Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «La valeur du pardon se mesure à la gravité de la faute pardonnée» Charles Blé Goudé

Lutte contre le terrorisme : « Je m’accuse, je suis coupable »

Accueil > Actualités > Opinions • • lundi 22 novembre 2021 à 09h00min
Lutte contre le terrorisme : « Je m’accuse, je suis coupable »

A travers les lignes qui suivent, Jean Cyrille Bado, "Citoyen burkinabè", s’interroge sur la responsabilité de chacun dans les épreuves que traverse le Burkina, avec une situation sécuritaire fortement dégradée. Il estime qu’après la vague d’émotions qui accompagne chaque drame, chaque attaque meurtrière, il est important, pour nous, de nous interroger sur la conduite à tenir.

"JE M’ACCUSE : JE SUIS COUPABLE … ]

Indignations et déceptions se succèdent. Le manteau du deuil a envahi la cité. Toute chose légitime au regard de la situation douloureuse que nous vivons et de cette épreuve si cruelle que nous, Burkinabè, traversons.

Mais après la vague d’émotions, il est important, pour nous, de nous interroger sur la conduite à tenir.

Qu’allons-nous faire ?
Que devons-nous faire ?
De vous à moi, filles et fils du Faso
Des dirigeants aux citoyens lambdas
Quelle réponse concrète avons-nous à apporter ?
Quelles actions rationnelles avons-nous à poser ?

Il est indispensable de nous poser ces questions
Aux fins d’éviter qu’après tout ce tollé général, nous ne retombions dans nos vieilles habitudes, celles qui consistent à ne pas nous rendre compte de l’ampleur de la situation, celles qui nous poussent à ne pas nous engager véritablement sur la voie de la recherche de solutions permanentes.

Chères sœurs,
Chers frères,
Peuple du Burkina Faso
Il y a un temps pour tout

Que chacun et chacune de nous s’interroge
Que chacune et chacun accepte de se questionner
Sur le rôle qu’elle ou il joue à la place qu’elle ou qu’il occupe.

Il est grand temps que chacun porte le poids de ses responsabilités et assume ses faits et gestes. Approprions-nous ce sentiment de patriotisme vrai si cher à notre regretté Capitaine Thomas Isidore Sankara. Comprenons dès à présent que le Burkina Faso est notre bien le plus précieux, sinon le seul bien qui vaut la peine qu’on paye de notre vie pour le protéger.

Combien de républiques avons-nous connu ?
Combien de Présidents avons-nous chassé du pouvoir en croyant que c’était la solution magique ?
Combien de coups d’État, d’insurrections armées, de transitions avons-nous conduit ?
Aucun mal ne se guérit véritablement en soignant juste les symptômes et en ignorant les causes.
Sortons donc des émotions !
L’émotion est mauvaise conseillère.

La question qui me taraude l’esprit est la suivante :
À QUI LA FAUTE SI NOUS SOMMES PRIS DANS L’ÉTAU DE CES SOUFFRANCES SANS FIN AVEC LES ATTENTATS, LES CRIMES ET LEURS VICTIMES QUI SE COMPTENT PAR MILLIERS ?
Aux gouvernants successifs d’hier à d’aujourd’hui, ou au peuple que nous sommes ?
Sachant que c’est ce même peuple qui produit ses gouvernants

À QUI DONC LA FAUTE ?
QUI EST DONC LE COUPABLE ?

J’ai compris que l’heure n’est plus aux accusations, car nous sommes tous et toutes coupables en vérité. A Chacun et chacune de nous, de prendre l’équivalent d’un dixième du temps qu’il ou elle passe à se plaindre, à accuser son prochain, à ne se morfondre que quand il y a un drame, à n’étaler bien souvent même sa foi « de façade » en Dieu que lorsque peine et désarroi nous étreignent….

Je terminerai en rappelant ceci qui n’est point un secret de polichinelle :

LE BURKINA FASO VA MAL.
Mais encore !

NOS POLITIQUES (DIRIGEANTS et OPPOSANTS) D’HIER À D’AUJOURD’HUI, SONT RESPONSABLES DE CE QUI NOUS ARRIVE.

NOUS, PEUPLE BURKINABÈ, SOMMES COMPTABLES ET RESPONSABLES DE TOUT CE MAL-ÊTRE.

CE QUI FAIT DE CHAQUE ME QUI VIT SUR CETTE TERRE DU FASO ET QUI S’EN RÉCLAME, FILS ET FILLE DE NAISSANCE OU D’ADOPTION, UN COUPABLE ET UNE VICTIME DE SA DÉGÉNÉRESCENCE …

Alors,
Qu’allons-nous faire ?
Que devons-nous faire ?
…."

Jean Cyrille Bado
Citoyen Burkinabè
#ArchitecteduPossible
#Jesuiscoupable

Vos commentaires

  • Le 20 novembre à 14:09, par MyMy En réponse à : Lutte contre le terrorisme : "Je m’accuse, je suis coupable"

    - VOUS VOUS DITES INTELLO (?), VOUS VOUS ACCUSEZ, MAIS VOUS NE PROPOSEZ RIEN DE CONCRET. ALLEZ COMPRENDRE L’INTÉRÊT DE VOS ÉCRITS.

    CE QUE VOUS FAITES COMME CONSTAT ET ACCUSATION, BIEN DE GENS L’ONT FAIT AVANT VOUS, DèS 2017. MAIS LE REGIME REFUSE D’ÉCOUTER. VOUS ARRIVEZ DONC AVEC 4 ANS DE RETARD. ET MIEUX ENCORE..., VOUS NE PROPOSEZ RIEN.

    JE VOUS SUGGÈRE DE TRANSMETTRE VOS SOLUTIONS A LA PRESENTE SITUATION AU GENERAL SIMPORE. (C’est lui notre défenseur en chef maintenant.) C’EST COMME CELA QUE BEAUCOUP DE NOS COMPATRIOTES PRECEDENT DEPUIS 2016-2017. MAIS UNE FOIS ENCORE, LE REGIME KABORE N’ECOUTE PAS.

    Répondre à ce message

  • Le 20 novembre à 14:41, par Pleure Oh pays bien aimé En réponse à : Lutte contre le terrorisme : "Je m’accuse, je suis coupable"

    Questions pertinentes, et profondes !
    Combien de Burkinabès peuvent comprendre le fond de ton écrit, Je vois que tu es allé chercher ces mots au plus profond de toi et peut être tu as écrit en larmes
    Que faut-il faire quand :
    Par égotisme personne ne veut renoncer à ces intérêts et mieux manipule les populations ?
    Quand on a laisser la drogue et l’alcool à transformer nos jeunes en zombi et incapables de prendre conscience de la situation ?
    Regarde l’insouciance des gens malgré la situation
    regarde les réactions de certaines autorités

    La Bible nous donne une leçon :

    Au temps de Noé les gens mangeaient et buvaient et mariaient leur filles
    se moquaient de Noé
    Jusqu au jour ou Noé entra dans l’arche !
    Ceux qui pensent qu’ils sont à l’abri à Ouaga se trompent totalement !

    Répondre à ce message

  • Le 20 novembre à 15:05, par Jb En réponse à : Lutte contre le terrorisme : "Je m’accuse, je suis coupable"

    Dans cette drame que ce pays traverse, la force humaine a montré ses limites. À cet effet, nous pouvons noter simplement que c’est du pur châtiment divin. À part la repentance sincère, je ne vois rien d’autre qui peut arrêter ce châtiment divin, mais, sommes-nous prêt à le faire ? Loin de là.
    Par exemple : Ouaga, la capitale n’a aucune image d’un pays en guerre.

    Répondre à ce message

  • Le 20 novembre à 16:48, par Ka En réponse à : Lutte contre le terrorisme : "Je m’accuse, je suis coupable"

    Jean Cyrille Bado : Merci pour cette analyse pertinente, surtout posant ces questions : lors, qu’allons-nous faire ? Que devons-nous faire ? La réponse est de mettre des militaires qualifiés avec des responsabilités patriotiques qu’il faut, là où il faut.

    ’’’’’’’’Voilà ce que je disais au président du Faso dans ce forum il y a un certain temps avec les nominations des cadres profiteurs de l’armée qui aiment les climatiseurs des Bureaux que le terrain.

    ’’’’’’’’’’Tout ça c’est beau : Mais je demande au président du Faso d’arrêter de nous distraire avec ces officiers bardés des diplômes de tous sortes sans aucune action sur le terrain, ou des faits marquants qui montre qu’ils sont capables de prendre des décisions radicales à l’encontre de l’ennemi, à l’exemple de Thomas Sankara avec la petite guerre des sables entre le Burkina et le Mali : Ou A. Barry malgré le peu de temps de la transition a eu le courage de mettre au frais des ennemis du peuple et qu’on connait la suite. Ce sont des militaires qui ont cette trempe qu’a l’heure actuelle, qu’il faut choisir a la place qu’il faut, et non des officiers bardés des diplômes et qui les admirent dans les bureaux climatisés de la capitale. Qu’on nous dise les actions que ces militaires ont faites sur le terrain que des théories ? Donnez le commandement a une personne de la trempe du feu I. Deby, qui donnera sur le terrain le fil à tordre à nos frères et enfants déguisés en terroristes comme Thomas Sankara l’a fait courageusement a la Frontière Malienne, ou A. Barry sans état d’âme a mis au frais celles ou ceux qui voulaient déstabilisé le pays. Avec ces multiples nominations des responsables de l’armée incapables d’actions radicales depuis que le président Roch Kaboré est arrivé au pouvoir, une question se pose s’il a la suprématie sur les chefs militaires, ou ce sont ses conseillers qui lui proposent des copains coquins ?’’’’’’’’’

    Répondre à ce message

  • Le 20 novembre à 18:28, par diafire En réponse à : Lutte contre le terrorisme : "Je m’accuse, je suis coupable"

    Il faut créer des emplois. Mais avant tout les innocents que vous avez fait tuer à Yirgou, Dingila, Barça, etc il faut leur rendre justice. Sinon il y a des frustrés.

    Répondre à ce message

  • Le 20 novembre à 19:01, par Pafanam En réponse à : Lutte contre le terrorisme : "Je m’accuse, je suis coupable"

    Non, nous sommes tous pas coupables ! Non le peuple n’est pas coupable. Celui qui a battu la campagne comme étant « la solution « est coupable !! Quel problème il a résolu depuis son arrivée ? Quand on se dit solution s’est qu’on voit un problème qui accable le pays et on vient résoudre. Mais lui a amplifié la situation du pays

    Répondre à ce message

  • Le 20 novembre à 20:34, par Baoyam En réponse à : Lutte contre le terrorisme : "Je m’accuse, je suis coupable"

    Je suis coupable de quoi ? Non je ne suis pas coupable. J’ai proposé des idées, assisté les déplacés, incité le pouvoir à agir. Je ne pouvais pas faire plus. Cette idée que des citoyens ordinaires peuvent aller au front, mains nues est simplement irréaliste. Un citoyen ordinaire ne peut même pas s’armer d’armes de guerre. Où est-ce qu’il va les avoir de façon légale ? C’est une façon de noyer la responsabilité des premiers responsables de ce pays. Non je ne suis pas coupable. Les vrais coupables, vous vous abstenez de les nommer et ce n’est pas du courage.

    Répondre à ce message

  • Le 21 novembre à 00:58, par chasseur d’insurrescrocs En réponse à : Lutte contre le terrorisme : « Je m’accuse, je suis coupable »

    Ce président a été élu pour nous expliquer pourquoi nous avons des problèmes et non pour résoudre nos problèmes. Voyez vous-mêmes sa posture depuis qu’il est élu. Il a dit :
    - la question de l’insécurité est imputable à Blaise Compaoré (histoire de nous dire : si vous n’êtes pas content de votre situation sécuritaire, allez-y vous plaindre à Blaise. Moi je suis occupé à déguster mes champagnes de grandes marques, mes whiskys, mes bons vins avec mes amis) ;
    - C’est une guerre asymétrique, donc circuler, je n’est pas d’armée pour y faire face ;
    - la guerre : il fait distiller par sbires dans la population, que c’est la faute du néocolonialisme français ;
    - La dénonciation de la corruption : ce sont les critiques faciles de personnes aigries qui sont nées pauvres et ne connaissent pas l’argent (argument cautionné par des sankaristes bon teint).
    - la vie chère : c’est la faute au capitalisme sauvage (discours réchauffé d’un ancien communiste reconverti à la sociale démocratie).
    - les salaires indus des ministres : Justifiés par le maintien du train de vie des princes qui règnent sur nous (argument repris par l’organe sensé veiller sur la gestion des deniers publics (tient encore un néo-communiste, décidément hein !!!).
    Après cinq ans de gestion scandaleuse, il s’est trouvé des gens pour nous raconter que le moindre mal, c’est Roch et qu’il faut le garder (rien qu’à cause de son rire contagieux !!!).
    Honte à tous les insurrescrocs en faso dan fani !!!

    Répondre à ce message

  • Le 21 novembre à 11:40, par Pilupiku En réponse à : Lutte contre le terrorisme : « Je m’accuse, je suis coupable »

    Ce que dit monsieur Bado, à moins de jouer au sourd, il faut bien admettre qu’il a raison de poser le problème en ces termes. Lorsque ces inconscients qui ne cessent d’accuser le pouvoir en place se trouveront face aux djadistes devant leur porte que diront-ils ? Que feront-ils ? Continueront-ils à accuser le gouvernement ? Aucun gouvernement n’est tout puissant et aucun peuple ne peut déléguer totalement et complètement la défense de la souveraineté de son territoire à un pouvoir qui passe.

    Répondre à ce message

  • Le 22 novembre à 11:22, par Hampou En réponse à : Lutte contre le terrorisme : « Je m’accuse, je suis coupable »

    En voici un citoyen dont le raisonnement me parait la plus logique dans tout ce brouhaaha. Il est plus que important que chacun s’interroge sur sa responsabilité dans ce fiasco de notre armée. La moindre information stratégique ou pas, on est tous pressé de la publier premier. Les fonctionnaires ne connaissent plus ce qu’on appel secret professionnel ; les ouagalais vivent chaque jour comme le 31 décembre de chaque de chaque année pendant que les autres souffrent dans les autres localités. Quelles sont nos responsabilités à tous ??

    Répondre à ce message

  • Le 23 novembre à 10:15, par saam En réponse à : Lutte contre le terrorisme : « Je m’accuse, je suis coupable »

    Je suis coupable d’avoir fait de l’argent mon maître ;
    Je suis coupable d’avoir sorti mon Dieu, le Tout-Puissant de ma vie ;
    Je suis coupable pour avoir à moi seul une centaine de parcelles pendant que mon compatriote trime pour en avoir un ;
    Je suis coupable d’avoir reçu des pots de vin en échange d’un marché offert à un incompétent ;
    Je suis coupable d’avoir corrompu un policier au bord de la route au lieu d’assumer ma faute ;
    Je suis coupable de m’octroyer des salaires et avantages mirobolants pendant que d’autres tirent le diable par la queue ;
    Je suis coupable d’avoir surfacturé des marchés pour jouir de la belle vie ;
    Je suis coupable d’avoir collaboré avec le corrupteur ;
    Je suis coupable d’être gourmand, égoïste, cupide, de tout ramener à moi ;
    Je suis coupable de par ma position, d’offrir des emplois à des parents, amis et connaissances incompétents au détriment des vrais bosseurs ;
    Je suis coupable de couper les primes des FDS ;
    Je suis coupable de commander un matériel militaire désuet ;
    Je suis coupable de vendre du frelaté, de la drogue et de l’alcool à la jeunesse pour l’argent ;
    je suis coupable de monnayer mes services en administration ;
    Je suis coupable de promotions canapés ;
    Je suis coupable d’avoir failli à l’éducation de mes gosses ;
    Je suis coupable d’avoir déposé la chicotte pour des notes sexuellement transmissibles à l’école ;
    Je suis coupable d’avoir mal équipé les hôpitaux ;
    Je suis coupable de m’offrir de beaux appartements hors du pays ;
    Je suis coupable de détourner les financements destinés aux jeunes pour s’auto-employer ;
    je suis coupable de ma faiblesse devant femmes et maitresses qui en veulent toujours plus ;
    je suis coupable d’être esclave de la mode, du bling bling, du matériel ici bas ;
    Je suis coupable d’avoir banalisé la vie humaine pour le pouvoir et les honneurs ;
    Je suis coupable d’avoir oublié que le Burkina, ce n’est pas seulement moi mais des millions d’autres burkinabé ;
    Je suis coupable de m’accaparer de la part qui revient aux autres burkinabè ;
    Je suis coupable d’avoir détourné le financement servant à construire mon pays ;
    Bref, je n’en finis pas d’être coupable d’avoir frustré, volé, pillé des burkinabè, d’avoir triché jusqu’à laisser mon pays en lambeaux !!
    Enfin, j’accuse le père de la nation de m’avoir laisser jouir de toute cette impunité !!

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Relations internationales : La politique d’intelligence économique de la Chine face aux pays en développement
2e Guerre mondiale : Sidiki Boubakari, un Burkinabè compagnon de la libération mort pour la France le 23 octobre 1942
Coupures récurrentes d’internet au Burkina : AfricTivistes s’interroge et interpelle le gouvernement burkinabé !
Lutte contre le terrorisme : Un doctorant de la Carter School for Peace & Conflict Resolution fait des propositions
Burkina Faso : Inata ou de la nécessité d’une révolte patriotique
Burkina Faso : La mémoire courte de l’incompétence qui tue
Tribune : Depuis quand des Noirs ont gagné une guerre ?
Lutte contre le terrorisme : « Je m’accuse, je suis coupable »
Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?
Crise sécuritaire au Burkina : Un citoyen propose la mise en place d’une transition politique, avec une Assemblée nationale et un gouvernement de cohésion sociale
Burkina : Vaincre l’hydre terroriste grâce à une intelligence collective ! (Abdoul Karim Sango)
Burkina Faso : Face à la guerre, le tout régalien de l’Etat est-il encore tenable ?
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés