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Résultats provisoires : Les complaintes d’un quintet

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Présidentielle 2005 • • mardi 22 novembre 2005 à 09h26min

Après la CO.T.E., qui a donné une conférence de presse dimanche dernier suite à la proclamation des résultats provisoires par la CENI, c’était autour de cinq partis de l’opposition ayant pris part au scrutin du 13 novembre dernier de livrer leurs réactions à chaud à la presse. C’était le lundi 21 novembre 2005, au siège du PAI à Bilbalogo.

Les responsables de partis d’opposition, que sont Me Bénéwendé S. Sankara de l’UNIR/MS, Philippe Ouédraogo, qui est allé à l’élection présidentielle sous la bannière du PDS et de la CDS, Toubé Clément Dakuo de l’UDD, Gilbert Bouda du PBR et Laurent Bado du PAREN qui était représenté par Abdoul Karim Sango ont rencontré les hommes de médias pour leur livrer leurs réactions après la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 13 novembre dernier.

Dans leur déclaration liminaire, lue par Me Bénéwendé Stanislas Sankara, les animateurs de la conférence ont dit que l’organisation du scrutin et le déroulement de la campagne ont été marqués par un ensemble d’irrégularités criardes.

Ils décrient la CENI pour avoir élaboré un fichier électoral, selon eux, des plus contestables ; de même que la possession de plusieurs cartes par des électeurs ; la distribution, par des individus non habilités, de cartes d’électeurs. Le groupe des cinq est revenu sur le Conseil constitutionnel, qui n’a pas été capable, selon leurs propres termes, de dire le droit dans l’application de l’article 37 de la Constitution.

C’est donc, a fait remarquer le groupe, dans un contexte d’illégalité au regard des dispositions constitutionnelles que la candidature de Blaise Compaoré a été validée.

Les cinq voient également d’un mauvais œil le soutien dont a bénéficié le candidat sortant, de la part de chefs d’Etats étrangers, qu’ils qualifient d’immixtion grossière dans les affaires intérieures et les élections au Burkina Faso. Pour eux, au regard des moyens déployés par le candidat Blaise Compaoré et de la fraude organisée par ses partisans, le scrutin du 13 novembre n’était pas libre.

Et les cinq de marteler que sur les électeurs pesaient des pressions très fortes, ainsi qu’une grande psychose organisée par tout un ensemble d’acteurs plus ou moins directement intéressés au maintien au pouvoir du même homme afin de pouvoir continuer à faire leurs nombreux « business ».

Des jeux de questions-réponses qui ont suivi, on note que les partis d’opposition ont eu des difficultés financières pour envoyer des délégués dans les bureaux de vote. Le groupe des cinq reproche, à cet effet, à la CENI de n’avoir pas mis suffisamment de moyens à la disposition des partis.

A la question de savoir pourquoi ils n’étaient pas tous présents dans la salle des banquets de Ouaga 2000 à la proclamation des résultats provisoires par la CENI, les conférenciers ont répondu n’avoir pas reçu une invitation formelle de la CENI. Quant à savoir s’ils vont introduire un recours auprès du Conseil constitutionnel, la réponse a été qu’ils n’en voient pas la nécessité, parce que sa décision est connue d’avance, et cela ne changera rien.

Agnan Kayorgo
L’Observateur

P.-S.

Voir notre dossier :
Présidentielle 2005

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