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Marche du 27 novembre 2021 au Burkina : Le M/PRSCA appelle les Burkinabè à s’en démarquer

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • jeudi 25 novembre 2021 à 10h10min
Marche du 27 novembre 2021 au Burkina : Le M/PRSCA appelle les Burkinabè à s’en démarquer

Le « Mouvement plus rien ne sera comme avant » (une organisation de la société civile) se démarque de la marche du 27 novembre prochain. « Pour nous, cette dernière initiative n’a aucune appellation juridique et constitutionnelle qu’un coup d’Etat en préparation… » a annoncé le secrétaire général du M/PRSCA aux médias, dans la soirée du mercredi 24 novembre 2021 à Ouagadougou.

La liste des "démissionnaires" de la "grande" marche du 27 novembre 2021 s’allonge. En effet, dans la matinée du 24 novembre, l’association des jeunes patriotes du Burkina a affirmé se démarquer « carrément » de la marche à venir. Dans la même soirée, c’est au tour du « Mouvement plus rien ne sera comme avant » de lui emboiter le pas.

Dès l’entame de la conférence de presse, une minute de silence a été observée par l’assemblée en mémoire des soldats tombés sur le champ d’honneur, une manière de camper le décor. Aussitôt, place est faite à la lecture de la déclaration liminaire du M/PRSCA qui sera suivie de débat entre les journalistes et les conférenciers.
Le M/PRSCA a d’abord rappelé des démarches entreprises depuis le début de l’année en cours : « Le 29 janvier 2019, nous avons été les premiers à attirer l’attention du gouvernement sur la situation nationale et proposé l’instauration de l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire nationale dans les zones sous fortes menaces, le recrutement des FDS et des VDP, la suppression des camps des refugiés qui abritent des cellules dormantes des terroristes ».

Une vue des participants

Malheureusement, le M/PRSCA regrette le fait que certaines de leurs préoccupations ont « dormi » dans les tiroirs excepté le recrutement des FDS et des VDP car, se convainc-t-il, « le terrorisme n’allait pas atteindre une telle envergure dans sa phase actuelle si toutes nos préoccupations avaient été prises en compte. »
Le « Mouvement plus rien ne sera comme avant » opte pour la formation d’un gouvernement d’union nationale

Mais qu’à cela ne tienne, le M/PRSCA ne s’est pas lassé de proposer à nouveau au chef de l’Etat des pistes de sortie de crise à l’heure ou le système sécuritaire se dégrade à un rythme inquiétant, laissant le peuple face à un destin incertain. Au nombre des propositions, l’on peut citer la formation d’un gouvernement d’union nationale ; l’instauration de l’état de siège sur toute l’étendue du territoire ; une refondation de l’armée dans un bref délai ; la diversification des coopérations militaires, le refus du transit des convois militaires sur le sol burkinabè sans la vérification préalable des équipements, etc.

De la gauche vers la droite, Manssourou Guiro, Claude Ouédraogo, président et porte-parole du M/PRSCA (au milieu), Sié Kambou (à droite)

Au plan de la coopération militaire entre le Burkina Faso et la France, le porte-parole du M/PRSCA, par ailleurs président dudit mouvement, Claude Ouédraogo, s’interroge. Dans son entendement, il est inadmissible et inconcevable que, malgré la puissance et la surabondance de ses moyens militaires, l’armée française n’arrive toujours pas à stopper l’avancée de l’hydre terroriste dans les zones dites des trois frontières où elle est campée.

Pour finir, le M/PRSCA a dévoilé son intention : celle de se démarquer de la marche du samedi 27 novembre 2021. Selon les dires du secrétaire général du mouvement, Ibrahim Ouédraogo, la marche vise la démission du président du Faso, Roch Kaboré et celui de l’Assemblée nationale, Bala Sakandé. Pour lui, une telle marche n’est rien d’autre qu’un coup d’Etat en préparation en lieu et place de revendications sociales.

« Ceux qui veulent et soutiennent la démission des présidents des deux institutions souhaitent le pire, le chaos pour notre pays. Si Roch Kaboré démissionne, c’est Bala Sakandé en principe, selon les textes qui doit assurer la continuité de l’Etat. Mais, si les deux démissionnent, c’est un vide constitutionnel qui est là », a expliqué Massourou Guiro. Et Ibrahim Ouédraogo de lâcher : « Notre position sur la marche du 27 novembre est Non ! Non et Non ! »

Dofinitta Augustin Khan
Lefaso.net

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