliez-vous qu’il fasse après la satisfaction d’avoir vu la fin de SANKARA ? Ce n’est pas par humanisme mais c’est le dessert de son plat de résistance. Il a bien savouré l’aide qu’il a accordée à Mme SANKARA qui aurait préféré son mari vivant. Mousbila, tu n’as pas vilipendé:tu as dit ce que tu pensais être juste. Le Duc sait comment les démons agissent pour séduire !

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  • Le 8 août à 17:28, par HUG En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Vu votre age je ne peux pas vous contredire mais j ai une remarque à faire.Vous avez dit que le pardon ne se refuse pas,cela est vrai mais pourquoi quand le pere de thomas sankara de son vivant a maintes fois appelé blaise compaoré de.venir le voir blaise compaoré n est jamais venu le voir jusqu a ce que le pere de thomas sankara meurt ?Le meilleur pardon que blaise compaoré pouvait avoir etait le pardon du pere de thomas sankara qui disait qu il avait deux fils et que l un est mort mais que l autre fils n est plus jamais venu le voir. Ceux qui ont une capacité d analyse elévé peuvent comprendre le sens de cette phrase.

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    • Le 9 août à 11:54, par Yako En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

      @HUG,on ne demande pas pardon aux morts c’est aux vivants ni le président Thomas Sankara ni sont défunt père ne sont plus de ce monde, ce sont les héritiers qui pardonne n’est-ce pas ? La repentance précoce ou la demande de pardon tardive ce ne sont là que des détails ça ne change rien dans le narratif.Moi Yako j’ai eu l’occasion de connaître l’ambassadeur Mousbila quand il était aux affaires Croyez-moi c’est un homme droit le raccourcis (bien-être matériel)ne l’a jamais intéressé sinon il aurait pu bénéficier de certaines choses après les événements de 1987 contrairement à d’autres qui aujourd’hui profitent de l’ignorance de la jeunesse de cette époque pour se recycler dans le sankarisme intransigeant pourtant ils n’ont pas toujours été ainsi !Et si l’ambassadeur Mousbila parle sous ce ton c’est parce qu’il est convaincu qu’il faut avancer dans le sens de l’apaisement conformément à notre culture d’autant plus que les Burkinabe ont du mal à comprendre ce refus de pardon venant de Mariam et l’aile maximaliste de la famille Sankara. Yako

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      • Le 9 août à 22:05, par Dedegueba Sanon En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

        Yako, dans l’ensemble ton argumentaire tient la route sauf que je récuse ton assertion qu’on ne demande pas pardon aux morts. Cela est contraire à toutes les spiritualités. Birago DIOP disait "les morts ne sont pas morts" et c’est l’Afrique qui parle ici. La demande de pardon de Blaise divise assurément les opinions. Mariam Sankara est dans son droit de ne pas pardonner c’est elle qui a été rendue veuve. Elle dit ne croire en la sincérité de Blaise parce qu’elle le connaît bien. Et qui peut lui nier cette connaissance surtout si on se souvient que Blaise était le "frère de son mari".
        Blaise est en fait victime de ses multiples fourberies lors de son règne. Lorsque tu habitues les gens à ne jamais demander pardon le jour où enfin que tu décides de demander pardon, personne ne peux te croire. En plus Blaise est l’hôte en Côte d’Ivoire d’un personnage qui a bâti sa vie sur le mensonge.

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  • Le 8 août à 17:41, par PIONG YANG En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Très édifiant. Merci pour cet apport qui m’éclaire personnellement. Je vous invite à écrire et à parler plus souvent. Franchement, je pardonne à monsieur Blaise Compaoré. Je m’aligne à vous car, celui qui marche derrière la sagesse ne trébuche pas. Merci ton Mousbila. Merci beaucoup.

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  • Le 8 août à 17:42, par PIONG YANG En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Très édifiant. Merci pour cet apport qui m’éclaire personnellement. Je vous invite à écrire et à parler plus souvent. Franchement, je pardonne à monsieur Blaise Compaoré. Je m’aligne à vous car, celui qui marche derrière la sagesse ne trébuche pas. Merci tonton Mousbila. Merci beaucoup.

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  • Le 8 août à 17:56, par Sidnooma En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Monsieur Sankara, je vous respecte beaucoup, mais je ne suis pas d’accord avec votre vision de la situation. Je suis d’accord pour la réconciliation, le pardon, mais pas cette réconciliation et ce pardon que les ex RSP veulent nous imposer dans l’unique but de faire revenir Blaise au Burkina sans que les décisions de justice ne soient appliquées. Que Blaise commence par respecter notre justice, s’y livre, demande sincèrement pardon et on pourra lui accorder le pardon.
    Jean-Baptiste Ouédraogo ne recherche pas la réconciliation entre Blaise et la famille Sankara, mais à se venger de Thomas Sankara, à qui il voue une haine viscérale, en faisant revenir son ami Blaise sans application des décisions de justice. Jean-Baptiste ne cherche pas à réconcilier, mais à se venger.
    Ils présentent ladite réconciliation entre le clan de Blaise et le reste du peuple comme la solution à la situation sécuritaire, mais sans jamais nous démontrer le lien entre le "conflit" entre les deux camps et le terrorisme qui endeuille notre peuple.
    Le père de Thomas ne voulait pas savoir ce qu’il s’était passé, mais sa femme, ses enfants et tous ceux qui avaient fondé leur espoir sur lui veulent entendre la vérité de la bouche de Blaise. A-t-il donné l’ordre de tuer Thomas ?
    Oui, des gens ont aidé Mariam Sankara et ses enfants, des gens se sont mobilisés à l’intérieur et à l’extérieur pour que justice soit rendue, mais ce ne sont pas ces personnes qui ont besoin du pardon. Le pardon tel que vous le préconisez frustrera d’ailleurs nombreux de ceux qui ont lutté pour que la justice soit rendue, car il sera un coup de pieds au fruit de leur lutte.

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  • Le 8 août à 18:11, par Etirev En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    « Faites vraiment attention » car à force de croire que vos idées représentent l’idéal que les futures générations devraient suivre, vous risquez de mettre à nu les tares, les manquements de la révolution. A force de vouloir créer des anges, vous risquez de dévoiler le diable. Le communisme semble mort aujourd’hui, et les albanais ne veulent plus entendre parler de ça dans leur pays. On démonte même les statuts de Lénine et de Staline dans certains pays où ils étaient des anges. Faisons donc beaucoup attention.
    Si et seulement si une tribune libre et honnête pouvait être construite et que l’on permette aux vrais acteurs de l’époque de s’exprimer, le pays gagnerait beaucoup. Il faudra que les révolutionnaires et les réactionnaires d’antan puissent s’expliquer pour permettre à la majorité qui n’était pas impliquée, la jeunesse de mieux comprendre et cesser de s’égarer à cause du mensonge et des agendas voilés car ils paieront le prix.

    Voyez-vous, tout n’était qu’une incompréhension. On n’insulte pas quelqu’un qui ne vous a rien fait, pas vos propres parents, ceux que vous appeliez féodaux, qui n’avaient pas des armes, pas les présidents des pays voisins qui avaient une autre vision de la politique, pas l’impérialisme internationale qui était fort et avaient les moyens de nuire. C’était sans doute des erreurs dues à la jeunesse. La révolution a été sauvée par Blaise car il permit que l’on cache la souffrance des gens, les crimes commis pendant la révolution. Blaise lui-même ayant été un acteur ne pouvait pas se dérober d’une situation qu’il a contribué à créer. Vous avez installé la haine, tuer au moins un et un seul innocent, verser le sang pour avancer vos idées. Pourtant il y avait la démocratie en Afrique. Même au pays il eut un moment de démocratie et Lamizana fut challengé par Macaire O. de manière transparente. Vous avez donc connu tout cela mais vous avez préféré utiliser la force pour prendre le pouvoir. Votre slogan « la patrie ou la mort » signifie réellement le pouvoir ou la mort.
    Ni les féodaux, ni l’impérialisme n’est responsable de la fin de le révolution. C’est la révolution elle-même qui a assuré sa triste fin. Blaise a continué dans le mauvais chemin et a fait pire. Sans doute hanté par le diable car le pouvoir est diabolique. Il a tué plus de fils de pays que n’importe quelle personne avant son temps. Tout cela pour finir comme un misérable et clore peut-être l’époque des révolutionnaires. Non il y aura toujours de gens qui défendront vos bêtises. Que cela soit permis tant que la discussion sera honnête et surtout pas sous la menace des kalashnikovs.
    Je suis convaincu que seul un courant indépendant, impartial qui serait prêt a tout revoir permettrait de vous réconcilier, vous les acteurs d’hier.
    Le pays ne se limitera pas à votre génération et il y a beaucoup d’intelligence pour inventer des solutions nouvelles pour résoudre les défis de notre temps. Notre pays a besoin d’une culture démocratique pas la prise du pouvoir par les armes, par la violence.

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  • Le 8 août à 18:14, par TANGA En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Excellence Monsieur SANKARA, ne dites pas attention ; Vous avez tout simplement utiliser le vieux hibou au regard gluant.
    C’est comme cela. Par exemple, Miterand ne portait pas tellement Thomas et le Burkina dans son coeur mais Thomas a su l’utiliser pour la construction du grand marché et du boulevard Charles d’école.
    Alors arrêtez ça tout de suite svp.
    Vous acceptez le pardon, c’est votre droit et c’est normal.
    Comme vous le dites xha un est différent de l’autre.
    On est membre d’une société, d’un groupe religieux, d’un groupe ethnique etc. Dans chaque groupe il y a des procédure pour chaque chose.

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  • Le 8 août à 19:05, par Sacksida En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Si Mousbila veut faire allusion a Michel Kafando President de la Transition de 2014/2015 concernant le Dossier de Thomas Sankara et ses collaborateurs assassines le 15 octobre 1987, et que le President Michel Kafando et son 1er Ministre Yacouba Isaac Zida ; il faut souligner que Thomas Sankara et Michel Kafando ont travaille ensemble sous le CSP1..De meme c’est Thomas Sankara et ses camarades qui ont protege Jean Baptiste Ouedraogo dans la nuit du 4 Aout 1983, quand son domicile etait sous les feux des Commandos venus de Po. Michel Kafando n’a fait que donne l’ordre de poursuite du Dossier Thomas Sankara qui etait dans le processus Judiciaire. Consernant Blaise compaore et ses accolytes criminels, il doivent se mettre a la disposition de la Justice du Burkina Faso et ensuite dans le processus de Reconciliation, il pourrait y savoir des evolutions car le Pardon et la Reconciliation nationale ne se decrete pas. Dans le fond Blaise compaore n’est nullement quelqu’un de la Reconciliation et du Pardon car si il etait ce genre d’hommes le 15 octobre 1987 et le 18 septembre 1989 dates d’assassinats de ses anciens compagnons militaires. Par consequent, il faudrait s’organiser pour laisser les choses se faire avec le temps en impliquant les familles consernees..Que Dieu Sublime aide notre Peuple Burkinabe qui est integre. Salut

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  • Le 8 août à 19:11, par Papa En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    J’ai posté.un message sur le site de lefasonet où je disais que je suis un farouche opposant à Blaise Compaoré mais, on devrait accepter son pardon mais malheureusement il s’est trouvé un bouffon extrémiste du nom de SOME qui m’a attaqué avec des mots blessants , Dans ce pays il y a des gens qui se prennent pour le centre du monde alors qu’ils n’ont même pas la valeur d’un âne tel que ce nommé SOMÉ ,

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  • Le 8 août à 19:28, par Mafoi En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Comme disait quelqu’un,"la vieillesse est un naufrage" et vous faites partie de ces naufragés de l’âge.En effet à part la fin de votre interview où vous aviez retrouvé un semblant de lucidité,pour le reste,c’est la catastrophe totale et dommage que je n’ai pas le temps pour vous déconstruire point par point N’empêche,parlons de votre pardon accordé à ce froid assassin bilaise kouassi né compaore qui est votre droit mais pourquoi vous cherchez à "forcer" les autres membres de la famille de vous suivre dans votre "bêtise" ?En tout cas "Thomas Sankara" étant un patrimoine national et international,je dis non à ce simulacre de pardon de ce criminel car même présenté en bonne et due forme,je ne lui accorderai jamais mon pardon

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  • Le 8 août à 19:59, par Jaz En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    La lecture de cet article m’a rendu triste, amer et complétement désarmé. On sent bien qu’il y a des non-dits dans la famille. Difficile dans ces conditions de se prononcer. Pour une fois je ne sais pas quoi penser.

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  • Le 8 août à 21:13, par Dedegueba Sanon En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Position compréhensible. À quelques nuances près je dirais qu’il ressemble à feu Sambo Sankara dit Joseph le père de Thomas Sankara, qui avait la même sagesse. Personnellement moi j’ai aussi pardonné ou suis prêt à pardonner à Blaise. Mais le problème c’est qu’on confond moral et justice. C’est comme Damiba qui fait un coup d’état et qui légalise sa forfaiture par le conseil constitutionnel. Un mélange de genres qui passe mal. Blaise aurait pu assumer et faire face à la justice, et devant elle demander le pardon. Mais là c’est Blaise "l’ivoirien" qui demande pardon et non Blaise le "burkinabè" qui demande pardon c’est en cela que j’ai dit que le peul avait mal manœuvré mais c’était un peu mieux que la rencontre humiliante des ex chefs d’états avec Damiba.

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  • Le 8 août à 21:33, par Le patriote "Le vrai" En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Ouiiiié !!! Bayééé !!! Je pleure des larmes, je pleure des larmes, je verse des larmes en parcourant cet interview. jamais de ma vie, je n’ai entendu une personne aussi véridique que ce Monsieur de Mousbila avec sa mémoire d’anthologie. Que Dieu vous garde jusqu’à l’éternité Monsieur Mousbila. Vite que la justice se mette en branle avec des huissiers, des notaires et autres auxiliaires de justice pour mémoriser les paroles du vieux et que tout ce qu’il dit ne soit perdu. Mousbila, wen na toog yonré. Il est nécessaire que le peuple burkinabé se réveille pour se rattraper et protester en masse contre ce diplomate effronté et que la journée de protestation du 12 août 2022 de Mme Yély Kam, soit un succès total. Mais par rapport au propos de monsieur Mousbila selon lequel le MPSR a donné son accord pour poursuivre le procès, Mousbila devra savoir que le MPSR venait d’usurper le pouvoir et n’était pas si fort pour s’imposer au peuple burkinabé et s’opposer au procès. Et pour ne pas blesser la population, ces réactionnaires étaient obligés de laisser continuer le procès pour se sauver la face.

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  • Le 8 août à 23:11, par Moussbill En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Merci Tonton MOUSBILA. Enfin votre témoignage me donne un grand éclairage sur le Procès Thomas SANKARA et ses 12 compagnons d’infortune. En effet, lors de ce procès, donc bien avant la fameuse demande désinvolte de pardon de Blaise, AUCUN des GRANDS TEMOINS des FAITS DU MOMENT (Ernest NONGMA, Boukari le LION , Vous même, et bien d’AUTRES.) n’ a été d’un apport quelconque pour l’éclairage du Tribunal, et très logiquement le procès aurait abouti à un NON LIEU FAUTE DE PREUVE, n’eût été les témoignages accusateurs de soldats transformés en assassins et abandonnés par la suite, qui voulaient se décharger au moins la conscience. Et comme vous le dites si bien, il y a DIEU dans cette affaire et de ratés en ratés dont le coup d’Etat, le procès a abouti au verdict déstabilisateur de la Galaxie COMPAORE que nous connaissons tous : La PERPETUITE.
    Le verdict aurait été le non lieu espéré que la Demande de pardon n’aurait jamais été faite et Blaise serait revenu réintégré triomphalement sa résidence de Ziniaré dont Zéphirin nous a informé de la réfection bien avant le procès.
    Chers Tontons, compagnons restés fidèles à SANKARA, nous savons que les choses ne sont pas faciles pour vous dans cette société où coutumiers et religieux fortement subventionnés vous travaillent aux corps et à l’esprit pour sauver leur BIENFAITEURS à vie. Alors acceptez le PARDON pour avoir personnellement la paix de ce côté, et laissez le reste à DIEU car comme vous l’avez dit, il est dans cette affaire.

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  • Le 8 août à 23:28, par Dav En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Je regarde mon père et je pense à la douleur de ceux qui ont perdu le leurs de suite de vieillesse ou de maladies.
    Pour les pères assassiné je ne penses rien , je ne puis ressentir cette douleur. Courage aux familles des victimes, le pardon vient du cœur pas de la bouche...
    Et mousbila à pardonner.....

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  • Le 9 août à 01:28, par Yaa sida En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Les grand hommes surpassent toujours les autres en accomplissant des actes utopiques. Respect à ce vieux pour sa francise dans l’interview. Le pardon est individuel, et il demande aux autres de surpasser monsieur tout le monde afin d’aller de l’avant. Longue vie à ce monsieur

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  • Le 9 août à 02:03, par KONATE En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Mon vieux tu sautes du coq à l’ane. Le coq c’est ta morale enchantée. L’ane c’est ton apport à la révolution. Des deux nous avons rien à faire. Parlez en en famille.
    Le père de Sankara n’est pas thomas pas plus qu’il n’est Auguste. Fils de la révolution je respecte la position de Mariam.

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  • Le 9 août à 04:00, par Anbga En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Avec tous les respects a Mr Sankara et surtout tous les homages pour le sacrifices rendus a la Nation. Dieu vous benisse et vous recompense tant pour Vos efforts que pour votres souffrances. Nous sommes si petit pour commenter. Toutefois, ayant pris le soins de bien like tout y compris les commentaries, je me reserve le droit de Donner brievement mon avis. Attention, mon claviez est anglais et je ne vais pas Perdre beaucoup de Temps.

    Firstly, apres le 15 Octobre 1987. Chaque 15 October etait une journee de grande tristesse. Mais quand on.partait a la messe pour Thomas, il n’y avait que 10 ou 15 personnes. Jusqu’a l’assassinat du pretre qui celebrait la messe pour Thomas chaque 15 October, il n’y a jamais EU plus 30 personnes de 1987 a 2000. Pourquoi ? Dieu seul sait !

    Pourtant Thomas S’etaitt battu pour construire les 1200 logements. Rien que les habitants de cette cite pouvaient remplir l’Eglise pour sa messe

    Deuxiement, Thomas disait, Si Blaise me veut du Mal ne faite rien. Alors il le Pardonne pour tout ce qu’il voudra.
    Est-ce a cause de cela nous Devons le pardonner ?

    Troisiement, C’est Blaise qui a installer la justice pendant 30 ans ou plus. Il etait meme ministre de la justice sous la revolution. Pourquoi a-t-il refused de venir repondre a sa propre justice ? Il pouvait venir librement demander pardon au tribunal.

    Mandela avait l’habitude de dire et de se demander Pourquoi a-t-il defendu autant de dossiers alors sa Mere souffrait au village ?
    Mandela n’appartenait pas a sa famille, a son Groupe, etc. C’est pareille pour Thomas.

    Finalement, Thomas appartient a la famille, a ses enfants, a chaque burkinabe, a l’Afrique et au Monde. Blaise a commis des erreurs et continue de les comettre. Envoyer son enfant sur une dossier aussi grave expose son enfant que personne ne connaissait.
    Vouloir manipuler, contourner ou dejouer la justice n’est que de la mesquinerie.

    Le dossier Thomas SANKARA sera avec ou sans tous ceux que vous aviez citer. Parce que Thomas a defendu une cause juste : Lutter contre la misery et rendre la gloire de Dieu sur Terre !

    Le pardon demander par Blaise est de la manipulation. Dieu lui reservera sa reponse encore tot ou tart. Il n’est toujours pas conscient. Le Dossier Thomas SANKARA evoluera par des Hommes mechants ou bons pour rentre grace Dieu pour que la mission de l’homme sur Terre ne soit pas vaine. Blaise ou tout autre personne ne pourra falsified ce chemin.

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  • Le 9 août à 06:10, par Vérité Indiscutable En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Je n’aime pas tous ceux qui se mettent au-dessus de nos us et coutumes. Quelle que soit leur sagesse et leurs expériences.
    Il est très facile de dire : chez nous en Afrique on ne refuse jamais le pardon, jamais.
    Mais chez nous en Afrique il y a des voies et moyens pour demander le pardon. C’est très simple. Ni Blaise, ni Mousbila ne sont au-dessus de la tradition.
    Personne n’a refusé sa demande de pardon. Il faut qu’il suive les étapes prévues à cet effet. Cela s’appelle tout simplement "humilité."
    Un bout de papier lapidaire ne lui obtiendra pas le pardon. Je suis désolé.

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  • Le 9 août à 06:30, par Sacksida En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    En outre, personnes n’est contre la Reconciliation ou le Pardon mais le college des Sages a indique une procedure qui est inattaquable : Verite Justice et Reconciliation. Blaise compaore et ses accolytes criminels ont ete condamnes a vie et il faut executer la decision Judiciaire pour que in fini la Reconciliation puisse intervenir. Mousbila a son point de vue qui n’engage que lui mais ce n’est pas l’opinion de la majorite des Familles des Victimes et des Burkinabe. Je cite Blaise compaore qui disait concernant des crimes de Sang de son regime criminel, ou il disait qu’il n’avait pas d’etat d’ame car ceux qui ont ete liquides ou assassines le meritait :
    Thomas Sankara et ses collaborateurs le 15 octobre 1987
    Daniel Kere et ses camarades a Koudougou le 27 octobre 1987,
    Michel Kouama le 15 octobre 1987,
    Guy Sayogo et son epouse a Bobo Dioulasso et 11 Militaires executes
    Boukary Jean Baptiste Lingani
    Henry Zongo,
    Norbert Zongo et ses collaborateurs,
    Guillaume Sessouma
    Oumarou Clement Ouedraogo et plus de 100 autres personnes assassines. Donc, si nous considerons tous ces crimes, l’on peut affirmer que Mousbila Sankara a une memoire en " Naufrage" effectivement car Blaise compaore doit subir ce que lui il a fait subir aux enfants, peres et maris des autres. En tout etat de cause, la seule issue existente est l’application des decisions judiciaires renforcees. Ne parlons meme pas du Terrorisme et du grand Banditisme desastreux que Blaise compaore a introduit au Burkina Faso par sa politique politicienne neocoloniale et de l’imperialisme internationale qui sevit contre notre Peuple Burkinabe. Salut

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  • Le 9 août à 07:02, par Paul En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Triste interview. Je voudrais juste rappeler que Blaise a été ministre de la justice lorsqu’il était au CNR. Il avait toute l’attitude d’aller répondre à la demande du père de Sankara de son vivant sur les évènements du 15 octobre. Il ne l’a pas fait ni après lorsqu’il était au pouvoir jusqu’à sa chute en 2014. Le pardon de Blaise n’est pas sincère. Il aurait dû faire l’effort de venir au procès s’expliquer. C’est révélateur de la personnalité de Blaise ! Au stade où le Burkina est embourbé, il faudra avoir le courage de s’assumer par le tryptique : vérité, justice, pardon et réconciliation. On ne va pas recommencer cette messe ridicule du 31 mars 2001 où on s’est pardonné sans connaitre la vérité. Osez dire que la réconciliation va résoudre nos problèmes est un leurre ! Si plus de la moitié du territoire est occupée, il y a une raison majeure : la mal gouvernance ! Si aujourd’hui, des jeunes burkinabè s’enrôlent chez les terroristes, il y a des raisons profondes. Qu’avons nous fait pour les éduquer et leur proposer un avenir digne : travail décent, etc.

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  • Le 9 août à 07:49, par Zallé Saïdou En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Le pardon n’a pas été refusé mais la manière et l’ensemble des comportements qui entourent ce pardon. Pourquoi la lettre ne vous a remis pour demander le pardon et c’est à la présidence. c’était la famille et autres qui devraient nous apporter le message de pardon et non la présidence. En dehors la partie pardon je vois que vous êtes un révolutionnaire et cela me plaît beaucoup surtout la partie qui dit que nous n’avons pas de dirigeants qui ont une vision globale de la situation du Burkina. J’ai même écrit sur ma page qu’il faut urgemment un président à la tête du Burkina.

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  • Le 9 août à 09:16, par burkinbila En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Bonjour... Tonton Mousbila accepte le pardon de Blaise ; C’est une très bonne chose que de pardonner ou/et de demander pardon...
    Mais Tonton Mousbila dit qu’il attend Blaise pour régler d’autres conflits dont l’affaire des 80 millions...Il accuse Blaise d’avoir semer le desordre...J’ai l’impression que Tonton Mousbila, accepte le pardon de Blaise pour l’assassina de Sankara , mais ne lui pardonne pas (encore) certaines choses comme le fait qu’on ait accusé Sankara de détourner de l’argent...Bizarre !

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  • Le 9 août à 09:27, par caca En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Il m’est toujours difficile de lire l’oncle de Thomas Sankara et lui comprendre. Tellement qu’il parle avec subtilité dans ce dossier brûlant du Faso. Il avance plusieurs hypothèses dans la mort tragique de son neveu où plusieurs personnalités militaires et civils sont impliqués que la personne seule de Blaise Compaoré ainsi que le commando exécutant et le gal Diendéré.
    Il se voit lui-même responsable bien qu’il ait subi des préjudices importants. Par ailleurs, il accuse la justice burkinabé qui n’a pas fait son temps depuis l’horreur.
    Ma compréhension dans l’entretien, il veut convaincre sa famille à accepter la réparation et le destin profitable de cet assassinat. Je crois à sa sagesse qui peut aider madame Sankara et les enfants à faire le deuil et se tourner faire l’avenir. Il le dit de manière explicite que Dame Sankara ne serait pas la seule veuve de cet machin révolution à la burkinabé même si le charisme de Thomas Sankara est reconnu sur le plan national et international.
    Il est sûr que Blaise Compaoré est une pièce maitresse dans la vérité de l’homme qui est mort ce 15 octobre 1987, mais cela ne veut pas dire forcement le donneur de l’ordre. Car la révolution avait plusieurs catégories d’ennemis et infiltration dans le pouvoir et cherchant à profiter des retomber égotistes comme c’est toujours le cas aujourd’hui.
    Il faut que le dossier Sankara Thomas puisse se cloturer et laisser la place à l’histoire pour une meilleure gloire de l’homme.

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  • Le 9 août à 09:48, par Neetoogo En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Il faudra se rappeler qu’avant le 4 août 83, Blaise était capitaine, chef de corps, il n’était pas président du Faso, il ne pouvait pas disposer de tout ce qu’il y avait dans les casernes pour l’organisation du coup d’Etat. Moi, et d’autres personnes, chacun a contribué à sa manière. Quand il a abattu son ami et frère, on n’a plus tenu compte de nous.
    Si possible quelqu’un pourrait m’aider à comprendre davantage ce passage ?

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  • Le 9 août à 10:18, par Leduc En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Vous aviez pourtant adopté la meilleure posture, celle de reconnaître les mérites de la révolution et des révolutionnaires de 1983. Cela était meilleur, pas parce qu il n y’a pas eu des faits négatifs, mais parce que les succès et l orientation de cette révolution surplantaient ces tares de sorte qu’il paraît bon de la magnifier pour la hisser au rang des modèles plutôt que de la vilipender pour la faire rejeter. Vous faites donc sans doute fausse route actuellement.

    S agissant de Thomas SANKARA (que son âme repose en paix), les gens ne défendent pas son mémoire pour vous faire plaisir ou faire plaisir aux autres membres de sa famille qui, jusque-là, ne sont pas comme lui et n ont pas fait ce qu’il a fait pour le Burkina. Ils le font pour ses idées et sa droiture et, partant, pour le pays tout entier. Alors, si vous continuer à vous fonder sur les épiphénomènes pour salir la révolution et son père, vous serez vu comme une personne qui est contre notre pays qui cherche actuellement la meilleure voie pour son développement.

    Enfin, si votre fort intérieur vous appelle à changer d analyse actuellement, il convient pour vous de vous taire maintenant car vous détruirez certainement toutes les bonnes choses et tout le bien qu on vous attribue jusque-là. Or, que gagnez vous, quel héritage vous laisserez à votre descendance si, à votre âge, vous détruisez ce que vous avez passer toute votre vie à construire ? Le préserver n est certainement pas une obligation, mais c est tout de même un honneur pour vous et vos héritiers. Alors reposez vous maintenant si vous avez envie de changer d opinion sur la révolution, les révolutionnaires et les fossoyeurs de cette révolution qui, jusque-là, constitue le meilleur régime de la Haute Volta devenue Burkina Faso.

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  • Le 9 août à 10:28, par Stalinsky En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Grand frère, je comprends l’amertume qui vous habite et vous êtes tombés dans la méta-physique. A chaque fois quand on parle de Thomas SANKARA j’ai envie de pleurer parce que je suis proche de la famille. Le papa de Thomas et mon défunt père étaient des vrais amis e nous étions tous à Gaoua ensemble avant de nous retrouver encore à Ouaga. Notre société est une société de lutte de classes et de rapports de force. Ce sont des lois que l’on ne peut abolir car régissantes les contradictions de notre époque. L’attitude de Houphouët et d’autres Français relèvent de cynisme et de la volonté de faire bonne figure face à l’indignation provoquée par la mort de Thomas. A la mort de Thomas, Mariame et ses enfants ont d’abord été recueillis à l’ambassade du Ghana et par la famille de Eugène DONDASSE qui était son ministre de l’Economie et des finances avant de quitter le Burkina. Merçi néanmoins d’avoir aidé Mariame et ses enfants. Mais il faut dire dans l’orientation antiimpérialiste choisie il y a des principes sur lesquels on ne badine pas à savoir que les contre révolutionnaires démasqués doivent être neutralisés. Ce que n’a pas fait Thomas car SIGUE Vincent qui en fait est le héros du 4 Août 1983 car c’est lui qui a mené l’opération militaire, sauvé Jean Baptiste OUEDROGO que Hyacinthe , l’homme de main de Blaise voulait tuer et instaurer la Zone de Haute Sécurité autour de la Présidence. Il avait demandé l’ordre à maints reprises de neutraliser Blaise. Thomas a refusé et a été tué pour la vulgarisation des concepts Marxistes et pour son rapprochement à l"URSS pour la construction du Barrage hydro-électrique de Noumbiel qui nous aurait affranchit du port d’Abidjan. C’est le sort que Roch allait subir pour son rapprochement à la Russie (achat de munitions, d’helicopters, envoie de militaires en formation, lecture du message au nom des chefs d’Etats Africains lors du Forum Russie- Afrique en 2019 devant Poutine, rapprochement des hommes d’affaires Russes aux hommes d’affaires Africains, nomination de Zerbo comme Premier Ministre qui connait Poutine etc...)
    Compte tenu des circonstances du 15 Octobre 1987, Blaise doit se présenter à la justice, purger sa peine et demander pardon devant les fétiches du pays Lobi car Thomas est un enfant de GAOUA et le sang versé doit être lavé devant les fétiches. En attendant je demanderais à Blaise et à Chantal de ne pas impliquer leur fille dans cette affaire.
    Grand frère si vous avez déjà pardonné, c’est votre affaire. Nous ,nous ne pardonnons pas sans justice.

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  • Le 9 août à 10:41, par Lejusticier En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Monsieur Sankara, vous êtes un acteur de ces événements, vous êtes un diplomate chevronné, un autre pays vous aurait mieux employé. Merci pour cet éclairage.Longévité, bonheur, Prospérité à vous Papa

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  • Le 9 août à 10:50, par Wendmi En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Mons souhait dans tout cela est que ce passé soit bien documenté afin qu’il serve de leçon pour le futur. Si toutefois, nous refusons d’apprendre de nos erreurs et réussites passées, nous seront toujours dans un éternel recommencement.

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  • Le 9 août à 11:00, par Ka En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    ’’’’’’’Quand je l’ai appris, je me suis arrêté à Abidjan (il rentrait de Tripoli, d’où il était ambassadeur : ndlr). Je me suis rendu chez Félix Houphouët-Boigny, dont je savais les relations avec Blaise Compaoré, pour voir s’il avait la possibilité de faire en sorte que Mariam (Sankara) puisse quitter cette situation difficile, alors que c’était nous qui animions les rencontres et lancions les slogans, dans lesquels ce vieux-là était vilipendé.’’’’’’’’’’’’’’

    Comme je dis très souvent dans ce forum ‘’’’’ma vérité rougit les yeux mais ne les casse pas.’’’’’’ Je ne jamais cautionné les sorties Mr. Mousbila : Comme ici, sachant que c’est Blaise Compaoré qui a tué Thomas Sankara, sachant que le vieux Houphouët est mêlé, puisqu’il est diplomate et rien n’échappe aux diplomates, pourquoi s’arrêter à Abidjan et chercher à négocier avec ceux qui ont tué Thomas Sankara pour que sa femme se jette dans la gueule du loup ? La preuve est que de nos jours, l’assassin demande pardon pour son crime que Mariam Sankara doute de ce pardon.

    Ce qui ne regarde que Ka, Mousbila en tant qu’oncle de Thomas, il est libre de ce qu’il pense, mais connaissant la famille Sankara et Thomas, je me range du côté de Mariam et autres qui doutent de la sincérité de la demande de ce pardon comme les larmes de crocodile de la même personne a l’stade du Aout en 2001.

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  • Le 9 août à 11:10, par Naso En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Nous pardonnons mais cela ne signifie pas grande chose. Le pardon des familles directement affectées par les tueries pendant le magistère de Blaise est le seul valable pour qu’il y ait une vraie reconciliation. Il y a une autre manière de demander pardon à ces familles. Une fois que ces dernières accordent à Blaise le pardon tant convoité, alors nul ne pourra dire que nous ne pardonnons pas.
    Demandez à Blaise d’adopter une autre démarche vers les familles des victimes pour obtenir un pardon mérité. Sinon c’est peine perdu

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  • Le 9 août à 11:24, par sidwaya En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Les amis de Blaise et le pouvoir qui ont entrepris cette idée de pardon ont manqué de bon sens. Sinon, l’idée en elle même est très bonne. Le pardon est un bien qui ne se refuse pas en tant normal comme il l’a dit. Ici, c’est la forme qui est refusé et non le pardon. Blaise a eu l’occasion d’être devant le micro quand il est venu au Burkina. Devant ce micro, il devrait dire ce qu’il a dit dans la lettre , en direct, au peuple burkinabé. Il ne l’a pas fait. Quelques jour après, il écrit une lettre pour demander pardon. Logiquement les gens se demande si c’est vraiment lui qui a écrit cette lettre ? doute ! C’est la première fois que je vois, dans un cas pareil, un pardon par courrier qu’on lit à la télévisions. Inadmissible ! La réconciliations entre familles se conduit par des membres respectés des familles respectives, aidés par des personnes ressources. Ici la forme a gâté le fond. Il faut reprendre tout le processus avec la forme et la marnière les plus conformes à nos us et coutumes. Mousbila a aussi fauté. Ce n’est pas à travers une presse qu’il devrait demander à Mme Sankara et à ses fils d’accepter le pardon. Cela devrait être des échanges en famille. Une autre personne, un burkinabé lambda, peut suggérer cela à la famille Sankara mais pas lui, oncle direct de Thomas.

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  • Le 9 août à 12:31, par tapsoaba_yassiki En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    chez Félix Houphouët-Boigny, dont je savais les relations avec Blaise Compaoré, pour voir s’il avait la possibilité de faire en sorte que Mariam (Sankara) puisse quitter cette situation difficile, alors que c’était nous qui animions les rencontres et lancions les slogans, dans lesquels ce vieux-là était vilipendé. J’ai dû faire fi de tout cela, faire violence sur moi-même Mousbila, je regrette que tu n’ai pas compris en rien dans la position de Fofoé. Mais en aidant SANKARA, c’est une victoire total pour eux (ail international qui conditionné et armé blaise pour ce forfait). puisque en sibylline il te dit que lui fofoé n’est pas mécontent du sort qui arrivé AU PF, Le VRAI.

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  • Le 9 août à 17:05, par Lejuré En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    "Que les enfants comprennent que ce n’était pas possible pour leur papa de vivre plus longtemps que ça"

    Ce monsieur semble voir plus clair que nous dans cette affaire.

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  • Le 9 août à 19:06, par @Stalinsky En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Merci, grande soeur de l’ autre cote ! J’ ai reconnu ton style.gagaga !!!Vous etes une femme digne, la vraie fille de Tonton Y. Vous etes toujours restee vous- meme. Mais vous etes rentree au pays et vous ne preniez plus mes appels et vous ne repondiez plus a mes messages. Je suis fache. Venez me demander pardon. Pas comme le pardon moqueur et superficiel de Blaise Compaore, un enfant du pays qui a fait pleurer tant de familles et qui jette a la volee comme un mauvais semeur un pardon qui se veut tres tres generique. C’ est comme ca on demande pardon ? Il se croit ou, lui ?
    Temps que le MPSR ne va pas faire les choses dans les regles de l’ art, il continuera de foncer tout droit dans le mur. Venu pour retablirt la securite, on continuer d’ enterrer nos freres et soeurs. Pendant que les terroristes alimentes par la galaxie Compaore et la france continuent de nous tuer, le MPSR augmente ses salaires et joue a sa mauvaise musique de la reconciliation comme si cette pseudo- reconciliation etait une priorite ni meme justifiee.

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  • Le 9 août à 22:20, par SOME En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Il curieux que ce soit m’oublia sankara qui s’évertue à parler toujours dans cette affaire sankara. Il n’est pas le seul membre ace que je sache !
    SOME

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  • Le 10 août à 01:20, par Dibi En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    On a coutume de dire que la vieillesse est un naufrage ! L’idée se vérifie concrètement ici ; et Mr Mousbila qui a des moments de lucidité personnelle devra par modestie avoir la parole rare et ciblée dans les médias dont l’intérêt est de faire du buzz par abus de tout ce qui fait leur fond de commerce médiatique ; bref, à un certain âge et à un certain niveau, il faut éviter que les médias viennent vous chercher dans les caniveaux qu’ils adorent ; car ce sont rarement des organes au service de la vérité et de la révolution.
    Dans cette affaire, le mélange des genres, entre affaires familiales et affaires d’Etat est plus que problématique. Les assertions et les jugements moraux, n’ont rien à voir avec la politique et encore moins la Révolution. La RDP que Blaise Compaoré a décapité de façon criminelle et de toutes les brutalités que la sauvagerie humaine hors norme peut imaginer : corps défigurés, mis en terre sans considération rituelle, ni précautions d’identification symbolique, mensonge autopsique médico-légal, interdiction étatique de tout rite de deuil aux familles restées emmurées dans leur douleur jusqu’ici, tout comme l’Etat et la nation burkinabè niée et dessaisie d’un moment fondateur clé de son histoire par la contre-révolution la plus conservatrice et néocoloniale ethno-prébendière, mafieuse et corrompue de son histoire.
    Dans cette affaire, Blaise Kouacou Compaoré et d’autres, ont agi en tant que forces et maillon systémique de la domination, de l’oppression, et de la prédation structurelle au service de l’impérialisme français et du néocolonialisme compradore local et ouest-africain ; et dans ce système, des éléments comme Houphouët Boigny en Côte d’Ivoire, et ceux de la deuxième Droite dite socialiste en France, ont été actifs dans le processus de décapitation de la RDP au profit de la politique crimino-patrimonial de Kouacou Compaoré et tout le clan ethnocentré féodo-obscurantiste médiocre burkinabè qui l’a servi pendant presque trois décennies.
    Et que ces gens se révèlent à un moment donné, capables de sensibilité humaine, et d’aide à des faibles – les familles des disparus, les opposants arrêtés, jetés en prisons et bâillonnés, - n’enlève rien à l’identification et à la caractérisation systémique de ces personnes comme forces et éléments réactionnaires de toutes les puanteurs impérialistes et néocolonialistes. Et même si, à un moment, ils ont aidé, la veuve, les veuves et les orphelins de la RDP que nous sommes tous devenus, nous ne devons rien à Houphouët, ni à Edgard Pisani comme crédit.
    Dans la réaction, des éléments sont capables de moments de lucidité ; tout comme dans la Révolution, des éléments sont capables de moments d’erreurs d’appréciation. Mais rien ne fait d’Houphouët ou de E. Pisani un ami de la RDP ou de la Révolution africaine.
    C’est Lénine qui le dit : On fait la Révolution avec des éléments et des organisations d’avant-garde ; mais aussi avec du vieux matériel humain, alourdi de toutes ses tares et faiblesses idéologiques à travailler ; et mêmes avec des lots importants d’opportunistes à débusquer, à rééduquer au mieux, ou au pire à combattre !
    A ce niveau, Mousbila , malgré tout le respect qu’on lui doit, malgré sa prétention à se penser exceptionnel au-dessus du lot, n’est pas et n’a pas été sans tares et faiblesses idéologiques. Ce qui n’a pas forcément aidé au renforcement de la RDP que des brutaux ont criminellement décapitée ; pour aujourd’hui, presque quarante après, demander faussement et hypocritement pardon.
    Mais à qui ? Aux familles ? Au peuple Burkinabè ? Quand, ce dernier au moyen de ses institutions judiciaires a jugé le ou les crimes ; pour les familles, pour tout notre peuple, et pour l’histoire !
    Ce jugement et le verdict auxquels Blaise Kouacou Compaoré, refuse de s’y soumettre, tout comme ses thuriféraires du compradorat local refusent, par déni de nos institutions et de la nation, qu’il s’y conforme ; et Mousbila surprend à enjamber l’histoire et la Nation pour se noyer dans des considérations de pardons ethno-culturels moraux, étroits et personnels ; face à des enjeux politiques de dimensions nationales, régionales et internationales contre l’impunité, les brutalités et les crimes d’Etat, du point de vue de notre peuple.
    Perdre de vue tous ces aspects fait dire que la vieillesse est un naufrage !
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

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  • Le 10 août à 13:38, par jan jan En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    C’est eux qui ont qui ont déclaré la guerre, qu’ils la fasse, vraiment c’est leur problème. Moi à travers ma famille, j’ai subit tous ces croquants qui voulaient manger du "bourgeois" , pourquoi ? Parce que leur origine était simplement modeste et pourtant ils ont bénéficié de tous les avantages du système scolaire que l’état voltaïque mettait à la disposition de tous les enfants quelque soit leurs origines sociales, ils sont devenus "quelqu’un", mais cela n’a pas n’a pas apaiser leurs soif de vengeance contre qui ? Contre ceux qui durant leur enfance et leur jeunesse étaient dans de meilleures conditions qu’eux, voilà pourquoi cette révolution et sa suite a été un fiasco total.

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  • Le 10 août à 19:00, par Ka En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ mon ami SOME : Je vois par les ont dits qu’on n’a proposé a Mariam de le soutenir avec ses enfants après le 15 Octobre 1987 ! Foutaise ! Blaise Compaoré a ordonné qu’on le renvoi de son travail, elle voulait déménager, les gendarmes ont frappé à 3 h du matin à sa porte pour une perquisition de sa maison sans mandat, sous prétexte qu’elle avait des faux papiers pour fuir avec ses enfants.

    Quelques jours après, Pascal le frère de Thomas qui l’aidait tant qu’il peut par ce que tous ses amis l’ont abandonnés a causes des surveillances des acolytes de Blaise Compaoré, Pascal a été arrêté sur son lieu de travail à l’imprimerie nationale. On lui a torturé, et la nuit on le sort de sa cellule, on lui attache les mains, on lui bande les yeux et l’embarque dans une voiture le tabasse. Destination la mort. A quelques kilomètres la voiture s’arrête, le chef des opérations lui annonce qu’on va l’exécuté, les fusils claquent, mais Pascal n’est pas mort que de peur, on n’a tiré de de côté pour l’effrayer, on continu de le tabasser. Mariam refuse les miettes de Blaise Compaoré en souffrant avec ses enfants. Même madame sassou du Congo l’a offerte l’hospitalité, elle a refusé en fondant son espoir sur la formation MTP, et l’internationale sankariste.

    Et ça me fait rire quand je lis ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’dans tous ces pays, elle était attendue et même qu’on avait prévu des places pour ses enfants à l’école françaises. hum !’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ Qui est une littérature bon marché en vue de tromper l’opinion sincère en dénaturant les faits.

    Si Mariam Sankara se retrouve en France pays de la mixité et de la tolérance, c’est que son mari Thomas Sankara par ses actions et de ce qu’il voulait que le monde soit, était devenu un citoyen du monde. On allait à Ouagadougou quand Thomas était PF, comme certains d’autres temps allaient à Katmandou, Daniel Cohn-Bendit dit Dany le rouge cauchemar de De gaule de mai 68 fit le pèlerinage à Ouagadougou pour rencontrer Thomas Sankara : Olof Palme, Danielle Mitterrand, Harlem Désir, Jean Ziegler, comme tant d’autres : Les survivants du Black Power, les néo babas cool, les indépendantistes antillais et calédoniens, on les recevait avec honneur. Et si je parle de la main tendue de madame Danielle Mitterrand, c’est que je sais de quoi je parle.

    Revenons au pardon : Le pardon entre être humain existe depuis la nuit des temps. Et je me demande si Mousbila sait jouer la diplomatie, ou connait les continuités de nos coutumes ? Si Blaise Compaoré voulait sincèrement demandé pardon à la Famille Sankara, a son arrivé dans la capitale c’est de tout faire pour rencontrer ce qui reste comme famille Sankar accompagner de sa propre famille, surtout que Mousbila soit présent et faire sa démarche de pardon comme c’est dans nos coutumes.
    La famille Sankara sera la porte-parole auprès de Mariam et ses enfants, et j’en suis sure que le pardon sera accepter même par le peuple.

    Mousbila n’a pas connu la souffrance de Mariam, et lu des interviews de Blaise Compaoré a ne citer que celui du Jeune Afrique No 1449 du 14 Octobre 1988 ou Mr. et madame Compaorè disent qu’ils n’est pas utile pour eux de retenir quelque chose de leur prédécesseur Thomas Sankara. Ça fait mal d’entendre une chose pareille, que ça soit madame Sankara ou le peuple Burkinabé. Mais le pardon existe s’il est bien formulé dans les règles.

    Conclusion mon ami SOME : Retenons seulement que Thomas Sankara a eu le courage politique de rompre franchement avec ce qui a fait son temps pour autoriser l’exploration d’autres voies susceptibles d’ouvrir un véritable dialogue et pardon entre les peuple , c’était son seul objectif. Heureux de te lire mon ami SOME. Continuons avec nos contributions fondées sur le forum enrichissant de Lefaso.net pour faire avancer le pays que nous aimons toutes et tous.

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  • Le 11 août à 09:26, par Ka En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Tué pour le pouvoir et revenir quelques années pour demander ‘’’’un grand pardon’’’’ a son peuple et la famille des victimes n’a jamais marché, surtout si une seule personne d’une famille accepte ce pardon de façade.

    Nous avons vu le 30 mars 2001 a l’stade du 4 aout un homme avec les larmes de crocodiles demandant à son peuple l’absurde, et personne parmi ce peuple n’a fait attention à cette demande de pardon, car c’est un rituel de nos dictateurs criminels depuis nos indépendances : Quand ils ont le pouvoir comme Blaise Compaoré, il se permette de tuer qui il veut, là où il veut, et après le pouvoir, il vient demander le pardon.

    Blaise Compaoré comme Hissein Habré, ou le pardon d’Homard Bongo qui a été gravé dans la constitution gabonaise, leurs peuples ou les familles des victimes n’ont jamais accepté leur pardon instrumentalisé sans la justice. De Jean Bedel Bokassa a Moussa Traoré, de Macias Nguema a mengistu Haïlé Mariam, de Pieter Botha a Pascal Lissouba, ont, comme Blaise Compaoré demandé des pardons à leur peuple sans la justice, et qui était non recevable.
    Ici, et ce qui ne regarde que Ka, si Blaise Compaoré avait accepté de se présenter a la justice, et dans une cellule de la MACA il envoie une personne de sa famille négocier son pardon auprès de la famille Sankara et au non des familles des autres victimes, qui est une règle coutumière du peuple Burkinabé, ‘’’’’’le pardon sera accepté par toutes et tous’’’’’’ et non un seule oncle d’une victime qui défie sa propre famille je ne sais pour quelle raison.

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  • Le 11 août à 12:08, par Ka En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ Hess : Merci pour l’historique de la bataille du rail. Tu dis : ’’’’’’’’Sankara arrive, les financements extérieurs ne sont toujours pas là, et les promesses volatilisés. Le financement interne s’essouffle. Il lance "la bataille du rail" pour mobiliser l’énergie de la population autour d’un projet national.’’’’’’’’’’’’

    Oui Hess, comme Thomas Sankara ne cessait de répéter, ‘’’’la révolution Burkinabé trouve son répondant total dans la mobilisation du peuple pour la défense et la consolidation de ses acquis. Et c’est le peuple mobilisé qui permettra à la révolution d’aller de l’avant et de prouver a ceux qui rêvent comme les trois personnes dans cette analyse parmi plus de 60 commentaires, qui rêvent encore d’un retour éventuel de leur mentor Blaise Compaoré.’’’’’

    Ces trois personnes dont j’ai beaucoup de respect pour M. Guirma se trompent lourdement. Quand on analyse les commentaires de ces trois personnes qui accusent la révolution, leurs commentaires parmi les 60 sont comme une aiguille dans une botte de foins.

    Si la révolution a tué leurs parents, ils n’ont qu’à s’en prendre le ministre de la justice qui était leur mentor, et qui décidait que parmi le peuple Burkinabé qui doit vivre ou mourir : La preuve est qu’ils étaient 4 racines de la révolution et il en reste une qui a tuer les trois et tous les meilleurs militaires que lui depuis Maurice Yamèogo au régime CDP et qui se permet de demander ‘’’’pardon.’’’’

    Pendant qu’il tuait derrière le dos du citoyen du monde qui etait Thomas Sankara, lui il parcourait le monde et prêcher la bonne parole pour faire éliminer l’injustice : A l’exemple pendant son voyage aux Etats Unis, dont sa rencontre avec les habitants d’Harlem, il faisait savoir à l’opinion Américaine : Notre idéologie n’est ni de droite ni de gauche : Elle est non alignée en matière de politique étrangère. Nous voulons être, et nous cherchons à être amis avec tous les peuples qui, à travers le monde, nous aideront dans notre combat contre l’injustice et la tyrannie. Nous voulons le respect de la dignité humaine : Voilà notre idéologie.

    Pendant ce temps le ministre de la justice du CNR utilisait la cour martiale pour éliminer a la sauvette tous les cadres du CNR qui pourront lui barrer le passage à la présidence du Faso. Et je demande à ces trois personnes d’êtres sincères pour une réconciliation durable en arrêtant leurs haines gratuits.

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    • Le 12 août à 02:03, par Hess En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

      Doyen KA,
      La position de Mousbila par rapport à Thomas Sankara et à Blaise Compaoré est d’une grande ambiguïté. Il avait toujours dit qu’il comprenait la mort de Thomas, ce qu’il répète maintenant...

      Mme Guirma a qui la Révolution n’a pas pris la vie, n’est pas capable de pardonner Thomas Ouédraogo/Sankara et aimerait que l’on pardonne à ceux qui lui ont pris la vie et refusent de reconnaître leur forfaiture.

      Le 3e âge devrait nous donner l’exemple !

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      • Le 14 août à 00:25, par Mechtilde Guirma En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

        Attendez Hess, ils étaient trois ce jour là à m’agresser alors que je me rendais au bureau. C’était donc vous les deux autres ? Car le troisième je le connais déjà puisqu’on dit que l’assassin revient toujours au lieu du crime et ce troisième se connaît (je l’ai échappée belle par la grâce de Dieu). La premières fois Il y avait des témoins qui vous observaient et ils vous connaissent parfaitement. Ils ont voulu intervenir et j’ai refusé. La deuxième fois c’était un miracle que j’aie quitté avant. Vous êtes les trois seuls qui m’harcelez dans le Forum. Mais un jour viendra où tout se saura. En attendant c’est vous seuls qui faites obstruction au pardon. J’ai donné mon avis là-dessus et le vieux Mossbila Sankara semble s’accorder avec moi dans son intervention. Car il reconnaît les torts des deux côtés et la balance s’équilibrant, il y a lieu en effet qu’on fasse table rase du passé. Vous voyez si les Mossi ont toujours vécu en bonne intelligence avec les peulhs c’est parce que tous les deux sont de grands philosophes qui savent se pénétrer et se comprendre, car quand bien même le peule est connu, pour quelqu’un qui, dans son argumentation tout comme le mossi d’ailleurs, sait passer par des contours, des paradoxes et contradictions pour atteindre et révéler ensuite la vérité qu’on attendait de lui. Je comprends que de nos jours on ne peut plus attendre de tout le monde ni l’écoute ni ce sens du dialogue à la « socratique ». J’ai toujours répondu de bonne foi à Hess, mais je vois que j’ai toujours perdu mon temps. Il n’est pas en mesure de discuter avec moi, mais je ne l’en veux pas. Il est ce qu’il est et je suis ce que je suis.
        Malheureusement de nos jours il n’y a plus ni repères, ni éducation et je le regrette énormément. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois dans le forum : Il y a de cela quelques années, comme vous, on m’avait violemment attaquée, parce que j’avais interprété les paroles d’un prélat. Aujourd’hui il se trouve que tout ce que j’avais dit s’avère vrai.
        Aussi je vous conseillerai d’écouter le vieux Moussbila, sinon vous pourrez le regretter plus tard à votre tour.
        Cependant et de toutes les manières, le vieux Moussbila ne s’adresse pas à vous. Il n’a que faire de ce que vous pouvez penser. Il s’adresse à sa belle nièce, Mariam Sankara née Sermé. Oui il s’adresse à sa maturité, à son intelligence, à sa sagesse et à sa propre expérience. C’est à elle de décider et non vous. Donc vous n’avez pas à dire qu’elle doit refuser ni ce qu’elle doit faire. Car vous n’êtes pas ses parents qui l’ont mise au monde et élevée dans la bonne tradition des Dafing. Elle a des repères elle. La preuve le vieux Sankara nous a dit comment il a fait les démarches pour obtenir sa main pour son neveu. Preuve encore que ce dernier ne l’a pas ramassée dans la rue (et pourtant la révolution avait initié les décrets contre le mariage traditionnel et religieux. N’était retenu pour sa validité que le seul couple et le Burkina tête baissée l’adopté. Ce que la Haute-Volta n’a, ni l’aurait fait). Si Mariam Sankara veut vous écouter O.K libre à elle de le faire si elle pense que ça l’arrange. Mais en tout cas je veux que vous déposiez mon nom tranquille du forum. Je n’ai plus rien à ajouter et je ne vous répondrai plus quelque soit ce que vous pouvez déversez sur moi. Vous ne m’émouvez pas.

        Webmaster s’il vous plaît ne me censurez pas.

        D’AVANCE MERCI

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        • Le 14 août à 06:39, par Hess En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

          Mme Guirma,
          Nul ne vous agresse en tout cas pas moi. Bien au contraire, j’ai beaucoup de respect pour vous. En général, j’apprécie beaucoup les personnes qui ont de la constance et de la profondeur culturelle. Vous en avez en masse. Sur ce forum, de mon point de vue, il y a vous, le doyen KA, MM. SOME et Caca qui apportent de la substance dans les échanges. Je vous lis constamment quand vous ne parlez pas de politique. Lorsque cela concerne Sankara, je ne reconnais plus l’intellectuelle, la femme de culture, la spirituelle en vous. La rigueur qui accompagne vos sorties se dissipent quand il s’agit de Thomas Sankara. C’est pour cela que je me permets de vous relever à l’occasion car le nom de SANKARA semble vous faire perdre vos moyens et je trouve cela dommage. Je répète que vous avez des points en commun avec d’énorme différences ajustables. Je vous ai déjà dit cela... Pardonnez Thomas Sankara.
          Par ailleurs, c’est normal que l’on ne soit pas d’accord surtout. Tenez je trouve le doyen KA fait un énorme travail de transmission. M. CACA, à chaque fois qu’il est sorti de la politique, il nous apprend des choses. M. SOME perd en virulence avec les années et c’est excellent ! Vous voyez, j’ai provoqué tout le monde. Vous n’êtes pas une cible particulière pour moi.

          Quant à M. Mousbila Sankara, lui a un problème de constance. Depuis 2014 que je l’écoute, ses variations sont fortes.

          Je vous prie de m’excuser.
          Bon dimanche.

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  • Le 12 août à 19:03, par Ka En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Jeune Hess : Merci pour ta sagesse ! Rare des internautes passent par la sagesse pour convaincre. Ayant connu l’honorable Guirma l’epoux de madame M. Girma, je comprends pourquoi madame. M. Guirma insiste et signe sa haine contre l’idéologue et citoyen du monde nommé Thomas Sankara.

    Et ce que je peux compléter ta contribution à l’égard de madame M. Guirma, ‘’’c’est qu’elle sache, que ça soit a l’époque du CNR ou de nos jours, la politique Africaine est un tombeau ouvert pour les politiciens aux petits pieds, surtout quand les fanant du PCRV comme les Salif Dialo et d’autres se balancent à gauche pour faire le beau et le mauvais temps, les projets de celles ou ceux qui pensent bien faire, ces projets sont sabotés a blanc.’’’

    ‘’’’’’’’’’’’’’ Vouloir Thomas Sankara pour avoir fait rappeler tous les ambassadeurs même faire dégager quelques-uns en les remplaçant par des personnes comme un certain Mousbila, n’a pas de sens. S’il y a quelqu’un a en vouloir à cause de son mari qui a accepter comme mon oncle enseignant et dégager par le CNR pour faire avancer la révolution, c’est des ambassadeurs comme Mousbila qu’elle devait en vouloir.’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’

    Quant aux deux autres qui flattent madame M. Guirma dans ce forum, ce ne sont que des sicaires, un pour les beaux yeux de Blaise Compaoré, et l’autre par ce que la révolution ne l’a pas raté.

    Oui mon jeune Hess, tu as tout dit sur l’idéologue Thomas Sankara. Il était une personne qui dégage beaucoup d’ondes positives et de bonnes vibrations.

    Et ce qui caractérise le véritable homme d’état, c’est sa vision à long terme, son horizon est à plusieurs décennies, 20, 30, 50 ans. Malheureusement, il n’y a plus de vrais hommes d’état en ce bas monde, tous les hommes politiques actuels qui se considèrent comme tels ne sont en fait que des combinards et leur horizon est très borné, limité au pillage de la caisse de l’état et le pouvoir , et entourés d’une foule de courtisans et de pseudo-conseillers qui ne sont en fait que des margouillats.. Cela les contraint à privilégier le court terme sur le long terme, les décisions de long terme (par exemple, les réformes structurelles profondes... et souvent indispensables étant souvent impopulaires et donc potentiellement fatales à la prochaine échéance électorale. Encore une fois jeune Hess, merci pour tes sincères contributions.

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  • Le 14 août à 21:00, par Ka En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    ’’’’’’’’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’ internaute Jan Jan : En prenant le dessus de la révolution sans savoir la limite de sa profondeur, tes arguments sur la réforme agraire mérite ma réponse. Mais avant, il faut savoir que la révolution d’Aout 1983 est une révolution qui pressente un double caractère, ‘’’’elle est une révolution démocratique et populaire : Elle a pour tâche primordiale la liquidation de la domination et de l’exploitation impérialiste, l’épuration de la campagne de toutes les entraves sociales, économique et culturelles qui la maintiennent dans un état d’arriération. De là Jan Jan, découle son caractère démocratique que tu n’as pas cherché à comprendre avant de vouloir accusé les actions concrètes de cette révolution pour faire avancer le pays dans le bonheur de son peuple.’’’

    Ici avec ta fureur d’en vouloir la réforme agraire, c’est que tu n’as rien compris ce que veut dire le mot ‘’’’’’’Révolution :’’’’’’’’ Les révolutions qui surviennent de par le monde ne se ressemble point. Chaque révolution apporte son originalité qui la distingue des autres. C’est pourquoi la nôtre n’échappe pas à cette constatation comme la tienne.

    Mais si tu avais remarqué, malgré la réforme agraire qui a touché tout le peuple qui n’est qu’une action parmi d’autres de la révolution, l’adhésion à cette révolution par le peuple Burkinabé était enthousiaste, car, l’espoir immense que le peuple fonde sur cette révolution pour qu’enfin puisse être réalisée la satisfaction de leur aspiration profondes a la démocratie, a la liberté, et a l’indépendance, au progrès véritable, a la restauration de la dignité et de la grandeur de notre patrie était sur le point de se réalisé avec un idéologue, citoyen du monde nommé Thomas Sankara.

    Chaque révolution demande des sacrifices, et ce que tu relates font partis de ces sacrifices. Je me rappelle qu’en tant qu’ingénieur et conseiller au développement, et devait être dans un bureau a étudié des projets comme ceux de madame M. Guirma ou de son mari, on se retrouve en plein soleil avec joie à PO avec le PF Thomas Sankara, à fabriquer des briques en banco pour des logements sociaux. Ça fait partie de la réforme agraire. Cette réforme agraire adoptée par le CNR était de permettre aux jeunes talents de contribuer avec fraicheur au développement du pays. Qu’il soit ambassadeur qui a fait son temps, des enseignants, et autres, tout le monde y passait.

    ‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’J’invite les internautes à lire l’interview de la veuve du commandant Sawadogo dans l’Observateur Paalga, ce sera instructif surtout pour ce qui n’étaient pas encore nés dans cette période trouble du pays.’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’

    Jan Jan, tu es hors sujet, mais ce que je peux te dire, ne t’aventure pas sur un sujet dont tu ne connais pas le fond que les ragots des maquis, car un chat peut en cacher un autre. Même madame Sawadogo ne sait pas là où elle s’aventure, car l’introverti Blaise Compaoré pouvait rouler sa propre mère dans la farine pour sauver sa peau, et madame Sawadogo est la dernière parmi les 20 millions du peuple Burkinabé à ne pas le savoir. Quelquefois, ses propres paroles peuvent se retournés contre soi. Elle a intérêt comme toi de réfléchir deux fois avant toute accusation.

    Toi Jan Jan jusqu’à nos jours tu ne digère pas cette réforme agraire, dont je dis que la révolution ne t’a pas raté. Sans rancune car tu as vécu notre RDP sans la comprendre.

    Quand a madame M. Guirma que j’estime, je puis la confirmé que personne n’archelle personne dans ce forum entichant, car les administrateurs du site y veillent, simplement nos différences depuis des années sur Lefaso.net. ont toujours fait la richesse du forum au bonheur de nos lectrices et de nos lecteurs : Et ici, je la dis de faire attention, car ‘’’’’’le mensonge court vite et prend l’ascenseur, mais la vérité qui va beaucoup plus lentement, et qui prend les escaliers fini toujours par rattraper et même dépasser le mensonge.’’’’’’’’’ Quand on connait ses agresseurs comme la brave femme madame Mariam Sankara qui a connu les assassins de son mari en portant plainte, on doit faire comme elle pour que le droit soit dit.

    J’ai connu Mr. Guirma l’époux de madame M. Guirma, un homme idéologique et courtois, très sincère, vous madame Guirma, vous deviez suivre sa voie. Au moment du CNR, on ne s’intéressait pas aux simples attachés d’administrations surtout pas celles qui montrent qu’elles n’aiment pas la révolution, au contraire madame M. Guirma, votre mentor et son régime CDP avec ses petits tueurs au P5, il traumatisait le peuple Burkinabé. Votre longue contribution ici n’a pas de sens, trouvez autres choses pour convaincre les lectrices et lecteurs de Lefaso.net qui aiment nous lire. Une autre chose madame M. Guirma, ’’’votre Mousbila fait du populisme, s’il était un vrais diplomate, il n’avait pas besoin de Lefaso.net pour s’adresser a Mariam Sankara, il suffit de l’appeler et la parler, ce qui s’appelle laver le linge sale en famille.
    Encore une fois, pensez à porter plainte contre vos agresseurs, sinon ce sont des mensonges. La vérité rougit les yeux, mais ne les casse pas. Sans rancune.

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    • Le 15 août à 04:11, par caca En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

      J’espère que vieux Ka et Hess vont bien. Je sais que le week-end est long avec ce 15 Aout dite l’assomption de Marie, mais ceux qui travaillent dans les champs que Dieu donne une abondante pluie.
      Vieux Ka et Hess, j’ai attendu votre réaction avant de vous écrire. Vous savez, il y a plusieurs manière d’apprécier quelqu’un et nous portons tous des empreintes. La révolution du 4 aout 1983 s’apprécie diversement pour ceux qui ont connu ce moment historique de notre pays. De la génération antérieure comme des vieux Ka, et ma génération, je dis cela parce que j’étais très jeune. je veux dire par là que cette révolution correspondait à un besoin d’identité des voltaïques. Elle a été une aspiration du peuple par l’adhésion des différentes couches sociales. La personnalité de Thomas Sankara a joué un rôle importante dans l’animation politique de cette révolution parce que le peuple voltaïque voulait un changement. Bref ! Cependant la révolution était aussi une porte ouverte à des règlement de compte et Thomas Sankara est aussi responsable des persécutions comme des crimes commis ça et là jusqu’à ce que son sort soit également scellé.
      Je veux dire à vous deux de comprendre Mme Guirma quand elle parle négativement de Thomas Sankara. Une personne qui a été victime de quelqu’un le trauma ne se referme pas facilement comme voudrait la génération actuelle qui de l’homme sans connaitre son vrai face. Mme Guirma est témoin de beaucoup de mal de la révolution et sa position de l’époque permet de dire certaines choses sur l’homme que les gens applaudis à tout vent sans rien savoir. La chance de Thomas Sankara c’est mort et les conditions de sa mort qui fait de lui l’homme des hommages. S’il était rester jusqu’au discours de la Baule pour l’ouverture de la démocratie et le multipartisme, il ne serait pas ce qu’il est devenu. Il y a des exemples à cela. Il faudrait à un moment que vous mettez l’eau dans votre verre et comprendre ceux qui se plaints de l’homme Thomas Sankara. Il avait bien évidemment des points positifs et comme des défauts. Il a fait du mal à beaucoup de famille. Son talent et son franc parler seul ne saurait faire de lui une sainteté dans le développement du Burkina. D’ailleurs, les acquis qui font du Burkina la fierté aujourd’hui est postérieure à la révolution, mais la spécificité de la révolution était la mobilisation des masses sociales. Acceptez que les gens puissent aussi crier leur colère contre Thomas Sankara et faites vous la paix avec Mme Guirma.
      Bon début de semaine !

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      • Le 15 août à 20:56, par Hess En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

        En partie d’accord avec vous quand même ! En effet, ceux qui ont vécu directement les conséquences de certaines épreuves ont forcement un autre regard... Moi aussi j’étais enfant et mon père n’était pas content de la Révolution pour 3 raisons : 1) anti-communiste de principe 2) victime des coupes salariales pour le seul pourvoyeur de revenu dans sa famille et 3) le militarisme... En grandissant, je discutais avec lui et je suis sûr qu’avec le temps sa position aurait changé totalement car il reconnaissait les mérites de l’homme et ses limites dont il a été victime. La comparaison surtout que le régime de Blaise allait être déterminante.
        C’était quand même un jeune homme de 33 à 37 ans qui disait ne pas être prêt pour le pouvoir ! Ses camarades l’y ont poussé, vous le savez certainement... La balance de son action publique est jugée largement positive selon une écrasante majorité. Personne n’a jamais prétendu que Sankara était un saint ! Il était assurément un génie et une bonne partie des Africains et Afro-descendants pensent qu’ils symbolisait pour eux le type de leader dont leur nation a besoin depuis longtemps. Après cela, chacun peut avoir des affinités voire de l’affection pour Blaise, comme c’est le cas de Mousbila, il n’en demeure pas moins que celui-ci a détruit quelque chose qui le dépasse de loin.

        Bref, si nous ne pouvons pas pardonner nous-mêmes, le minimum serait de ne pas ériger le pardon en valeur absolue et pire vouloir l’imposer à autrui.
        Salut à vous

        Répondre à ce message

    • Le 15 août à 07:59, par jan jan En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

      @ KA, tu n’as nullement besoin de me faire un mauvais enseignement sur la révolution russe, car mon niveau d’études est universitaire. Par contre pas de doute vous KA et votre très cher SOME étaient très sûrement GARDIENS au Conseil.

      Répondre à ce message

  • Le 15 août à 21:10, par Ka En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

    Non caca tu te trompes, personne n’en veux a madame M. Guirma : simplement c’est le degré de nos différences qui fait croire à nos lectrices et lecteurs qu’on est l’un contre l’autre. Si madame Guirma considère que nos différences nous conduisent à être des ennemis, elle peut considérer que sa capacité d’intellectuelle est plus basse.
    J

    Je me rappelle qu’une internaute de bonne foi disait dans sa contribution que sans madame Guirma, Ka, Kôrô yamyélé, SOME, le forum n’aura pas de saveur. Et je complète en disant que si nous avons les mêmes opinions, le forum n’aura pas sa richesse. Et mon opinion sur Thomas Sankara que j’ai connu et côtoyé ne changera pas.

    En ce jour du lundi de l’assomption du l’élévation au ciel de la vierge Marie, je dois parler de croyance et de bonne foi, car, aucun être humain que ça soit Jan Jan, Ka, Thomas Sankara, Guirma, ou autres dans ce bas monde ne peut prétendre saint, sauf Jésus, mais là aussi, sa différence avec ses semblables ressemble aux nôtres qui est de se contredire. Malgré tout, Jésus n’a jamais porter une épée en main un seul instant, ou même demander de frapper quelqu’un coupable de péchés ! Au contraire, disait-il que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre à la pècheresse. Ce qui permit de la sauver de la lapidation. Quand bien sentant ses ennemis s’approcher de lui dans le jardin de Gethsémani, Jésus n’a pas cherché à s’enfuir. Il a demandé que la volonté de son Père Dieu s’accomplisse, alors qu’il était envahi par le sentiment humain de la peur. Mieux, lorsque l’un de ses apôtres s’empara d’une épée pour trancher l’oreille d’un des soldats venus l’arrêter, il s’y opposa et remit l’oreille tranchée à sa place. Même sur la croix, il a prié pour ses ennemis, afin qu’ils soient pardonnés, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Caca, ce qui ne regarde que Ka, nos différences sont comme ces témoignages qu’a fait Jésus pour que sa religion persécutée avance, les nôtres font avancer notre pays. caca je n’ai jamais été en guerre avec madame M. Guirma, simplement nous avons nos différences, pour cela, je n’ai aucune raison de faire la paix avec elle, car, nos différences seront toujours là pour faire avancer le pays.

    Jan jan, je ne sais pas ce que tu veux en venir avec ‘’’’Gardiens du Conseil :’’’’’ Mais une chose est certaine, au départ de la révolution, quand j’ai compris l’objectif des quatre racines de cette révolution qui sont Thomas Sankara, Blaise Compaoré, Henri Zongo, J.B Lingani, je n’ai pas hésité à m’associé à cet objectif que je considère que c’était bien pour faire avancer le pays.

    Pour ces quatre, le choix de mobiliser un peuple pour un objectif était un choix difficile, certes, mais courageux. En une année, et participant en tant que conseiller technique au développement, les quatre ont conquis avec leur objectif le peuple Burkinabé et même au-delà des frontières. Les quatre avec leurs collaborateurs ont suivi à la lettre l’exemple de Karl Marx qui était un idéaliste moral par ce que sa vie durant il a lutté pour une cause juste : La défense des opprimés et pour laquelle il a revendiqué une société juste sans exploitation de l’homme pour l’homme. Mais Karl Marx comme les quatre racines de la révolution Burkinabé, était un ennemi juré des personnes comme toi qui n’accepte pas les changements radicaux pour faire avancer le monde. Nous traiter SOME et moi des gardiens du conseil, c’est que tu ne sais pas ce que tu parles. Car, toi et tes semblables sont comme une certaine religion qui soutienne que Dieu est un esprit qui a été avant la matière, c’est là qu’elle rejoint l’idéalisme qui place l’esprit avant la matière, c’est-à-dire avant l’homme en particulier comme le dit la religion, c’est l’obscurantisme qui subordonne l’homme a un esprit supérieur et l’invite à croiser les bras et a tout attendre, comme toi Jan Jan et autres attendent tout de Dieu sans aucun changement. Mais les quatre racines de la révolution Burkinabé de 1983 a fait comprendre le peuple Burkinabé de compter sur soi-même pour mieux vivre.

    Répondre à ce message

    • Le 16 août à 04:26, par caca En réponse à : Affaire Thomas Sankara : « Ce sont les gens que nous vilipendions qui nous sont venus en aide, faisons donc attention … », signe Mousbila Sankara au sujet du pardon de Blaise Compaoré

      Vieux Ka et Hess ! Nous nous sommes compris et Madame Guirma qui nous lis a aussi comprise votre approche. Il y a quelque années déjà, j’ai rencontré un ancien missionnaire que j’avais connu à Niamey à Paris. Ce Missionnaire étais en poste au Niger et avait réaliser pas mal de choses pour le peuple du Niger. A l’époque avec deux amis nous avons travailler avec lui pour la promotion de la musique chrétienne dans les églises à Niamey. Après mon départ pour la Suisse le groupe a continué avec l’appui de ce missionnaire. Quand nous nous sommes échangés je n’avais pas compris les raisons son départ du Niger. Mais lorsque je lui ai posé la question quand serait son retour au Niger, il a eu un comportement dans sa réaction qui m’a fait comprendre de son retour forcé du Niger. J’ai compris que le missionnaire a été profondément blessé et avait eu un mauvais souvenir du Niger car il ne plus près pour retourner dans ce pays et ne souhaite plus entendre prononcer le Niger.
      Quoique la révolution du 4 aout 1983 fut l’identité du peuple voltaïque soyons d’accord sur ce point. Bon nombres de compatriotes ont été blessé à vie. Que ça soit de la première partie comme la deuxième partie de cette révolution. Le changement révolutionnaire a fait beaucoup de dégâts dans la blessure profonde des burkinabé. Certains ont eux le la force de pardonner et de construire leur vie et d’autres n’ont pas comme le cas de Madame Sankara qui souffre beaucoup. Madame Guirma et madame Sawadogo font partie de ce groupe qui ont été humiliés de la révolution diriger par Thomas Sankara. A lire leurs témoignage ont peut en n’apercevoir des reproches qu’elles font à Thomas Sankara et surtout sa veuve qui en fait beaucoup de trop aujourd’hui. J’ai pas un jugement de valeur de ça, mais il faut se reconnaitre que madame Sankara exagère de trop sur l’assassinat de son mari comme l’unique assassinat du Burkina. Le fait que Thomas Sankara soit mondialement reconnu et apprécié ne l’exonère pas de certains actes qu’il a pu commettre. C’est pourquoi nous devons faire beaucoup d’attention à ceux qui ont le courage d’en parler de ce passer. Le père de Thomas Sankara reconnaissait que son fils était bandit. Bref, je sais que vous n’êtes pas en conflit avec Madame Guirma, mais parfois elle lis vos réactions avec des émotions et c’est naturelle. C’est sûr que notre pays a toujours quelque chose de meilleure à nous surprendre dans notre devenir commun et on parlera toujours de Thomas Sankara et de Blaise Compaoré.
      Bien à vous !

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