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Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

Accueil > Actualités > International • LEFASO.NET • mardi 11 janvier 2022 à 20h30min
Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

Au Mali, la transition ne veut pas baisser les bras. Le communiqué du gouvernement suite aux lourdes sanctions de la CEDEAO n’a pas suffi, un conseil des ministres extraordinaire s’est tenu dans la soirée du lundi 10 janvier 2022.

Au lendemain de la décision de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le chef de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, a fait une déclaration à la télévision nationale ORTM, au sortir d’un conseil des ministres extraordinaire. L’homme fort du Mali a appelé ses pairs à faire une analyse approfondie de la situation de son pays. « La complexité de la situation du Mali n’a pas été prise en compte », a-t-il regretté.

Tout en se disant « ouvert au dialogue » avec cette institution sous régionale, le colonel Assismi Goïta invite ses compatriotes à la mobilisation. « Je vous demande de rester calme et serein, car nous avons fait le choix d’être sincère afin de prendre notre destin en main en forgeant notre propre voie (...) La CEDEAO et l’UEMOA se sont assumées, nous en feront autant (...) », a-t-il déclaré.

Pour le gouvernement de la transition, les sanctions sont « illégales » et « inhumaines ». Au sortir du conseil des ministres extraordinaire, il appelle « l’ensemble de la population et de la diaspora à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire national, le vendredi 14 janvier 2022 » et demande « aux autorités religieuses et coutumières d’organiser des séances de prières dans tous les édifices de culte ».

La transition a annoncé l’élaboration d’un plan de riposte pour sauvegarder la souveraineté et préserver l’intégrité du territoire national. Dans cette dynamique, le gouvernement « invite l’ensemble des partenaires sociaux à une trêve afin de faire face aux défis de l’heure ».

« Le Mali ne peut pas vivre en autarcie »

Selon nos confrères de RFI, la CEDEAO prévoit une « levée progressive » des sanctions dès que Bamako aura présenté un chronogramme jugé « acceptable » et que des « progrès satisfaisants » auront été enregistrés dans sa mise en œuvre.
Dans la foulée, les partis de l’opposition malienne se sont réunis le lundi 10 janvier pour analyser la situation au regard du contexte national, rapporte le média français. Pour Ismaël Sacko, président du Parti social-démocrate africain, et un des porte-parole du Cadre des partis politiques pour une transition réussie, il est urgent qu’une nouvelle date soit fixée rapidement pour les élections.

« L’inclusivité, la neutralité ont manqué aux autorités de la transition, ce qui nous a conduit par leur entêtement à des sanctions lourdes. Donc le Cadre tient pour responsables les autorités de la transition qui n’ont pas souhaité entendre et examiné les propositions que le cadre avait faites pour éviter ces sanctions.

Le Cadre a aussi estimé qu’il est très important de dégager rapidement un chronogramme des élections assez précis, très court, qui permettra de reprendre le dialogue avec les chefs d’État de la Cédéao parce que « le Mali ne peut pas vivre en autarcie ». Ismaël Sacko poursuit : « A partir du 27 février 2022, la charte de la transition étant caduque, il nous faut une transition civile qui reprendra la relève pour aller vers des élections dans un délai très court et de façon très consensuelle ».

Il faut signaler que le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) a réaffirmé que « les frontières aériennes, terrestres et maritimes de la république de Guinée restent toujours ouvertes à tous les pays frères, conformément à sa vision panafricaniste ». La transition guinéenne dit n’avoir pas été associée à la décision du quatrième sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEDEAO.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 11 janvier à 17:49, par Ka En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Monsieur Coïta : Le peuple malien sait très bien qu’il est votre otage pour pouvoir s’éterniser au pouvoir : Appeler ce peuple à sortir et vous soutenir a 100% est absurde. L’opposition malienne ne se laissera pas faire avec des militaires à la maternelle qui veulent s’éterniser au pouvoir. Vous, manque des hommes de confiance autour de vous pour créer un RSP a la Blaise Compaoré et protéger vos fesses, vous faites appel aux mercenaires Wagner et vous mentez a votre peuple et le monde entier. Les mensonges ne payent pas. Trompez le peuple Malien en le prenant en otage pour s’éterniser au pouvoir ne va pas loin. La seule solution est de respecter votre parole de faire des élections libres, transparentes et honnêtes après les 18 mois de transition et retourner dans les casernes pour défendre le peuple souverain qui est le rôle d’un militaire.

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    • Le 12 janvier à 15:14, par SOME En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

      Non mon ami ka, je te dirai toujours que tu te trompes : le peuple malien sait tres bien ou se trouvent ses interets du moment. Le peuple le soutien deja. Et si le peuple voltaique avait soutenu ainsi l’avenement de la revolution le 4 aout 83, le CNR aurait avancé plus vite et il aurait evité de perdre un temps a travailler pour convaincre l’adhesion populaire. Cette adhesion fut reussie grace a la personne de thomas sankara qui a su montré au peuple que les militaires etaient là pour le bien du peuple
      Tu serais donc pour que les militaires forment un genre de RSP pour proteger leur pouvoir ? Jamais ! Qui prend en otage les maliens si ce n’est cette CEDEAO et soi disant communaute internationale ?. Non la seule solution, c’est d e laisser le peuple malien decider de ce qu’ils veulent en fonction de ce qu’ils veulent pour leur pays. Nous ferions mieux de suivre l’exemple du mali au lieu d’enfermer ceux qui peuvent nous sauver (comme le colonel Barry)
      SOME
      SOME

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  • Le 11 janvier à 19:16, par Vérité Indiscutable En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Vive le Mali !
    On s’en fout de RFI et consorts.
    Vous-mêmes vous êtes de braves journalistes. Je suis prêt à vous écouter et non pas RFI, ces mâchins pourris de l’ennemi dans nos contrées. Il n’y aura pas autre transition civile au Mali. Et le temps nécessaire sera pris pour organiser bien les élections. Les complices de l’Extérieur sont vaincus et ils s’aggripent vainement sur une CEDEAO et une UEMOA vides.
    Le Mali Libre ou la Mort, nous Vaincrons !

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  • Le 11 janvier à 19:32, par Malien de passage. En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    En plus du retrait de nos ambassadeurs, commençons par suspendre notre participation à ce machin CEDEAO devenu la caisse de résonnance de la France.

    Les maliens doivent désormais parler d’une seule voix et également supporter les effets pervers de ces sanctions injustifiées si nous voulons arracher notre pays des griffes occidentales car le complot terroriste que vit mon pays est orchestré depuis la France et ses alliés.
    Les nègres de salons ont décidé de punir le brave et digne peuple malien sans aucun discernement. Une action qui vise à déstabiliser et inciter à un autre soulevement populaire ou coup militaire. La CEDEAO veut utiliser la population malienne pour chasser Assimi Goita, mais cela peut produire l’effet inverse.

    Le Mali est pays très ancien et très grand pour que ces imbéciles fils d’esclaves de France puissent nous mettre à genoux. Il est temps que le malien se ressaisisse, sert la ceinture, arrête les gabegies et travaille dure. Tout ira bien. Ce ne serait pas facile, mais c’est bien faisable. Je crois que c’est une opportunité inouïe pour le Mali de prendre toute sa liberté. La Mauritanie l’a fait et a survecu et même économiquement meilleure. Le Mali ne disparaitra pas par la grâce de Dieu, de la volonté des maliens et du soutien des peuples africains épris de soif de justice et de liberté.

    Le pétit nègre de la France ne se lasse pas de vouloir déstabiliser ses voisins. Lui l’usurpateur, le tripatouilleur de la constitution, l’étranger de Sindou au Burkina ayant fait ses études primaires à Koudougou, le plus grand criminels de faux et usage de faux, faux en écriture (falsifiant ses documents d’état civil, lieu de naissance réelle à Sindou au Burkina Faso), mais sur faux documents, il prétend être né à Dimbokoro en RCI. Et pourtant il avait étudié avec Bédié aux USA sur une bourse d’études au compte du Burkika. Il a travaillé dans les institutions financières internationales au compte du Burkina jusqu’à ce que son mentor (le commanditaire de l’assassinat de Sankara), le fasse venir en RCI comme Premier Ministre. Lui et tous ses pairs de la sous-région mourront pendant que le Mali est éternel
    Si Laurent Gbagbo nous avait écouté en son temps les dirigeants maliens de l’époque, ce traitre africain ne serait jamais Président de RCI. C’est un Burkinabè (Senoufo) de Sindou où se trouvent les tombes de ses deux parents.

    Il est impératif que le Mali et son peuple ne cèdent pas à la pression de ces fils d’esclaves de France et de Macron. Nous sommes à un point de non-retour de notre histoire perdue depuis Modibo Keita. Si nous cédons aujourd’hui, nous serons la risée de tout l’univers. Personne en Afrique ne nous respectera plus parce que le Mali est aujourd’hui une lueur d’espoir des peuples africains souffrants de la prédation et plongés dans les ténèbres à n’en pas sortir. Abandonner maintenant la lutte pour la vraie indépendance et la liberté serait pire que les sanctions économiques.
    N’oublions pas que nos ancêtres ont dominé tout ce petit monde pendant des siècles. Alors soyons aussi braves, sinon plus que nos ancêtres. D’ailleurs certains de ces pays de la CEDEAO n’ont existé que grâce à la colonisation française...

    Les sanctions contre le Mali est un couteau à double tranchant pour le Sénégal, la RCI et le Burkina Faso, car l’approvisionnement du Mali à partir des ports contribue beaucoup dans les budgets de ces Etats sans omettre les camionneurs de ces pays qui vivent de ces trajets.

    Au casus belli de l’activation de la force en attente de la CEDEAO, si elle se hasarde à pénétrer au Mali, sera indexée comme une force d’invasion et traitée comme telle en conséquece. Les forces de la CEDEAO n’ont aucune chance dans une guerre frontale avec l’Armée Malienne. L’histoire donne encore raison à Thomas Sankara qui disait que chaque pays africain qui s’arme est contre d’autres africains. Si cette force avait joué son role en 2013, on ne serait pas là avec des colonels au pouvoir.à Koulouba. La CEDEAO a échoué à réussir au Mali ce que le Rwanda a accompli au Mozambique.

    Comme d’habitude, la montagne accouchera de la souris..Allons seulement !!!

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    • Le 12 janvier à 08:18, par kwiliga En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

      @Malien de passage.
      Vous écrivez : " Lui l’usurpateur, le tripatouilleur de la constitution, l’étranger de Sindou au Burkina ayant fait ses études primaires à Koudougou,"
      Une belle démonstration de la profondeur de vos convictions panafricaniste. Vous essayez de démontrer l’illégitimité d’un ivoirien, parce qu’il est né au Faso...?
      Mais quel misérable petit esprit !

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      • Le 12 janvier à 12:51, par Malien de passage En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

        @Kwiliga,
        Vous allez vite en besogne dans votre jugeotte en me qualifiant de miserable esprit. C’est votre droit d’opiner et apprecier ce que vous pensez juste sur votre protege. Mais vous faites preuve d’insuffisance ou de cecite intellectuelle en essayant de cacher les tares de votre client que meme les simples non inities a la chose politique savent. Libre a vous de lui donner une virginite. Mais vous n’etes pas sans savoir que Addo tout comme son mentor, est l’un des principaux detracteurs sous-regional tant au niveau politique que financier.
        D’abord l’histoire de l’Eco ou il a double tous les chefs d’Etats sur le chronogramme, le non respect des regles commerciales et douanieres communautaires, la violation de la constitution ivoirienne sur la regle de deux mandats, l’histoire de la rebellion wui l’a amene au pouvoir avec son cortege de morts, le maintien de la carte de sejour, le non respect des decisions de la Cour Africaine des droits de l’homme,...etc. bref, defendez votre idole, mais il n’est pas en odeur de saintete.
        L’Afrique a ses brebis galeuses et il en fait partie. Et la RCI a toujours ete un obstacle aux unions regionale et a la construction panafricaine et cela depuis Houphouet Boigny. Elle a fait eclater la Federation du Mali dont le Burkina et le Benin faisaient partie et l’union Ghana-Guinee- Mali a la veille des independances.
        Et dites moi de quel droit Addo s’acharne t-il contre le peuple malien ? S’il veut en decoudre avec les locataires de Koulouba, libre a lui ! Mais, le peuple malien ne lui a absolument rien fait.
        Soyons serieux Mr. Kwiliga !

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        • Le 13 janvier à 08:46, par kwiliga En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

          @ Malien de passage
          Mais qui n’est pas sérieux ?
          Qui vient tout mélanger avec ses amalgames racistes ?
          Moi je suis tout à fait d’accord quant aux nombreux reproches que l’on peut adresser à ADO, qui me semble assez bien symboliser la servilité de nos présidents, face à la puissance néocoloniale.
          Je ne vais pas pour autant me mettre à cautionner vos propos empreints de racisme ou d’ethnicisme à son égard.
          Votre problème, qui semble que vous tombiez trop facilement dans l’amalgame, comme vous le faites ici à mon égard ("essayant de cacher les tares de votre client", " Libre a vous de lui donner une virginite", " defendez votre idole,"), jette un voile important sur les éléments objectifs que vous amenez par ailleurs.

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  • Le 11 janvier à 19:57, par Alexio En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    C est l occasion donnee au Mali de quitter cette organisation des syndicats de chefs d etat piloter par le lobby francais dans les coulisses.

    Le Mali est un pays souverain, et de quel droit LUEMOA peut bloquer les avoirs du compte du peuple malien ?

    La Russie fait trembler la France au Mali. Voila le fond et la raison de ce acharnement cpntre le Mali. 8ans de fiasco consomme par la force servale, la France fuit la queue entre les jambes du Mali.

    Le Burkina Faso croit toujours au pere Noel.

    La France

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  • Le 11 janvier à 19:59, par Salou Rodrigue En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Je suis de cœur avec le peuple malien courage à ses dirigeants j espere que les autres pays auront un jour le courage de s affranchir de la tutelle française
    Honte à la cedeao manipulée et téléguidée

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  • Le 11 janvier à 20:45, par Sidsoaba En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    J’invite le Gouvernement Malien à faire à deux puissances étrangères pour l’accompagner dans la protection de ses dirigeants et de son territoire. Il s’agit de La Russie et du grand boss la Corée du Nord. Et le match sera terminé dès le 1er coup de Sifflet.

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  • Le 11 janvier à 21:52, par Ka En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Monsieur Coïta : Le peuple malien sait très bien qu’il est votre otage pour pouvoir s’éterniser au pouvoir : Appeler ce peuple à sortir et vous soutenir a 100% est absurde. L’opposition malienne ne se laissera pas faire avec des militaires à la maternelle qui veulent s’éterniser au pouvoir. Vous, manque des hommes de confiance autour de vous pour créer un RSP a la Blaise Compaoré et protéger vos fesses, vous faites appel aux mercenaires Wagner et vous mentez a votre peuple et le monde entier. Les mensonges ne payent pas. Trompez le peuple Malien en le prenant en otage pour s’éterniser au pouvoir ne va pas loin. La seule solution est de respecter votre parole de faire des élections libres, transparentes et honnêtes après les 18 mois de transition et retourner dans les casernes pour défendre le peuple souverain qui est le rôle d’un militaire.

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  • Le 11 janvier à 23:19, par Basikodo En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    La France-Afrique à travers ses nègres de salon en l’espèce des pantins de la CEDEAO, vient de creuser sa tombe au Mali. La jeunesse militante AFRICAINE est désormais prête à relever le défi de confiscation de la dignité africaine. Plus rien ne sera comme avant. Les peuples du Mali du Burkina, de la Côte d’Ivoire, etc. sont un seul Peuple aux intérêts communs depuis des millénaires. Que des puissances étrangères, assoiffées de faire main basse sur nos richesses minières viennent nous dicter comment nous devons nous comporter comme PEUPLE est tout simplement humiliant. Pour mieux nous dominer, les puissances étrangères (France) n’ont qu’un seul objectif : nous diviser pour mieux installer ses valets de présidents, des prédateurs sanguinaires sans dents, des sangsues pour défendre leurs intérêts au lieu de défendre les intérêts du vaillant Peuple AFRICAIN. L’Heure du Réveil a sonné pour toute l’Afrique.

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  • Le 12 janvier à 02:11, par Malien de passage. En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Cher amis et frères fasonautes,

    Quelqu’un ici parmi les intéllos qui écument ce forum peut-il me donner une provision juridique du traité de l’UEMOA et les protocoles additionnels au regard de la légalité du gèle des avoirs d’un Etat et sur les modalités et le processus de l’application des sanctions économiques à Etat membre ?

    La CEDEAO n’étant pas l’UEMOA et vice versa, par quel truchement la CEDEAO peut-elle contraindre l’union monétaire au gèle des comptes souverains d’un Etat, sachant que ce sont deux entités juridiquement différentes tant au niveau politique que financier.
    Je suis curieux de savoir. Aidez moi à comprendre le subterfuge !

    J’attends impatiemment vos differentes opinions et contributions pour éclairer ma lanterne.
    Merci

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    • Le 12 janvier à 14:12, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

      Non, non, ce n’est pas un subterfuge mais une action bien planifiée.

      La CEDEAO voyait venir le moment où la junte malienne n’allait pas tenir parole sur la date des élections. Elle doutait aussi des déclarations du premier ministre Chogel Maiga qui, en Septembre Dernier après son discours choc à l’ONU, parlait d’un glissement du calendrier électoral de "deux semaines, deux mois, des mois".

      Ils ont visiblement eu raison d’ailleurs, car le calendrier initial prévoyait des élections couplées présidentielles et législatives en Février 2022, à charge pour les nouvelles autorité d’organiser les autres réformes et élections.
      Au lieu de ça, la junte est revenue avec un calendrier étalant toutes les élections possibles séparément jusqu’à la dernière, la présidentielle en fin 2026. En d’autre termes, Goita reste jusqu’en 2026, ce qui lui fera un septennat (6,5 ans) au pouvoir.

      Ils ont donc anticipé sur les actions qu’ils pouvaient poser pour faire pression sur la junte. Visiblement, la CEDEAO ne pouvait pas grand chose en dehors de la fermeture des frontières, alors ils ont pensé au précédant ivoirien.

      Au motif que Gbagbo, ayant perdu les élections, avait perdu le droit de signer pour des décaissement de la BCEAO, l’accès aux comptes du pays lui avaient été retirés et donné à Alassane Dramane Ouattara. Cela avait précipité sa chute.
      Dans la même idée, si on ne reconnait pas la légitimité de Assimi Goita et de son ministre de l’économie et des finances, on peut bloquer leur accès aux comptes. Sauf que comme vous l’avez relevé, la CEDEAO n’a pas ce pouvoir.

      Mais l’UEMOA si. Et comme, ça tombe bien, tous les huit pays de l’UEMOA sont aussi membres de la CEDEAO, il a suffit de convoquer un autre sommet, pour prendre ces décisions. Si vous regardez bien, vous verrez que le rapport du sommet de la CEDEAO ne parle pas du tout de la BCEAO mais de la BOAD, la banque de développement de la CEDEAO.

      Les apparences sont donc sauves et le droit respecté, avec deux objectifs majeurs :

      1°) Comme ça, le candidat putschiste burkinabè, ivoirien ou autre saura qu’il risque de prendre un pays ingouvernable auquel on aura coupé les vivres et fermé les portes.

      2°) La junte ayant dramatiquement besoin d’argent et de logistique dans la situation économique et sécuritaire actuelle, elle est obligée de proposer un calendrier réaliste d’élections sans faire dans le dilatoire pendant des mois, ce qui était visiblement son objectif. Sans compter que les difficultés économiques auront vite fit de mécontenter la population qui va demander le départ de la junte pour revenir à la normale.

      Il est vrai que le discours populiste du "Mali face à l’adversité" de Goita va créer un sentiment de patriotisme et de souverainisme dans la population malienne et même ailleurs, qui va lui valoir un soutient temporaire.
      Mais au final, peu de maliens accepteront de manquer de tout pour que les militaires putschistes puissent régner 5 ans, surtout que ce délai était déjà dénoncé en interne.

      La CEDEAO a eu l’intelligence de ne pas imposer une date butoir que la junte aurait présenté comme un "dictat extérieur". Mais je serais étonné qu’elle accepte une date excédant 6 mois après les 18 mois précédemment fixés, soit Août 2022 au plus tard.

      S(il s’agit d’éradiquer le terrorisme avant de pouvoir organiser des élections, il semble évident que Goita va régner à vie. Mais s’il s’agit de faire reculer les terroristes, de réformer la commission électorale, de convoquer une constituante et un comité des réformes qui feront des propositions et d’organiser des élections couplées présidentielles et législatives, 6 mois sont amplement suffisants.

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      • Le 13 janvier à 10:45, par Madjer En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

        S(il s’agit d’éradiquer le terrorisme avant de pouvoir organiser des élections, il semble évident que Goita va régner à vie.
        mon frère qui vivra verra. Vous êtes un bon intellectuel mais en réalité sur ce sujet il vous manque réellement de vision objective. Je vous donne un seul exemple. Avec la Russie le mali va finir très rapidement avec le terrorisme sur son sol. Il faut vous inspirez du cas syrien. Bachar hassad est tjrs en place. Donc ASSIMI GOITA sera tjrs en place malgré la traitrise de la CEDEAO ;

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    • Le 12 janvier à 15:20, par SOME En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

      CEDEAO, UEMOA c’est du woya woya, ils ne peuvent rien contre le Mali. bien au contraire leurs agissements donnent des arguments aux maliens
      SOME

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  • Le 12 janvier à 08:01, par séraphin Pierre En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Mon Colonel, vous êtes sur la bonne voie. Il faudra montrer la voie aux Africains. Ceux qui vous critiquent sont les milices de ces pilleurs. C’est à cause des gens pareils que l’Afrique n’arrivent pas à se détacher de ceux qui rendent l’Afrique pauvre et misérable ; et ils sont nombreux. Du Mali, naîtra les Etats Unis d’Afrique (EUA). N’en déplaise à la France et à ses multiples soutiens.

    Les africains égarés, vous vous êtes quels genres d’hommes ? Depuis des siècles d’autres peuplent vous pillent et vous ridiculisent en vous rendant mendiants, misérables et abrutis et vous n’avez pas de cerveau pour réfléchir.

    Merde alors !

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  • Le 12 janvier à 08:17, par Goulgoulé En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Tuez moi, mais naitrons des milliers de Sankara.....Un Sankara était-il né du côté de Bamako ?

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    • Le 12 janvier à 14:53, par Passakziri En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

      @ Goulgoulé
      La reponse est NON.
      Sankara est mort le 15 octobre 1987 et depuis lors nous scrutons l’horizon , mais pas l’ombre d’un Sankara. Certains portent le rêve, mais il se limite aux lévres . Comme on le dit , les âmes veulent mais les corps sont faibles. aucun Sankara n’est apparu nul part en Afrique de l’ouest, rien de pareil à Bamako. Pas même une esquisse de Sankara.
      Sankara reste un Martyr unique qui sur ce point a fait une grave erreur de jugement, et je ne suis pas sûr s’il observait là ou il est ces prétantants milliers de"Sankaras" qui n’ont que la haine et la fuite de leurs propre responsabilité face aux problèmes locaux il ignorerait les nombreux avertissements qu’il a recu quant aux intentions de son "frère" et ami .

      Passakziri

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      • Le 13 janvier à 09:47, par Ka En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

        Passakziri : je confirme. Et comme je ne cesse de le répéter dans ce forum, ’’’’’’’aujourd’hui plus qu’hier, le mythe Sankara est plus vivant que jamais. Il a défié le temps à tel point que l’enfant de tout un contenant paraît aujourd’hui comme le chemin, pour beaucoup de Burkinabè et de jeunes Africains. Mais force est de constater que même si ses idées sont toujours célébrées, l’homme n’a apparemment pas encore eu d’héritier politique à sa taille, capable de chausser ses bottes et se hisser à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités.’’’’’’

        En lisant quelques commentaires, je dis mieux vaut avoir l’honnêteté de constater que, si les "blancs" sont bien à l’origine de nos misères, ils ne peuvent aujourd’hui nous y maintenir que grâce à la complicité de nos intellectuels avec des cervelles au charbon. Regardons nous en face et essayons de changer les choses chez nous en évitant d’avoir systématiquement recours au même bouc émissaire qu’il soit des Russes, Français, Chinois excet….seuls leurs intérêts comptent.

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        • Le 14 janvier à 10:00, par SOME En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

          Mon ami D’accord avec toi Mais pour descendre jusqu’aux racines de nos malheurs, nous devons nous debarrasser des radicelles-tentacules que ces racines ont envoyées pour nous engluer. Oui, des chefs comme ceux de la CEDEAO sont ces valets locaux, les radicelles emergant des racines veneneuse qui nous tuent. C’est pourquoi nous devons nous debarrasser d’eux et couper leur poison et descendre jusqu’a arracher la racine elle meme. Oui notre probleme ce sont ces valets-relais-5e colonne qui oppriment leurs peuples. commencons donc par les nettoyer de notre maison pour mettre ceux qui ecoutent et travaillent avec le peuple : un pas avec peuple plutot que 10 pas sans le peuple.
          SOME

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  • Le 12 janvier à 10:09, par panafricanistes à la petite semaine En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Mon cœur saigne quand je vois les arguments développés par certains pour s’opposer aux sanctions
    internaute "malien de passage " . Je suis d’accord avec vous que le Mali est un grand pays .Je regrette que 30 000 militaires de ce grand pays ne peut pas vaincre 3 000 djihadistes et soit obligé de faire appel à la France.
    Je trouve que vis à vis de la France , vous êtes ingrats.
    C’est le Mali par la voix de son Président qui a en plein midi supplier la France en 2013 de stopper l’avancée de IAGH AGHALI qui depuis KONA venait pour prendre le thé à Bamako. La France l’a fait.
    internaute KA , vous avez raison ! voilà un Colonel qui au lieu d’être sur le terrain au Nord ,pour la guerre , reste au sud et prend tout un pays en otage. Aux dernières nouvelles il chercherait à négocier avec la CEDEAO . On est où pour faire l’apologie des coups d’Etat , Pauvre Afrique , malade de ses pseudo intellectuels panafricanistes à la petite semaine

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    • Le 12 janvier à 13:45, par Malien de passage En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

      @panafricanistes à la petite semaine
      Si en 2012-2013 la CEDEAO avait respecte ses engagements vis a vis du Mali, la France ne serait pas intervenue. Elle a ete incapable d’aider militairement un pays membre alors que tous les mecanismes sont la dont la force en attente qui s’apprete en ce moment meme a intervenir (ce dont je doute). Cette organisation a failli.

      Vous trouvez que le Mali est ingrat vis a vis de la France ? Peut etre que vous avez raison. Mais n’oubliez pas que les tirailleurs senegalais etaient a 80% soudanais et des milliers sont morts pour eviter que les francais ne parlent Allemand pendant que De Gaulle se cachait dans les jupons de la reine d’Angleteŕre et Brazzaville devenait d’office la capitale de l’hexagone. Ta France a une dette de sang au Mali et en Afrique
      Et enfin, sache que la France est intervenue au Mali pour ses interets et non par souci de sauver le Mali. Et dites moi quel impact son intervention a eu sur la reelle securite des maliens et des autres pays dont le Niger ou elle est implantee avec force et le Burkina qui continue d’enterrer quotidiennement ses militaires et civils ? On a bien vu les braves populations de Kaya exprimer leur ras-le-bol et les images ont fait le tour du monde. Est-ce aussi de l’ingratitude ? Non, on appelle cela une prise de conscience.

      Je suis loin de defendre les colonels au pouvoir, mais je refuse qu’on y mixe le peuple en appliquant des sanctions dont il sera la premiere victime. Je suis aussi contre une transition de 5 ans. Le peuple malien s’est exprime a travers les assises de la refondation qui ont donne des recommandations claires afin d’assainir la gouvernance et eviter les chaos politiques et sociaux cycliques que vit le pays. Il n’y a rien qu’on ne puisse pas faire en une ou deux annees de transition. Sur ce point, il est clair que les autorites de Bamako doivent revoir a la baisse le chronogramme parce que 5 ans de transition c’est l’equivalent d’un mandat constitutionnel. Mais, encore il n’est pas du ressort de la CEDEAO de faire le diktat parce que cette prerogative releve exclusivement de volonte populaire des maliens, donc de la souverainete nationale.
      Les sanctions visent plus les populations que la junte et ne trouvent aucun esprit de justification. Vous en conviendrez avec moi.
      Respects sinceres a vous !

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      • Le 12 janvier à 14:51, par Ka En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

        Mon cher ami internaute ’’Malien de passage,’’ pourquoi prêcher dans le désert ? Tu confirmes d’être contre la durée de la transition a 5 ans ! Merci tout est dit, car personne au Mali sans la CEDEAO n’aura le courage de dire cette vérité aux militaires aux petits pieds avec des armes et qui tirent sur tout ce qui bouge.

        Ici en lisant toutes et tous, celles ou ceux qui soutiennent les militaires putschistes qui veulent le pouvoir, leur difficulté se caractérise par l’absence de culture politique. La plupart d’entre eux ne mesurent pas la théorie d’autruche de ces militaires de maternelle : Un exemple est de mentir au peuple et les institutions internationales qu’il y a pas des mercenaires Wagner au Mali, alors qu’ils sont plus de 400 sur le sol malien !

        Pourquoi mentir a son peuple quand on est responsable d’un pays souverain ? Avoir confiance a Goïta c’est de mettre de l’essence dans le feu dont le Mali est entrain déjà de bruler. Le mieux est de faire reculer ces intrus de militaires en les obligeant de respecter leur parole donnée d’organiser des élections après les 18 mois de transition. Sans rancune.

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      • Le 12 janvier à 15:07, par Passakziri En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

        @ Malien de passage
        Vous pretendez ne pas défendre les drôles colonels crépis à Kati pendant que les balles crépitent à Kidal ? Pourtant toute l’énergie que vous déployez ici demontre le contraire.
        Il y’a tellement de contradictions entre les phrases de nos fameux panafricanistes 2.0 qu#on est en droit de s#inquiéter quand on sait que parmis eux il y’a des gens qui sont sensés être des intellectuels. Mais cela pourrait expliquer pourquoi l’Afrique semble ne pas bouvoir bouger depuis des decenies : Nous sommes sans principes nous permettant de fixer un objectif lointain , de focaliser nos regards sur cet d’objectif et d’avancer sereinement pour l’atteindre. Dans le cas contraire comment comprendre que des Burkinabè qui ont dit non à la dictature et aux pouvoir millitaires il y’a moins de 5 ans se retrouvent être les défenseurs d’aventuriers en rangers chez leurs voisins, que des gens qui ont réfuser d’investir leur argumentaire pour alimenter les débats programatiques , se contentant des slogans chocs de campagne comme Tako kélé, Hakuna Matata etc, se retrouvent à penser qu’il suffit de regrouper des marionettes pour un Forum national qui n’a de national que la titrologie pour prétendre détenir un mandat du peuple ? C#est quant même peu logique.

        Passakziri

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  • Le 12 janvier à 14:47, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Internaute @Malien de passage, vous écrivez :

    « Si en 2012-2013 la CEDEAO avait respecte ses engagements vis a vis du Mali, la France ne serait pas intervenue. »

    Je suis obligé de vous contredire, car les faits historiques sont têtus et différents de ce que vous affirmez. Dès 2012, la CEDEAO s’est mobilisée pour apporter une aide militaire au Mali. Elle a réuni en urgence une force de 6.000 soldats venant de 13 pays.et obtenu sa reconnaissance en Décembre 2012 comme mission de l’ONU sous l’appellation MISMA (ou AFISMA en anglais).

    C’est le putschiste Amadou Haya Sanogo qui s’est opposé à leur déploiement au Mali, menaçant même de tirer sur toute force étrangère. Forcé (par des sanctions aussi) de céder la présidence de transition à l’ancien président de l’assemblée Diacoundia Traoré, il détenait quand même toujours l’essentiel du pouvoir, notamment militaire.

    C’est face à ce blocage, et l’arrivée des djihadistes dans la zone de Kona, qui leur ouvrait les portes de Bamako, que le président intérimaire Traoré a appelé tout pays de l’ONU à leur venir en aide, permettant l’intervention de la France en Janvier 2013, secondé par le Tchad.

    Cela a ouvert les portes à la MISMA qui a alors pu se déployer. En mi 2013, la MISMA est devenu MINUSMA, avec l’arrivée de plusieurs autres pays africains et non africains.

    Pour le reste, je ne suis pas d’accord avec vous sur beaucoup de choses.

    Ceux qui ont applaudi François Hollande pour avoir "sauvé le Mali" sont les mêmes qui vilipendent la France aujourd’hui. Il y a donc bel et bien ingratitude, même si la France l’a bien cherché par sa politique de caméléon équilibriste entre les djihadistes et les Maliens.

    De même, je ne pense pas que les populations de Kaya aient pris conscience. Sinon, on ne peut pas comprendre qu’elles arrivent à bloquer un convoi d’une centaine de véhicules protégés par une centaine de soldats, mais que quatre djihadistes sur deux motos arrivent à vider un village entier. Ou bien ils savaient que les français eux allaient éviter de tirer, ou bien leur courage est à deux vitesses...

    Le jour qu’ils prendront vraiment conscience que ce n’est pas le rôle de l’armée française (ni de la Russie non plus) de les protéger et de mourir pour les libérer des terroristes, quand quatre djihadistes entreront dans un village de plusieurs centaines ou milliers d’habitants pour menacer la population, ils n’en ressortiront pas.

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  • Le 12 janvier à 16:47, par Etonné En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Je suis toujours étonné de voir l’arrogance de ce Malien qui croit défendre son pays en utilisant l’ arrogance et un discours de commissaire du peuple..
    La diaspora Malienne la plus importante au monde vit en France
    Tous ceux qui n’ont pas sa morgue hautaine sont des esclaves..
    Il dit a sa manière que les Africains sont intelligents et il se conduit comme un, voyou en brandissant l’injure.
    Le monde ne sait pas encore ce dont nous sommes capables, et nous avons du retard ..Mais justement organisons nous pour montrer notre valeur ..
    Au Mali l’esclavage existe toujours et on y exécute les Albinos
    Quand on lit un journal Burkinabé il y a une certaine sérénité et une grande capacité à se prendre en charge ..rien de tel au Mali tout est de la faute des autres..
    La guerre au Sahel n’est pas celle de la France !!!
    Je souhaite que la guerre au Mali cesse mais je suis certain que ce pays n’a pas su s’organiser comme ses voisins ..
    Le Burkina a décidé de faire des travaux au LIptako Gourma..
    Il y a 54 pays en Afrique et il est question de faire la ZLEC ..Pensons dans le bon sens pour réussir

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  • Le 12 janvier à 17:07, par Etonné En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Je trouve les sanctions fortes, mais déclarer après après avoir pris le pouvoir pendant 18 mois sans élections qu’il faut encore 5 ans c’est de la provocation..
    Des pouvoirs militaires il y en a trop ..Voyez le Soudan .La population a chassé Mohamed El BECHIR avec l’appui de l’armée et celle s’est installée aux commandes malgré les manifestations répétées des civils..
    Pourquoi 5 ans ?.Sans doute pour mettre a exécution un plan bien préparé
    Suivons bien l’exploitation des mines d’or et nous pouvons parier que les Canadiens qui en assure l’exploitation seront mis à l’écart .

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  • Le 12 janvier à 18:52, par Stalinsky En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Si le Mali veut prendre son destin en main avec ces militaires qui ne comprennent pas que l’époque dans laquelle nous vivons n’est pas comme au temps de l’URSS.
    1) S’ils veulent être logiques ils n’ont qu’a quitter la CEDEAO et l’UEMOA.
    2) Créer leur propre monnaie ou revenir au Francs Maliens
    3) Proclamer la République Arabe du Mali
    4) Remplacer le Français par l’Arabe et adopter la Charia comme mode de vie.
    C’est a dire faire comme la Mauritanie qui bizarrement veut revenir à la CEDEAO. Nous allons expérimenter le Mali dans son arabisation. C’est ça le fond de la question que ces militaires au Mali ne veulent pas dévoiler et nous verrons si les Maliens vivront mieux que les habitants de la CEDEAO ou est devenu "Malifitini".

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  • Le 13 janvier à 17:54, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Mon cher @Madjer,

    Tout en respectant votre opinion, je suis au regret de vous dire que vous avez tort. Goita ne va pas rester au pouvoir, parce qu’il a fait un coup d’état. Il y reviendra peut être par les urnes plus tard, s’il est aussi populaire qu’il le dit, mais pas maintenant.

    Et la Russie ne va pas éradiquer le terrorisme au Mali parce qu’elle N’INTERVIENT PAS au Mali. Fournir des armes, former des militaires et intervenir militairement, ça fait deux. Sinon on pourrait aussi dire que les américains, les ukrainiens, les biélorusses, les israéliens interviennent aussi, puisque tout ce monde a fourni des armes ou de la formation.

    L’EUTM, la mission européenne de formation à l’armée malienne compte plus de 500 formateurs et militaires de 27 pays mais on ne considère pas que tous ces pays "interviennent militairement" au Mali. Et depuis 8 à 9 ans, quel impact ont-ils eu sur la situation sécuritaire, pour que vous croyiez qu’une centaine de formateurs russes le pourrait ?

    Si vous ne voyez pas de différence entre le Mali et la Syrie, c’est que c’est vous qui manquez d’objectivité. En Syrie, le gouvernement russe, officiellement appelé par le gouvernement syrien à l’aider à se libérer d’une agression de son territoire, a répondu avec des milliers d’hommes, des armes et surtout son l’aviation et le top de la défense anti-aérienne qui ont donné la supériorité du ciel à Bachar Al Assad. Même avec ça, il a fallu une alliance armée syrienne, Hezbollah, Russie et Iran pour sauver le soldat Bachar.

    Au Mali, la Russie n’a que quelques formateurs non combattants et n’a apporté aucun matériel de guerre en dehors de ce qu’ils ont vendu à l’armée malienne. Ils ne participent pas aux combats. Aucun soldat Russe ne va combattre les terroristes à la place des Maliens.

    Pour information, en Syrie, Poutine défend sa seule base de sous marins nucléaires de la région, qu’elle perdrait avec la chute de Bachar. La Russie et l’Iran défendent aussi le seul régime de la région qui s’oppose encore, avec le Hezbollah et le Hamas, à la liquidation de l’autorité palestinienne pour une solution à un seul état, celui du "Grand Israël", et accessoirement à l’éradication de l’islam chiite souhaité par l’Arabie Saoudite.

    La Russie et la Chine se satisfont et s’amusent d’emmerder la France en mettant un pied dans son pré carré africain, mais aucun enjeu stratégique au Mali ne vaut que des soldats russes meurent pour chasser les djihadistes à la place des FAMA. Même si c’était le cas, ils ne vont jamais venir bombarder les français de Barkhane, la population malienne et les soldats des 52 pays de la MINUSMA pour que Goita reste au pouvoir. En terme de motivation, vos fameuses "richesses", le peu d’or du Mali ne représente qu’une infime fraction de ce que possède la Russie et ne vaut pas une vie de soldat.

    Et ne vous y trompez pas non plus : Les "soldats de fortune" de Wagner ont pour mission principale de jouer aux conseillers et aux gardes du corps et pas de mourir pour le Mali, même s’ils prennent plaisir (et des bonus financiers) à accompagner l’armée malienne au front de temps en temps. Même s’ils le voulaient aussi, leur nombre, quelques centaines voir un millier au maximum, ne peut pas faire de différence. D’ailleurs, ils seront sur le départ dès qu’ils comprendront que la junte ne pourra pas les payer faute d’accès à la BCEAO.

    Arrêtez de rêver qu’un pays providentiel ou un homme providentiel va venir "sauver" des gens qui ne veulent pas se battre eux mêmes pour leur liberté. Quand on refuse de combattre pour libérer le pays mais on préfère retourner les armes pour prendre le palais présidentiel parce que c’est plus facile, ce n’est qu’une fuite en avant.

    Tôt ou tard, la réalité vous rattrape. La junte le sait d’ailleurs, c’est pourquoi elle a appelé Wagner pour la protéger du retour de bâton. Si quelqu’un vient, ce sera pour être votre nouveau maître dans son intérêt et non le vôtre.

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  • Le 14 janvier à 12:56, par Ka En réponse à : Mali : « Nous avons fait le choix d’être sincères afin de prendre notre destin en main », déclare Assimi Goïta

    Merci mon ami SOME : Ici nous voyons les choses sur la même direction. Et ta très belle analyse comme celle de Passakziri ! Rien à dire... Certes dans un débat pareil, vos commentaires se laissent lire ; et tous, nous l’avalerons sans peine ; mais la comprendrons-nous pour en cerner la profondeur afin qu’un jour, ceux qui sont contre l’idéologue Thomas Sankara cessent d’être des bornés ?

    Mon ami SOME tu as raison qu’il faut à tout prix que l’Afrique se débarrasse de ses dirigeants incapables : Et comme je l’ai dit, ’’’’’’’’En lisant quelques commentaires, je dis mieux vaut avoir l’honnêteté de constater que, si les "blancs" sont bien à l’origine de nos misères, ils ne peuvent aujourd’hui nous y maintenir que grâce à la complicité de nos dirigeants avec des cervelles au charbon. Regardons nous en face et essayons de changer les choses chez nous en évitant d’avoir systématiquement recours au même bouc émissaire qu’il soit des Russes, Français, Chinois excet….seuls leurs intérêts comptent.’’’’’’’’’’’

    Et franchement, je suis vraiment hébété de lire cet écrit de mon ami SOME, et souhaite que sa lucidité et son intelligence continuent de l’habiter. Souvent beaucoup d’internautes sans connaissance des sujets nous prennent toujours avec nos commentaires fondés, pour des responsables du malheur de ce peuple. Pourtant, par nos claviers pour dire nos vérités qui rougit les yeux mais ne les casse pas, on contribue a souder d’avantage les Burkinabé pour le vivre ensemble. Avec nos différences dans nos commentaires, on n’est pas là pour mettre de l’huile sur le feu.

    Simplement c’est la classe politique qui est à l’origine de tous nos malheurs. Et je dis a nos dirigeants aux petits pieds, ’’’’’’’quand on n’a pas les moyens pour le bien de sa population, on les cherche, et on ne reste pas enfermé dans le palais présidentiel à se taper 1 femme par jour et laisser le pays se diriger lui seul. Quand on aime sa femme et qu’on n’a pas de moyen on ne reste pas dans la maison à faire comme l’autre, on sort et on va chercher de l’argent pour s’occuper de sa famille même si c’est pour faire la manche que de rester là à gueuler et à accuser les autres.’’’’’’’’

    Quant au peuple Malien, je leur dis que ce soit la France ou un autre pays, il y a une chose à comprendre et bien comprendre, les forces de défense et de sécurité malienne ne peuvent pas délaisser le théâtre des opérations militaires, et attendre que des jeunes corps habillés français, russes ou chinois viennent les libérer au prix de leur vie... sans contrepartie.

    Si le bilan est encore mitigé pour le Mali en souffrance, il revient au Mali de faire son mea culpa, de retrousser ses manches et se mettre au-devant. Il n’y a pas lieu de faire une guerre par procuration comme compter sur les mercenaires Wagner : L’exemple c’est de comprendre que le Mali aurait été bonnement récupérée facilement par les terroristes si sous François Hollande, la France n’était pas intervenue. Enfin, que la sécurité au Mali est inséparable de celle des pays qui lui sont frontaliers. Autrement dit, le Mali ne peut pas décider de Wagner sans tenir compte des pays voisins. La Russie et la Chine ont le beau rôle. L’épouse et la maîtresse n’ont pas les mêmes regards et responsabilités vis-à-vis de leur mec. La maîtresse a tout le temps de se faire belle, l’épouse est préoccupée à donner vie au foyer. Alors peuple Malien, les mercenaires Wagner sont là pour leurs intérêts et non celui du votre. Alors que Goïta et sa clique réfléchissent deux fois en organisant très rapidement des élections transparentes au lieu de tenter de s’éterniser au pouvoir.

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