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Festival « Zembala-son » : La 2e édition se tient sous le sceau de l’entrepreneuriat culturel

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • jeudi 12 mai 2022 à 10h00min
Festival « Zembala-son » : La 2e édition se tient sous le sceau de l’entrepreneuriat culturel

Du 11 au 13 mai 2022, se tient à Ouagadougou, la deuxième édition du festival des instruments traditionnels de musique « Zembala-son », un espace de promotion et de valorisation des instruments traditionnels de musique. Il se tient sous le thème : « Musique et entrepreneuriat culturel ».

La deuxième édition du festival qui entend faire connaître les instruments traditionnels de musique a ouvert ses portes le jeudi 11 mai 2022 à Ouagadougou. Cette édition est placée sous le thème : « Musique et entrepreneuriat culturel ». Plusieurs activités sont au programme. Il s’agit, a détaillé le promoteur du festival, Maxime Compaoré, de panels sur les instruments traditionnels. Ces panels seront animés par le Dr Oger Kaboré, homme de science et artiste musicien, et par Léo Da, professeur à l’Ecole nationale de musique et encadreur des troupes artistiques de danses africaines à la direction des arts et métiers d’art.

Selon le promoteur du festival, Maxime Compaoré, « Zembala-son » vise à inspirer les artistes burkinabè à puiser dans le patrimoine sonore traditionnel

D’après le promoteur de « Zembala-son », un dernier panel sera assuré par le Bureau burkinabè des droits d’auteurs. « Au deuxième jour, on aura des expositions des instruments traditionnels qui se feront au niveau du Goethe Institut. Nous le faisons en partenariat avec le musée de la musique. Le troisième jour nous aurons des spectacles de musique », a-t-il fait savoir. M. Compaoré a précisé que le spectacle de musique sera assuré par les virtuoses de la musique traditionnelle.

L’innovation majeure pour cette édition, c’est l’atelier de fabrication d’instruments, foi du promoteur. A l’en croire, il se fera au niveau d’une école pour permettre à beaucoup d’élèves d’en bénéficier. Ces ateliers seront couronnés par une restitution au niveau du musée de la musique. C’est une manière pour les promoteurs de mettre l’instrument au cœur de l’activité pour inspirer les artistes burkinabè à puiser dans le patrimoine sonore traditionnel pour faire de la musique de recherche qui pourra être exportée aisément.

Konomba Traoré, trésor humain vivant, virtuose de la musique traditionnelle

« Traditionnel » une assertion péjorative

L’homme de science, artiste musicien, Dr Oger Kaboré, a commencé son panel en rendant hommage à tous les grands noms de la musique traditionnelle. « Je rends particulièrement hommage au trésor humain vivant, à savoir Kononba Traoré. Il a plusieurs casquettes, c’est un homme orchestre. Sa présence ici vaut sont pesant d’or », a-t-il lancé.

Revenant à la contribution des instruments traditionnels dans la musique moderne, l’ancien chef de service des archives audiovisuelles de l’Institut des sciences des sociétés, a soutenu que le mot « traditionnel » a pris une assertion péjorative alors qu’il ne devait pas l’être.

Pour Oger Kaboré, il faut savoir utiliser les instruments traditionnels en attendant de les améliorer

Selon lui, le mot traditionnel, c’est ce qui est dépassé dans l’entendement des gens, inutile pour le présent si bien que les instruments traditionnels sont donc relégués maintenant aux pays sous développés. Mais, a-t-il poursuivi, on oublie que tout est une question d’évolution. « Les instruments dits modernes étaient aussi des instruments traditionnels en occident. Je fais allusion aux guitares, aux pianos, etc. Ils ont tout simplement été améliorés et affinés depuis l’époque de l’industrialisation pour nous parvenir tels qu’ils sont. Donc pas de discrimination, pas de complexité. Il faut tout simplement savoir les utiliser en attendant qu’ils soient aussi améliorés », a-t-il terminé.

Obissa Juste MIEN
Lefaso.net

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