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Procès "Thomas Sankara et douze autres" : Le témoin Bationo Jean Bapio livre son témoignage

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Procès Thomas Sankara • LEFASO.NET • mardi 7 décembre 2021 à 11h30min
Procès

Devant le tribunal militaire pour livrer sa version des évènements du 15 octobre 1987 en qualité de témoin, l’adjudant chef major à la retraite Bationo Jean Bapio était de service à l’infirmerie le jour fatidique. Parti couvrir le cours d’armement qui se tenait au conseil l’après midi du 15 octobre, le premier coup de feu tiré par le commando lui fait penser à un essai d’arme. Les tirs nourris qui ont suivi, lui font prendre conscience que la situation est grave. S’en suit un sauve qui peut, et le témoin arrive à rejoindre l’infirmerie puis son domicile situé dans le quartier Dapoya.

Arrivé à domicile, Bationo Jean Bapio porte sa tenue militaire, prend son arme à feu et repart au conseil. A l’entrée, il tombe sur Alexis Zongo qui lui dit "on l’a tué". Et lui de demander " on a tué qui ? "Le président". Il a ensuite continué à la permanence, d’où il pouvait apercevoir les corps étalés au secrétariat.

Alors qu’il était assis à la permanence, un véhicule arrive et le major Bassolé Hubert lui dit de monter. C’est en cours de chemin qu’il apprend qu’ils vont sur la colline de Naaba Tanga sur la route de Po. Le major Bassolé lui a remis deux Talkies-walkies, qu’il devait une fois sur les lieux remettre à un renfort d’hommes en provenance de Po, l’a déposé puis est reparti. La mission de Po est arrivée aux environs de 19h moins et il a effectivement remis les Talkies-walkies. Le major Bassolé est revenu, puis l’a ramené au conseil.

Une fois au conseil, le chef de permanence Ouédraogo Ousmane lui a demandé de venir l’aider à identifier les corps exposés au secrétariat. Le témoin dit avoir refusé, en disant qu’il ne voulait pas marcher dans le sang des gens. Le chef de permanence est revenu une deuxième, puis une troisième fois, le menaçant de le punir si il ne s’exécutait pas. Il lui a alors répondu qu’il préférait être puni et Ousmane Ouédraogo l’a alors laissé tranquille. Il a passé le reste de la nuit à l’infirmerie.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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