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Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

Accueil > Actualités > Opinions • Tribune • jeudi 30 décembre 2021 à 22h35min
Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

Dans cette tribune, le journaliste Adama Ouédraogo "Damiss" fait la genèse des différentes crises qui ont plombé et divisé l’armée burkinabè depuis les années 80 et qui peuvent expliquer certaines contre-performances du Burkina dans la lutte contre le terrorisme. Il propose également des pistes de solutions.

« Depuis 2016, notre pays est en proie à des attaques meurtrières qui s’amplifient et gangrènent différentes régions du pays. L’armée, dont le rôle est de défendre l’intégrité du territoire, a du mal à contenir ces groupes terroristes qui endeuillent régulièrement la nation. Pourquoi n’y parvient-elle pas ? Nous tenterons humblement de donner quelques éléments d’explication et des pistes de réflexion en vue de contribuer au débat sur l’insécurité qui rythme désormais le quotidien des Burkinabè.

Le bilan de la crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso fait froid dans le dos : près de 2 000 morts, des centaines de blessés et plus de 1,4 millions de déplacés internes. Ce ne sont pourtant pas des actions et des initiatives qui ont manqué pour arrêter le massacre. En six ans, on aura presque tout essayé : remaniements ou réajustements ministériels, changements de ministres de la Défense (Jean-Claude Bouda, Chérif Moumina Sy, Roch Marc Christian Kaboré), limogeages de chefs d’état-major généraux des forces armées (Pingrenoma Zagré, Oumarou Sadou, Moïse Minoungou), multiples réunions du Conseil de défense et de sécurité, et plus récemment le rajeunissement du commandement, et nous en oublions. L’hydre terroriste continue malgré tout de faire ses ravages et de gagner du terrain.

Les révolutionnaires ont semé la graine de la destruction de l’armée
Pour comprendre les difficultés actuelles de nos forces de défense et de sécurité face à cette menace sécuritaire sans précédent, il faut remonter aux années 1980. Oui, vous avez bien lu. Disons le tout de suite : ce sont les révolutionnaires du 4 août 1983 qui sont à l’origine des maux de notre armée.

Pourquoi disons-nous cela ? Les faits sont têtus.

Après les indépendances de nombre de pays africains en 1960, leurs armées se sont révélées être comme des instruments pour construire nos jeunes États. Dans certains pays, elles sont restées de simples spectatrices du jeu politique ; dans d’autres, elles étaient au cœur des enjeux.

En Haute-Volta, c’est avec le soulèvement populaire du 3 janvier 1966 que l’armée a été appelée par la foule à prendre le pouvoir. Depuis, elle n’a plus quitté les affaires politiques. Avec le général Sangoulé Lamizana, les choses se sont bien passées : les militaires n’ont pas fait couler le sang et n’ont pas régné par la terreur en utilisant les armes du peuple contre le peuple. C’est tout le contraire des capitaines pendant la période révolutionnaire.

En effet, le 4 août 1984, un groupe de jeunes gradés, qui avaient auparavant créé le Regroupement des officiers communistes (ROC), avec à leur tête Thomas Sankara, s’emparent du pouvoir et engagent notre pays dans une révolution afin de changer les mentalités et d’amener le peuple à compter d’abord sur ses propres forces. Les révolutionnaires entreprennent une politique volontariste en lançant de grands chantiers dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’éducation, de la santé et des infrastructures, ainsi qu’en menant une lutte sans merci contre la corruption.

Les résultats sont positifs, concrets et visibles. Le président Thomas Sankara réussit à démontrer à la face du monde qu’il est possible de se suffire, pour peu qu’on soit ingénieux et qu’on valorise ses propres ressources humaines.

Le revers, c’est que le Conseil national de la révolution (CNR) avait une sainte horreur de la contradiction, et que le système mis en place est à l’origine de la violence politique, de l’indiscipline et de l’impunité au sein des forces armées.

En effet, hormis la mort du colonel de gendarmerie Nézien Badimbié, c’est sous le CNR que les exécutions ont commencé à émailler véritablement la vie politique au Burkina. Auparavant, les discours étaient musclés, des arrestations étaient opérées, mais les tenants du pouvoir ne salissaient pas leurs mains avec le sang de leurs adversaires. Dès la nuit du 4 août 1983, les révolutionnaires avaient identifié le colonel Yorian Gabriel Somé – surnommé « caméléon équilibriste » ou « cube Maggi » – comme un homme à abattre, surtout que c’est lui qui avait fait embastiller Thomas Sankara le 17 mai 1983. L’homme fort du Conseil du salut du peuple (CSP II) a dû sauver sa tête en fuyant la capitale pour se réfugier dans la garnison de Ouahigouya. Il est par la suite arrêté, transféré à Ouagadougou et emprisonné au Conseil de l’Entente. Le 9 août, il est exécuté avec l’un de ses lieutenants, le commandant Fidèle Guébré. Selon plusieurs sources, une bombe aurait été jetée dans leur cellule. Cela n’a donné lieu à aucune poursuite ni sanction.

Le 28 avril 1984, le régime du CNR fit passer par les armes d’autres militaires et civils accusés de complot visant à renverser le pouvoir. Il s’agissait du colonel Didier Tiendrébéogo, des lieutenants Moussa Kaboré et Maurice Ouédraogo, ainsi que des sieurs Adama Ouédraogo, Moumouni Ouédraogo, Anatole Tiendrébéogo et Barnabé Kaboré. Et ce n’est pas tout : le 15 juillet de la même année, le commandant Amadou Sawadogo, gendre de feu Gérard Kango Ouédraogo, fut tué sur le barrage n°3 de Ouagadougou.

Aux crimes de sang restés impunis, il faut ajouter l’épuration qui a consisté à rayer de l’armée des officiers, dont certains sur la base de délation et de règlements de comptes. Les Comités de défense de la révolutionnaire (CDR) ont certes énormément contribué au développement mais ils ont été aussi à l’origine des problèmes au sein de l’armée et la division des Burkinabè en deux camps à travers des dénonciations calomnieuses : les révolutionnaires d’un côté, les réactionnaires ou ennemis du peuple de l’autre.

Entre-temps, les leaders du CNR se sont déchirés. Thomas Sankara a été exécuté le 15 octobre 1987 par des sous-officiers et des soldats dirigés et contrôlés par Hyacinthe Kafando, selon de nombreux témoignages.

À partir du moment où les sous-officiers ont accompli les sales besognes, ceux-ci faisaient la pluie et le beau temps au vu et au su de tous. La réalité du pouvoir était entre leurs mains, eux qui n’avaient aucun respect pour la hiérarchie militaire et pour les officiers. Seul le chef d’état-major général, Louis Joanny Yaméogo, a eu le courage de s’assumer en rendant sa démission tout en dénonçant l’indiscipline des éléments du Centre national d’entraînement commando (Cnec) de Pô. C’est justement face à cette indiscipline et aux clivages dans les rangs de l’armée que Blaise Compaoré, pour se mettre à l’abri d’un coup d’État, a transformé le Cnec en Régiment de sécurité présidentielle (RSP), une unité puissante qui protégeait le régime et contrôlait le reste de l’armée, peu formé et mal équipé.

Le 31 octobre 2014, une insurrection populaire contraint le locataire du palais présidentiel à rendre son tablier. Blaise Compaoré prend tout de même le soin d’indiquer et de préciser l’article de la Constitution qui organise la succession en cas de vacance du pouvoir. En l’absence de gouvernement, dissout dans la foulée, c’est la rue qui commandait et les insurgés ont demandé à l’armée d’assumer ses responsabilités.

En pareille circonstance, c’est normalement le chef d’état-major général qui occupe les fonctions de chef de l’État afin de conduire la transition. Contre toute attente, un lieutenant-colonel, Yacouba Isaac Zida, numéro 2 du RSP à l’époque, a surgi de nulle part avec des sous-officiers pour prendre le pouvoir des mains du général Nabéré Honoré Traoré, patron des armées.

Si le lieutenant-colonel Zida avait fait un coup de force classique, comme plus tard le colonel Assimi Goïta au Mali ou Mamadou Dombouya en Guinée-Conakry, damant le pion à des officiers plus gradés, on aurait pu comprendre. En acceptant qu’un ancien ange-gardien de Blaise Compaoré, de surcroît issu du RSP tant décrié à tort ou à raison par certains Burkinabè, brûle ainsi la politesse à un général, nous avons tous validé et soutenu un acte d’indiscipline caractérisé au sein des forces armées. À l’époque, seul le général Oumarou Sadou (ex-chef d’état-major des armées et actuel ambassadeur du Burkina Faso en Algérie) a eu le courage de dénoncer cette situation. La plupart des officiers ont préféré se ranger du côté du nouveau maître, soit par manque de courage, soit pour profiter des privilèges de la Transition.

L’ex-régime renversé par la rue, l’occasion était belle d’entreprendre des réformes en vue de réorganiser notre armée. Il n’en a rien été. Les ambitions et les considérations égoïstes ont eu raison de l’intérêt supérieur de la nation. À l’intérieur du RSP, les changements opérés par l’ex-numéro 2 du corps, désireux d’écarter certains leaders et ne tenant pas compte des grades, ont créé des remous. Et cette tension permanente entre Zida – devenu Premier ministre – et ses frères d’armes s’est soldée par la tentative de coup d’État du 16 septembre 2015, qui a encore davantage divisé notre armée.

Tous les codes qui font la force des armées ont été cassés dans notre pays.

Le président Kaboré hérite d’une armée en lambeaux

Ainsi donc le président Roch Marc Christian Kaboré est arrivé au pouvoir et a trouvé une armée en lambeaux qu’il a fallu reconstruire. Il avait, à notre sens, bien perçu le problème de la présence de l’armée dans le jeu politique d’où peut-être sa décision de ne pas nommer de militaires dans son gouvernement, leur rôle étant de se soumettre au politique et de défendre l’intégrité du territoire. C’est dans ce contexte que les attaques terroristes ont commencé.

Malheureusement, dès les premiers coups de boutoir, on n’a pas su prendre le taureau par les cornes. L’opinion a été embarquée dans le débat sur les présumés parrains des terroristes. Au lieu de s’attaquer au mal, on a choisi de faire de la politique en utilisant le terrorisme.

Pire, le délit de faciès aidant, des exactions ont été commises sur le terrain de la lutte contre les assaillants. De nombreuses populations se sont retrouvées entre deux feux : d’une part, les forces de défense et de sécurité (FDS) qui les pourchassent pour des soupçons de complicité avec les terroristes ; d’autres part, les forces du mal qui les exécutent pour leur présumée collaboration avec les FDS. Que faire ? Beaucoup d’entre elles ont rejoint les groupes armés ou sont devenues leurs complices véritables en leur donnant les positions ou les mouvements des soldats burkinabè.

Le dilemme des moyens matériels

Autre difficulté qui mine l’armée burkinabè : les moyens matériels. Quand vous discutez avec des soldats, ils avancent systématiquement le fait qu’ils n’ont pas d’armement conséquent pour combattre efficacement sur le terrain. Des officiers quant à eux vous diront, sans nier la réalité de la question de l’armement, que les hommes abandonnent armes et munitions aux mains des terroristes, si bien que les groupes armés se ravitaillent très souvent en attaquant les positions des FDS et détalent avec tout ce qu’ils peuvent emporter.

L’attaque de Yirgou le 4 octobre 2021 est symptomatique : les assaillants sont repartis avec une importante quantité d’armes et de munitions.

La question de la qualité du matériel aussi se pose. Un doigt accusateur est pointé vers un fournisseur qui règnerait en maitre incontesté dans le secteur. Il se trouve que ce même fournisseur, Rafi Dermardirossian, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas venu au Burkina Faso à la faveur de l’arrivée de Roch Marc Christian Kaboré aux affaires. Ses amis se comptaient parmi les dignitaires de l’ancien régime, qui l’ont recommandé à l’armée pour la livraison du matériel militaire. Du reste, la question de la qualité de ce dernier ne date pas d’aujourd’hui. Sous le régime de Blaise Compaoré, la presse a dénoncé à plusieurs reprises des commandes de qualité douteuse. C’est dire qu’il faut une refonte totale du système de commande de l’équipement des forces armées.

À ces problèmes, il faut ajouter le manque criant de leadership des chefs, l’indiscipline grandissante au sein des troupes et les suspicions d’enrichissement illicite de certaines autorités.

Il faut le dire, l’atmosphère au sein de notre armée est nauséabonde. Quand vous expliquez aux soldats que l’armée c’est la discipline, ils vous répondent qu’ils ne peuvent pas donner leur vie pour la patrie pendant que leurs chefs roulent carrosse et mènent grand train.

Face à une telle situation, nous devons avoir le courage de poser le bon diagnostic, de formuler des critiques constructives, de remonter dans l’histoire pour construire une vraie armée républicaine en corrigeant les graves erreurs du passé.

Le drame de ce pays, c’est le refus de la remise en cause des vérités établies. Lorsque l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo (JBO) l’a fait en écrivant son ouvrage Ma part de vérité, des gens qui n’étaient même pas nés au moment des faits étaient nombreux à contester son livre. Personne ne détient la vérité. Comme le dit la citation (vraisemblablement apocryphe) prêtée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire. »

Nous sommes aujourd’hui prisonniers de nos convictions. Or la connaissance, comme le proclame Platon, s’acquiert par la discussion afin de dépasser nos opinions particulières. Notre pays traverse un moment décisif de son histoire. Si nous continuons dans le déni, dans la manipulation, dans le mensonge et dans l’irresponsabilité, nous nous dirigeons tout droit vers un précipice d’où nous ne sortirons que très difficilement. »

Adama Ouédraogo dit Damiss
Journaliste et écrivain


Des pistes de réflexion

Face au péril terroriste, nous devons nous poser les bonnes questions.

Pourquoi des Burkinabè prennent-ils des armes contre leur pays et contre d’autres Burkinabè ? Pourquoi des populations locales collaborent-elles avec ces criminels ? Pourquoi, malgré le gros budget du ministère de la Défense et les changements opérés, les groupes armés continuent-ils leurs forfaits en toute impunité ? Pourquoi les détachements sont-ils toujours attaqués de la même façon par les terroristes ? Y a-t-il des dispositifs d’intervention rapide pour appuyer des unités victimes d’attaques ou d’embuscades ? La composition des unités combattantes est-elle cohérente ? Pourquoi les soldats ont-ils le moral dans les chaussettes ? Quels sont les différents niveaux de dysfonctionnement ? À coup sûr, on aboutira au diagnostic suivant : la mal-gouvernance, la corruption, les clivages au sein des forces armées, les problèmes d’égo, l’absence de leadership etc. Le drame d’Inata, bien analysé, permet déjà de se faire une idée des graves dysfonctionnements qui émaillent notre armée.

Il faut éviter de parer au plus pressé en mettant en place de véritables stratégies qui vont consister à rendre effective la présence de l’Etat sur le territoire national pour éviter que les assaillants s’y installent, comme c’est déjà le cas dans plusieurs localités. Nous devons envisager l’intervention des forces des pays de la sous-région ouest-africaine car le terrorisme dépasse les frontières nationales et tend ses tentacules en Côte d’ivoire, au Bénin et au Togo. Il ne faut pas attendre d’intervenir sur le tard.

Aux grands maux, les grands remèdes. Une refondation totale de notre armée est nécessaire. Le travail est titanesque et demande du temps. C’est le prix à payer pour former une grande armée capable de faire face aux grandes menaces. L’Algérie (même si le contexte est différent de celui du Burkina Faso et comparaison n’est pas raison), malgré ses richesses et la puissance de son armée, a vécu la terreur des attentats terroristes pendant une dizaine d’années. Il y a eu des morts, beaucoup de morts, des blessés dont certains resteront handicapés à vie, des veuves, des orphelins et d’énormes dégâts matériels. Des attentats avaient même eu lieu régulièrement à Alger, la capitale. Mais au final, l’Algérie a triomphé et possède l’une des armées les plus expérimentées et les plus puissantes du continent africain.

Il faut dès à présent que le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, pose les jalons de la refondation de notre armée afin que son successeur puisse la poursuivre ou la consolider.

Autre problème qu’il faut examiner avec le plus grand sérieux, c’est le recours aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), aux Koglweogo et aux Dozos. L’armée burkinabè ne s’est pas suffisamment assumée dans cette lutte contre le terrorisme, si bien que le politique a été obligé de faire appel à des supplétifs. Les militaires ont ainsi sous-traités la guerre à des civils sommairement formés. Aujourd’hui, les VDP par exemple font un travail remarquable dans certaines localités malgré les difficultés de tous ordres auxquels ils sont confrontés. Néanmoins, nous devons réfléchir sur le long terme : si demain ils libèrent certaines zones que l’armée et l’administration publique (haut-commissaire, maires et préfets) ont déserté, de quelle légitimité ces « fuyards » peuvent-ils encore disposer pour jouer leur rôle régalien ? Que fera-t-on si tous ces supplétifs deviennent des milices armées ? C’est notre manque d’anticipation qui explique en partie nos grandes souffrances.

Soumaila Ganamé alias Ladji Yoro, symbole de la résistance contre les terroristes au Nord et particulièrement dans la province du Lorum, (tué le 23 décembre 2021 à la suite d’une embuscade qui a fait 41 morts à la date de Noël) et ses hommes ont montré qu’avec le courage et la détermination, on peut déplacer des montagnes. C’est ce manque criant de leadership au sein de nos armées qui fragilisent aussi la lutte contre le terrorisme.

Dans toute lutte (politique ou syndicale) et dans toute guerre, il y a des leaders qui émergent et entraînent les autres. Comment un civil comme Ladji Yoro, sans une véritable formation de base, peut être un héros national dans un conflit alors que nous avons une armée et des militaires qui ont été formés dans de grandes écoles militaires ? Son secret, c’est simplement son engagement, son courage et sa détermination à se battre.

Nous avons besoin d’une dizaine voire une vingtaine d’officiers réputés pour leur bravoure au combat, qui se mettent devant les soldats pour traquer les terroristes et dont la seule évocation de leurs noms forge le respect et fait peur à l’ennemi : la guerre contre l’hydre terroriste prendra sans doute une autre tournure. Ces hommes valeureux existent au sein de nos forces armées : ils sont certainement victimes de la mal gouvernance, des conflits internes, du mauvais management et des problèmes d’égo.

A.O.D

Vos commentaires

  • Le 30 décembre 2021 à 12:08, par Sentinelle En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Je trouve l’analyse très pertinente. Refuser de se voiler la face ou de jouer la politique de l’autruche. Les pistes sont là, il faut les suivre froidement, sans complaisance, et votre analyse peut être considérée comme un avant projet de synthèse des maux et des solutions apportées dans la résolution des préoccupations de l’heure. Félicitations, Damiss !

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    • Le 3 janvier à 01:28, par Hess En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

      Votre soif d’analyse est évidente.
      Hélas, c’est dommage de constater ici que l’aspect écrivain (romancier ?) du profil de l’auteur a complètement pris le dessus sur celui de journaliste. Ce travaille en principe scrupuleusement avec des faits. Ici on est davantage dans la chimère qu’autre chose. Il y a manifestement une volonté de s’attaquer à la révolution mais il y a des faits pour effectivement prouvés de cas d’indisciplines ayant impliqué Sankara entres autres... bref, des bouts de vérités ne sont pas la vérité. Un bon journaliste serait allé donner la parole à des experts de la chose militaire et leur poser de bonnes questions de bon journaliste afin que ces experts éclairent le public.

      Ceci ne peut être rigoureusement qualifié d’analyse. C’est tout au plus une opinion très biaisée qui trahit le titre fort intéressant.

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  • Le 30 décembre 2021 à 12:23, par Naso En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Cher journaliste, vous avez passé au peigne fin les crimes commis pendant les 4 ans de Sankara et survolé les 27 ans de Blaise comme s’il n’y a pas de crime. Vous savez bien que sous Thomas la discipline était de rigueur dans l’armée. Vous dites que Sankara a été assassiné par des sous officiers indisciplinés venus de Pô tout en oubliant qu’il ne s’est pas agi d’une indiscipline mais qu’ils ont exécuté cette forfaiture sous les ordres des officiers que visiblement sont des vôtres. Vous savez bien que c’est sous Blaise que l’armée a été fragilisée au profit d’une minorité, que la corruption est rentrée dans les entrailles de cette armée. En somme, vous savez bien d’où vient le problème de l’armée mais vous choississez librement de rater votre analyse. Du coup vous n’avez rien dit dans tout cet écrit. Vous avez tordu la vérité ou du moins vous l’avez contourné.

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    • Le 30 décembre 2021 à 15:49, par Nabayouga En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

      Cher internaute, vous m’avez devancé dans cette analyse de la pseuo analyse du cedepiste damis. Bravo pour la pertinence de votre discours.

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    • Le 30 décembre 2021 à 16:28, par Le Vigilent En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

      @Naso, tu as vu juste. Ce D’amis a mis en exergues quelques "verites" qu,il a pris le soin de tordre pour mettre le tord sur les adversaired/ennemis de ses commanditaires et ignore royalement les vérités sur les crimes et les fautes gravissimes commis par ces mêmes commanditaires.
      C’est un vrai manipulateur dangereux de l’opinion publique.

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    • Le 30 décembre 2021 à 19:20, par Yameogo Koudougou joachim En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

      De quel bord avez vous été depuis longtemps ? Avez vous eu le courage d’interpeler les autorités quand les choses se passaient ou c’est maintenant que vous vous érigez en spécialiste. Votre implication dans le coup manqué a été bien étabile. Vous avez contribué a la chute de l’orthodoxie au Faso. Il est temps de se faire oublier. Surtout d’être guérit. Votre posture ne correspond pas à votre analyse. Je précise que je suis apolitique mais un simple burkinabé avertit. Merci

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    • Le 30 décembre 2021 à 19:29, par Yameogo Koudougou joachim En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

      De quel bord avez vous été depuis longtemps ? Avez vous eu le courage d’interpeler les autorités quand les choses se passaient ou c’est maintenant que vous vous érigez en spécialiste. Votre implication dans le coup manqué a été bien étabile. Vous avez contribué a la chute de l’orthodoxie au Faso. Il est temps de se faire oublier. Surtout d’être guérit. Votre posture ne correspond pas à votre analyse. Je précise que je suis apolitique mais un simple burkinabé avertit. Merci

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  • Le 30 décembre 2021 à 12:27, par Mathurin BAZIE En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    " Thomas Sankara a été exécuté le 15 octobre 1987 par des sous-officiers et des soldats dirigés et contrôlés par Hyacinthe Kafando, selon de nombreux témoignages." C’est tout ? Sacré Damiss, il a déjà devancé la justice en prononçant le verdict du procès de l’assassinat du PF.

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  • Le 30 décembre 2021 à 12:30, par Negblanc En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Je vous ai lu et relu, et j’aurai aimé comprendre de votre écrit l’essence même de ce qui peut nous amener en tant que burkinabé à cheminer ensemble. Hélas vous avez été très vite en besogne et très partiel sur les responsabilités de certains. Hors poir nous unir il faut arrêter de se juger mutuellement. Cela n’a plus d’importance qui a fait quoi hier, faisons en sorte que les crimes jusque là impunis soient jugés au lieu d’en rajouter. Je sais que vous avez eu des soucis politiques mais justement vous serez meilleur Homme en vous élevant plus par rapport à ce que vous avez vécu qui est peu de choses face à ce que quelqu’un comme Mandela a eu et pourtant il s’est gardé de juger afin d’unifier.

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  • Le 30 décembre 2021 à 12:42, par zemosse En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Très pertinente contribution . félicitations, j’espère que les tenants du pouvoir en tireront des pistes de solutions pour sortir le Burkina de la galère actuelle.

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  • Le 30 décembre 2021 à 12:45, par nanoukda En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Chapeau bas ! Très belle analyse !
    Pour compléter les propositions (bonne gouvernance et autres), je dirai qu’il ne faut pas perdre de vu certains aspects !
    1. Sur le plan économique : ces attaques coïncident avec la disparition de certains programmes de l’Etat qui étaient exécutés au niveau local comme le PNGT2 et autres qui donnaient un souffle économique dans ces zones ! Même s’il y a encore des programmes, les niveaux de décisions ont été centralisés à tel point que les opérateurs locaux n’en profitent plus à plus forte raison le commun des burkinabé de ces zones. La conséquence première étant le développement possible d’un sentiment d’inappartenance à cette entité Burkina Faso ; aussi parce que ces acteurs économiques ont aussi des besoins viraux à satisfaire, ils se rabattent pour ce qui peuvent dans un premier temps et le plus souvent vers l’orpaillage artisanal. Sauf que, la politique gloutonne de l’Etat finit par industrialiser le site, au profit de privilégiés avec certaines complicités sans véritablement tenir compte des impacts principalement sur l’emploi. Sur des sites artisanaux moyens, au moins 50.000 acteurs devront donc chercher ailleurs et souvent jusqu’à la lisière des frontières du pays s’ils n’y vont pas au delà "chassés" souvent de leurs propres terroirs pour l’exploitation de ses richesses par un Etat dont on connaît plus les droits à travers les restrictions que ses devoirs comme on le voit dans cette crise sécuritaire, transformant ces derniers en révoltés puis en proies pour ces groupes armées ! Les réflexions donc devront aller vers la restauration d’un climat économique plus favorable avec la mise en chantiers de plusieurs projets et programmes locaux avec l’essentiel des ressources tirées de l’exploitation des mines afin de "contre-recruter" face aux groupes armées !
    2. C’a peut paraître bête mais à guerre asymétrique, gouvernement asymétrique ! Il faut créer quatre (4) ministères autonomes de la défense et de la sécurité intérieure ! Un ministère pour l’Est, le Centre-Est et le Centre-Sud, un ministère pour le Nord et la Boucle du Mouhoun, un ministère pour le Sahel et le Centre-nord et un autre pour le reste du pays ! Chaque ministère aura son siège dans une des régions couvertes et l’ensemble de ses hommes sur place. C’est nouveau, atypique mais c’est n’est-ce pas la situation d’asymétrie’ qui le recommande ?

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  • Le 30 décembre 2021 à 13:16, par A qui la faute ? En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    La révolution a démontré qu’on peut s’autosuffire. Malheureusement la banalisation de la violence et de la disparition totale du respect de la hiérarchie militaire et sociétale ont fait beaucoup plus de mal. Adolescent, je rêvais d’être militaire du fait de cette discipline et cette force collective. Plus je regarde ce qui s’est passé sous la révolution où un lieutenant fraichement nommé capitaine était l’équivalent du chef d’Etat major général des armées, plus je me dis que l’armée n’est pas faite pour moi. Je n’aurais pas supporté ça et je pense qu’ils m’aurait fait subir le même sort que les Yorian. Et personne n’a bronché pour punir ni même dénoncer ces actes même les grands leaders de la révolution ont laissé faire et pire ont envoyé les CDR traumatiser nos villages. Trop d’hypocrisie dans ce pays.
    - Aujourd’hui c’est Rock lui-même leader communiste qui fait pire que les capitalistes : commander des avions civiles à son copain puis bricoler en avions militaire. Je connais un pays capitaliste très détesté sous nos cieux, où il y aurait eu au moins 10 démissions quand on regarde les scandales de la gouvernance Rock.
    On apprendra dans quelques années qu’il y a de nouveaux multimilliardaires dans le pays sans rien comprendre.
    - Un seul mot : l’hypocrisie générale. Tout le monde préfère aller chercher la cause de nos problèmes à 5 mille kilomètres de là, puisque nous sommes le diable ne peut être que d’ailleurs. Alors on continue de chercher.
    - Personne n’est parfait et chaque peuple traverse des turbulences. Mais il faut avoir la modestie de dire qu’on est perfectible pour accepter la critique. Sous nos cieux c’est impossible. La corruption + cette hypocrisie sont les réels causes de nos malheurs.

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  • Le 30 décembre 2021 à 13:25, par justice En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    On dirait que tu as tout dit mon frère, la politique n’a pas sa place dans l’armée. L’armée doit être un corps qui n’obéit qu’à ses propres règles, parce que c’est le dernière rempart des peuples.

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  • Le 30 décembre 2021 à 13:35, par HUG En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Journaliste putschiste vous n avez pas grand chose à nous apprendre car nous savons deja.ce que vous dites.Vous dites que le mpp est venue trouver une armée divisée mais ceux du mpp ont cotoyé le meme blaise compaoré pendant plus de 26 ans. Ils sont aussi complices de cette situation.Ah le coup d etat de diendere a endeuillé de nombreuses familles:bazié bandama,amza. .....

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  • Le 30 décembre 2021 à 14:03, par fut En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Ce qui m’énerve dans le pouvoir du MPP c’est de laisser ces genres de prisonnier libres et récidiver leur acte. c’est de l’impunité. Damiss qui ne maîtrise pas bien l’histoire du Burkina si ce n’est qu’on lui raconte ce permet encore de nous réveiller les plaies presque cicatrisées. qu’est-ce qu’il veut encore ce fameux journaliste ? veut-il mourir en prison avec son mentor Djenderé ? de grace qu’il évite de nous modifier l’histoire du burkina. quand on tuait Sankara était-il en côte d’ivoire (pays de sa naissance ) ? ou au Burkina (pas sûrement) ?

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  • Le 30 décembre 2021 à 14:18, par Mounafica En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Non,je rêve ?
    Il ne peut pas pointé un doigts accusateur sur son parrain COMPAORÉ Blaise où Diendéré Gilbert.
    Ces rêves de devenir ministre où une personnalité politique importante du pays se sont évaporés face à la résistance du Peuple Burkinabè.
    D’ailleurs,il est nécessaire de voter une loi afin que les journalistes restent apolitiques.
    Autant parmi eux ont défilé dans les sphères du pouvoir,suivez mon regard...... Benjamine Doamba et consorts.
    Faîtes des ’’opérations mana mana" devant vos portes et revenez voir le peuple à la Place de la Révolution.

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  • Le 30 décembre 2021 à 14:34, par Pleure Oh pays bien aimé En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Toi Damis, tu n’a rien retenue comme leçons ? c’est vrai, il y a gens qu’on ne peut pas changer !
    Ce que ce monsieur veut dire dans cet écrit, c’est :
    SANKARA (seul) en 4 ans a détruit notre armée
    Blaise en 27 ans n’a pas pu la réorganiser !

    En rire ou en pleurer ???

    Écrit nul, d’une platitude sans pareille, et comme nous sommes au burkinistan, on trouvera des adeptes de ce genre de conneries

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  • Le 30 décembre 2021 à 15:03, par Bobby En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    En trois paragraphes vous passez au peigne fin les crimes commis pendant les quatre ans de règne du CNR mais vous décrivez les crimes commis sous le Front Populaire, l’ODP/MT et le CDP en trois lignes.
    Ce déséquilibre très volontaire m’a empêché de lire la suite de votre analyse qui avait pourtant bien commencé.

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  • Le 30 décembre 2021 à 15:38, par Titis En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Ce torchon est totalement faux et inutile. De belles phrases oui, mais le contenu est de bas étage. Mr le journaliste Damis n a t il pas été condamné pour le coup d état bête de Dienderé et remis en liberté pour cause médicale pendant qu’il fumait en public ? Donc, Ni Blaise ni Dienderé ne sont en rien responsables de la situation de notre armée actuelle ? Hum, rehum. La politique du ventre deh.!!!

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  • Le 30 décembre 2021 à 16:08, par Nabiiga En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Tout le monde peut te comprendre, moi Nabiiga, non et non. Est-ce pour cela que tu voulais faire un coup d’état ? As-tu oublié déjà ? Tu savais ce que ça prend pour rectifier le tir mais puisque ça ne se faisait pas, alors tu t’es joint au putschiste notoire et sanguinaire pathologique, Gilbert Diendéré pour faire un coup d’état afin de mettre les choses en ordre. Tu es mieux de te taire car on te connait désormais. Il nous faut te gratter juste un tout petit peu pour voir tes couleurs subversives malgré ce que tu écris.

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  • Le 30 décembre 2021 à 17:41, par Bikutu En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Où est le rapport entre la révolution sous Thomas Sankara et l’indiscipline de l’armée. N’avez vous pas dit que Blaise a remis de l’ordre. Alors pourquoi lier l’indiscipline de l’armée à la révolution de 1983 ? En outre votre raisonnement ne tient pas. Le Burkina n’est pas le seul à être dans une situation de déconfiture (parlant précisément de son armée) face au tourisme. C’est la même situation au Niger, au Mali. Est ce que c’est la révolution qui a détruit les armées là-bas aussi ?
    Le véritable problème cher journaliste c’est tout simplement la mal gouvernance (corruption et pratiques détestables de tout genre). L’État est pratiquement devenu un instrument de prédation des ressources ; et l’histoire nous montre que la révolution sous Thomas Sankara a combattu sans complaisance ce phénomène. La révolution (personne ne peut le contester) se caractérisait par une gestion rigoureuse des ressources de l’État.

    PS : Merci internautes Naso, Bobby, vous résumez ma pensée.

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  • Le 30 décembre 2021 à 17:41, par Le Vigilent En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    « Thomas Sankara a été exécuté le 15 octobre 1987 par des sous-officiers et des soldats dirigés et contrôlés par Hyacinthe Kafando, selon de nombreux témoignages. »
    Damiss, c’est donc les gros mensonges de Blaise Compaore et de Gilbert Diendere que tu qualifies de « nombreux témoignages » ? Que dis-tu alors des déclarations selon lesquelles tout a été minutieusement conçu et planifié sous la direction de Blaise Compaore lui-meme avec la participation de Gilbert Diendere, de Jeau Pierre Palm etc, et que c’est Gilbert Diendere qui a tout coordonné sur le terrain au moment de l’exécution ? toi et tes commanditaires, vous voulez nous faire croire que c’est encore Kafando et ses hommes qui ont exécuté Koama de l’ETIR, pourchassé, pourchassé Saskia Vincent Sigue qu’ils ont rattrapé et tué à la frontière du Ghana, tué lâchement les Hommes du BIA de Koudougou qui se sont rendus après avoir déposé les armes, fait la chasse aux hommes civils et militaires supposés très proches de Sankara Thomas, etc. ?
    Si l’on veut bien croire tes auteurs de tes « nombreux témoignages », Hyacinthe Kafando était le chef suprême de l’armée burkinabè a l’époque des faits pour se permettre de tuer le chef de l’état et opérer de purges au sein de l’armée et dans le milieu des civils.
    Tu prends les burkinabè pour des nez percés ou quoi ? Le fait d’avoir participe a l’organisation du putsch foire de septembre 2015 ne fait pas de toi un excellentissime journaliste ; bien au contraire !

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  • Le 30 décembre 2021 à 19:23, par Passakziri En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Si votre analyse précédente était très bonne, celle là laisse à désirer parce que vous n’avez pas su surmonter votre partialité à tel point que les responsabilités de celui là même qui a eu à diriger le pays pendant presque la moitié de son histoire post-indépendances reste marginalement évoqué comme si transformer l’armée en troupe personnelle en reduisant le reste à des spécilalistes des feuilletons PMU’B était la meilleure facon de renforcer l’armée.
    NON !! Monsieur Damiss Ouédraogo, le vrai responsable de l’affaiblissemet de l’armée est votre idole Baise Compaoré qui a ridiculisé l’armée jusqu’au soir du 31 octobre 2014 parce que cette troupe ne servait qu’à defendre lui son pouvoir en rependant inutilement la peur et en se reduisant en complice des terroristes comme Ag Ghaly. Vous n’avez pas besoin de tourner en rond Monsieur !

    Passakziri

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  • Le 30 décembre 2021 à 19:31, par Sacksida En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    D’abord, il faut se rendre a l’evidence que c’est votre Blaise compaore et ses accolytes qui ont introduit le poison du terrorisme au Burkina Faso, a travers ses mediations entre les groupes Touaregs du Mali, du Niger et quelque peu de la Mauritanie qui revendiquaient leurs autonmies sous l’instigation bien sur de l’imperialisme internationale et du Neocolonialisme. Ce sont ces groupes qui ont mutes en Terrorisme et Banditisme en tuyant, volant et en pillant nos populations. Ensuite c’est sa politique politicienne, economiques et sociales dans le Pays qui exclus des Regions Territoriales durant 27 ans, qui a produit des inegalites grandes et une jeunesse oisifs et desemparee devenant ainsi des proies faciles pour les groupes terroristes pour leurs recrutements. Alors, sur la question de l’Armee Neocoloniale, il faut savoir qu’elle est traversee bien sur par les memes contradictions principales et secondaires economiques et sociales et les injustices sociales entretenues par une hierarchie corrompus et Neocoloniale auxquelles la Revolution Democratique et Populaire a essaye d’en trouver des solutions complexes et structurelle. Ainsi sous la Revolution d’Aout 1983, l’Armee Burkinabe etait devenue une Armee du Peuple Burkinabe et non cette Armee neocoloniale qui se comportait en realite tel un instrument de repression et d’oppression au services des interets de l’exploitation, du neocolonialisme et l’imperialisme Occidental ou international. Ainsi l’Armee Populaire et Revolutionnaire avec Thomas Sankara et les Revolutionnaires etait plus operationnelle et efficace dans ses missions de protection du Peuple Burkinabe et du Territoire National
    Prenons l’Armee Russe, Chinoise, Coreenne, Rwandaise et Truc qui sont evidemment des "Revolutionnaires" ; sont elles efficace dans leurs missions Oui ou Non ? Non votre vision du rapport de la Revolution Democratique et Populaire et de l’Armee Burkinabe est tronquee ; par exemple en deux ans Thomas Sankara et les Revolutionnaires ont rendu l’Armee Populaire Burkinabe non Budgetivore et efficacement operationnels ; avec une reorganisation dans differentes regiment Regionaux a des distances raisonnables pour des interventions rapides en cas de besoins ponctuelles et prolonges. Elle prenait meme d’autres options pour contribuer et agir au developpement sociaux economiques des populations Burkinabe
    En tout etat de cause, si l’on veut des resultats operationnels concrets, il faut s’inspirer de la Revolution Democratique et Populaire pour refonder l’Etat Burkinabe actuel, se debarasser des aspects neocoloniaux et etrangers afin de Rebatir un Vrai Etat Burkinabe Progressiste et revolutionnaire pour sortir de la Situation sociales, economiques et securitaire desastreuse depuis 6 ans. Thomas Sankara et la Revolution ont trace la voie, c’est la seule alternative credible. Tout le reste n’est que de la speculation et des illusions car tout est une question des interets fondamentaux des Peuples ou bien ceux des Exploiteurs Occidentaux et leurs valets locaux. Salut

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  • Le 30 décembre 2021 à 19:34, par babec En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Je tombe des nues. Donc facilement en 4 ans Sankara à désorganisé l’armée ? Qu’est ce que ton parrain le Blaizo a fait en 27 ans pour la reconstruire et mettre en place une armée disciplinée ? Non ton analyse est biaisée et à dessin. C est nul comme contribution aux débats. Après ma “ma part de vérité “ en voici une autre sur commande avec des acteurs qui étrangement ont le même parrain. Pauvre Faso ! Allons seulement, tout près n’est pas loin !

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  • Le 30 décembre 2021 à 19:41, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Ah, la mauvaise foi, quand tu nous tient... Ainsi, selon Damiss, des évènements plus récents, eux, n’ont pas contribué et ne sont pas des signes avant-coureurs du délitement de l’ordre, de la discipline et de la vocation de notre armée ?

    Un Lieutenant, Diendéré, accuse un capitaine et un commandant, par ailleurs dirigeants de l’état, de complot et les passe par les armes sans autre forme de procès : Ainsi, Henri Zongo et Jean Baptise Lengani sont passés sous silence.

    Des militaires, obéissant à des ordres de civils ou de militaires, s’en prennent à des civils, les torturent et/ ou les tuent : Oumarou Clément Ouédraogo, Dabo Boukari, Saran Sérémé, David Ouédraogo, Norbert Zongo, et j’en oublie...

    Des militaires, sensés assurer la sécurité du président et des institutions, s’en prennent à eux : Tirs dans la présidence même sur les résidences du chef de l’état et de son chef d’état major particulier, sans autre conséquence que la "retraite stratégique" de ces derniers ! Suivie, semble-t-il, de distribution d’enveloppes !

    Pour la première fois au Burkina, des militaires accèdent au grade de général sans avoir fait le parcours habituel de leurs prédécesseurs, notamment le passage par une école de guerre. L’un d’entre eux saute même les étapes pour passer de Lieutenant-colonel à général.

    Des mutineries à répétition, sur fond de détournement de primes et autres droits de la troupe. Violences et pillages contre la population civile sans plus de conséquences que la radiation de quelques boucs émissaires (auxquels on a ajouté quelques mal-aimés pour faire bonne mesure) et le paiement des dégâts par l’état. Pô est en l’occurrence la "ville martyre" ou cela se répète sans fin depuis des décennies.

    Et enfin, cerise sur le gâteau, tentative de prise de pouvoir par une partie de l’armée, avec la bénédiction tacite de la plupart des gradés à la fin d’une transition inclusive et à quelques semaines d’élections générales, avec morts de civils innocents suite à des tirs de militaires dans les rues.

    Le comble, c’est quand leur officier supérieur, proclamé président de ce coup d’état, ose prétendre que ce sont les hommes du rang qui ont pris l’initiative et que lui n’a fait "qu’assumer", soit exactement ce que lui et son patron ont dit lors de l’assassinat de Thomas Sankara. En d’autres termes, le chef suprême des armées et son général des sicaires ont institutionnalisé l’anarchie dans l’armée et "inversé" la chaine de commandement !

    Des militaires qui attaquent des garnisons, prêts à tuer leurs frères d’armes pour accéder à des dépôts d’armes, libérer leurs complices emprisonnés et diriger le pays par la force.

    Je n’ai pas compté les dégâts "non officiels" comme la mort suspecte du juge Nébié, ou les sous officiers ou officiers "disparus" ou abattus lors de "tentatives d’évasion" pour lesquels l’omerta permet de maintenir le doute sur qui a agit.

    Pourquoi ces "oublis" dans l’analyse du sieur Ouédraogo, qui avait par ailleurs bien commencé ? Violente question !

    Mais oh, je dis oh, c’est forcé d’écrire non ?

    P.S. : Considérant d’ailleurs ce passé affligeant, un conseil serait utile au président Kaboré : On vous a obligé à nommer un militaire au gouvernement, soit. Mais rappelez-vous qu’un militaire membre du gouvernement était complice du coup d’état du général Diendéré contre Kafando.

    L’accusation "d’incompétence" et "d’exclusion" ainsi que de "corruption" ont été les prétextes de ce coup d’état, comme de ceux au Mali et de la tentative au Niger. Or, on a beaucoup entendu ces mots ces derniers temps, à se demander si certains ne sabotent pas la lutte contre les djihadistes pour avoir des prétextes...
    Et puis, quand certains qui s’étaient faits discrets retrouvent de la voix, ce n’est pas bon signe...

    Alors pensez donc à la lutte contre le terrorisme mais ne laissez pas votre sécurité et celle des institutions de la république entre les mains des autres ! A bon entendeur...

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  • Le 30 décembre 2021 à 19:57, par Mkouka En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Une analyse bien partie mais qui tout d’un coup survole la periode la plus sombre de notre histoire. La periode Compaore avec son RSP et son cortege de crimes. Periode qui pourtant represente à elle seule presque 50% (27/60ans) de notre soit disant independence. S’ il y a un regime qui nous conduit dans le trou cest bien celui de Compaore qui pourtant a eu largement
    le temps de lancer le pays dans la bonne voie. Ca ete plutot une periode de terreur, de destruction, de crimes, de pillages, d’atteintes aux meurs et virtues sociales avec lesquels le travail et le patriotism ont perdu de sens, une periode d’injustice et d’impunité. Afin de recouvrir ce que nous avons perdu il nous faudra être avant tout honnete sur ces questions qui nous ony amenés là où nous sommes aujourdhui.

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  • Le 30 décembre 2021 à 20:50, par Mecontent En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Votre ecrit dévoile les vraies problèmes de disfonctionnement de cette armée souvent complice des exactions des terroristes. Cette complicité qui se manifeste clairement par des civils tués au vu et au su de nos forces de l’ordre qui ne sont pas capables de soulever même une pouce pour aider la population civile. Nous denombrons ainsi de telles situations dans les villages comme à solhan, avec des massacres de civils à quelques dizaines de kilomètres de la base pendant plusieurs heures.

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  • Le 30 décembre 2021 à 22:20, par Boanga En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Pourquoi avez vous survoler la période macabre du règne de Compaoré Blaise. Vous n’êtes pas animés d’un bon esprit. Epargnez nous des inutilités de cet espèce. Pourquoi laisser de telle peste dans la nature

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  • Le 30 décembre 2021 à 22:21, par jeunedame seret En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Belle littérature ! Je consens à certaines dénonciations et solutions. Mais si la Révolution a divisé l’armée, c’est aussi avec le consentement de ce Blaise qui était aussi de cette révolution. La preuve est que ce Blaise a fait plusieurs démocraties sans oser rectifier et éviter toute division. Ok ! L’heure est venue de penser aux remèdes. Et je propose qu’on détache l’armée des villes et des ministères. Sans aucun contact ou avis de politicien. Et qu’on bande cette zone terroriste du sahel ; en faire une zone rouge avec la population locale armée et avec le contrôle strict de l’armée pendant un long temps. Pour le nettoyage de toute intention ou équipe terroriste.

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  • Le 30 décembre 2021 à 23:44, par warzat En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    L’art de diluer un cas concret dans des généralités. L’incarnation de la médiocrité, opportuniste et surtout de la cupidité innée qui caractérise les cancres en responsabilité.
    Beaucoup de nos frères se sont retenus, même quand le président en qui nous ne devions pas douter à priori a parlé de ’’tigre en papier’’. Les recrutements massifs et les réorganisations actuelles à la suite des tueries actuelles, lui donne raison.
    Les vrais problèmes de notre armée ont pour origine la gestion du régime de Blaise Compaoré. Certains anti révolution ont voulu attribuer des assassinats à cette dernière.....mais dès qu’on veut situer les commanditaires possibles....il est fort possible qu’ils aient poursuivi leur sale besogne sous les 27 ans de la compaorose comme disait un du RSP.

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  • Le 31 décembre 2021 à 11:37, par Hugo En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Décidément , ce Monsieur ne manque aucune occasion pour s’en prendre à Thomas Sankara .
    Mr Damiss, que vous a-t-il fait, le président du CNR ?
    Parce que comme l’ont dit plusieurs intervenants dont Nasso, Bobby, votre pseudo-analyse a tourné autour du pot, alors que votre objectif est très clair. Pendant le procès du putsch, vous avez tenu à rappeler que la violence en politique avait commencé sous la Révolution ; maintenant, vous la ramenez encore pour nous dire que l’état d’impréparation de notre armée face au terrorisme est dû à Thomas Sankara ! Sauf votre mauvaise foi, admettez que :
    - ce n’est pas sous Thomas Sankara que les nombreuses malversations dans les marchés d’équipement de l’armée auraient pu avoir lieu
    - ce n’est pas sous le CNR que des rebelles auraient trouvé le gîte au Burkina pour déstabiliser d’autres pays
    Des témoignages affirment que le CNR a laissé une dizaine d’avions de combat légers, spécialement conçus pour le genre de combats que nous menons en ce moment.
    Vous avez passé au peigne fin, virgule après virgule les disparitions de soldats sous le CNR ; mais allez demander à Boukary Kaboré combien de jeunes officiers valeureux ont été massacrés à koudougou ; combien de soldats présumés proches de ce Lion ont été tués à Bobo ; combien d’autres sont morts suite à des tentatives de putschs réels ou supposés contre vos mentors ; ; ;
    Bref, votre écrit me rappelle ceux d’autres auteurs qui ont prétendu donner un éclairage sur la révolution, alors que ce sont leurs propres ressentiments et frustrations qui transparaissent à vu d’œil.

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  • Le 31 décembre 2021 à 11:46, par Ouattara Pierre En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Si on enlevait la photo du journaliste et son nom, beaucoup de critiques adressées à son analyse tomberaient d’elles-mêmes. Certains, tout en prétendant avoir lu et relu le texte, sont complètement hors sujet par rapport à ce texte. Lorsque quelqu’un que vous pensez être "fou" vous dit qu’il est midi, ne vous contentez pas de dire qu’il est fou ; regardez votre montre.

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  • Le 5 janvier à 13:00, par jan jan En réponse à : Lutte contre le terrorisme : Aux racines de l’incapacité de notre armée

    Belle analyse de la période pré révolution, révolution, mais survol de la période Blaiso. Vraiment c’est Dieu seulement qui peut sauver ce pays c’est tout. Si je vie encore dans ce pays, c’est parceque en occident la situation sanitaire n’est guère bonne avec le nouvel ennemi CORO, ses nombreuses variétés et ses vaccins cobayes, sinon j’allais me relocaliser et y vivre peinard avec toutes sortes d’aides et allocations oh. C’est Dieu qui fort.

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