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Burkina : « Nous sommes un pays résilient, la presse et le gouvernement doivent travailler pour donner l’information vraie » (ministre de la communication, Valérie Kaboré)

Accueil > Actualités > Multimédia • Lefaso.net • mardi 3 mai 2022 à 22h55min
Burkina : « Nous sommes un pays résilient, la presse et le gouvernement doivent travailler pour donner l’information vraie » (ministre de la communication, Valérie Kaboré)

Le 3 mai de chaque année, et ce, depuis 1993, la communauté internationale commémore la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cette année, mardi, 3 mai 2O22, le Burkina a marqué l’évènement par plusieurs activités, dont la réflexion autour du thème : « Les médias burkinabè face à la révolution numérique : comment mourir pour mieux renaître ? » et par diverses activités.

Cette journée permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer la liberté de la presse dans le monde, défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur profession.

Au premier plan, de g.à d. : Le ministre de la communication, le ministre porte-parole du gouvernement, le ministre de la justice et le ministre de la Fonction publique.

L’occasion a mobilisé du monde au Centre national de presse Norbert Zongo qui a accueilli la cérémonie officielle avec une « présence-record » de quatre membres de gouvernement. Il s’agit des ministres de la communication de la culture, des arts et du tourisme, Valérie Kaboré ; celui en charge de la justice, Me Barthélémy Kéré ; le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo et de celui en charge de la fonction publique, Bassolma Bazié. Les moments-phares de la commémoration ont été la présentation du rapport 2021 sur l’état de la liberté de la presse au Burkina, le lancement du Prix Marie-Soleil de la meilleure journaliste et le panel autour du thème. Une communication donnée par le directeur de publication du journal « Le Reporter » et du média en ligne Infoh24, le journaliste Boureima Ouédraogo ; le directeur général de la télévision BF1, Issouf Saré et du directeur de publication du média en ligne Lefaso.net et enseignant-chercheur, Dr Cyriaque Paré.

Hommage au juge constitutionnel, feu Kassoum Kambou

L’instant a également été marqué par un hommage au juge constitutionnel, Kassoum Kambou, pour son combat en faveur de la justice. Décédé en février 2022, Kassoum Kambou a dirigé la Commission d’enquête indépendante(CEI) qui a été mise en place pour éclaircir l’assassinat à Sapouy du fondateur du journal l’Indépendant, Norbert Zongo, et de ses compagnons. C’est cette commission qui a indiqué que le journaliste a été tué et son corps incendié pour son travail d’enquête sur la mort de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, frère cadet du président Blaise Compaoré. La Commission va désigner six "suspects sérieux", tous appartenant au Régiment de sécurité présidentielle (RSP) la garde présidentielle, indiquant ainsi que les assassins devraient être recherchés au cœur du pouvoir. « Une vie de sens est celle qui s’éteint dans la défense des valeurs », s’est incliné le ministre Bassolma Bazié.

« La liberté de presse est un acquis au Burkina Faso. En 2021, le Burkina a occupé la première place dans toute l’Afrique francophone, ce n’est pas petit. Quand vous voyez des grands pays qui sont comptés dans d’autres domaines, que le Burkina puisse se retrouver au premier rang dans toute l’Afrique francophone, je crois que c’est une avancée. (…). Si on parle de recul aujourd’hui, c’est parce qu’il y a des journalistes étrangers qui ont été assassinés dans notre pays (des journalistes occidentaux enlevés dans la région de l’Est, en avril 2021, et tués par leurs ravisseurs, https://lefaso.net/spip.php?article104379 : ndlr). Ce n’est pas vraiment quelque chose qui, en temps normal, doit nous être reproché, mais comme il y a des critères d’évaluation, on tient compte de ce qui a été dit. (…). Ce que nous demandons, c’est un traitement responsable de la communication et de l’information pour rassurer davantage ce peuple qui a été tant éprouvé. Nous sommes un pays résilient, il faut que la presse et le gouvernement puissent travailler main dans la main, pour donner l’information vraie et contrecarrer justement toutes les ‘’fake-news’’ (fausses informations, ndlr) qui sont servies au quotidien sur les différentes plateformes », a commenté le ministre en charge de la communication, Valérie Kaboré, répondant aux questions des journalistes sur cette journée.

O.L

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 4 mai à 09:50, par kwiliga En réponse à : Burkina : « Nous sommes un pays résilient, la presse et le gouvernement doivent travailler pour donner l’information vraie » (ministre de la communication, Valérie Kaboré)

    - 1-"la presse et le gouvernement doivent travailler pour donner l’information vraie"
    - 2-"Ce que nous demandons, c’est un traitement responsable de la communication et de l’information pour rassurer davantage ce peuple qui a été tant éprouvé"
    Hum, n’est-ce pas contradictoire avec les réalités que vit actuellement notre pays ?
    Si l’information doit être à la fois authentique et rassurante, alors, il est nécessaire que les faits eux-mêmes soient rassurants.
    Hors, comment pourrait-on se sentir serin, quand on lit tous les jours des informations telles que : "Ils ont ensuite attaqué la gendarmerie où ils auraient causé d’énormes dégâts matériels avant de rebrousser chemin. Selon la même source, il n’y aurait pas eu de perte en vie humaine.
    Le village de Dan est situé à environ 70 kilomètres de Bobo-Dioulasso, sur la route de Diébougou."

    Qu’allez vous alors nous expliquer, que les terroristes étaient venus pour négocier et qu’ils se sont fâchés en voyant que les gendarmes étaient partis faire trois jours de prière ?

    Répondre à ce message

  • Le 5 mai à 21:19, par Dedegueba Sanon En réponse à : Burkina : « Nous sommes un pays résilient, la presse et le gouvernement doivent travailler pour donner l’information vraie » (ministre de la communication, Valérie Kaboré)

    Lorsqu’on dit que le putsch a été non violent, et qu’il n’y avait pas de perte en vies humaines, pour reconnaître timidement qu’il y en a eu, doit-on faire confiance ? Celui qui dit de ne pas mentir, si lui même est le premier à mentir, on fait quoi ? Madame excusez moi, vous êtes sans doute de bonne foi, mais ceux qui vous ont invité à la"soupe" ont une trajectoire trop illisible, même si avec la promotion des reliques du CDP, la nomination des amis, parents et promotionnaires à des postes stratégiques, puis le rapprochement récent avec Abidjan par l’arrestation d’un proche de SORO, on peut deviner, leur nature véritable . De plus lorsqu’aux premieres heures des putschistes, un activiste demoralisateur de premier plan de nos troupes figurait parmi les soutiens du régime, on est en droit d’être très méfiant. Reste à savoir si les vrais patriotes se laisseront berner facilement ?

    Répondre à ce message

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