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Situation sécuritaire au Burkina : « Le désespoir est notre premier et pire ennemi », prêche Abdoul Karim Sango

Accueil > Actualités > Opinions • • vendredi 31 décembre 2021 à 17h55min
Situation sécuritaire au Burkina : « Le désespoir est notre premier et pire ennemi », prêche Abdoul Karim Sango

Ceci est un message du président du Parti de la Renaissance nationale (PAREN), Abdoul Karim Sango, à l’occasion de l’année 2022 qui pointe à l’horizon. Dans cette déclaration, l’ancien ministre de la culture et conseiller spécial du président du Faso, en charge de la culture, exhorte également les Burkinabè à ne pas céder au désespoir.

Dans quelques heures, 2021 s’achèvera ! Sans conteste, 2021 aura été une année de profonde tristesse, voire de désolation pour notre peuple et notre nation ! L’hydre terroriste a tué beaucoup de nos concitoyens et occasionné de nombreux déplacés internes. Les victimes des attaques de HANI gardent des séquelles profondes au plan physique et moral. Deux attaques ont particulièrement provoqué en chacun de nous une onde de choc, celles de Solhan et d’Inata. Au-delà du nombre de morts enregistrés dans ces attaques, nous continuons de nous poser la question de savoir, comment tout cela a-t-il pu arriver ? Sans doute que nous mettrons encore du temps pour admettre cette triste réalité.

Il est évident que le désespoir gagne chacun de nous quelle que soit notre position dans la société. Au regard du contexte national, aucun Burkinabè, digne de ce nom, ne peut avoir des nuits de sommeil tranquille.

En ces circonstances extrêmement pénibles, le désespoir est notre premier et pire ennemi. Ceux qui nous tuent n’ont d’autre objectif que de nous plonger dans un désespoir structurel et continu.

Voilà pourquoi, je rêve de nous voir tous unis comme un seul homme, animés de l’unique désir de contribuer à l’éradication du terrorisme dans notre chère patrie. Et cela est possible si tous, nous y croyons et nous y engageons résolument en cette nouvelle année 2022.

En 2022, nos Forces de défense et de sécurité, appuyées des VDP (volontaires pour la défense de la patrie), doivent obtenir des gains nets dans cette lutte à travers la reconquête et la sécurisation des territoires perdus.

A toutes et à tous, je souhaite une année de santé, de paix et de réussite en 2022 !

Abdoul Karim SANGO

Président du Paren

Vos commentaires

  • Le 1er janvier à 00:12, par MyMy En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : « Le désespoir est notre premier et pire ennemi », prêche Abdoul Karim Sango

    - LE MPP EST PIRE QUE LE DESESPOIR. ON DOIT AVOIR PEUR, M. ABDOUL KARIME SANGO ?

    Répondre à ce message

  • Le 1er janvier à 00:23, par Vérité Indiscutable En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : « Le désespoir est notre premier et pire ennemi », prêche Abdoul Karim Sango

    Ce que vous dites est "vrai".
    Mais comment fait-on quand Celui qui est responsable de la Nation n’attend que le soutien des populations aux mains nues ? Pendant que Lui et ses amis sont bardés de richesses et de bijoux insultants ?
    Le bas blesse quelque part.
    Mais si chacun jouait vraiment son rôle, le pays ne serait pas comme il l’est actuellement.

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  • Le 1er janvier à 03:38, par Sango Nouveau ? En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : « Le désespoir est notre premier et pire ennemi », prêche Abdoul Karim Sango

    Sango Karim, tu es en train de te decredibiliser en voulant justifier l’ injustifiable. Nous sommes au bord du desespoir avec le regime de Roch. Si tu es vraiment un intellectuel, reconnais que ce regime est un regime incapable. Ne nous tourne pas en rond parce que tu as ta part de mangement dedans. C’ est tout le contraire d’ un intellectuel. N’ oublie pas que tu as pondu beaucoup d’ ecrits qui vont te suivre. Non seulement la presence du PAREN dans ce gouvernement incapable etonne et detonne mais vous vous voulez parler encore alors que la realite est claire sur le terrain : Corruption pire qu’ au temps de Blaise, deals partout( dans l’es mines, dans la sante, dans l’ armee...), inflation du style de vie gouvernemental. Tu defends quoi ici, Sango ? Si tu es honnete, tais- toi et mange et ne fais plus jamais cette sortie qui jure avec ce que tu as donne a penser de toi par le passe. Ne discreditez pas davantage la politique.

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  • Le 1er janvier à 10:49, par Baoyam En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : « Le désespoir est notre premier et pire ennemi », prêche Abdoul Karim Sango

    Ce que tu dis est vrai mais le desepoir ne vient ni des tueries ni des agissements des terroristes. Il vient plutôt de l’inaction des autorités.

    Si on change 3 chefs d’etat major et 3 ministres de la defense sans resultats ni même de changement de stratégie, ca crée le desespoir car ça donne l’impression qu’il n y a pas de solution.

    Voilà pourquoi, je rêve de nous voir tous unis comme un seul homme, animés de l’unique désir de contribuer à l’éradication du terrorisme dans notre chère patrie.

    Ce sont des paroles vides sans modalité pratique. On s’unit comment ? En paroles ou avec les mains vides ?

    Ce sont ces paroles creuses sans action veritable de la part de l’autorité qui crée le desespoir.

    Six ans après le début des attaques, on n’a pas encore pu identifier ceux qui nous attaquent (on les appelle des HANI). C’est ça qui crée le desespoir.

    Quand les plus courageux se mettent au front et on les prive du soutien necessaire. C’est ça qui crée le desespoir.

    Répondre à ce message

  • Le 1er janvier à 19:17, par Savadogo Daouda En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : « Le désespoir est notre premier et pire ennemi », prêche Abdoul Karim Sango

    Le terrorisme est loin d’être une catastrophe narurelle.
    Ce. projet criminel porté par des gens ayants perdu tout humanisme et valeur est certe partout au monde .
    Bien que nous ne soyons pas le seul pays à être victime de ce phénomène , nous avons une gouvernance incapable , insouciante , imprévoyante. et ayant faillit à sa mission.
    Dans la sous région , parmi les pays comme le Mali , Niger, Mauritanie, Algérie
    nous étions les derniers à être touchés et aujourd’hui six ans après nous avons ravis toutes les palmes. en nombre de deplacés internes , d’enfants déscolarisés , d’écoles , d’administrations et de villages détruits.
    Pour ne rien arranger , nous avons au moins dix morts quotidiens en temps normal , et aux moins milles à deux milles déplacés ainsi que 5 attaques en moyenne par jour . La honte , si certains ont connu la honte un jour dans leur vie , les pays ci dessus cités sont en proie au terrorisme depuis plus de dix ans avant nous. et chacun a au moins plus d’ un million de kilomètres carrés de territoire et le notre tout juste deux cent soixante quatorze mille et nous sommes incapables de le défendre avec le même rype de budjet et nombre d’habitant.
    Les responsables des malheurs sécuritaires de notre peuple , c’est bel et bien les tenants du pouvoir aujourd’hui ainsi et surtout de leurs appendices , excroissances pléthoriques mouvancières.
    En soixante notre jeune nation a construit un État viable , digne , brave , travailleur , intègre
    et respecté de par le monde à cause de la bravoure et de la qualité de SON peuple.
    En moins de six ans , des femmes et des hommes toutes tendances et mouvances confondues sont en phase et ont réussi la prouesse de mettre cette belle nation d’afrique du sahel sous l’eteignoire.
    Ils ont presque réussi.
    Mais c’est mal connaitre ce peuple qui est comme un phénix .
    Il ne meurt jamais et renaît de ses cendres.
    Enfin , tout ceux , je dis bien sans exeption y compris leurs alliés , qui , pour des raisons bassement de recherche de richesse ou tout autre raison on vendu ou trahit notre peuple
    répondrons de ces six années de calvaires observés passivement par des fils et filles cupides de notre nation dont la destiné leur est confiée.
    Quel que soit l’endroit où ceux qui de manière active ou passive ont livré notre peuple à une poignée de criminel vont s’abriter ces derniers reviendront rendre compte à ce peuple innocent et trahi.
    Tôt ou tard les verités sur cette catastrophe evitable qui s’abat sur notre peuple sera clarifiée , et des .. gens répondront comme les révélations dans le procès de l’assassinat de Sankara et de ses compagnons.

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  • Le 1er janvier à 23:43, par mamadou En réponse à : Situation sécuritaire au Burkina : « Le désespoir est notre premier et pire ennemi », prêche Abdoul Karim Sango

    En effet, fuir devant des coyotes est la meilleure manière d’exposer ses mollets aux crocs de la meute. . Preuve que les concessions n’empêchent pas les batailles nécessaires. En les retardant, elles les rendent simplement plus dures et plus coûteuses. Le Président de la république, et ses conseillers devraient savoir que dans les luttes de ce type, dès que l’adversaire prend conscience que vous êtes prêts à faire des concessions pour avoir la paix, il repart frénétiquement à l’assaut. Alors, attention au repli qui frise la reculade et à la reculade qui frôle la débandade !Tout se passe comme si un vent de décadence souffle et balaie, sans arrêt le pays. Les mœurs sociales fortement dopées par les stratégies politiques de conquête et de préservation du Pouvoir ont façonné et orienté les mentalités sur l’axe des clivages, c’est-à-dire dans un sens radicalement autodestructeur. Le catéchisme du civisme et le bréviaire du patriotisme qui, partout, fortifient la nation, sont déchirés ou brûlés au quotidien : c’est la poche avant la patrie, c’est l’épouse avant le pays, c’est le terroir natal avant le territoire national, c’est le compte bancaire avant la concorde nationale, c’est la solidarité confessionnelle avant la compassion nationale, c’est l’hégémonie confrérique avant le salut ou la gloire nationale etc. Quant à la République, elle demeure une ABSTRACTION incapable de mobiliser les efforts, de susciter la ferveur ou de provoquer les sacrifices. Autrement dit, c’est la république sans républicains dévoués. L’armée étant l’ultime creuset où se réfugient l’Etat, la République et la

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