Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «On a beau n’être pas envieux, on rage toujours quand les autres chaussent vos souliers et vous écrasent.»  Emile Zola

Burkina : Thomas Sankara devait-il mourir à Tenkodogo ?

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Procès Thomas Sankara • LEFASO.NET • mercredi 1er décembre 2021 à 14h13min
Burkina : Thomas Sankara devait-il mourir à Tenkodogo ?

Dans sa déposition (mercredi 1er décembre 2021), l’ancien chargé de communication de la présidence du Faso, Serge Théophile Balima, a fait quelques confidences au sujet de son ancien patron, Thomas Sankara.

Le témoin Balima apprend par exemple que le 3 octobre 1987, le roi de Tenkodogo l’a reçu à son Palais.

Au cours de ladite rencontre, le roi se serait rassuré que c’est bien Thomas Sankara qui était au pupitre (référence faite au discours du 2 octobre 1987 à Tenkodogo, à la faveur de la célébration du 4è anniversaire du discours d’orientation politique, ndlr).

"Je lui ai dit oui. Il m’a dit que ses voyants ont dit qu’il (Thomas Sankara) n’avait pas son âme dans lui", dévoile Serge Théophile Balima.

Le témoin indique que le roi lui a donc suggéré de nombreux sacrifices.

Selon les explications de Serge Théophile Balima, rapportant les échanges avec le roi, Thomas Sankara devait être tué dans la province (ressort territorial du roi de Tenkodogo, ndlr).

"Il (le roi) dit que ne voulant pas que le sang se verse sur son territoire, il a fait des sacrifices", confie Pr Balima.

O.L
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 1er décembre 2021 à 14:20, par Etirev En réponse à : Burkina : Thomas Sankara devait-il mourir à Tenkodogo ?

    Wow, c’est dire que nos rois, ceux qu’on qualifiait de feodeaux ont des pouvoirs. Donc nos ancetres n’etaient pas totalement ignorants. Ils ont des pouvoirs pas comme ceux de l’occident. Il faudra souvent ecouter et tirer profit de ce qui pourrait servir.
    P. Balima est un intellectuel, il aurait pu sauver son president.
    Mais nous africains choisissons de nous detacher de nos cultures, sans meme essayer de comprendre ce que c’est.

    Répondre à ce message

  • Le 1er décembre 2021 à 14:29, par Barrou En réponse à : Burkina : Thomas Sankara devait-il mourir à Tenkodogo ?

    Le Burkina ne meritait pas que SANKARA se sacrefie pour lui.
    Tout le sacrefice de ce grand homme n a rien enseigné au Burkinabé.
    Vole avec fiereté, retard et absence au boulot sans crainte, service publique se rend contre argent.
    DOMMAGE
    Quoi de SANKARA dans ça ?

    Répondre à ce message

    • Le 1er décembre 2021 à 17:07, par Le Vigilent En réponse à : Burkina : Thomas Sankara devait-il mourir à Tenkodogo ?

      Mon cher @Barrou, je comprends ta déception au regard du comportement de nombre de burkinabé, surtout ceux dits responsables politiques, leaders d’opinion est qui polluent le net avec des propos aux antipodes de l’intérêt supérieur du peuple burkinabé. Mais dis-toi bien que le sacrifice de Sankara n’est pas vain. L’héritage qu’il a laissé au peuple burkinabé est incommensurable. A travers ta vision de la situation transparaît une certaine emprunte de Sankara. Quoi qu’on dise, Sankara a transformé profondément le burkinabé et cela se ressent même chez ses adversaires les plus farouches. Quel est le burkinabé qui, aujourd’hui se laisserait faire comme c’était le cas avant Sankara ? On ne se laisse plus piétiner ou intimider par les prétendus « puissants » comme avant. Je reconnais néanmoins qu’il y a encore beaucoup de burkinabé, surtout parmi les gars qui ont perdu certains privilèges, qui veulent ramer à contre courant de l’histoire, mais le peuple est désormais très vigilant à leur égard.

      Répondre à ce message

      • Le 2 décembre 2021 à 07:55, par kwiliga En réponse à : Burkina : Thomas Sankara devait-il mourir à Tenkodogo ?

        @ Le Vigilent
        Vous écrivez : "On ne se laisse plus piétiner ou intimider par les prétendus « puissants »"
        Je vous trouve bien optimiste.
        De mon point de vue, s’il est vrai que thomas Sankara a permis de radicalement changer les choses, des années de régime Compaoré, ont replongé le pays dans la corruption, la gabegie et les abus de pouvoir, au vu et au su de tous.
        Ce qui se passe dans la période actuelle ne vaut guerre mieux.
        Et il ne s’agit pas que des mogos tout puissants. C’est toute la chaine qui est corrompue et abuse de sa position.
        En fait, les mentalité ont intégré la corruption comme un fait naturel pour les exploités et un droit inaliénable pour les exploiteurs.

        Répondre à ce message

  • Le 1er décembre 2021 à 15:49, par Sacksida En réponse à : Burkina : Thomas Sankara devait-il mourir à Tenkodogo ?

    Barrou, Thomas Sankara a tellement aime son Peuple Burkinabe qu’il s’est sacrifier pour lui ; au dernier Fespaco en 1987 avant son assassinat, il avait exhaurte des Cineastes Africains Patriotes de realiser des Films et des Documentares afin de lutter efficacement contre la corruption qui sera le grand defi des Pays Africains. Il ne croyait pas si bien dire car la corruption est devenu un cancer dans notre societe ajoutant a notre souffrance endemique des maux divers. En tout etat de cause, seuls des Dirigeants Patriotes et Integres soucieux de la situation sociales et economiques de leurs Peuples pourraient etre une vraie solutions pertinentes de transformation en profondeur. Salut

    Répondre à ce message

  • Le 2 décembre 2021 à 07:45, par Alexio En réponse à : Burkina : Thomas Sankara devait-il mourir à Tenkodogo ?

    Mr.Barrou. Sankara ne s est pas seulement sacrifier pour le Burkina -Faso, mais toute l Afrique des libertes. Lisez ou ecoutez ses discours

    le 4 Octobre 1984 a l ONU et au sommet d Addis Abeba en Ethiopie, le 29 juillet 1987. Donc la portee universelle de son engagement politique avait franchit notre continent. A vous rappelez qu il a ete a Harlem aux Etats-Unis pour les memes causes.

    La liberation de l homme noir et de la femme noire opprimee par le complot contre cette race humaine.

    Le berceau de l humanite.

    Nous voila ala case de depart avec le terrorisme qu ils nous ont imposes. A cause de notre riche sous-sol en matieres premieres convoitees par les firmes neo-colonialistes predatrices.

    Calmez vous. Et revenez a la raison emancipatrice de soi-meme. Car la lutte continue, jus qu a la victoire finale.

    Le Sankarisme nous visite plus qu a jamais pour sauver le Burkina Faso. Quittons nos emotions qui nous emprisonnent.

    Notre chere patrie.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Burkina Faso : Le procès Thomas Sankara va reprendre le lundi 31 janvier 2022
Procès Thomas Sankara et compagnons : L’audience de ce 24 janvier 2022 n’a pas eu lieu
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Les restes de Sankara retrouvés à 45 centimètres de profondeur
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Ousmane Ouédraogo, le frère d’une victime que le chauffeur de Blaise Compaoré a manqué de renverser
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : « Ma mère est partie malheureuse », témoigne la fille du journaliste Paulin Bamouni
Témoignage des victimes des évènements du 15 octobre : « La défunte mère de Sawadogo Amadou aurait voulu connaître la vérité et faire son deuil », Sawadogo Issa
Assassinat de Thomas Sankara et ses compagnons : Trois types de munitions utilisées, selon les experts en balistique
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : La vidéo de la reconstitution des faits projetée
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : La première pièce à conviction présentée
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Stephen Smith, le journaliste américain déclaré persona non grata pendant six ans en 1987
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Selon Vincent Sigué, Blaise Compaoré projetait de prendre le pouvoir le 4 août 1983
Procès « Thomas Sankara et douze autres » : Moussa Diallo convaincu de l’implication de Gilbert Diendéré dans le coup du 15 octobre 1987
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés