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Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

Accueil > Actualités > Opinions • Une tribune de Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE • mercredi 24 novembre 2021 à 17h40min
Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

Semafo, Kodyel, Solhan, Inata parmi d’autres : ce qui frappe, c’est qu’à chacun des massacres qui portent ces noms tout le monde se dit que cela ne peut plus se reproduire, oubliant le fil commun qui les relie et dont les « terroristes » seuls gardent la mémoire, celle de leurs macabres victoires.

Même horrifiés, indignés et révoltés, nous n’avons pas de mémoire, ou l’avons trop courte. Sinon nous n’allions déjà pas oublier si vite, le président du Burkina Faso le premier, ce qui a été dit et fait après Solhan.

Ce manque de mémoire qui empêche de tirer les leçons de tous ces massacres successifs cimente toute l’incompétence de nos autorités et généraux face au « terrorisme » ; incompétence dont ce manque de mémoire provient lui-même pour que les massacres puissent se répéter sans que nous soyons jamais capables d’en acquérir la moindre expérience. Pendant que la terreur se répète à nous, contre nous, nous oublions, restons sans expérience ni leçons à tirer, et pataugeons donc dans l’incompétence.

Qui est compétent ?

Quiconque, incapable d’utiliser à bon escient, dans l’exercice de ses fonctions ou compétences d’attribution, les moyens nécessaires disponibles, ou incapable de les imaginer et créer lui-même lorsqu’ils manquent à son action, afin de s’adapter à une situation qui le demande, et obtenir les résultats attendus, est de fait incompétent.

La compétence relève à la fois, mais différemment, de l’art (savoir-faire), de l’artifice (titre, nomination et fonction) et de la nature (le génie). L’on peut être nommé et reconnu à une fonction, à un poste, avoir titres et diplômes, disposer de tous les moyens nécessaires pour être efficace dans l’action, mais ne pas savoir les utiliser, manquer de savoir-faire ; ou manquer d’imagination et de créativité, d’inventivité, bref de génie. Le génie est un don, qui n’est donc pas donné à tout le monde. Certainement pas à ceux à qui l’on donne artificiellement des titres et des postes de complaisance.

La compétence de fait est ce qui nous force à reconnaître que quelqu’un est « bon » dans son domaine ou sa fonction : des généraux talibans (peut-être même n’ont-ils pas ce titre) battent des Américains surarmés, ainsi que les généraux afghans par eux armés et formés ; en Ethiopie, une région d’à peine six millions d’habitants sur les cent vingt millions que compte le pays, soumise à un blocus humanitaire depuis un an, mais dont les soldats sont en train de marcher sur la capitale fédérale Addis, parce que conduits par un vrai général compétent en guerre, Tsadkan Gebretensae (mais soit dit en passant, cet exemple ne signifie pas forcément un soutien personnel au TPLF tigréen)…

Des élèves et étudiants affamés dans nos écoles et universités, mais jamais derniers de classe, souvent les meilleurs : réveillez-les à 2h du matin, collez-leur un problème de maths, une dissertation de philo ou autre, un texte d’anglais, et peut-être n’ont-ils pas mangé depuis deux jours ou quatre, ils trouveront les ressources intellectuelles pour s’en sortir et obtenir les meilleures notes. Ils sont « bons » dans leurs domaines respectifs, quels que soient les situations et les aléas de la vie.

Qui est incompétent ?

Contrexemple pathétique de la compétence, ou exemplaire de l’incompétence : notre pays subit des attaques armées répétées qui le désintègrent petit à petit, sans aucune solution militaire et politique qui permette d’espérer un renversement ni prochain ni lointain d’une situation insécuritaire qui semble de plus en plus irréversible. Puisque nous avons une armée, des soldats, des généraux et des autorités politiques dites à la fois très justement (en droit) et très faussement (en fait) « compétentes » qui décident, c’est un devoir de désigner l’incompétence de fait de ces décideurs et gouvernants comme unique porte d’entrée qui nous permette, à défaut d’admettre et d’accepter ce fait accompli (il suffit de le constater), de comprendre au moins la situation du pays et son naufrage.

Cela veut dire que nous devons commencer par poser et admettre comme diagnostic l’incompétence de nos officiels dirigeants et officiers militaires pour en chercher et connaître les raisons et causes. Pourquoi nos généraux sortis de saint Cyr sont-ils à ce point incompétents ? Pourquoi le président du Faso, puisque chacun le constate et dit aujourd’hui, est-il si incompétent ? Voilà ce que serait le début d’une vraie enquête salvatrice d’intérêt national, qui pourrait nous ramener aux tares de notre société, de nos pratiques et politiques, au-delà de la situation insécuritaire elle-même. Car nous sommes bien devant ou même dans une situation d’échec et de danger sans en connaître les vraies raisons. Pourquoi sommes-nous si incompétents alors que nous ne sommes pas idiots ?...

Nos dirigeants et officiers sont incompétents. C’est un constat, pas une insulte. Les schémas des attaques subies sont les mêmes, tout comme l’émoi, l’effroi et l’incompréhension qu’elles produisent à chaque fois . Semafo, Kodyel, Solhan, Inata et d’autres : il n’y a jamais eu d’heureux contrexemples à ces tristes exemples, jamais de contre-attaques véritables à ces attaques. Comment donc continuer à tourner autour du pot, et à faire de l’incompétence de nos dirigeants et généraux un tabou et une insulte ?

Ils sont incompétents. Pas impuissants. Car ils ont une marge de manœuvre, n’ont pas les mains liées comme des marionnettes (contrairement à ce que véhicule un anticolonialisme paresseux et obscur : personne ne se rendrait aux urnes pour élire des marionnettes impuissantes), ils ont une capacité d’agir ; et ils agissent en effet, prennent des décisions, dégradent et nomment des généraux. Personne ne peut dire qu’ils ne font rien ; ils ne savent simplement pas (y) faire ; et leur action ne consiste qu’en réaction et pas en prise d’initiative contre les agresseurs du pays.

Evoquer une impuissance ne serait encore qu’une excuse honorable pour masquer l’incompétence ; car l’impuissant veut mais ne peut pas, le désir d’agir (ou le désir tout court) lui vient et monte sans pouvoir passer à l’action. L’incompétent n’est pas impuissant ni incapable d’agir, mais il est incapable d’agir de façon juste. S’il est impuissant, son impuissance n’a rien à voir avec une incapacité d’être géniteur d’un être, mais tout à voir avec une absence de génie.

En outre l’impuissance n’a jamais tué quelqu’un, à part de ne pas pouvoir donner la vie. L’incompétence, elle, tue au Burkina Faso. Et l’on appelle cela « terrorisme » pour dire que l’on n’y peut rien. L’incompétence prétend que ce « terrorisme » frappe et sévit partout, les grandes nations comme les petites, les riches comme les pauvres, ce qui excuse le manque d’imagination : mais même si le monde entier devait succomber face au « terrorisme », pourquoi ne serions-nous pas les tout premiers à le vaincre par notre génie propre ?...

Qui est anticolonialiste ?

Evoquer des complicités à l’extérieur et surtout à l’intérieur de notre armée est aussi une excuse de l’incompétence de nos officiers : s’ils étaient compétents, ils n’auraient pas mis six ans pour ne toujours pas débusquer les traitres et les complices possibles dans leurs troupes. L’incapacité à imaginer et bricoler des solutions durables contre les agresseurs va de pair avec l’incapacité à mettre en place des stratégies pour démasquer et confondre traitres et complices.

Nos dirigeants et officiers sont incompétents. Pas nos soldats qui ne font qu’obéir et n’ont pas pouvoir de décision. Le drame d’Inata montre même des soldats exemplaires dont devraient s’inspirer leurs chefs : ils nous rappellent et enseignent combien il est vital de réveiller quelque génie propre pour survivre en situation de péril. Abandonnés par leurs chefs, et privés de nourriture, comme s’ils étaient punis d’être au front, ils nous laissent en mourant cette leçon que si le pays Burkina ne doit compter que sur lui-même pour vaincre ses agresseurs, comme eux seuls face à la faim et au feu de l’ennemi, il n’a pas d’autre choix que de faire preuve d’imagination et de génie sur le terrain, d’inventer lui-même les moyens et solutions pour ne pas sombrer et sortir du naufrage.

Donc : s’il faut aujourd’hui ranger les pincettes et ne plus tourner autour de ce pot de l’incompétence, ce n’est pas seulement parce que celle-ci tue, mais c’est aussi parce qu’il y va de notre liberté, de notre volonté réelle de nous décoloniser et d’être vraiment indépendants. Tant il est clair que si nos autorités sont incompétentes, la seule solution qu’elles pourraient imaginer dans les situations critiques ne pourra être que de solliciter la compétence supposée des autres ; en l’occurrence la compétence (baptisée « aide ») de ceux-là mêmes dont on dit vouloir se libérer vraiment.

Nous avons du reste sous nos yeux aujourd’hui, à la lumière de ce « terrorisme » qui n’est que la cristallisation de nos incompétences, ce spectacle étrange d’un faux anticolonialisme superficiel et frustré qui ne s’attarde pas sur nos propres incompétences pour mieux en accuser les colons d’hier et d’aujourd’hui : si nous sommes incapables d’imaginer des solutions à nos problèmes, c’est encore le colon notamment français qui nous en empêche ; si nous affamons nos propres soldats que nous abandonnons au front, c’est sur ordre du colon ; si nous élisons librement des présidents que nous tenons pour les plus compétents parmi d’autres candidats, mais qui s’avèrent incompétents dans l’action, c’est qu’ils agissent sous commandement du colon blanc…
Et dans le même temps, nous demandons aux forces coloniales de partir tout en leur reprochant de ne pas intervenir assez pour nous aider contre nos agresseurs, et donc les soupçonnons d’être complices de nos ennemis, faisant semblant d’ignorer d’où viennent ces agresseurs et qui ils sont au juste : de quels pays, de quelle couleur de peau sont ces « terroristes » qui massacrent sans pitié femmes et enfants sans armes ?

Un anticolonialisme qui laisse apparaître un « nous voulons plus de France » derrière son « nous ne voulons plus de la France » n’est pas crédible ni honorable, si nous chassons cette France de chez nous pour la seule raison qu’elle ne nous vient pas (assez) en aide ; si notre refus de la France n’est encore qu’une demande de France. La preuve en est que nous chassons des Blancs (français) pour en demander d’autres (russes et autres). Ne sommes-nous, n’existons-nous, comme peuples, que pour attendre et survivre de l’aide des autres ?

Le colonisateur français serait le bienvenu sur nos sols s’il avait vaincu les terroristes ; s’il nous avait protégés et épargnés les morts violentes. Comme un dieu tout-puissant… Donc le « non à la France » aujourd’hui procède plus de la frustration et de la déception que d’un prétendu anticolonialisme. Ce « non à la France » n’a pas d’autre signification que celle d’un « non à la France qui ne nous aide pas (assez) » !...

Un anticolonialisme qui jubile avec les « terroristes » au départ des troupes coloniales qu’ils fêtent ensemble est inconscient et puéril d’ignorer que ces « terroristes » à coup sûr n’arrêteront pas de massacrer des femmes, enfants et hommes africains et nègres même s’il n’y avait plus un seul militaire blanc sur nos sols d’Afrique.

Cela conduit à se demander si « terrorisme » et « terroristes » représentent vraiment encore quelque chose, ou s’ils sont des réalités et des dangers réels (raison pour laquelle nous les encadrons par des guillemets), dans la mesure où, de part et d’autre, chacun en fait le jeu dont il accuse l’autre : pendant que cet anticolonialisme accuse le colonisateur de complicité avec les « terroristes », il ne voit pas qu’il partage avec ces derniers le même rejet voire la même haine d’une présence étrangère qui dérange et gêne, ni non plus ses propres complicité et responsabilité dans l’incompétence des dirigeants qu’il se choisit lui-même.

Voilà sans doute pourquoi il est si difficile voire impossible de combattre et vaincre ledit « terrorisme ». Seules les victimes des massacres ont quelque réalité, encore que cette réalité soit ponctuelle et éphémère : après l’émotion nous les oublions très vite pour continuer à nous préoccuper de préserver nos privilèges et conforts
Nous ne sommes pas de cet anticolonialisme obscur qui brille par son ambiguïté, qui chasse le colon qu’il désire et demande ; et qui s’appuie même sur le nom de quelques intellectuels du continent africain désignés encore par ledit colonisateur lui-même, pour « refonder » une relation avec lui dont on dit pourtant ne plus vouloir. Parce que nous savons très bien aussi ce que « refonder » veut dire et a toujours voulu dire : sauver, consolider et conserver. On n’a pas à refonder une relation France-Afrique qui est exactement ce dont la fin devrait précisément signifier la fin de la colonisation dont on ne veut plus !...

Qui doit démissionner ?

Un mois après le massacre du 5 juin 2021, le Premier ministre du Burkina confiait que « l’attaque de Solhan a servi de détonateur car elle a permis de mettre en évidence un certain nombre de dysfonctionnements au niveau de notre dispositif de défense et de sécurité ». Déjà des « dysfonctionnements » à Solhan, si ce n’est avant, mais dont nos autorités ne tirent aucune leçon.
Et le président du Burkina de limoger les deux ministres en charge de la défense (Chérif Sy) et de la sécurité (Ousséni Compaoré) pour, promettait-il, redonner un « nouveau souffle » à la lutte contre le « terrorisme » ; s’attribuant au passage la compétence du ministre de la Défense.

Personne ne peut reprocher au président de nommer des ministres et officiers sans savoir de quoi ils sont capables sur le terrain. Mais s’il limoge les autres parce qu’ils sont incompétents, il devrait s’appliquer à lui-même la même sanction, dès lors qu’il remplace notamment le ministre de la Défense et qu’il est chef des armées…

Mais démissionner pour être remplacé par qui, puisque les Burkinabè, encore à la mémoire bien courte lorsqu’ils cherchent des bouc-émissaires extérieurs, l’ont préféré à d’autres prétendants à la présidence ? Forcément par d’autres diplômés, intelligents, majors et premiers de classe, civils ou militaires, mais incompétents dans l’action ; si l’incompétence est la règle, pour les raisons qu’il faut encore une fois creuser et chercher. Pourquoi sont-ce les meilleurs qui sont si incompétents ?

Que le président du Burkina démissionne ou pas, cela reviendra donc au même. C’est bien cette impossibilité de trouver des compétences contre nos agresseurs qui est désespérante et ce qu’il y a de plus effrayant. Pas moins triste est le sort des Burkinabè s’ils devaient alors patienter et survivre encore quatre années d’incompétence de plus sous les feux des « terroristes ». Comment démissionner des autorités qui ont déjà démissionné face à l’insécurité ?

Un seul ministre dont la démission aurait du sens et de la pertinence : Zéphirin Diabré, ministre de la « Réconciliation nationale ». Pas parce qu’il est incompétent ou compétent si l’on lui attribuait d’autres fonctions, mais parce que, dans le contexte actuel où les Burkinabè sont dans la rue pas pour se battre ni pour se réconcilier, lui M. Diabré et son ministère sont parfaitement inutiles. Qu’il démissionne, de lui-même, par décence : pour que nos soldats aient peut-être davantage à manger au front ; et que les fora de la réconciliation soient remplacés par une enquête collective sans complaisance qui trouve les réponses à la question nationale : pourquoi sommes-nous si incompétents et pourtant si intelligents ?

Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE

Vos commentaires

  • Le 24 novembre à 18:24, par Proust En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    C’est propre mon parent.
    C’est vraiment désolant de savoir qu’après 6 ans, nous n’avons pas tiré les leçons. Oui, je peux comprendre que de temps en temps, il y aient des attaques. Mais que cela deviennent quotidien et dans plusieurs zones à la fois ! Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. Nos FDS sont nargués, humiliés et nous avons l’impression qu’ils ne peuvent plus rien prouver. Ils se font cueillir de la même façon, mais ne change pas de tactique. Qu’est-ce qui ne va pas ? Nos autorités sont gelées et incapables d’innover. Une constipation intellectuelle ? Le Burkina serait-il maudit ? Je refuse d’y penser ! Mais avec quelle équipe va-t-on remplacer l’équipe actuelle ? Quel est ce 2e Sankara qui viendra nous libérer de cette honte ? Ce qui crie à la démission, quelle alternative ils nous proposent ? Nous ne voulons plus être bernés come au temps de l’insurrection populaire ? Il nous faut nous accorder sur ceux qui devront diriger l’après ROCH si il y en aura, avant d’exiger son départ. On ne passe de concours pour être président, malheureusement. Si non le test serait qui détient la meilleure stratégie pour nous sortir de ce bourbier ! Et je me demande qui va le corriger ! Mais je reste convaincu qu’il y a de valeureux hommes au Burkina et que cette crise va les révéler. Que Dieu sauve notre pays (même si certain n’y croient plus).

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  • Le 24 novembre à 18:28, par zemosse En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    Pour une fois ,ton gros français m’est digestible. Félicitations. En effet, le président Rock après avoir remercié des ministres suite à la dérive de l’armée, s’était attribué le poste de la défense : rien n’à changé. La logique voudrait qu’il tire la conséquence logique : sa démission. MAIS, qui pour le succéder ? Puisque tous ces hommes politiques, ces intellectuels, ces technocrates seraient intelligents mais incompétents !!!!! Intelligents pour voler, detourner, pour corrompre, pour se construire des bunkers . Le Burkina se trouve dans la vraie croisée des chemins.

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  • Le 24 novembre à 18:33, par Pleure Oh pays bien aimé En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    Merci pour ton analyse. Je vais juste ajouter une phrase :
    Il est difficile de réveiller quelqu’un qui ne dort pas !

    Je te le propose comme sujet pour ta prochaine réflexion en évoquant les différents cas et les options possibles !

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  • Le 24 novembre à 21:54, par Boukary En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    Je partage votre analyse dans son intégralité . Le PF est mal entouré et mal conseillé sur le plan militaire comme politique . et la corruption , la gabegie financière les detournements de fonds alloués n’aident pas à ameliorer la situation . ca coute combien des helicoptères de combat et des drones pour qu’une nation puisse se defendre ? on devait faire de telle sorte que des avions ou helicopères de combat soient positionnés un peu partout , de telle sorte qu’en moins de trente minutes , un appuie aerien puisse etre apporté aux hommes aux sol en cas de besoin , des drones en permanence jours comme nuits avec un poste de commandemnt qui puissent donner des images en temps réel vu que les terroristes se deplacent par centaines la Mauritanie par exemple a ce poste se commandement aerien dans ses zones neuvralgiques , et cà mlarche. il faut renforcere l’effecttif de nos fds. il faut qu’on se donne les moyens meme s’il faut un terroristhon pour lever des fonds auprès des particuliers entreprises ou toute personne en vue d’apporter de l’aide consequente aux fds on a vu le coronathon ou il ya eu une mobilisation materielement comme financièrement.

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  • Le 25 novembre à 00:09, par Gourmandiz En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    Si ce n’ etait que l’ incompetence notoire, on serait sorti du bois. Mais il faut appeler un chat un chat : Mr. Dabire, venez a Ouaga voir comment les gens du pouvoir et nos officiers vivent dans l’ insouciance. On sait meme que c’ est pas leurs argents. Au burkina, on vole tout ce qui peut etre voler. On deale tout et tout, meme pour voir le president et il ne sanctionne personne. Il est bon, il est gentil. Pourtant on l’ a pas elu pour ca. Y vait pas bon et gentil dans son programme. de campagne.On vole meme la nourriture de nos soldats au front. Le vrai probleme de Roch, ce n ’ est pas d’ ete mal entoure. Il n’ est pas une victime. C’ est lui qui decide qui va etre a ses cotes et qui va meme l’ entourer. Donc si ceux qui l’ entourent sont mal, c’ est le mal la qui est la la !!! C’ est ca il veut.Les chiens ne font pas les chats. Il n’ est pas mal entoure. Il s’ entoure toujours mal. Il pense que le pouvoir, c’ est les coteries de lycee ou on fait les cliques entre amis. Nos officiers sont tellement embourgeoises qu’ ils aiment la vie plus que la patrie. C’ est eux qui remplissent toujours les caves a vin. Et ils ont pour la plupart plus de 10 villas a Ouaga. Mais passons sinon on va dire que c’ est la jalousie. Sinon, la plupart d’ entre eux, ils ont deja plus de 50 ans, donc il leur reste a la la plupart 5 a 10 ans et 15 ans pour les plus chanceux, tellement tellement General Bombance va les regler avant l’ age. Et une fois morts, ils n’ emporteront meme pas une seule villa ou un seul million au paradis si ca existe. Je vous informe que les bars, c’ est pour les pauvres types comme nous aujourd’ hui. Ils vont sauter les vins de 18h a minuit et rentrent dormir comme des bebes qu’ on a laves a l’ eau chaude frotter du beurre de karite et se reveillent avec la gueule de bois. Ils vont penser quelles strategies ? Le gouvernement n’ est pas qu’ incompetent. Il est inconscient et insouciant, ainsi que nos officiers superieurs qu’ il a laisse se mettre dans le beurre pour ne pas penser a faire coup de’ etat. Le vrai probleme, c’ est que non seulement la tete est incompetente et insouciante, mais si on remplace, on remplace par qui ? Par ceux qui l’ ont formtter 30 ans dans leur moule ? Le burkina a de serieux problemes aujourd’ hui. Le president actuel et ses officiers les menent tout droit dans le gouffre. Mais les remplacer ca risque de redonner le pouvoir au prototype de l’ incomptent, les arrogants du CDP qui nous ont houuunn sans nous becoter. Ils sont dix mille fois remplacables parce qu’ incompetents, Roch et son derriere damba. Mais pensons bien a qui va les remplacer. C’ est pourquoi on dit que le Rocco a trop la chance. Mais c’ est une chance qui fait la malchance du peuple. Et quand on a que la chance, c’ est pas fameux, hein !

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  • Le 25 novembre à 02:10, par SOME En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

     Ils sont incompétents. Pas impuissants. Car ils ont une marge de manœuvre, n’ont pas les mains liées comme des marionnettes (contrairement à ce que véhicule un anticolonialisme paresseux et obscur : personne ne se rendrait aux urnes pour élire des marionnettes impuissantes), ils ont une capacité d’agir »

    Mais non ! Je suis plutôt pour dire qu’ils sont impuissants : c est pénible de le reconnaître mais pourtant il faut en avoir le courage : nous avons effectivement élus des marionnettes impuissantes. Leur impuissance mute en incompétence par choix et volonté politiques. En Centrafrique et au Mali ils ont fait des choix politiques par volonté politique de ne pas s aplaventrir devant les injonctions de la part de forces contraires aux intérêts de leurs peuples.

    La France lutte pour sa survie tout comme nous. Roch tombe dans l’incompétence du fait de se ployer aux diktats de l’ennemi qui l’oblige à embastiller les compétences (cf le colonel barry), a exiler d autres (cf Zida), a congédier eux qu’il devait conserver (cf shérif Sy et ousseni compaore) afin de pouvoir mettre des gens douteux. Il le sait et il joue le jeu : alors il se disqualifie lui même pour incompétence.

    Dans ce procès Thomas Sankara certains jugés compétents se sont déclarés incompétents non par manque de capacités mais par choix moral. Et de choix moral, Roch n’aurait pas dû créer ce faux ministère de la fausse réconciliation sur une fausse désunion nationale. Il devrait démissionner par choix moral. Mais ne rêvons pas ! Il n’a pas été imposé à ce poste pour démissionner mais pour accomplir une mission.
    Tout cela Roch le sait mais par volonté et choix politiques, il s est rendu incompétent. Il s est disqualifié en trahissant son mandat a lui confié par le peuple : Vox populi, vox dei. Dès le départ le fruit était déjà pourri.
    SOME

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  • Le 25 novembre à 07:39, par Zerbo En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    Limpide et rigoureux comme d’habitude. Grand merci cher dabire

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  • Le 25 novembre à 08:22, par Omar Dao En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    Hormis les dysfonctionnements, résultats de notre manque de rigueur habituelle (appelez cela incompétence si vous voulez), je pense que si la solution au problème était si simple que certains veulent le faire croire, des compétents l’auraient déjà démontrée et expérimentée quelque part.

    Voyez toutes ces réactions, on dirait que tout le monde évite de s’en prendre aux HANI, on tire à boulets rouges sur les institutions et ceux qui les incarnent mais on ne dit rien sur les HANI qui causent toutes ces souffrances. Pourquoi les intelligents et les compétents ne vont pas simplement les trouver et les déloger plutôt que de discourir sur les concepts ?

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    • Le 25 novembre à 11:12, par HORUDIAOM En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

      Mr Oumar Dao, affamer les soldats au front, ce ne sont pas les HANI qui l’ont fait. Acheter les hélicoptères civils en lieu et place des Hélico militaire, ce ne sont pas les HANI. Charbon fin, le Bunker de Bouda à Manga, les audiences monnayées à la présidence, la corruption à outrance, ce ne sont pas les HANI. Les 2000f que les FDS prennent à la frontière pour laisser passer certaines marchandises de contrebande, ce ne sont pas les HANI. Une haute hiérarchie militaire incompétente et déphasée, ce ne sont pas des HANI. Lorsqu’on quittera l’hypocrise et appliquera la bonne gouvernance, notre pays s’en portera mieux.

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    • Le 25 novembre à 12:15, par Dja En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

      Vous savez sans doute que chacun a son rôle. Inutile d’en dire plus

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  • Le 25 novembre à 09:49, par Passakziri En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    Un très bel article.
    Là aussi , malheureusement nos panafricanistes 3.0 ne le liront jamais puisqu’ils s’informent ailleurs.

    Passakziri

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  • Le 25 novembre à 19:10, par Dayo En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    Et dire qu’il y a encore aujourd’hui des irréductibles qui soutiennent Roch et son gouvernement ! Exactement comme les gens du CDP avant la chute de Blaise. cela me fait penser aussi aux recrues terroristes qui écoutent aveuglément leurs chefs. je suis sûr que même s’il y avait 200 burkinabè massacrés il y aura des énergumènes pour dire que Roch et son gouvernement sont les plus compétents de la terre. C’est vraiment triste

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  • Le 26 novembre à 14:40, par Vox populi En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    M Dabiré comme vous le savez en parlant d’Ethiopie, le premier ministre en personne qui est un ancien militaire est sur le champ de guerre pour diriger les combats contre les rebelles làbas. Pendant ce temps nos généraux burkinabè restent bien au frais dans leurs duplex et envoient les troupes à la boucherie. Ils s’en fichent. Roch se réveille un peu on dirait, sous la pression de la rue, mais c’est un peu tard à mon avis. Il y a déjà eu trop de massacres, et on ne voit pas comment ça va s’arrêter tout d’un coup

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  • Le 27 novembre à 09:48, par Samia En réponse à : Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue

    Merci à Monsieur DABIRE pour cette analyse limpide qui cloue le bec aux faux anticolonialistes. On ne les entend plus ici. Complètement d’accord, ils courent après ce qu’ils rejettent. si ce n’est pas de l’hypocrisie c’est un manque d’intelligence

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