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« Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

Accueil > Actualités > International • • dimanche 16 janvier 2022 à 19h14min
« Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga


« Ce terrorisme diplomatique, médiatique et psychologique contre nous ne nous fera pas bouger d’un iota », a déclaré le Premier ministre Choguel Maïga dans un entretien accordé, samedi 15 janvier 2022, à la télévision nationale malienne ORTM. Il s’est voulu optimiste sur l’avenir du Mali malgré les sanctions économiques prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest
(CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

« Notre pays vit une situation difficile de laquelle nous allons sortir. Nous sommes une vieille nation, plus que millénaire, qui a vécu plusieurs épreuves pendant son parcours. Et celle-là n’est qu’une de ces épreuves. Comme toutes les grandes Nations qui ont connu des périodes de déliquescence, de faillite dans leur histoire, mais qui se sont relevées, le peuple malien va se relever avec cette transition et regarder droit vers l’avenir », a déclaré Choguel Maïga lors de l’entretien conduit par le journalise Yaya Konaté.

Le Premier ministre malien estime que les sanctions prises par la CEDEAO et l’UEMOA sont un abus de pouvoir contre l’État malien, « un grand malade devenu la risée des pays de la sous-région et du monde. »

Et pour étayer sa thèse, il dira que la CEDEAO a violé une convention de l’ONU ratifiée par le Mali en 1987 et qui concerne les pays sans littoral. « Cette convention interdit l’embargo contre un pays sans littoral. La CEDEAO n’en a cure. On traite le Mali comme un moins que rien. Quel que soit le dirigeant qui sera à la tête du Mali, il y a des formes d’humiliation qu’on ne peut pas accepter qu’on impose à notre peuple », a déclaré Choguel Maïga.

En ce qui concerne les sanctions toujours, le chef du gouvernement malien pense qu’officiellement, les sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA sont des sanctions destinées à stabiliser le pays. « Mais, soutient-il, quand on regarde de près, si on n’y prend garde, la finalité de ces mesures sera la déstabilisation de l’Etat malien. »

Choguel Maïga en a profité pour faire un petit cours d’histoire sur la création de la CEDEAO.
« La CEDEAO est née au Mali en 1975. C’est à l’initiative du président du Mali et de son homologue du Nigéria que l’idée a germé et a été partagée ensuite à l’ensemble des chefs d’Etat. Ils se sont mis ensemble pour mettre en place une organisation économique qui a évolué pour prendre des dimensions politiques. Le Mali et la CEDEAO, c’est comme un père et son fils. Aujourd’hui, le vieux père est malade. Il est dans des difficultés. Ce qu’il attend de son fils, c’est qu’il l’aide, le tienne par la main pour qu’il puisse se lever. Depuis quelques années, il faut reconnaître que la CEDEAO fait de son mieux. Et je crois que cette impasse que nous traversons, elle est difficile mais nous allons nous en sortir. Un père et son fils peuvent se disputer, mais jamais se séparer. Nous allons nous retrouver dans les semaines, les mois et peut-être les années à venir ».

Pour le chef du gouvernement, la situation au Mali doit être analysée avec discernement, et non pas « à partir de clichés »
« La transition au Mali est différente de toutes les autres transitions. Les conditions de survenue de cette transition, si nous ne les réglons pas, nous allons nous retrouver dans d’autres coups d’État. Ça fait près de trois à quatre coups d’État en moins de trente ans. En Afrique, quand le caniveau est plein d’ordures, on enlève les ordures qu’on dépose au bord du caniveau et avant la prochaine saison de pluie, le caniveau est de nouveau rempli. Nous, nous voulons faire en sorte, qu’à la fin de cette transition, on crée les conditions pour qu’il n’y ait plus d’intervention de l’armée dans la vie nationale ».

Lors de l’entretien, le Premier ministre malien est revenu sur les tensions entre son pays et la France. « Dans le Sahel, il y a deux groupes terroristes. Vous avez le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et l’EIGS (Groupe État islamique au Grand Sahara). Le territoire de prédilection du JNIM, c’est le territoire malien. L’EIGS, c’est dans la zone des trois frontières. Un jour, alors qu’on a un accord de défense, le président français décide, parce qu’on a fait des nominations qui ne lui plaisent pas, d’arrêter les opérations militaires sans nous aviser. A quoi sert l’accord alors », s’interroge Choguel Maïga qui en veut à la France d’avoir décidé unilatéralement de combattre l’EIGS et de laisser au Mali, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.

« Nous avons compris le message. Vous laissez ces emprises et vous voulez nous empêcher aussi de chercher des partenaires ? C’est quoi ça ? », a déclaré l’invité de l’ORTM qui a rappelé que le Mali ne cherche qu’à se défendre et avoir son autonomie de décision. « Cette campagne qu’il y a contre nous, ce terrorisme diplomatique, médiatique et psychologique contre nous ne nous fera pas bouger d’un iota », a martelé le Premier ministre du Mali.

Fredo Bassolé
LeFaso.net

Vos commentaires

  • Le 16 janvier à 12:14, par merde a la CEDEAO ET LA FRANCE En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    Que Dieu et sa nature vous protège a jamais cher dirigeant du Mali….Sankara est mort au Burkina et est allé ressuscité au Mali et au Rwanda. A toi Dieu qui est miséricorde on reconnait notre méchanceté en tuant Sankara ici au Burkina on te supplie de nous donné un second chance d’avoir un nouveau Sankara et on vous promet que l’erreur ne sera plus répète . sinon a l’heure actuel on ne fatigué de ceux qui nous dirigent on veux meme dénoncé d’être Burkinabe

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    • Le 17 janvier à 10:01, par SOME En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

      Mon frère sankara est issu du peuple ne nous donnera rien, c’est à nous de nous lever et susciter en nous peuple un autre vrai sankara au lieu de laisser ces mange-mil venir nous divertir et trahir finalement afin de mieux assassiner Sankara et aller se goinfrer avec les mêmes assassins de Thomas sankara

      sankara s’est installé dans l’idéologie mondiale en vrai révolutionnaire et humaniste et est devenu une référence mondiale. Seuls nous autres burkinabe n’en n’avons pas la pleine conscience

      Si nous sommes fatigués de ceux qui nous dirigent, chassons les et sans état d’âme. Osons inventer notre avenir
      SOME

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  • Le 16 janvier à 12:19, par ollo En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    Félicitation au Premier Ministre du Mali pour le cours d’histoire. Moi je crois que c’est même une déclaration prophétique quant à l’émancipation des pays francophones du système françafrique. Je vois qu’à partir de cette situation que vit le Mali, plusieurs pays vont demander en même temps la révision de tous les accords avec la France et vont se positionner franchement pour abandonner le franc CFA. C’est une nouvelle ère qui se dessine pour l’Afrique. Il faut que le Mali assure ce rôle historique jusqu’au bout. Il faut que le Mali s’élève au-dessus de cette décision malheureuse d’embargo pour ne pas en vouloir inutilement aux peuples de la sous-région et au peuple français. Ces moments sont des moments forts de l’intégration des peuples.

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  • Le 16 janvier à 13:16, par Le Patriote "Le vrai" En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    Kilili !! Kililili !!! Wend na toog yonré !!! Monsieur Kokalla Choguel Maïga, vous êtes un digne fils de l’Afrique. Vous êtes sur la bonne voie pour sauver l’Afrique entière. Vous et le président Goïta, tenez bon, tous les patriotes africains sont avec vous. Surtout beaucoup de vigilances. Ne pas vous laissez massacrer par l’imperialisme international allié à ses chiens couchants locaux comme notre héro national Thomas Isidore Noël Sankara. Ne jouez pas avec votre sécurité. Faites vous entourés par les soldats russes avec le renseignement du nouveau KGB russe. Pour le reste l’Afrique entière vous soutient vers la libération de notre continent. Quelle myopie de nos vils dirigeants qui vous demandent de laisser la route à leurs amis réactionnaires prédateurs dérouler les refondations de votre pays. Faites en sorte qu’aucun réactionnaire que vous avez vomis ne puisse gouverner encore votre pays. Au besoin vous pourrez faire comme Rawling, en éliminant certains de ces compatriotes pourris qui ont amassé l’argent pour acheter les pauvres maliens pour rebeloter encore à la tête de votre cher pays le Mali.

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  • Le 16 janvier à 14:21, par Fasovision En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    Qu’une autorité d’un pays affirme, aussi explicitement et avec autant d’autorité, cette sorte de ras-le-bol face à certains agissements de la France, voilà qui est clair. Le même Premier Ministre a dit, en d’autres circonstances, qu’ils disposent de preuves concernant le jeu, on ne peut plus, opaque de la France dans la lutte contre le terrorisme dans son très vaste et immense pays. On ne criera plus alors à un quelconque "anti-francité" primaire à tout va !
    On n’aurait moins à redire sur l’attitude de cette même France dont une partie de l’élite politicienne et des soldats se comportent comme étant en terrain conquis sur les terres africaines.
    Pour étayer ce dernier point, un petit rappel de l’histoire très récente. Juste après son élection, le Président français actuel a effectué un voyage, son tout premier voyage officiel au Mali. Tenons-nous bien, au lieu d’aller à la capitale malienne pour y rencontrer les premières autorités du pays, il est allé directement à Gao, où est postée la force Barkhane et c’est là que le Président Ibrahim Boubacar KEITA (IBK) s’est déplacé pour venir à sa rencontre... Un détail qui en dit long sur la condescendance que nous décrions dans l’approche de cette même élite française dans ses rapports à notre Afrique. Génération après génération, il semble que cette façon de faire, devenue habituelle, ait été érigée en coutume politique. Dans la même veine, pourrait-on oublier cette convocation expresse, adressée, il y a deux ans, par le même Président français à nos Présidents du G5 Sahel pour, soutenait-il devant des médias, les entendre, à Pau, sur la montée d’un "sentiment anti-français" qui le chagrinait, visiblement ?

    Le Premier Ministre malien montre, là, une posture digne et responsable qui devrait inspirer tout Africain face aux autres peuples du monde. L’hypothèse d’une infériorité de l’Africain face aux autres, longtemps martelée et secrètement entretenue dans certains milieux, a, malheureusement, nourri, dans une certaine mesure, les cultures du monde occidental en général et, en particulier chez notre plus proche ami, la France. Oui, le mépris de l’Africain, aiguisé par un racisme socialement convenu en Occident, est ce qui explique la prise de hauteur systématique, dans le discours et dans les gestes, de cette élite politicienne française, elle qui ne s’en gêne pas du tout, bien au contraire.

    De l’autre côté, la tradition africaine du respect de l’autre, de l’hospitalité envers l’étranger, au lieu d’être pédagogique pour nos amis, a plutôt été parfois perçue comme une faiblesse, de la naïveté, de l’immaturité, autrement dit comme un manque de civilisation, qui consacrerait ainsi à jamais le mythe du "moi et mon Blanc". Ce sont les survivances de ce mythe qui explique l’attitude actuelle de la France vis-à-vis du Mali.

    Heureusement que l’histoire ne s’arrête pas. Le monde évolue, les hommes aussi, à leur niveau personnel et dans leurs rapports aux autres. Tout comme le processus naturel de croissance d’un individu (naître, grandir et terminer ses jours sur la terre des vivants). A chaque étape, une réalité différente de celle de l’autre. C’est en cela la beauté de la vie. Une compréhension de cette vérité, en la rapportant aux relations entre peuples ou entre États, aurait pu aider à éviter les avatars auxquels on assiste, en ce moment même, entre la France et le Mali.

    Du COURAGE, peuple du Mali. L’adversité qui ne tue pas vous renforce et vous construit, à coup sûr. Pour peu qu’elle soit l’occasion de saisir le bon bout de la réflexion pour tirer les leçons du parcours et repartir des deux pieds affermis sur les chemins de la vie, en l’occurrence sur la voie du développement et du progrès.

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  • Le 16 janvier à 19:18, par Abdoulaye En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    Un digne fils du Mali et d Afrique..le Burkina en a eu mais l a sacrifié que Dieu nous en donne d autre.. parceque aujourd’hui on est gouverné par des gars qui nous représente pas.

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  • Le 16 janvier à 20:22, par Riibo En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    Je suggère à tous les internautes d’aller écouter l’entièreté de l’entretien accordé par le premier ministre. Vous serez plus qu’édifiés. Comme l’a dit un forumiste, Sankara est mort au Burkina et il est allé maître au Mali. On ne peut que féliciter et encourager la transition malienne. En voici qui donne de l’espoir à toute l’Afrique. C’est triste que notre Rock Kabore soit associé à cette forfaiture.

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    • Le 17 janvier à 11:18, par zidbala En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

      Rock nous humilie tous les jours ! Il faut que cela cesse, ! comment peut il reporter les élections municipales chez lui à cause de l’insécurité et aller demander aux maliens d’organiser des élections présentielles dans situation d’insécurité plus grande ????. En tant que président de L’UEMOA, comment peut-il aller organiser un sommet de l’UEMOA au Ghana, un pays qui n’est pas membre de l’UEMOA ; pour prendre des sanctions contre un membre ??? Eh, pitié !

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  • Le 17 janvier à 04:05, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    Hum... M. Choguel Maïga, soyez le malien indigné du traitement qu’on fait subir au Mali, mais soyez aussi l’ingénieur qui réfléchit posément à la meilleure solution à un problème.

    Tout d’abord, l’analyse du PM sur le comportement aberrant de la France, qui décide de combattre l’EIGS mais d’épargner le JNIM ou GSIM est exact et pertinent. Mais à regarder, cela ne doit pas surprendre quand on sait que GSIM et la Coordination des Mouvements de l’Azawad CMA sont deux faces d’une même médaille, et que la France soutient les mouvements de l’Azawad depuis longtemps. C’est dans ce cadre que la France leur a "réservé" Kidal, et qu’elle a milité pour un Mali fédéral afin de leur donner la large autonomie qu’ils voulaient. Rien de nouveau donc.

    Mieux, si M. Maïga regarde bien, c’est depuis le fameux sommet de Pau, donc du temps de IBK, que Macron a fait son "changement de paradigme" et ordonné à Barkhane de se consacrer à l’EIGS, même si dans les faits, Barkhane pratiquait déjà cette "tolérance" pour le GSIM qui a conduit au pourrissement de la situation au Mali.
    Penser que ce choix est fait pour "punir" la junte est réducteur, car c’est la politique de la France dans cette région depuis des décennies, depuis les premières rebellions touareg au Mali et au Niger, même si les choses ont pris le tour d’une guerre ouverte depuis Sarkhozy.

    La révolte est légitime, et le sursaut nécessaire pour sauver le Mali et la sous-région, car c’est le même GSIM qui a essaimé chez nous au Burkina avec Malam Dicko. L’indignation face à des sanctions de la part de ceux qui devraient soutenir le Mali est normal et la lutte de libération s’impose à tout malien ou africain.

    Mais la solution est-elle ce bras de fer juridique avec l’UEMOA et la CEDEAO ? Car la vérité est que le Mali a déjà gagné le cœur de la majorité des peuples de la communauté. Faut-il malgré tout que les maliens souffrent des mauvais choix tactiques de ses autorités ? Voila la situation :

    1°) Première hypothèse : Le Mali engage le bras de fer. Il essaie d’une part de desserrer l’étau des sanctions grâce à la Mauritanie, la Guinée, à l’Algérie et aux autre partenaires. D’autres part, il lance la bataille juridique pour la levée des sanctions.

    Que le Mali gagne ou perde, cela va prendre du temps. Ce temps qu’il n’a pas car tout retard d’approvisionnement va entrainer des pénuries, y compris alimentaires et de matériel de guerre. Et dès la fin Janvier, deux nouveaux soucis apparaitront avec le blocage de la BCEAO. Le premier c’est le non paiement du service de la dette, entrainant le blocage de tout financement international. Le second, c’est le paiement des salaires et pensions. Sans compter qu’à partir du 27 Février, c’est la légitimité même du pouvoir de Goita qui sera remis en cause à l’interne et à l’international.

    Surtout que le Mali n’est même pas sûr de gagner juridiquement malgré qu’il ait moralement raison. D’abord dans la forme, la CEDEAO pourra remettre en cause la légitimité de Goita et compagnie à parler au nom du Mali, et donc à ester. Puis, l’UEMOA pourra prendre la posture de l’institution responsable qui "protège les biens du Mali" d’aventuriers ayant pris le pouvoir par la force. Enfin, elles pourront arguer que les frontières guinéennes, mauritaniennes et algériennes restant ouvertes, elles n’ont pas privé le Mali d’accès à la mer.
    Tout cela peut donc ne servir à rien sauf seulement à faire perdre du temps au Mali.

    2°) Deuxième hypothèse : Les autorités maliennes, ayant montré l’adhésion du peuple malien à la transition, ayant obtenu un large soutient populaire à travers le contient, peut faire de nouvelles propositions à la CEDEAO.

    C’est un problème de principe mais aussi psychologique. Les mandats électifs étant généralement de 4 et 5 ans dans les pays de l’union, il est clair que les chefs d’états n’accepteront pas une transition d’une durée totale supérieure à trois ans.

    La marge se situe donc entre 6 mois et 18 mois à partir du 27 Févier ou de fin Janvier. L’Algérie a déjà marqué son soutien pour une date contenue dans l’année 2022, soit en pratique une rallonge de 11 mois maximum. Je crois que c’est raisonnable de s’y tenir. En dehors de débarrasser le Mali du terrorisme, qui est un leurre, toutes les réformes importantes envisagées sont tout à fait réalisables dans ce délai, avec couplage des élections nationales en Novembre/Décembre 2022..

    L’intérêt, c’est d’éviter que le peuple ne souffre inutilement, mais aussi de ne pas ouvrir d’autres fronts pour un Mali déjà éprouvé. Alors, monsieur le PM, vous avez dit vos vérités, gagné la bataille morale, ne perdez pas la guerre par manque de tactique.

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  • Le 17 janvier à 05:44, par Passakziri En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    Choguel Maiga est - pour être tendre de mauvaise foi - sinon il pouvait préciser les références de cette convention qui interdit un embargo aux pays sans littoral et s il s agit d embargo de l ONU , ou d une décision triviale. Il pouvait aussi nous préciser cette convention de l ONU qui consacre les coups d états comme voie de gouvernance.
    Que le Mali ait été un des pays fondateurs de la CEDEAO c est à son honneur . Mais est-ce un laisser passer ou bien cela transforme la CEDEAO en un bien du Mali ? 60 000 Bamakois dans la rue ne peuvent pas nous faire croire qu on a en face l expression du peuple malien. Sa seule voix d expression ce sont les urnes et les parlements élus. En tout cas en démocratie. Ceux qui veulent la dictature sont les mêmes qui se morfondront dès que Poutine enverra ses troupes réprimer des manifestations comme à Almarty récemment. C est là où les langues fourchues veulent conduire leur pays .Ils n ont pas ce courage d assumer une indépendance pleine. C est quitter le déchet pour plonger dans un WC. Time will tell.

    Passakziri

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    • Le 18 janvier à 13:58, par Sassa En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

      maigre analyse pour la part d’une personne dont son nom indique l’inverse. Si les coups d’états sont anti-constitutionnel,les 3èmes mandats en sont d’autres. Ces organisations sous régional n’ont jamais considéré cela comme une menace pour l’intérêts d’un peuple d’un pays mais quand il s’agit du Mali,ces organismes prétendent défendre l’intérêts des Malien car Assimi Goïta étant arrivé au pouvoir par coup d’état ; sachez bien que les modifications constitutionnelle aboutissant au 3èmes mandats sont à combattre au même titre.

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    • Le 18 janvier à 13:59, par Sassa En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

      maigre analyse pour la part d’une personne dont son nom indique l’inverse. Si les coups d’états sont anti-constitutionnel,les 3èmes mandats en sont d’autres. Ces organisations sous régional n’ont jamais considéré cela comme une menace pour l’intérêts d’un peuple d’un pays mais quand il s’agit du Mali,ces organismes prétendent défendre l’intérêts des Malien car Assimi Goïta étant arrivé au pouvoir par coup d’état ; sachez bien que les modifications constitutionnelle aboutissant au 3èmes mandats sont à combattre au même titre.

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  • Le 17 janvier à 10:44, par billy billy En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    C’est ce type qui va tomber les militaires malien. Il parle comme s’il avait été élu en oubliant qu’il a plus de 20 ans d’opposition.

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  • Le 17 janvier à 11:15, par SOME En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    La transition au Mali est différente de toutes les autres transitions. Les conditions de survenue de cette transition, si nous ne les réglons pas, nous allons nous retrouver dans d’autres coups d’État. Ça fait près de trois à quatre coups d’État en moins de trente ans. En Afrique, quand le caniveau est plein d’ordures, on enlève les ordures qu’on dépose au bord du caniveau et avant la prochaine saison de pluie, le caniveau est de nouveau rempli. Nous, nous voulons faire en sorte, qu’à la fin de cette transition, on crée les conditions pour qu’il n’y ait plus d’intervention de l’armée dans la vie nationale 

    En voilà ce qu on appelle faire l’analyse d’un problème. Les maliens ont eu cette intelligence de tirer bénéfice de l’expérience de la transition au Burkina et ils ont vu comment éviter d’échouer comme les burkinabe. Contrairement au Burkina, le mali a eu de vrais patriotes tant au sein de l’armée que des civils qui ont eu le courage de se lever et se prendre en main.

    Au Burkina les civils, disons la classe politique piaffait d’impatience tel un taureau enragé, de venir manger, et le peuple a été naïf de leur faire confiance. Les dissensions au sein des OSC post insurrection n’étaient que la cristallisation des contradictions et compromissions en leur sein.

    La fraction armée patriote a été muselée de diverses manières et sous différents prétextes (mutations apparentées à des punitions et surveillance, emprisonnement, menaces voilées ou même ouvertes, surveillance, etc.) de sorte à installer la méfiance entre les soldats et tuer toute cohésion au sein de l’armée. Comprenez alors pourquoi l’armée ne combat rien et que les hommes sur le terrain sont abandonnés à eux mêmes, sans moyens, pas même de quoi manger.

    J’avais dit que la transition au Burkina était morte née car sa durée de vie trop courte n’allait pas lui permettre de faire le travail salutaire. Ce débat sur la durée de la transition au Mali rappelle celui qui n’eut pas lieu au Burkina et il n’eut pas lieu car toute la classe politique ne cherchait que venir remplacer Blaise. Point barre !

    Pire ! malgré l’énorme boulot extraordinaire de la transition au Burkina, ceux qui ont été placés au pouvoir se sont hâtés de mettre la transition entre parenthèse comme une erreur dans notre histoire. Alors les petits tas d’ordures que la transition avait déposés au bord des caniveaux, tous ont été remis dans le caniveau et on a continué à remplir à nouveau le caniveau tout en cherchant à faire taire ceux qui osaient (même timidement) signaler qu’ils trahissaient le peuple. Et nous sommes restés là à regarder faire. Sachons ce que nous voulons :
    La Révolution démocratique et populaire a besoin d’un peuple de convaincus et non d’un peuple de vaincus, d’un peuple de convaincus et non d’un peuple de soumis qui subissent leur destin Thomas Sankara

    Le peuple malien dans son ensemble est un peuple de convaincus et non un peuple de vaincus, de soumis qui se contentent de subir leur destin. Le peuple malien, allié à sa branche militaire patriote, a donné au peuple burkinabe une belle leçon de ce que vivre les idéaux de Thomas sankara. La moindre des choses c’est de dire merci au peuple malien, à défaut de ne pas avoir le courage de nous lever pour les soutenir de façon active et que nous laissons le Burkina être utilisé comme base pour détruire le Mali. Si le sankarisme était sincère au Burkina, Roch aurait réfléchi plus de deux fois avant de voter contre le Mali à Accra et venir poser encore ses fesses si tranquillement sur le siège du palais a kosyam. Nous sommes complices par notre passivité : seule la lutte paie
    LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS ; nous y voila et le peuple malien nous le montre. Honte honte honte et trois fois honte à nous sankaristes au Burkina
    SOME

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  • Le 18 janvier à 08:02, par Alexio En réponse à : « Le Mali et la CEDEAO, père et fils », le cours d’histoire du Premier ministre malien Choguel Maïga

    La France un pays malade de ses dirigeants faineants de l Elysee. Elle veut pas que ses anciennes colonies s emancipent et prendre leur propre chemin sans son adhesion et son consentement pour ses mesquineries geopolitique.

    La grande question est l Afrique des 14 pays est-elle craiment independante ?

    Elle est restee dans les culisses manipulee la CEDEAO pour imposer les sanctions illegales et uhumaines.

    Parce qu elle se voit aujourdhui le dos au mur au Mali apres 8 ans d echec de guerre contre les terroristes. Elle a contribuer a amplifier la crise par ses rapports ambivalents avec les membres de l Azawad, la balkanisation du Mali.

    La France arouler dans la farine les pays membres de la CEDEAO en retournant sa chemise pour aiser sa compagnie de transport AIR-FRANCE de renegocier ses vols au Mali a la grande surprise des observateurs de cette fausse crise fomentee par elle meme.

    Pour la France ses interets passent devant ceux de l organisation africaine. La CEDEAO qu elle a instrumentalisee pour fermer les frontieres aux peuples legitimes, les ayants droits a leurs frontieres respectives.

    Quelle honte pour un pays qui se vante d avoir paraphe et declare les droits universels de l homme.

    C est sur le papier en fait. Mais sur le terrain les interets obligent.

    Avec cette reprise des vols d Air-Afrique, la France vient de nous demontrer qu elle a toujours mis des africains contre des africains pour les diviser et sen tirer d affaires.

    Ainsi va le neo-colonislisme francais en Afrique-

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