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Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

Accueil > Actualités > Opinions • • jeudi 18 novembre 2021 à 21h30min
Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

Dans cette réflexion, le journaliste Adama Ouédraogo dit Damiss pose la problématique de la présence de la Chine populaire en Afrique et de la montée du sentiment anti-français. Lisez.

Le sentiment anti-français est grandissant au sein de l’opinion publique africaine, particulièrement au niveau de la jeunesse. Des voix s’élèvent pour exiger un nouveau partenariat avec la France qui préserverait et protègerait les intérêts de nos pays. Les plus extrémistes vont jusqu’à proposer la rupture avec Paris, seule voie, selon eux, vers une indépendance totale de l’Afrique. L’ancienne puissance coloniale est l’objet de fantasmes et de débats passionnés, au point qu’on s’intéresse peu aux autres géants, notamment à la République populaire de Chine (RPC), qui a pourtant pris pied sur le continent noir : la coopération bilatérale avec l’Empire du milieu est-elle une opportunité ou constitue-t-elle une menace ? Nous tenterons de répondre à cette interrogation à la lumière des faits.

En trente ans, la Chine est passée du sous-développement au deuxième produit intérieur brut (PIB) mondial. Et elle n’entend pas s’arrêter en si bon chemin : elle ambitionne désormais de détrôner les États-Unis de leur statut de première puissance planétaire. Avant d’y parvenir, la Chine doit relever trois défis majeurs.
Primo : assurer l’autosuffisance alimentaire de ses 1,3 milliard d’habitants. Le territoire chinois est vaste mais ses terres arables restent relativement insuffisantes pour générer de la nourriture en quantité. Producteurs de blé, par exemple, les Chinois se voient obligés d’en importer depuis chez l’Oncle Sam.

Secundo : atteindre l’indépendance énergétique. La Chine est de loin le premier producteur mondial de charbon, et dispose de pétrole. Elle fait même partie des principaux producteurs mondiaux d’or noir. Sa consommation est cependant si importante qu’elle est devenue l’un des plus gros importateurs pétroliers.
Tertio : arriver à l’indépendance minérale. De la même façon, les Chinois possède un sous-sol riche en ressources minières, malheureusement leur consommation est sans commune mesure avec leur niveau de production.

« Que faire ? », pourrait-on se demander, en reprenant le titre du roman du révolutionnaire russe Nikolaï Tchernychevski (1863) ou celui du traité politique du premier leader soviétique, Vladimir Ilitch Oulianov dit Lénine, publié en 1902.
Pour répondre à ces challenges, l’Empire du milieu s’est lancé à l’assaut d’un eldorado minier : le continent africain, véritable « scandale » en matière de ressources naturelles peu ou prou exploitées.

Le contexte lui est favorable : d’une part, les opinions africaines s’indignent de plus en plus de l’ingérence de l’Occident dans les affaires internes ; d’autre part, les pays africains ont du mal à lever des fonds sur le marché financier, et les conditions pour percevoir l’aide au développement et se voir octroyer des prêts sont contraignantes. Or, la Chine, selon sa vision, n’a pas vocation à s’immiscer dans la politique intérieure de ses partenaires. Elle n’a que faire des droits de l’homme et des questions électorales. La RPC se moque du fait qu’un dirigeant africain soit un dictateur, un président mal élu ou issu d’élections fortement contestées. Seuls comptent pour la superpuissance les intérêts de son gouvernement et ses objectifs de développement.

La diplomatie des gros prêts

Face donc aux difficultés que connaissent nombre de pays africains pour obtenir des financements, la Chine intensifie sa coopération avec l’Afrique et accorde des prêts à tout va. Elle passe à la vitesse supérieure en initiant, en miroir des sommets France-Afrique, des grands-messes sino-africaines afin de mieux appâter les dirigeants du continent.

En 2006, 40 pays étaient ainsi représentés et 24 chefs d’État directement présents à Beijing pour le Forum de coopération sino-africain (Focac). Cette rencontre a désormais lieu tous les trois ans. Au cours de ce jamboree, les Chinois déroulent leurs projets pour les Africains, évoquant une coopération « gagnant-gagnant » et promettant des prestations de qualité à un moindre coût.

Au début de l’année 2006, déjà, le ministre des Affaires étrangères chinois de l’époque, Li Zhaoxing, avait effectué une tournée qui l’avait conduit au Sénégal, au Mali, au Nigéria, au Cap-Vert et au Libéria – où il avait offert 25 millions de dollars au gouvernement libérien, pourtant sous influence américaine, dans le but de contribuer à la reconstruction du pays fortement meurtri par la guerre civile. Le président Hu Jintao a pris lui aussi le chemin de l’Afrique en visitant le Maroc, le Nigéria et le Kenya. Aujourd’hui, le chef de l’État Xi Jinping a fait de l’Afrique une priorité absolue, et a réussi le tour de force d’étendre davantage son influence sur le continent à travers des crédits défiant toute concurrence : la diplomatie des gros prêts (a priori) sans ingérence politique tourne à plein régime.

La Chine donne de la droite et récupère de la gauche

« Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts », disait le général de Gaulle.

Derrière cette ruée vers l’Afrique se cache en réalité un système de prédation savamment orchestré en utilisant les monnaies de la banque centrale chinoise. En effet, Pékin possède la plus grande réserve de change au monde : en avril 2021, la Chine était en tête du classement planétaire avec 3198 milliards de dollars, très loin devant son dauphin japonais (1 178 milliards). En comparaison, la France pointe en 15e position (223,26 milliards), derrière la plus forte économie d’Europe, l’Allemagne (13e avec 257,17 milliards).

Grâce aux immenses réserves de sa banque centrale, la RPC dispose donc de moyens inouïs pour financer l’Afrique. Ainsi, elle va octroyer des milliards de dollars de prêts aux pays du continent. Cet argent n’est toutefois pas remis aux États directement, mais via deux canaux : l’Export-Import Bank of China (Exim Bank) et la China Development Bank (CDB). La première est le véritable établissement bancaire au cœur de tout le système : il a pour rôle de prêter à l’import et à l’export, en particulier en Afrique. Autrement dit, Exim Bank finance les entreprises chinoises qui investissent sur le continent, de même que les entreprises africaines qui achètent en Afrique.

Lorsqu’un prêt est accordé à un pays africain, l’accord prévoit que les travaux à réaliser seront confiés à des sociétés chinoises. Exim Bank débloque ensuite les fonds et les met à disposition des entreprises nationales concernées.

Parallèlement, le pays africain demandeur accorde les autorisations nécessaires aux entreprises chinoises. En somme, la Chine ne fait que prêter à la Chine. Plus grave, il est prévu dans les clauses qu’en contrepartie de ces prêts la Chine exploite durant plusieurs années les ressources naturelles du pays, qu’ils s’agissent de mines ou de gisements pétroliers.

À Madagascar, par exemple, le consortium chinois Wuhan Iron and Steel Corporation (Wisco) a réussi à se faire attribuer la mise en valeur du plus gros gisement de fer du pays, à la suite d’un contrat passé avec le gouvernement pour une valeur de 6,7 milliards d’euros. Ce partenariat prévoit qu’en échange de la libre exploitation des mines pendant 30 ans Wisco s’engage à construire une zone industrielle, des usines de transformation, un espace portuaire et une centrale hydraulique.

Autre illustration édifiante : Pékin et Kinshasa (capitale de la République démocratique du Congo) ont signé en 2010 un accord qui stipule que, sur un quart de siècle, la Chine recevra 11 millions de tonnes de cuivre, 620 000 tonnes de cobalt et 372 tonnes d’or. En contrepartie, deux entreprises étatiques chinoises, China Railway Engineering Corporation (CREC) et Sinohydro (construction), vont construire au pays de Kabila 31 hôpitaux, 145 centres de santé, 4 universités, 3 000 kilomètres de routes et autant de voies ferrées. Ces entreprises seront exonérées d’impôt en RDC pendant trente ans. Sur les 10 000 emplois à créer, l’accord prévoit l’embauche de 3 000 Chinois.

La totalité des recettes de la production minière sera utilisée pour rembourser le coût des travaux, quand les bénéfices seront, eux, répartis sur une base de deux tiers pour la Chine et d’un tiers pour le Congo-Kinshasa.

Plus près de chez nous, la compagnie pétrolière China National Petroleum Corporation (CNPC), plus connue sous le nom de Petrochina, signe un contrat avec le gouvernement nigérien. La Chine décaisse 900 millions de dollars, qu’elle prête à Petrochina à travers Exim Bank. L’établissement financier se rembourse ensuite avec le pétrole nigérien exploité et vendu par Petrochina.

Que dire de la Tanzanie, de l’Égypte, du Ghana, du Nigéria, de l’Afrique du Sud de la Côte d’Ivoire, qui ont signé de très juteux contrats avec Pékin ? La liste est longue comme le bras. La China Harbour Engineering Company a par exemple investi 430 millions de dollars dans la construction du deuxième terminal à conteneurs du port d’Abidjan. Et, pas plus tard qu’en juin 2021, Pékin a également conclu avec Bamako un accord financier de 130 millions de dollars pour l’exploitation de la mine de lithium Goulamina, au centre du pays.

Presque tous les États courent vers la République populaire de Chine pour obtenir du cash. Mais à quel prix ?

Certes, ces crédits chinois permettent de construire des infrastructures, mais en contrepartie l’ardoise est élevée… sans oublier le fait que ces Chinois viennent avec leur personnel et avec leurs ouvriers pour réaliser ces projets. Il n’y a pas véritablement de transfert de compétences dont l’expertise locale pourrait bénéficier.

Quand le Burkina Faso a organisé la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN), en 1998, on s’est rendu compte que les Chinois qui avaient construit le Stade du 4-août à Ouagadougou n’avaient même pas pris la peine de montrer aux techniciens burkinabè comment fonctionne le circuit électrique qui alimente le panneau d’affichage du terrain. Même les ampoules et l’arrosage du gazon posaient problème. Notre pays a ensuite rompu sa coopération avec la Chine, et il a fallu l’arrivée des Taïwanais pour débloquer cette situation ubuesque.
Corruption et problèmes environnementaux au menu.

A cela, il faut ajouter que les Chinois n’accordent aucun égard aux questions environnementales : ils détruisent les forêts et ravagent la faune. Les animaux sont abattus pour leur propre consommation, ou bien font l’objet de contrebande parce que certains organes sont très prisés dans la médecine chinoise.

Autre aspect, et non des moindres : la surfacturation. Les contrats passés avec les États sont très souvent surfacturés afin de pouvoir mieux tenir les dirigeants en laisse. Un audit permet de découvrir la supercherie. Là encore, les Chinois sont passés maîtres dans l’art de corruption. Ils savent arroser les dirigeants africains en espèces sonnantes et trébuchantes. En 2012, le président d’un pays de la sous-région a cherché à voir clair dans un contrat passé entre la Chine et le précédent régime. Il a donc demandé qu’une expertise soit réalisée par rapport au contrat passé avec Petrochina… et l’opération a révélé des surfacturations énormes.

Le chef de l’État en question, flanqué de son ministre des Mines et de l’Énergie, a rencontré les autorités chinoises pour tirer le dossier au clair. Que s’est-il passé dans les coulisses de cet entretien ? Mystère et boule de gomme.
Aujourd’hui, ce sont les ONG des pays occidentaux que nous fustigeons et qualifions à longueur de journée d’impérialistes qui luttent contre les surfacturations des contrats chinois en exigeant et en obtenant des audits.

Assumons notre part de responsabilité

La République populaire de Chine a plus d’un tour dans son sac. Son hégémonie en Afrique étant mal perçue par les Occidentaux, elle s’associe par moment à des sociétés européennes pour exécuter certains marchés. Dans le même temps, Pékin cherche à contrôler les médias africains ou à s’attirer leur sympathie. Des approches stratégiques sont faites en direction des organes de presse afin d’entretenir les meilleurs rapports possibles avec eux et gagner leur bienveillance.

Les partis politiques, leurs leaders, ou encore les organisations de la société civile, sont tous invités en Chine, avec au menu rencontres d’échanges, visites touristiques, etc.

La jeunesse africaine ne doit pas faire une fixation sur la seule France. Elle doit être regardante sur les partenariats noués avec toutes les grandes puissances. Aucune nation ne fait dans la philanthropie. Certes, la France a colonisé nos pays, pillé nos ressources et soutenu des dirigeants qui oppriment leurs populations, mais aujourd’hui elle n’est pas responsable de tous nos maux. Nous avons une part de responsabilité dans notre sous-développement, et nous devons avoir le courage de le reconnaître et de nous assumer pleinement. Est-ce la France qui octroie les marchés publics à nos entreprises défaillantes, lesquelles construisent des voies bitumées qui se dégradent en moins d’une année ? Est-ce la France qui bâtit des infrastructures scolaires qui s’écroulent dès les premiers vents de la saison pluvieuse ? Est-ce la France qui nous empêche de former et de recruter des médecins spécialisés en nombre suffisant pour faire tourner nos centres mmédicaux ? La France nous interdit-elle d’ériger des hôpitaux modernes avec des équipements haut de gamme ? La France s’oppose-t-elle à la constitution d’une armée forte avec des hommes équipés et bien formés ?

Pendant qu’on y est, n’est-ce pas nous, par notre mode de vie et de consommation, qui enrichissons les entreprises françaises ? La bière que nous achetons et que nous buvons n’est-elle pas fabriquée par une société française ?

Qu’avons-nous fait pour que BRAFASO, du Burkinabè Mohamed Sogli, puisse tenir la dragée haute à la concurrence ? Qu’avons-nous fait pour que les stations d’essence de Mahamadi Savadogo dit Kadhafi se développent face aux compagnies étrangères ? N’est-ce pas des Burkinabè qui ont vivement critiqué l’accord de siège accordé à Coris Bank Holding ? Finalement le siège de cette institution financière s’est délocalisé ailleurs avec tous les avantages que cela comporte pour le pays hôte. Sous d’autres cieux, on soutient les locaux pour en faire des champions mondiaux dans leur domaine respectif.

Qui nous oblige à nous abonner aux bouquets des chaînes de télévision françaises ? Pourquoi nos politiques n’injectent-ils pas suffisamment de ressources financières pour permettre aux productions audiovisuelles locales de rivaliser ?

En vérité, nous aimons tout ce qui provient de l’étranger. Combien sont-ils, les dirigeants et les cadres africains, à connaître par cœur les coûts et les goûts des vins et champagnes importés de France ? Combien sont-ils à aller passer des vacances en France avec femmes et enfants ou maîtresses, après avoir économisé quelques millions ou encaissé de gros sous grâce à un deal juteux ? Pourquoi ne pas aller faire un tour au village ou dans des coins touristiques du pays afin de dépenser notre argent, ou bien choisir la sous-région comme destination ? Certes, le voyage permet de découvrir le monde et d’apprendre, mais en même temps on travaille pour aller dépenser chez le Blanc…Nous ne connaissons même pas bien nos propres pays, alors que beaucoup citent par cœur les régions françaises, les magasins du luxe et les restaurants chics des 16e ou 17e arrondissement de Paris.

Que dire de nos hommes politiques qui ont des comptes bancaires fournis et des résidences privées à l’étranger, et dont les femmes ou les maîtresses font leurs emplettes à Paris ou à Bruxelles, payant parfois des sacs à main à des prix équivalents à dix millions de nos petits francs ? Dix millions, c’est peut-être l’économie de plus d’une dizaine d’années de nos pauvres instituteurs ou infirmiers qui pourtant jouent un rôle crucial dans le développement.

Observez les Chinois, ou les Asiatiques de façon générale : quand ils sont dans un pays étranger, ils mangent dans des restaurants asiatiques et achètent des produits chez leurs compatriotes expatriés, afin que le « blé » circule d’abord au sein de leur communauté.

Nous devons arrêter de nous lamenter, d’accuser la France et de ressasser le passé colonial. Nous devons dans un premier temps lutter pour une gouvernance vertueuse, combattre la corruption destructrice de nos économies, créer les bonnes conditions pour que nos entreprises locales soient compétitives, et travailler à un changement de comportement et de mentalités, au niveau individuel comme collectif.

En 1960, Madagascar avait le même niveau de développement que la Corée. Aujourd’hui, les Coréens sont à des années-lumière de la Grande Île. Pourquoi ? Simplement parce que les peuples d’Asie ont résisté culturellement à la pénétration occidentale d’une part, et que d’autre part ils sont très patriotes, individuellement et collectivement disciplinés.

La Chine marche inexorablement vers le statut de première puissance mondiale. D’ici à quelques années, elle pourrait y arriver. Et l’Afrique fait justement partie de sa stratégie pour atteindre cet objectif. Pendant que nous perdons notre trop-plein d’énergie à vociférer à longueur de journée contre Paris, Pékin exploite silencieusement nos richesses en utilisant ses colossales réserves de change…

Adama Ouédraogo dit Damiss
Journaliste-écrivain

Vos commentaires

  • Le 18 novembre à 15:05, par ZOKOU En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Toi Damiss..on te voit venir. A peine libéré, tu commence encore ?
    Mais là ou tu vois, nous on dort déjà labas. Tu fais semblant semblant faire des articles sur la Chine, or nous savons tous que c’est pour après venir être "Chargé de Communication" de tes amis Putschistes. Tout ca ..on sait !!

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  • Le 18 novembre à 15:11, par Nick En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Menace bien sur ! Mais comme les leaders africains ne veulent pas de transparence dans la gestion de la chose publique, on prefere la chine qui pense que le noir est un idiot dont il faut en profiter

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  • Le 18 novembre à 15:17, par Bigbale En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Ça veut dire que sa santé est au moins bonne et qu’il n’est pas moribond. Nous apprécions son cours de geo-stratégie. Dommage qu’il ait raté le poste de ministre de l’information parce que le General putschiste DIENDERE a mordu la poussière dans son coup d’Etat foireux et foiré. Ce journaliste pourrait au moins convaincre son clan issu du coup d’Etat d’octobre 1987 de travailler à arriver au pouvoir au lieu de continuer à empiler les cadavres depuis 1987 à nos jours avec le cas de Inata qui date d’il y a deux.jours ! Dieu sera toujours du côté des justes combats.

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  • Le 18 novembre à 15:28, par YAWOTO En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Félicitations pour la pertinences des analyses. J’ai une fois écrit, qu’il suffit de regarder qu’est-ce qu’on prend comme petit déjeuner le matin et se demander combien % provient du Burkina pour comprendre une des causes de notre sous développement.

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  • Le 18 novembre à 16:30, par Obliviator ! En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    ...La France nous interdit-elle d’ériger des hôpitaux modernes avec des équipements haut de gamme ? La France s’oppose-t-elle à la constitution d’une armée forte avec des hommes équipés et bien formés ? ...

    Eh bien la réponse est oui. Avec le franc CFA nous n’avons ni autonomie financière, ni souveraineté monétaire. C’est tout ce que nous avons remis à la France pour nous dominer.
    Et à moi de vous poser la question suivante : les Africains ont-ils demandé à la France de venir les civiliser et au pire à coups de canons ?
    Adama Ouédraogo dit Damiss, votre article contient certaines vérités, mais il est souvent trop simpliste. Les Africains mettrons certainement plus de temps que les autres pour se libérer, et s’ils n’y parviennent pas, alors ils disparaîtront du continent africain comme ce fut le cas pour les amérindiens aux Amériques, pour les aborigènes en Australie, pour les ainous au Japon etc... Il ne faudra pas qu’on accuse Dieu et les ancêtres pour rien, car tous nous y aurions été pour quelque chose, en abattant toujours de nos propres mains tous nos Fils et Frères qui osent lutter pour les causes africaines. Par conséquent, il faut reconnaître que l’Afrique est très hétérogène et, que même si nous partageons souvent la même couleur de la peau, nous n’avons pas forcément à travers le continent les mêmes besoins, ni obligatoirement nous sommes ou devons être des frères africains.

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  • Le 18 novembre à 16:32, par Tig-Ré En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Article de très grande qualité, simple à comprendre.
    Malheureusement ce n’est pas sur Facebook pour nos amis des réseaux sociaux.

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  • Le 18 novembre à 17:45, par ollo En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    J’approuve cette pensée de Monsieur Ouédraogo. Il faut le savoir, toutes les grandes puissances et ceux qui y aspirent consacrent plus de temps et de ressources à la réflexion stratégique ? Les africains réfléchissent à quoi ? Vous avez parlé d’énergie ! Oh ! Si on orientait l’énergie consacrée actuellement aux critiques inutiles, injures, et plaintes diverses à des réflexions constructives, l’Afrique devrait être déjà enviée sur bien de plans. Moi, j’ai toujours critiqué la politique d’endettement de nos Etats qui non seulement ne nous servent pas à grand-chose, mais enchainent les africains sur des siècles. Comment pourront-ils rompre le cycle d’esclavage s’ils sont éternellement dans des liens de fer et d’airain ? Les africains doivent refuser de donner l’impression qu’ils ont été « castrés » d’intelligence et de volonté. Il faut garder à l’esprit que l’Afrique a été à un moment donné logé à la même enseigne que la Chine ? Alors, qu’est qui n’a pas marché chez les africains ? C’est pas la France, ni l’Angleterre, ni les USA ; c’est seulement le manque de cœur, d’amour propre, de volonté et de vision. Jusqu’à présent, beaucoup d’africains ne sont fiers que lorsqu’ils parlent la langue des autres. Même les intellectuels qui devraient contribuer à éclairer se sont avérés être de vrais ténèbres, étant parfois seulement de diplômés au lieu d’intellectuels. C’est une vraie malédiction que quelqu’un qui a fait l’école et a compris toute la souffrance et l’humiliation de nos grands et arrières parents se donne à cœur joie à des plaisirs parfois insensés, au pillage de nos ressources, à la corruption, la gabegie, les détournements de fonds etc… Jamais un européen, asiatique, arabe ne va piller chez lui pour venir enrichir l’Afrique ! Jamais un africain ne va convaincre un européen, un arabe, un chinois, un japonais de tuer son frère de race pour l’Afrique ! Jamais ! Et pourtant… SVP Webmaster…

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  • Le 18 novembre à 19:11, par Amadoum En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Voila....Mr Ouedraogo te voila enfin jouer le role d un vrai journaliste intellectuel.La reflexion te va mieux que la polique.Laisse la politique aux et fait ce que tu sais faire.Je me rends compte que tu peux ecrire sans insulter quelqu un.

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  • Le 18 novembre à 20:20, par Le Vigilent En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Monsieur D’amis,
    (1) Pour moi, la présence de la Chine sur le continent africain est de très loin plus qu’une opportunité qu’une menace, surtout si on la compare à la présence de la France dans les pays francophones.
    Vous dites bien que la Chine ne s’ingère pas dans la politique intérieure des pays ; ça c’est un avantage majeur. La Chine respecte les choix politiques et socio-économiques des pays avec lesquels elle coopère. Quant à la France, son attitude a l’égard des pays francophones n’est pas qu’une ingérable mais bel et bien un dictat. Je préfère subir « une dictature nationale indépendante » qu’un simulacre de « démocratie dictée et régentée par des puissances et autres officines extérieures ». Les japonais, les chinois, les coréens ..., se sont développés parce qu’ils ont conservé leurs traditions dans la gouvernance politique, sociale et économique. Est-ce que c’est la démocratie qui a développé les États Unis, l’Europe et les autres puissances occidentales ?

    (2) Vous soutenez que ce sont les ressources naturelles des pays africains qui motivent la ruée de la Chine vers ce continent. Je pense que le partenariat de la Chine avec les pays africains est gagnant-gagnant, contrairement à celui des pays occidentaux qui est plutôt gagnant-perdant. Avez-vous oublié l’accord scélérat et profondément humiliant que De Gaule a imposé aux états d’Afrique francophone au moment de leur accession à « l’indépendance » ? Par cet accord, la France a fait main basse sur toutes les ressources du sous sol de ses ex-colonies, leur imposé un véritable esclavage monétaire, mis des limites à leur souveraineté sur les plans politiques, militaires, sécuritaires, économiques etc. Je passe sous silence cette rente, un véritable braquage digne des pires bandits de grands chemins, que la France perçoit de chacun de nos états depuis les années soixante, soit disant en compensation des investissements qu’elle a réalisés durant la colonisation.

    (3) Pouvez-vous compter le nombre de leaders indépendantistes africains qui ont été massacrés par ou sur injonction de la France et autres pays de l’occident, avant les indépendances et jusqu’à présent, et ce, pratiquement dans chacun de nos pays ? La Chine est intéressée par les ressources naturelles des pays africains. Quant à la France et aux autres pays occidentaux, c’est une confiscation pure et simple.
    ...............
    Nous accueillerons les chinois à bras ouverts. Eux, ne nous humilieront pas et ne nous tueront pas pour s’accaparer de nos ressources naturelles comme le font certains, dont vous dites qu’ils font notre bonheur.

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    • Le 19 novembre à 10:32, par kwiliga En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

      @ Le Vigilent
      Je me demande si vous avez réellement lu l’article.
      Si c’est le cas, il semble que vous ayez démarré sa lecture bardé de vos convictions, de vos aprioris, de votre haine de l’occidental et qu’aucun des arguments développés par Damiss n’ait pu effriter vos certitudes.
      Alors, détester la France et son impérialisme, d’accord, mais ce qui est soulevé dans l’écrit, c’est la façon de lutter contre ça et la volonté que nous-même y mettons.
      Or, je ne vois aucune proposition émanant de vos propos qui aille dans ce sens.
      Ce n’est ni en ressassant un passé amer, ni en changeant de maitre, que nous parviendrons à nous émanciper.

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  • Le 18 novembre à 22:05, par Passakziri En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Très bel article que malheureusement les amateurs de la désinformation ne liront pas, puisqu’ils préfèrent le simplisme à la Trump.

    Passakziri

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  • Le 18 novembre à 23:14, par Firmin Dieudonné DIALLO En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Propagande anti-chinoise évidente ! En quoi les pratiques de la Chine sont quant au fond, différentes de celles des occidentaux ? Il appartient aux dirigeants africains de défendre les intérêts de leurs peuples dans les négociations. On ne peut en vouloir aux autres de n’avoir pas su nous-mêmes, défendre nos propres intérêts ! Ce serait absurde !
    Alors, arrêtez-ça, on tourne en rond.

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    • Le 19 novembre à 12:33, par Ka En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

      Merci Firmin, je confirme quand tu dis : ’’’’’propagande antichinoise évidente ! En quoi les pratiques de la Chine sont quant au fond, différentes de celles des occidentaux ? Il appartient aux dirigeants africains de défendre les intérêts de leurs peuples dans les négociations.’’’’’’’

      "La Chine n’entend surtout pas gérer l’Afrique à la place des Africains", elle préfère laisser les Africains se vautrer dans leurs errements et leur mauvaise gouvernance pour qu’ils continuent à stagner dans leur sous-développement et leur gouvernance, tout en se laissant exploiter complaisamment jusqu’à la moelle et piller sans vergogne leurs matières premières et ressources naturelles, pire qu’aucun colonisateur n’a jamais osé le faire. Dans les années 1972 la Chine a juré de se réveiller et faire trembler le monde, ‘’’c’est chose faite de nos jours,’’’’ car même les Etats Unis tremble devant la Chine.

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  • Le 19 novembre à 01:34, par jeunedame seret En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Ne blâmez pas l’Afrique et ses Africains. Car, Chine et Afrique, nous n’avons pas les mêmes définitions du mot DÉVÉLOPPEMENT. Essayez de trouver er de publier le vôtre ; et vous serez dissuadés de tout.

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  • Le 19 novembre à 06:21, par Belem En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Je préfère quelqu’un qui me vol subtilement que quelqu’un qui me kidnappe, m’oblige à vivre comme lui il le veut et m’impose mes amis, mes pensées. Les occidentaux n’ont jamais respecter l’environnement, ils savait longtemps que l’exploitation des ressources énergétiques fossiles était nocive à l’environnement et les pauvres allaient plus s’ouvrirent, au moment ou certains veillent faire comme eux, il veulent maintenant protéger l’environnement c’est ridicule. Explique nous comment des états vont se mettre ensemble et imposer leur vision au reste du monde avec violence, seul leur vision est juste tous le reste est faux. Arrêter de nous rembobiner.

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  • Le 19 novembre à 10:26, par yerbanga henri joel En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Ainsi va pour toutes les coopérations dans le monde entier et meme les pays dites émergents et développés comme les états unis, l’allemangne, le royaume unis, la France, le brésil, israel, etc....... toutes coopération ou relation est basé sur du gagnants -gagnants. Donc tu nous apprend rien dans tous ça et meme nos banques et autres institutions ici car on ne mobilise derrière ses intérêts meme toi.

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  • Le 19 novembre à 12:27, par Alex En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Même si personnellement, je ne te cautionne pas en entier, bravo pour cet article ! Merci, pour les recherches et les analyses pertinentes.

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  • Le 23 novembre à 10:30, par Kuzurabu En réponse à : Présence de la Chine populaire en Afrique : Menace ou opportunité ?

    Damiss,
    Très belle article, mais tu as omis de soulever un pan très très important de cette situation : les religions importées.
    Hé Oui, nous avons aussi abandonner notre spiritualité ancestrale pour des religions importés sans taxe ni douane. Résultat des courses, nous sommes devenu des féniants qui déléguons nos responsabilités à Dieu.

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