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Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

Accueil > Actualités > Politique • Lefaso.net • dimanche 3 juillet 2022 à 22h25min
Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

Le président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Me Hermann Yaméogo, a organisé « une causette », ce samedi 2 juillet 2022 à Ouagadougou, pour donner son analyse de la situation nationale.

Des copies du message distribuées aux journalistes et un échange à bâton rompu. C’est sous cette forme que le président de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), Me Hermann Yaméogo, a conduit la causette.
« Les priorités de la transition à réaffirmer et à respecter : réconciliation, refondation et restauration ». Voilà ce que propose le président de l’UNDD. L’occasion lui a été offerte de rappeler que la question de la réconciliation nationale, dont il en est le défenseur, ne date pas d’aujourd’hui mais de plusieurs décennies.

Interrogé sur « la libération totale et sans condition » de l’ancien président Roch Kaboré, Me Hermann Yaméogo a tenu à généraliser le cas. Et d’ajouter : « Le président Kaboré ne savait pas qu’un jour, il se trouverait dans une cette situation et que lui-même aurait besoin de bénéficier de la réconciliation ».

Pour Me Hermann Yaméogo, c’est aberrant de voir un pays en guerre alors que des hommes qui peuvent contribuer à la lutte sont en prison. Ainsi, il a demandé la libération des prisonniers. Il est convaincu que la réconciliation n’est pas seulement politique. Elle concerne aussi l’armée, les communautés, beaucoup de domaines, a brandi le conférencier.

« La transition remonte en confiance populaire »

Faisant une mention spéciale à la transition, le président de l’UNDD « se réjouit » du fait que les prophéties de malheurs se sont déclinées sans démagogie. « La transition, qui a commis beaucoup d’erreurs qui ont érodé son capital d’estime, reprend du poil de la bête et remonte en confiance populaire », peut-on y lire dans la déclaration liminaire.

En ce qui concerne la durée de la transition qui fait les choux gras des discussions actuellement, Me Hermann Yaméogo a déclaré que « c’est un faux débat ». En lieu et place, il a demandé une union sacrée autour du pouvoir en place pour libérer le pays. « Est-ce qu’on aura le temps, en trois ans, de mener une vraie politique de refondation ? », s’interroge le président de l’UNDD.

Quant à Rosalie Tarnagda, membre de l’UNDD, elle a pris aux mots l’ancien président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé. Le président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, ancien parti au pouvoir) avait déclaré, en 2021, selon les propos de Rosalie Tarnagda, que s’il n’y a pas de sécurité, il n’y aura pas d’élections au Burkina Faso. Pourquoi donne-t-il un délai aujourd’hui à la transition pour la tenue des élections ? S’interroge dame Tarnagda. « Nous, la population avertie, on n’a pas oublié cela », a-t-elle lancé.

Présent à cette causette, le leader du Mouvement Dounia pour la paix, Aziz Bougouma, a insisté sur la réconciliation et le pardon. « Si la réconciliation voit jour, la question sécuritaire trouvera réponse à 50% », a-t-il ajouté.
Au cours de cette causerie, Me Hermann Yaméogo a salué la création des zones d’intérêt militaire décrétée par la transition, pour la lutte contre le terrorisme. « C’est une bonne chose (…) Il n’est jamais tard pour bien faire », a-t-il déclaré.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

Texte d’introduction à la conférence de ce matin :

« Les priorités de la transition à réaffirmer et à respecter :
Réconciliation, Refondation et Restauration.

La réconciliation se veut inclusive et réparatrice.

Inclusive d’abord parce qu’elle doit faire l’objet d’une grâce et d’une amnistie générale, pour des faits politiques allant de l’indépendance jusqu’à nos jours et non pour des faits de droit commun, qui touchent des intérêts privés ou des deniers publics détournés par des détenteurs du pouvoir public ou leurs subordonnés.
L’infraction politique qui porte atteinte à l’ordre public et à la sûreté de l’État doit en effet être absolument différenciée de l’infraction pénale de droit commun tenue ; il faut encore le préciser pour ne pas toucher à l’ordre politique mais à des intérêts autres et en particulier privés.

Inclusive aussi car la réconciliation doit aller au-delà du politique vers d’autres domaines (armée nationale, communautés ethniques, religieuses, réhabilitation mémorielle…), pour jouer son vrai rôle de cohésion, d’impulsion économique et de sédimentation nationale.

Réparatrice ensuite car ces faits politiques qui ont été à l’origine de violences ayant entraîné morts d’hommes, incendies de biens publics et privés, vols et saccages notamment, doivent être Indemnisés sous couverture de l’Etat, en raison de ses responsabilités non assumées et de son devoir de réconciliation. Couverture qui s’étendra conséquemment aux condamnations pécuniaires dans ces dites affaires.
La refondation doit également être inclusive et réparatrice.

Inclusive pour commencer, car elle concerne tous les secteurs de la collectivité nationale en manque d’assainissement et de réinitialisation si on peut dire.
Secteurs politiques, sociaux, économiques, militaires et diplomatiques qui ( même si nous sommes distants par rapport aux exploitations et théatralisations qui les submergent ), n’en doivent pas moins être repensés avec réalisme et engagement collectif intelligent et courageux, dans l’intérêt premier de la collectivité nationale sans évidemment méconnaître nos obligations africaines et internationales.

Réparatrice ensuite car on doit plus ou moins nettoyer les écuries d’Augias. On ne reconstruit pas une maison sur ses décombres. Comme son nom l’indique la refondation c’est effectivement ,réédifier sur un socle nouveau, des valeurs nouvelles, spécifiquement mais non exclusivement politiques.

La restauration quant à elle est physique et morale.

Elle est en premier physique car elle concerne la reconquête de toutes les portions de territoires cédées aux ennemis et le retour conséquent des déplacés dans leurs différents sites d’origines.
Elle est en deuxième lieu morale en ce qu’elle vise le relèvement de l’autorité de l’Etat tombée presqu’au ras des pâquerettes (avec les valeurs sociales), que cela a fortement écorné le tempérament national.

Sur ces différents points, la position de l’UNDD, souvent pionnière, est constante.
On peut dire que le ton (si attendu par beaucoup depuis le 24 janvier 2022, date de prise du pouvoir par le MPSR ) à donner pour cette grande œuvre l’aura véritablement été par 4 mesures et initiatives préalables importantes, qui font présager que c’est le bon pied qui a été mis à l’étrier.
Il s’agit d’abord de ce qu’on peut considérer comme le top départ de la réconciliation avec la rencontre entre le président Damiba et ses prédécesseurs JB Ouedraogo et Roch Kaboré.

L’union sacrée encouragée par la réconciliation est en effet la première arme lourde qu’il faut pour affronter une guerre d’extermination comme celle que nous subissons. C’est en cela que la désormais historique tripartite joue son rôle de « mouvement déclencheur ».

Ovations donc au président du Faso comme à ses prédécesseurs pour cette initiative et pareils encouragements à tous ceux qui à l’exemple des chefs traditionnels et coutumiers comme des religieux viennent collectivement d’emboîter le pas. La réconciliation regagne en galons de consensus universel. Vivement le prochain tête à tête des anciens présidents y compris Blaise Compaoré avec le président Damiba et la grâce pour tous les détenus et condamnés politiques.

Le take off de la mise en œuvre des engagements a été aussi donné par les trois mesures ci-dessous qui sont les signes de la matérialisation d’une nouvelle stratégie offensive gagnante dans cette sale guerre. Il s’agit de :
- La création de zones de sécurité militaire qui constitue une annonce claire de la détermination de la transition à adapter avec efficacité et ardeur maîtrisée, son combat à la nature iconoclaste des attaques terroristes.

- La création de la BVDP ( brigade de veille et de défense patriotique ), est la dernière mutation en date depuis le volontariat exprimé par les kogl weogo. Une conversion subtile qui témoigne d’une volonté de corriger les bavures du passé, d’élargir les bases ethniques du volontariat tout en reconnaissant que la nécessaire association des populations à la guerre victorieuse passe par là. Hommages aux VDP tombés et très bonne arrivée à la BVDP encore plus arrimée aux FDS.

- L’interdiction de l’importation, de la commercialisation, de la distribution à titre gratuit sur toute l’étendue du territoire national de motos de Aloba, Sanili où Fortune ainsi que les tricycles à usage de passagers dans les zones de sécurité sensibles.Quand on pense que le recours à ces engins de la mort permet aux terroristes de déferler en binômes plus vite et plus nombreux, pour semer l’horreur au sein de nos populations civiles et s’évanouir après aussi vite dans la nature, on comprend la pertinence de la décision qui aurait gagné à être prise plus tôt.
On le comprend, les choses changent substantiellement . C’est aussi la leçon qui nous est donnée. On ne peut pas engager une guerre totale sans s’en donner les moyens matériels et intellectuels au préalable.

La situation en 5 mois contrairement aux prophéties de malheurs on le voit, se décline sans démagogie et il faut s’en réjouir. La transition qui a commis beaucoup d’erreurs qui ont érodé son capital d’estime reprend du poil de la bête et remonte en confiance populaire.

Le tout maintenant est de ne pas dévier de la trajectoire, de ne pas interchanger les priorités et de garder le cap jusqu’à la satisfaction des trois engagements vis-à-vis desquels on n’a pas perçu à l’origine de sérieuses démarcations. Au contraire !
Il se trouve malencontreusement que des craintes existent à ce sujet et qui sont d’autant plus inquiétantes qu’elles se nourrissent des mêmes projets qui nous valent de connaître aujourd’hui cette douloureuse descente aux enfers. C’est ce qu’il nous est donné de constater avec la volonté de pourrissement continu de la vie politique et sociale par les mêmes euphorisants populaires, les mêmes haines politiques , appels au soulèvement populaire et manigances électoralistes pour contrarier le timing et les objectifs de la transition.

A défaut de faire tomber la transition il faut lui empoisonner la vie, écourter sa durée pour éviter qu’elle ne soit en mesure de donner une bonne suite aux audits tant attendus et à la refondation sans laquelle pourtant, le pays retomberait très vite dans les mêmes récupérations. On le voit le combat n’est pas que militaire il est aussi civil et perpétué par les forces hostiles au changement. Il oblige aux métamorphoses suivantes inspirées de cette harangue résumée du président du Faso à la garnison de Bobo : « retenez une chose ceux qui vont commander et gouverner le pays ce sont ceux qui y croient et qui acceptent de lui donner leur sang » .

En somme le pouvoir pour tout dire et à vue de pays, reviendra à une produit du leadership politique nouveau qui placera la morale, les intérêts nationaux, le partage et la gouvernance responsable, au-dessus des égoïsmes, des haines et soifs d’enrichissements illicites au préjudice des biens de l’Etat et de ses démembrements.
Nous sommes tous dans ce contexte de défi collectif fatal, des combattants de la seule et même nation en danger.
Ces propos tenus à la troupe militaire doivent aussi être tenus à la troupe civile.

Me Hermann Yaméogo
Président de l’UNDD

Vos commentaires

  • Le 2 juillet à 10:59, par Paguindsom En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Bonjour
    C’est vrai qu’il faut ‘produire ‘ de l’information mais quand même !

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  • Le 2 juillet à 11:52, par Un Burkinabê En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Ayii, ce parti existe encore ? Dès que Hermann a eu gain que les biens de son père soient rendus il a tourné le dos au peuple voltaïque et Burkinabè.

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  • Le 2 juillet à 11:53, par Bigbale En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Ça a l’avantage d’être plus clair car ce Mr coyait pouvoir berner les gens avec son histoire de justice transitionnelle. Me Herman a pris fait et cause pour le clan Blaise Compaore mais il continue de se tromper sur le caractère réel du Burkinabe ! Qu’ils sachent que "ses illustres prisonniers" et on sait qu’il parle de ses amis Gilbert DIENDERE et Compagnie, resteront en prison jusqu’à la fin de leur peine et que Blaise Compaore ne viendra plus jamais au Burkina, s’il plaît à Dieu et aux ancêtres ! J’avais vraiment cru que ce Mr Herman avait vraiment tiré leçon mais enfin....!

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    • Le 3 juillet à 16:12, par Le Vigilent En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

      Mon cher @Bigbale, meme si vous êtes un des s les plus écoutés par Blaise Compaore, vous seriez plus sage d’éviter d’affirmer que ce dernier ne viendra plus jamais au Burkina. Êtes-vous d’accord que personne n’a interdit ou ne peut interdire à Blaise Compaore comme à tout autre citoyen de tenter au Burkina ? Dites-vous que le retour ou pas de Blaise Compaore au Burkina ne dépend que de la volonté de Blaise Compaore et non de personne d’autre. J’aurais été d’accord avec vous si vous disiez que Blaise Compaore ne peut revenir “triomphalement” au Burkina comme le pensent ou souhaitent certains.

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  • Le 2 juillet à 13:05, par @@GOG En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

    La réconciliation dont Me Hermann et consorts parlent aggravera la situation nationale.Si réconciliation égale impunité ,ça ne marchera pas dans ce pays.Une réconciliation sans la demande sincère de pardon aux victimes par tous les bourreaux,fera plus de mal que de bien . Inutile de distraire le peuple .La forme de cette réconciliation forcée dont il est question passera difficilement,n’en parlons pas du fond qui saignera davantage les plaies et les blessures.Les griots sangsues ,les puces et les courtisans m’en voudront,mais ce que je dis est bien pour le régime en place,le pays et les gens vrais , épris de justice .Un semblant de réconciliation avait été fait bruyamment sous l’autre ,mais ça n’a pas servi,ça nous a conduit là où nous sommes :le chao national.Que le MPSR ne se laisse pas distraire par les hommes à la recherche d’intérêts ,car la situation nationale est comme une poudrière, beaucoup plus sérieuse , exige une vraie réconciliation nationale après vérité et justice de tous les dossiers emblématiques pendant.Cher WEB,c’est juste la contribution d’un citoyen pauvre à l’œuvre du MPSR.

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    • Le 3 juillet à 16:36, par Le Vigilent En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

      Mon Cher @@GOG, vous avez parfaitement raison ! Ceux qui veulent d’une réconciliation imposée aux victimes des crimes divers qu’ils qualifient de ”politiques” son pires que ceux qui ont commis ces crimes. Une telle reconciliation ne fera qu’aggraver les clivages et les rancœurs et fera en sorte que les burkinabé ne pourront plus jamais vivre ensemble dans la paix. Elle pourrait même tuer en chacun le sentiment d’appartenir à une même nation. Une nation qui divise les citoyens en deux groupes avec d’un côté, les privilégiés et intouchables, et de l’autre, les laissés pour compte qui doivent subir les pires humiliations sans broncher. Peut-on espérer une paix dans une telle société ? J’ai le cœur qui saigne quand j’entends ou lis toutes ces inepties sur la “réconciliation” et qui ne visent que l’impunité totale pour les crimes commis par Blaise Compaore et son homme de main Gilbert Diendere. Peste soit de tous ces faux types qui sont en fait, consciemment ou inconsciemment, les pires ennemis du peuple burkinabé.

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  • Le 2 juillet à 13:08, par Badaru En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Le Burkina est foutu, même les fantômes ont droit à la parole. Comment un homme qui a vécu sur le nom de son père, qui n’a eu comme activité que de monnayer son soutien au tortionnaire Blaise COMPAORE peut il donner des leçons de bonne conduite ? On ne devrait pas permettre à ces PARASITES qui vivaient de prébendes de parler. La REFONDATION passe nécessairement par la mise hors d’état de nuire des PRÉDATEURS comme Herman Yameogo !

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  • Le 2 juillet à 15:36, par Dibi En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

    C’est bien regrettable qu’on trouve toujours chez nous des gens qui parient sur ce endocolon héritier d’endocolon politique qui s’est enrichi sur les budgets de l’Etat néocolonial de Hte-Volta devenu le Burkina-Faso !
    Sans méchanceté ! Avec de telles raclures politiques, tous dédiés à la Réconciliation avec Kouacou Blaise Compaoré, nous irons loin à piétiner l’avenir de ce pays qui est le nôtre !
    Na an lara, an sara !

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  • Le 2 juillet à 16:55, par AZIZ En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Croire qu’une transition peut faire la refondation du BF est un leurre. Ces gens là n’ont aucune experience de l’état ils n’écoutent que les vouvouzela et gèrent avec des mesures populistes. Et puis avec l’arret de certains projets et programmes à cause du coup d’état, l’insecurité qui a chassé les investisseurs, la récession mondiale... le pays s’est appauvri d’avantage et on est là à lancer des projets de refondation alors qu’on a aucun sous : ça n’a aucun sens. Faut vite aller aux élections et ceux qui seront elus ( y comprit ceux qui gèrent actuellement la transition s’ils veulent ) vont s’occuper de la refondation

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    • Le 3 juillet à 17:02, par Le Vigilent En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

      Mon Cher @AZIZ, contrairement à vos affirmations, une transition est plus à même de poser les bases d’une refondation qu’un ne le pourra un pouvoir issu d’elections qui sera d’essence partisan. Rappelez-vous du projet de nouvelle constitution lancé par la transition issue de l’insurrection populaire d’octobre 2024. La Transition était sur le point d’organiser le référendum sur la nouvelle Constitution et les gens qui pensent comme vous ont dit qu’il appartiendra au pouvoir élu de le faire. Ce nouveau pouvoir competent pour faire adopter la nouvelle constitution a passé 7 ans sans pouvoir le faire. On dirait même que la nécessité d’une nouvelle Constitution n’est même plus à l’ordre du jour. Dites-vous que le système électoraliste dans lequel nous sommes embarqués n’est pas favorable à des changements significatifs par un pouvoir élu pour une période déterminée. Pour mémoire, notre Constitution actuelle n’a pas été adoptée sous un régime issu d’elections.

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  • Le 2 juillet à 19:07, par Manuel En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Bonjour
    Vous voulez qu’il fasse comment ? Il n’a jamais travaillé et il a toujours joué avec les pouvoirs pour pouvoir prospérer.
    Si la honte tuait, il ya bien longtemps que ce monsieur serait fossilisé !

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  • Le 2 juillet à 20:35, par SID PAWALEMDÉ En réponse à : "Transition au Burkina : Réconciliation, refondation et restauration", les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Le Burkina a une justice et aura toujours une justice. Nous n’allons pas ouvrir toutes les prisons du Burkina. Ceux qui ont été condamnés par notre noble justice doivent y purger leur peine jusqu’au bout. D’ailleurs, la justice ne doit même pas donner de liberté provisoire pour des soins de maladie. Le cas de Djibril Bassolé en est une illustration, sans oublier le cas de OUEDRAOGO Adama dit Damis, qui, en liberté provisoire pour raison de santé, se permet de traiter du dossier de INATA, un dossier en instruction de surplus. Il n’a qu’à retourner en prison. Combien de prisonniers sont morts en prison ?

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  • Le 2 juillet à 22:25, par Le petit tranquilos En réponse à : Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Vous les intellectuels malhonnetes, vous voulez tronquer l’histoire de ce Faso et nous imposer une direction, alors vous avez joué bidet.
    Aucun d’entre vous ne disent et interpeller les présidents de l’Afrique occidentale à s’unir pour s’engager pour son développement.
    Certainement Damiba à promit quelque chose à Mr Hermann.???

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  • Le 2 juillet à 22:30, par Dibi En réponse à : Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

    C’est bien regrettable qu’on trouve toujours chez nous des gens qui parient sur ce endo-colon compradore, héritier d’endo-colon politique qui s’est enrichi en son temps, sur les budgets de l’Etat néocolonial de Hte-Volta devenu le Burkina-Faso !
    Sans méchanceté ! Avec de telles raclures politiques, tous dédiés à la Réconciliation avec Kouacou Blaise Compaoré, nous irons loin à piétiner l’avenir de ce pays qui est le nôtre !
    Voilà un héritier qui n’a rien appris en Histoire et en politique, à part se maintenir au chaud, par tous les moyens, dans le confort familial réactionnaire de classe néocoloniale politico-bureaucratique via son paternel de père M. Yaméogo dont je respecte la mémoire, pour le simple fait qu’il a donné 3 mois à l’armée coloniale française de plier bagages ; et qu’il a réduit au silence, les éléments fossiles du féodalisme central et périphérique. Ces éléments qui, en poids mort de l’ultra-conservatisme, tirent le pays dans une grave régression politico-sociale !
    Je doute que ce type, ce fils ait un tel cran politique !

    Na an lara, an sara !

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  • Le 2 juillet à 22:58, par jan jan En réponse à : Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Voici quelqu’un qui a encore une fois, rater l’occasion de se taire.

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  • Le 3 juillet à 06:55, par A woto ! En réponse à : Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Me Hermann Yameogo. L’avocat dont personne n’a souvenance qu’il ait defendu une seule cause de toute sa vie. Et qui pourtant, a vécu grassement. Par la manipulation des autres. Depuis que je le connais (elections de 1978 où il avait pistonné Macaire Ouedraogo), je ne l’ai jamais entendu défendre une cause autre que celle de ses interets personnels. Au debut des années1990, j’ai été de ceux qui l’ont soutenu à travers la CFD. J’ai été de la marche historique à l’issue de laquelle il avait déclaré sur une radio internationale que même si on devait tirer sur la population, il demanderait à nouveau qu’elle sorte marcher. Ce jour là, nous avions été pris à parti par les partisans de l’ODPMT, pas loin du palais de Justice de Ouagadougou, où M. Compaoré prêtait serment. Je suis sorti miraculeusement indemne de cette marche. Un des militants de l’ODPMT m’avait eu dans son viseur, entre le rond-point des Nations-unies et l’ancienne assemblée nationale. Le coup qu’il me réservait, à defaut de me tuer, m’aurait handicapé à vie. Dieu a voulu qu’il en soit autrement.

    A l’epoque j’avais même pris la carte de son parti, l’ADF. Je suis de ceux qui se sont sentis bernés lorsqu’après que le regime du Front Populaire ait décidé de rehabiliter et de restituer les biens de son père, il ait tourné le dos à notre lutte sous pretexte que ses objectifs étaient atteints.

    Ce pseudo-pourfendeur de Compaoré ira jusqu’à faire partie d’un des gouvernements, dont il démissionnera piteusement, ayant constaté que, hors de la face visible du pouvoir il manipulait mieux ses partisans qu’à l’intérieur.

    Le Burkina a eu la malchance de compter de pareilles personnes dans son histoire et surtout de leur accorder autant d’importance. Car en dehors de sa filiation avec le premier président du pays, on trouvera difficilement trace de son apport au développement du pays.

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 09:06, par legrand2000 En réponse à : Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Les Revoila !!!!!!!! Que Dieu sauve mon Burkina Faso

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 09:11, par kwiliga En réponse à : Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Ou comment confondre transition et trahison...
    "c’est aberrant de voir un pays en guerre alors que des hommes qui peuvent contribuer à la lutte sont en prison."
    Et c’est pour cela et seulement pour cela que "Me Hermann Yaméogo, a conduit la causette" ha, le misérable !

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 14:03, par Floda En réponse à : Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Trop d’hypocrites dans ce pays !Les bourreaux parlent toujours de réconciliation en évitant la justice. Avec qui voulez_vous vous réconcilier ? Pas de réconciliation sans la justice. Et pour ceux en prison, si on doit les libérer qu’on libère tous les petits voleurs et bandits des prisons aussi là il y aura la véritable réconciliation.Eux au moins ils sont en prison, d’autres n’ont pas eu cette chance. Si le conseil de l’entente pouvait parler....

    Répondre à ce message

  • Le 3 juillet à 14:27, par Joachim OUEDRAOGO En réponse à : Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Encore une épave politique qui mériterait de se taire. Au cours des dix dernières années son parti et lui même n’ont participé à aucune compétition électorale. Le parti ne disposait même pas d’un conseiller municipal.
    Ce monsieur n’apparaît qu’en situation de crise dans un discours aussi verbeux qu’insipide à la recherché d’une quelconque opportunité pour se lucrer.
    Putschiste des le jeune âge, il n’aime pas les compétitions electorales, prêt toujours à bondir sur un putsch pour apporter son soutien et pour quoi pas attendre un retour en termes matériels.
    Qu’il ait la décence de la boucler et laisser les responsables des partis politiques qui participent aux joutes électorales discuter du processus électoral et de son agenda dans le cadre de la Transition en cours.

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  • Le 3 juillet à 17:28, par Le Vigilent En réponse à : Transition au Burkina : « Réconciliation, refondation et restauration », les priorités de Me Hermann Yaméogo

    Je suis d’accord avec Me Herman Yameogo sur un seul point qui est le suivant : dans la situation actuelle de notre pays, la question de la durée de la transition est “un faux defat”. Malheureusement, les alchimistes de la CEDEAO et les politiciens aigris en font leur cheval de bataille.

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