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Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

Accueil > Actualités > Opinions • Par Elhadji Boubacar • lundi 3 janvier 2022 à 21h00min
Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

L’auteur de cette tribune, Elhadji Boubacar, donne sa lecture sur la question de l’organisation des élections municipales en 2022. Pour lui, il faut s’abstenir d’organiser ces élections dans le contexte actuel. « Il est plus pertinent et moins risqué de prolonger le mandat des élus actuels que d’organiser ces élections ou d’aller vers les délégations spéciales », conseille-t-il. Lisez !

Le vote de la loi portant code électoral le 20 décembre 2021 par l’assemblée nationale relance la question de l’organisation des élections municipales en 2022. Inutile de tourner en rond et d’hésiter : il faut s’abstenir d’organiser ces élections dans le contexte actuel, comme l’a dit l’un de nos éminents sociologues, le Pr Alkassoum MAIGA lors d’un panel organisé sur le sujet. De notre point de vue, il est plus pertinent et moins risqué de prolonger le mandat des élus actuels que d’organiser ces élections ou d’aller vers les délégations spéciales.

Dans ce contexte d’insécurité que nous vivons, la situation se dégraderait davantage avec des élections locales qui concernent et qui intéressent directement les populations. La meilleure manière de précipiter la dégradation de la situation sécuritaire aujourd’hui, c’est d’organiser les élections municipales dans certaines communes ou dans certains villages d’une commune ou d’aller vers les délégations spéciales.

Organiser ces élections dans la situation présente du pays reviendrait à creuser davantage la fracture sociale dès lors qu’elles ne peuvent pas se tenir dans toutes les communes et dans tous les villages. Cette iniquité entre les communes ou entre les villages doit être évitée si l’on veut donner une chance à la lutte contre l’insécurité. On se rappelle encore les frustrations fort heureusement contenues suite aux élections couplées de novembre 2020 desquelles étaient exclus beaucoup de communes et de villages.

Il ne faut pas craindre de se répéter et d’affirmer qu’aller vers les délégations spéciales reviendrait à priver l’Etat d’un maillon essentiel de la lutte contre l’extrémisme violent. Dans ce contexte de perte de pans entiers du territoire, les élus des collectivités territoriales conservent plus que quiconque des relations avec leur base. Ils ne manquent et ne manqueront jamais de contact et d’informations susceptibles de contribuer à la lutte contre le fléau. Mêmes décriés, ils gardent des liens qui peuvent être et qui sont mêmes utiles à la république dans le contexte actuel. Les remplacer par une délégation spéciale c’est consacrer la rupture avec les zones rurales parce que les acteurs de l’administration générale n’ont pas la connaissance du milieu et l’encrage nécessaire pour prendre le relais.

Il est vrai que dans bien de localités, les élus locaux comme les préfets ont quitté leur commune/préfecture. Mais soyons réalistes. Un préfet dans les régions du sahel ou de l’est ou du centre-nord…ne peut pas aujourd’hui être en contact avec les populations rurales plus que ou comme les maires qui ont des attaches dans tous les villages de leur commune. Il y a une dimension culturelle de la lutte contre l’extrémisme violent qui visiblement n’est pas prise en compte et tout le problème est là. Quand est-ce va-t-on enfin se convaincre de la nécessité d’étudier et de considérer la dimension culturelle dans la lutte contre le phénomène de l’extrémisme violent au Burkina Faso ?

Plus nous tardons à mettre en place une équipe composée d’historiens, de sociologues, d’anthropologues, de psychologues et probablement de mathématiciens (qui sont utiles partout où on parle de problème à résoudre) pour comprendre le phénomène, plus nous nous éloignons des réponses adéquates à apporter au fléau. Deux personnes par profil suffisent pour cela. Nous avons la naïveté de soutenir et d’exprimer la nécessité d’une étude sociologique et anthropologique véritable du drame. Si une telle étude était menée, l’on comprendrait mieux pourquoi il ne sied pas aujourd’hui d’organiser les élections municipales et pourquoi les délégations spéciales pourraient aussi produire les effets contraires attendus.

Le problème au Burkina Faso, c’est que les aspects les plus élémentaires, les plus évidents mais aussi les plus essentiels sont ignorés dans la lutte contre l’extrémisme violent. Les faits montrent que l’approche militaire telle que menée depuis le début du conflit est contreproductive et aucune approche sociologique du fléau n’est envisagée de façon tangible. Nous faisons face à un phénomène qui a une forte dimension sociologique et anthropologique. L’option militaire elle-même n’aura d’effet que si elle intègre cette dimension du conflit.

Il faut donc s’abstenir de prendre des mesures qui renforcent la division des communautés ou qui consacrent à travers les délégations spéciales, une rupture totale ou presque avec les zones rurales, principaux foyers du drame. Quelle proximité par exemple un préfet d’Aribinda ou de Madjouari peut-il avoir plus que les maires actuels avec les populations de ces communes pour contribuer à la lutte contre l’extrémisme violent ? N’oublions pas que le Burkina Faso a un seul problème de nos jours : l’insécurité. Plus rien d’autre n’est prioritaire dans ce pays en dehors de la sécurité. La paix est le socle sur lequel tout repose : la santé, la gouvernance, l’éducation, la protection de l’environnement…

Nous souhaitons conclure en rappelant qu’il est utile que nous soyons tous conscients que dans ce pays, nul ne détient le monopole de la vérité et la panacée contre l’insécurité actuelle. Il y a des certitudes dont il est utile de se débarrasser pour écouter tout le monde et se convaincre que les idées émises par les burkinabè de l’intérieur, ceux dont la voix est à peine audible, peuvent être tout aussi pertinentes que celles de ceux qui conseillent nous princes. On ne peut pas vivre un tel drame social et ne pas l’interroger comme fléau social afin de lui trouver les réponses les plus appropriées.

Tant que nous n’aurons pas une approche sociologique du phénomène, nous ne trouverons jamais la meilleure manière de parler aux différents peuples et cultures du pays. Sans cela, nous ne trouverons jamais les voies et moyens permettant de susciter les apports de chaque sensibilité sociale et culturelle, de mobiliser les communautés dans leurs spécificités contre ce mal qui n’épargne personne. Nous sommes en train de perdre inutilement le temps.

Mais bon, si les gens veulent être des Saint-Thomas, organisons les élections de proximité dans certaines communes et laisser d’autres, dans certains villages d’une même commune et laisser d’autres villages ou allons vers les délégations spéciales au lieu de prolonger pour deux ou trois voir quatre ans le mandat des élus actuels. Nous souhaitons nous tromper.

BOUBACAR Elhadji

Vos commentaires

  • Le 2 janvier à 17:16, par Maiga En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

    Hmmm. Ça ne tient pas la route. Beaucoup de ces zones sont victimes de l’insécurité par le manque d’engagement des élus locaux, qui ont déserté les lieux. Mais fort heureusement, il y’a des hommes qui sont prêts à avancer avec leur peuple, dans la joie comme dans la souffrance.
    Demandez à l’éminent sociologue, quand il a été la dernière fois dans son village natal ou même dans sa province natale.

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    • Le 2 janvier à 21:46, par Boubacar Elhadji En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

      Merci monsieur Maiga. Pour l’essentiel vous ne faites aucun apport, même contradictoire, contrairement à la réaction qui suit la vôtre. Vous semblez bien fier du fait que le ministre ne puisse pas mettre les pieds dans sa province. C’est très facile de lier l’avancée de l’extrémisme violent à la désertion des élus locaux. J’aurai tellement’ aimé que vous ne réagissez pas sous le simple nom MAIGA, sous donc l’anonymat. Je présume que vous vous êtes en ce moment quelque part vers zigberi, les armes à la main. Quand on veut donner une leçon de courage aux autres on commence par ne pas boxer sous la ceinture dans l’anonymat.

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      • Le 3 janvier à 12:03, par Maiga En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

        Monsieur Boubacar Elhadji, je ne vous connais pas et votre nom plus prénom ne vous sortiront pas de l’anonymat, même appuyés d’ une photo. Je ne sais toujours pas en tant que qui vous avez écrit cet article, qui du moins dans sa logique me donne le sentiment de vouloir "abandonner le combat". Allons à l’essentiel.
        1)cest peut être faire une courte réflexion pour conclure sur mes propos. Le fait que le sociologe éminent n’y mette pas son pieds dans sa zone natale ne saurait en aucun cas être une fierté ou une situation qui devrait plaire à quelqu’un. Je pense que toute personne lucide devrait comprendre quelle tristesse cela implique. Lorsque les peuples souffrent la présence à leur côté d’une certaine catégorie d’individus, à cause de leur importance dans la structure sociale et gouvernementale, leur donne un sentiment de partage de leur souffrance, un sentiment de résilience générale, un sentiment de compassion. En même temps je trouve que c’est également triste de croire (après votre écrit qui parle du volet culturel dans la lutte contre le terrorisme) que pour lutter contre le terrorisme il faut avoir les armes à la main à Zigberi. Si seulement tenir les armes qui devrait combattre le terrorisme les États Unis d’Amérique auraient gagné toutes les guerres. Et croyez moi s’il fallait se rendre dans ces zones pour toucher le salaire ou avoir un poste gouvernemental, les gens trouveront les moyens pour s’y rendre.
        Aujourd’hui des centaines voire des milliers de communes sont gérées à distance depuis les grandes métropoles régionales ou même nationales.
        Que ce soit au nord, dans le sahel, à l’est ou à l’ouest, les populations savent qui est prêt aujourd’hui pour partager avec eux leur souffrance.
        Dans la lutte contre le terrorisme, chacun a un rôle différent à jouer. Mais chacun et chacune en a au moins un. Comme le corps :la tête fait son travail, les pieds aussi. Mais tout concourt au bien être du corps. Il ya des gens qui n’étaient ni maire ni conseiller qui se sont imposés dans leurs zones de façon resiliente à lutter contre le terrorisme. Il ya bien d’élu locaux qui n’ont joué qu’un rôle de frein voire même collaboré avec ces terroristes. (Naturellement qu’il en existe aussi qui continuent de se battre auprès de leurs populations.) Prolonger le mandat de ces élus reviendrait à sacrifier ces peuples dont ils sont les élus. La seule prolongation de leur mandat consisterait à donner moins de chance dans cette lutte. On peut bel et bien organiser les élections pour trouver les hommes qu’il faut pour mener ce combat. À l’état de trouver les stratégies adéquates pour les réaliser. Croyez vous que les zones qui sont jours et nuit victimes des attaques, où vivent encore des millions d’hommes et femmes qui souffrent (seuls) jour et nuit, de plaisent de rester dans la continuité médiocre de nos élus locaux ?
        Je ne nie pas vos inquiétudes. Mais je ne crois nullement pas qu’il faut se comporter en vaincu fasse à cette situation.
        Il faut une analyse futuriste et durable pour trouver des solutions durables. Il faut prendre plusieurs paramètres en compte et jouer sur chacun d’eux pour trouver le résultat adéquat et passablement corresponddant.

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    • Le 5 janvier à 11:31, par Abdou Kabila Ouédraogo Société Civile Activiste Blogueur En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

      Merci beaucoup à vous pour le courage et la volonté d’interpeller les acteurs politiques pour la recherche des solutions adaptées à notre situation sécuritaire et économique actuelle.
      Mais sans vous mentir au Burkina Faso les Docteurs, les spécialistes et quoi je ne sais sont à 90% responsable de nos problèmes. Est ce que vous aviez pu approché le Premier Ministre, Président de l’Assemblée Nationale et les députés à l’Assemblée Nationale du Burkina Faso pour évoquer les points suivants dont vous faites mention dans votre adresse ?
      Je ne pense pas du tout. Il y’a des choses dès que sur la place publique n’ont plus de solutions parce qu’il y’a des gens tapis dans l’ombre pour faire échouer ce qui est fort et bon pour la nation.
      Bonne suite à tous.

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  • Le 2 janvier à 17:55, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

    Bon... Autant cette analyse peut se défendre, autant elle soulève de questions.

    1°) Un tel prolongement de mandat, qui équivaut en fait à un doublement de la durée du mandat des élus des communes, soit dix ans au lieu de cinq, est-il conforme à la constitution ?

    2°) Quel accueil les populations réserveront-elles à un tel arrangement quand on sait que de nombreux élus sont contestés, d’autres poursuivis par la justice pour des crimes et délits et d’autres enfin accusés d’abandon des populations sinon de collusion avec les terroristes ?

    3°) Que fait-on si jusqu’en 2025 la situation sécuritaire ne permet toujours pas d’organiser des élections sur la totalité du territoire national ?

    A la lumière des appels à la démission du président du Faso et du président de l’assemblée, rappelons-nous que certains voulaient qu’on reporte les élections de 2020. Qu’en serait-il si on les avait écouté et que ces deux personnalités n’avaient même pas la légitimité des urnes ?
    N’oublions pas qu’il y a des gens en embuscade qui veulent prendre le pouvoir par la courte échelle, et ne leur donnons pas des arguments. Prenons garde de ne pas ajouter une crise politique à la crise sécuritaire, avec le risque d’une somalisation.du pays.

    Concernant le "tout militaire", pratiquement tout le monde a attiré l’attention sur ce problème mais visiblement, nous sommes peu écoutés. Avec le "programme spécial pour le sahel", nos dirigeants semblent penser qu’il suffit que les partenaires étrangers et l’état annoncent des milliards d’investissements pour cette zone pour que la question soit réglée.

    Un exemple simple, celui de la communication : La mouvance islamiste peut difficilement avancer une revendication territoriale comme celle de l’Azawad au Mali, ne serait-ce que par manque de fondement historique et de continuité géographique. La charia ne semble pas aussi prospérer dans un pays déjà fortement islamisé.

    Ils ont donc misé sur un discours ethnique, celui de la nécessaire "insurrection" d’une "minorité opprimée", celle des peuhls. Avec visiblement beaucoup de succès puisqu’ils recrutent en masse.

    Or, à ce jour, on n’a entendu aucune autorité politique, administrative, religieuse, communautaire, traditionnelle ou morale tenir un contre-discours pour contrer cette théorie. En particulier, ces fameux élus locaux ne semblent pas concernés alors que leur rôle aurait été important. Comment peut-on empêcher les jeunes d’être radicalisés s’ils n’entendent qu’un seul discours sans contradiction ?

    Il en est de même quand on accuse une armée, qui compte des peuhls de se livrer au "génocide" des peuhls sans que personne n’argumente sur le caractère trompeur et propagandiste d’une telle thèse. On laisse alors le terrain à ceux qui parlent de "stigmatisation" quand un seul membre de leur communauté est touché, fut-il pris l’arme à la main.

    Pourquoi avons-nous abandonné la guerre de la communication sans combat ? Je ne comprends toujours pas...

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    • Le 2 janvier à 23:28, par Somziyo En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

      Vous avez diagnostiqué le mal depuis sa source. Vous avez fait de très bonnes propositions sous forme de questions ou d’hypothèses. Mais comme ici, on regarde la couleur de ton habit avant de t’ecouter ! J’ose espérer que le chargé de la communication lira avec votre message. Les gouvernements de Rock ont échoué par manque de stratégies de communication. Ils se sont contentés de la défensive au lieu de l’offensive. Réagir aux publications d’internautes. Dommages pour un pays qui a un ministère de la communication.

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    • Le 3 janvier à 10:07, par Vercingétorix En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

      Votre commentaire fait sens. Je souhaite qu’on prenne les insurgés au mot. Oui, la communauté peule est stigmatisée. Ce n’est pas faux. Comment dialoguer pour résoudre ce problème qui sape les fondements de notre nation et met à mal notre coexistence pacifique historique ? On trouvera des Peuhls modérés et sages pour parler aux stigmatisés et à ceux qui stigmatisent. Nier ce fait et opter pour le tout militaire n’est pas la meilleure des solutions. Il y a forcément une raison au mal que nous nous faisons et on n’est pas condamné à vivre dans ce climat de peur. Si les Hutu et les Tutsi vivent ensemble dans un Rwanda en voix de développement, les différents groupes ethniques du Burkina le peuvent aussi s’ils ne mêlent pas la religion à leurs différends.

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    • Le 3 janvier à 19:49, par Boubacar Elhadji En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

      MAIGA est suffisamment anonyme. En tout cas dix mille dois plus anonyme que Boubacar Elhadji qui min nom à l’État civil. Vous pouvez zn être sûr. Peut-être que je vous connais peut-être pas parce que je connais mille MAIGA. Je n’écris jamais et je ne réagis jamais sous anonymat. Il vous suffit d’un clic et vous rendrez compte que j’ai "n" publications sur le même Faso.net et bien d’autres organes de presse burkinabè. Vous avez parlé du Pr (relisez-vous vous comprendrez. Quand les circonstances permettaient au Pr d’être auprès des communautés de sa province et de sa commune il y était. On se comprend très bien.) et du fait que mon propos ne tient pas la route sans rien suggérer en revanche. Que proposez-vous ? Comme vous êtes MAIGA, dites-moi comment on peut aujourd’hui on peut organiser les élections dans la commune de Koutoukou ? Ou dans celle de Markoye ? De Gorom ? De Falagountou ? Enfin, je suis un inconnu maisqui connaît toutes les communes de l’oudalan, votre province (il faut y être originaire et peut-être même de Markoye où j’ai servi pour savoir que le Pr n’y va plus). Au revoir.

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  • Le 2 janvier à 21:30, par levieux En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

    Ça me rappel les présidentielles où une grande partie des politiques et OSC avaient demandé le repport pour cause d’insécurité mais aujourd’hui ils doivent êtres contents car RMCK est à 36 mois de la fin de son mandat et pour les zones où il n’y aura pas d’élections pour cause d’insécurité qu’est ce qu’ont fait ?

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  • Le 3 janvier à 17:29, par jeunedame seret En réponse à : Collectivités territoriales : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

    Sidpawalemde Sebgo TU as tout dit. Rien ne prouve que ces élus vont nous garantir une sécurité immédiate et éternelle. Et si ça ne marche pas ; on fait quoi en 2025 ? Héii... faut pas empirer les choses. Vraiment on comprend l’inquiétude de MAIGA ; et tout le monde a le même sentiment. Mais renoncer aux élections et au changement à cause de la simple crainte devant le terroriste serait une expression de lâcheté et de manque de moyens. Si cette équipe de maires ou de politiciens était gagnante, on l’applaudirait et on la voterait encore. Il faut alterner ; multiplier les initiatives ; et non dormir devant les valets locaux du terrorisme.

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  • Le 4 janvier à 08:08, par WEND-YAMBA En réponse à : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

    Bonjour à toutes et à tous ! La décentralisation est un partage de pouvoir entre l’Etat central et les populations à la base organisées en collectivités territoriales avec des organes délibérants et exécutifs dont le conseil municipal. Au Burkina Faso, la Constitution consacre clairement la décentralisation. En 2006, nous sommes passés à une communalisation intégrale. Aujourd’hui, la situation sécuritaire rend difficile l’exercice de ce pouvoir confié aux populations à la base d’où les débats sur comment gérer notre décentralisation dans ce contexte d’insécurité. La première des solutions est la reprise des pouvoirs confiés par l’Etat central aux populations et en ce moment, l’Etat central nomme ses représentants dans les collectivités territoriales pour gérer la décentralisation. Dans ce cas, nous aurons des délégations spéciales avec à leurs têtes, les Gouverneurs pour les régions et les Préfets pour les communes. L’inconvénient est que dans cette situation, les priorités des populations peuvent être laissées de côté puisque ce sont des acteurs externes aux villages qui décident désormais à leur place. La deuxième des solutions est de décréter la fin de la décentralisation et nous aurons uniquement que la déconcentration. Dans ce cas, toutes les décisions se prendront depuis Ouagadougou et s’appliqueront sur l’ensemble du territoire. Prions Dieu que ce cas n’arrive pas car c’est un vrai recul en matière de développement. La troisième solution qui peut être envisagée dans le cas actuel de notre cher Faso en proie à l’insécurité dans certaines zones, c’est de combiner deux solutions : délégation spéciale dans les zones fortement touchées par l’insécurité et élections municipales dans les autres. Maintenant cette délégation spéciale, au lieu qu’elles soient composées uniquement que des services techniques déconcentrées et des OSC, pourraient prendre en compte les conseils villageois de développement (CVD). Dans ce cas, nous aurons l’avantage d’avoir toujours les représentants de tous les villages de la collectivité territoriale et les priorités de nos villages prises en compte. Une fois la sécurité rétablie, la délégation spéciale disparait et on organise les élections dans les zones à défis sécuritaires. Merci et que Dieu et les mannes de nos ancêtres nous protègent et sauvent notre cher Faso.

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  • Le 5 janvier à 11:56, par El kabor En réponse à : Elections en 2022 ou délégations spéciales ? Deux erreurs historiques à ne pas commettre

    Monsieur Elhadji, vos éminents sociologues anthropologues sont pourtant là depuis le début des massacres. Quelle solution ont-ils proposée ? Ceux qui disent qu’il faut organiser les élections dans les communes où cela est possible sont-ils si inintelligents ?

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