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Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

Accueil > Actualités > Opinions • • mardi 2 novembre 2021 à 22h40min
Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

Deux ministères publics et religieux sont à la croisée des chemins et s’affrontent sur le terrain éthique au pays des hommes et des femmes intègres. Au-delà de la considération déplacée des propos, des opinions personnelles et les réactions qu’elles ont déclenchées, la question essentielle prédit l’ampleur d’une guerre sourde entre les traditions et la modernité, entre le politique et le religieux, entre la République et le Royaume de Dieu. Quels diagnostics explorer dans une cité burkinabè qui se veut celle des Hommes et celle de Dieu ?

Acte 1 : le Burkina Faso est un « Pays de croyants » : ce que cela implique.

Faut-il le rappeler, sans recourir à un leitmotiv, que les Burkinabè sont des croyants. Ce qui suppose qu’ils vivent au quotidien une existence résolument tournée vers des croyances religieuses diverses et variées. Au Burkina, religions traditionnelles africaines et religions dites « révélées » se côtoient souvent en bonne intelligence ; elles partagent également des « valeurs innées » qui vont du respect de la vie à l’adoration de Dieu seul, en passant par les commandements religieux qui encadrent leurs conceptions philosophiques et éthiques.

C’est un héritage commun des « Ancêtres » et des deux principales religions abrahamiques (christianisme et Islam).
Le Burkina Faso, c’est l’Afrique dans ses questions existentielles où la divinité (Dieu) tient une place non seulement importante, mais primordiale dans l’esprit des populations. Les questions sociétales sont régies par des normes traditionnelles que partage la majorité du peuple aussi bien dans les zones urbaines que dans les milieux ruraux. C’est pourquoi une spiritualité « défensive » et assumée se déploie dans les structures religieuses en phase avec leurs messages et, surtout, quand leurs présences garantissent le sens que les populations entendent donner à leur vie. C’est un fait.

Acte 2 : la naissance de l’ex-république de Haute-Volta aujourd’hui Burkina Faso a-t- elle inauguré l’occidentalisation de ce territoire ?

L’histoire de ce territoire ouest-africain a croisé celle des colons occidentaux au début des années 1900. Ainsi fut née la république de Haute-Volta en 1958 ; elle s’engagea désormais sur la reconnaissance officielle de son existence en signant des traités internationaux. La diplomatie sous-entend que les États-Nations s’engagent sur la scène mondiale par divers accords bilatéraux : politiques, financières, économiques, culturels et … sanitaires.

Depuis lors, des concepts nouveaux et venus de loin, ont aussi eu pignon sur rue dans le pays, inondant les villes et les campagnes du modernisme naissant, dans une contrée jadis administrée par des communautés organisées autour des autorités locales… et religieuses.

Ces traités politico-institutionnels signés au nom d’un peuple, selon des experts, ont parfois assujetti les pays africains dont le Burkina Faso, à ce qu’ils ont qualifié de « diktat » de l’Occident sur l’Afrique et partant du système des Nations-Unies sur la souveraineté des peuples africains . Parmi ces dénonciations figure l’épineuse question de la « Santé de la reproduction », une expression longtemps décriée tant dans sa terminologie que dans sa conception de la vie humaine du point de vue de la sexualité. Des questions ont jalonné cette incursion dans les cultures africaines : de quels droits un « système », quel qu’il soit, peut interférer dans l’organisation et dans les mœurs d’un pays, fût-il pauvre ? Cette problématique ne semble pas avoir eu de réponses satisfaisantes.

Acte 3 : la problématique de la « Santé de la reproduction » versus le concept de la « procréation ». Des terminologies conflictuelles.

Le système des Nations-Unies et sa conception en la matière évoquent officiellement la « santé reproductive » en ces termes : « Une bonne santé sexuelle et reproductive est un état de bien-être total sur le plan physique, mental et social, relativement à tous les aspects du système reproductif. Dans cet état, les personnes sont en mesure de profiter d’une vie sexuelle satisfaisante et sûre et ont la capacité de se reproduire et de décider si elles désirent le faire, quand et comment. ».

Cette vision est-elle le point de départ d’un litige infini quand un « système religieux » pense autrement et soutien qu’une population a besoin d’être davantage « éclairée » sur ses choix pour l’avenir ? « Les hommes de notre temps sont de plus en plus persuadés que la dignité et la vocation humaines demandent qu’à la lumière de leur intelligence ils découvrent les valeurs inscrites en leur nature, qu’ils les développent sans cesse et les réalisent dans leur vie en vue d’un progrès toujours plus grand. ».

Si la terminologie révèle un état d’esprit, pour les religieux, parler de « reproduction » (les humains se multiplient) semble bien différent de « procréation » (l’homme continue l’œuvre de la création) avec tout ce que cela implique comme lieux de discussions philosophiques et théologiques. L’esprit est-il dans la lettre ?

Acte 4 : les propos du ministre : la goutte d’eau et le lever du bouclier ecclésiastique.

Selon les propos médiatisés du ministre et le courrier de l’épiscopat, il n’y a pas lieu ici d’en faire une nomenclature , sinon que des questions, là encore, surgissent. Au nom de qui s’exprime le ministre (en rappel, est une autorité gouvernementale) : du Faso ? de son Ministère, du Fonds des Nations unies pour la population ? des Burkinabè ?

Qui parle quand l’Église catholique romaine s’exprime en Afrique ? Le Vatican, l’ensemble des chrétiens ? Les questions sont complexes et méritent des réflexions où chaque partie comprend l’autre dans sa vision de l’homme et du monde . De simples déclarations d’intention ne sauront gérer une crise latente et sujette à des rebondissements perpétuels. Les Burkinabè en sauront gré à l’État et aux religieux pour comprendre profondément les enjeux réels de cette sortie médiatique.

L’Église catholique romaine au Burkina Faso a rappelé qu’elle était dans son droit en alléguant son rôle culturel et social indéniable. Le ministre, et ce qui conviendrait d’appeler le gouvernement (l’homme parle au nom d’une entité qui lui a procuré ce mandat), soutient également l’application des programmes à une population qui l’a élu. Toutes les deux parties sont dans leur droit dans un constat des paradoxes où les prérogatives et les « Souverainetés » revendiquées induisent des intentions tacites qui demandent, tout autant, une clarification.

Acte 5 : les défis annoncés d’une polémique : les « Fils de la République » contre les « Enfants de Dieu ».

La république est souvent comprise comme une notion-clef de la théorie politique moderne. Elle s’oppose à la « res privata ». Ces deux acceptions révèlent au moins une chose : de qui les filles et les fils du Faso sont-ils les administrés ? Faut-il comprendre que l’État assume son devoir régalien (justice, ordre public, affaires étrangères, défense…) et les religions assurent la santé spirituelle de leurs fidèles ? De quel système les Burkinabè sont-ils redevables ? Des repères sont essentiels et ne sauraient faire défaut face aux interrogations pertinentes.

Cette affaire vient rappeler que le Burkina Faso, ses chefs coutumiers et religieux, à l’instar des autres pays africains, devront épurer leurs positions et leurs décisions, surtout dans les tensions aussi palpables que celles qui touchent l’éducation et la « santé sexuelle » de leurs Enfants communs.

Épilogue

Les Burkinabè sont-ils les Fils de la république ou les Enfants de Dieu ?
Le ministre paie-t-il les frais d’un système républicain soumis aux influences internes et/ou extérieures ? Les évêques catholiques romains, réagissent-ils sur un sujet qu’ils connaissent déjà, parce que leurs intérêts sont menacés de sanctions (fiscalités, impôts) ? Qui est le bourreau et qui est la victime dans cet accrochage qui illustre d’autres rixes dans un futur proche ou lointain ? Ces débats réactivent deux sujets essentiels : le « Bien commun » et la « laïcité ».

Le bien commun est interprété selon chaque partie avec des visions opposées. Qu’est-ce que le bien commun ? Qui est le dépositaire d’un tel héritage (humain, culturel, social…) ? En d’autres termes, à qui appartiennent les Burkinabè s’il faut le dire de manière triviale ? La laïcité est également jaugée suivant différentes écoles et ne cesse de faire débat .

Enfin, l’illustre Saint-Augustin dans « Les deux cités » pourrait s’inviter dans cette discussion. L’auteur est toujours d’actualité, tant son œuvre absorbe plusieurs thématiques qui concernent l’Afrique et le Burkina modernes actuels. L’idée se résume simplement à une question : de quelle cité le Faso est le théâtre et qu’entendent les Burkinabè quand ils prétendent édifier un État-Nation ?

En clair, la « République » et le « Royaume » sont condamnés à vivre en bonne intelligence dans un pays où l’origine de cette bataille rangée remonte loin dans le passé. Au cœur d’une controverse qui touche la vie, la sexualité et d’autres sujets connexes, s’annonce un autre front sensible : celui des identités, des croyances et des appartenances.

L’équilibre d’un peuple, déjà affaibli par des crises successives sur sa sécurité territoriale et son développement, est fragile. Une réponse œcuméniquement élargie réglerait-elle une partie du problème ? En tout état de cause, il requiert que les « Enfants » d’un même pays restent unis dans la responsabilité et dans la clairvoyance de tout ce qui représente leurs défis communs.

P. Nérée Zabsonré
Prêtre-journaliste
Membre Union de la Presse Francophone (UPF)

Vos commentaires

  • Le 2 novembre à 19:49, par TANGA En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    C’est bien votre analyse si le Burkina c’était un pays européen ou américain.
    Mais voilà que nous sommes au Burkina avec un ministre Burkinabè et des hommes d’église Burkinabè.
    Il faut noter que les hommes en soutane n’y parlé haut et fort mais cela ne veut pas dire que les autres religions acceptent ce que ce ministre fait et dit.
    Au Burkina, chaque homme appertient à une religion et aucune de ces religions ne contiennent l’acte de ce ministre. Donc, votre analyse même si elle est bonne, ne passe pas sous nos vœux.
    C’est par ce que ce sont les catholiques si cette chose était avec une autre religion, peut être qu’un groupuscule était allé chercher votre ministre pour lui dire deux motsSieur ZABSONRÉ, votre seigneur des anneaux, l’homme aux écrous a tord point barre. Au Burkina, nous avons besoin de nos boussoles qui sont nos religions.

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  • Le 2 novembre à 20:07, par COB En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    Peut-être pas suffisamment intelligent, mais j’ai rien compris. J’ai pourtant lu de bout en bout. Il faut arrêter cette histoire. C’est quoi objectif de ce nnieme écrit sur cet événement ?

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  • Le 2 novembre à 22:34, par Vérité Indiscutable En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    Des élucubrations de l’ordre du ni chaud ni froid. Que ton "oui" soit "oui" ; que ton "non" soit "non" ; tout ce qui est oui et non à la fois vient du diable et sera toujours condamnable. Nos traditions disent "non" aux propos du ministre. Respectons donc les fondements de nos traditions. Point final.

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  • Le 3 novembre à 00:05, par Sidpassata Veritas En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    En lisant cet article, il me donne l’impression que l’auteur n’ose pas prendre clairement position et qu’il tente de faire naître et ariser une opposition qui n’existe dans notre pays entre la république et le religieux. Il ne tente de donner aucune réponse à toutes les questions qu’il prétend se poser au Burkina. Aubmoins, il s’est exprimé et c’est ce qui est important en démocratie.

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  • Le 3 novembre à 05:24, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    QUOI ? QUI ? QUAND ? OU ?

    D’après les "vieux de la vieille" du journalisme, voilà les minima que doivent satisfaire clairement un article journalistique. Celui là ne satisfait à aucun ! Et franchement, on se demande même à qui il s’adresse et ce qu’il a voulu dire ?
    Sémantique, transposition, ellipses, références historiques et sociologiques élitistes, bref un soliloque de questionnements non rhétoriques que peu de bac+n peuvent déchiffrer, alors à quoi bon le publier ?

    Peut être que son ancien professeur de philosophie sera fier de sa "publication mystère" mais à part ça...

    P.S. : Un journaliste dit les faits, il n’y en a aucun ici ;
    un prêtre dit le vrai et montre la voie, on ne voit pas la vérité ici, ni de voie ;
    Donc, le titre de prêtre-journaliste là...

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  • Le 3 novembre à 07:35, par lamoussa En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    Encore une fois, le ministre a raison. C’est un pays laïc et le vivre ensemble exige que les religieux ne se mêlent pas de la politique. publique ; Maintenant ceux qui croient a la résurrection des morts ont le droit d’en rêver..

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    • Le 3 novembre à 17:53, par Sabaabo En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

      Ce pays est né trouvé ses habitants avec leurs croyances animistes, musulmanes et chrétiennes. L’idée de laïcité, appliquée a ce pays est aussi postérieure aux religions sur cette partie du monte. Qui doit plus de respect à qui ? Soit l’Etat respecte les religions et il y aura une bonne cohabitation, soit il entre en conflit avec elles et... que le plus fort gagne !!

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  • Le 3 novembre à 07:44, par Staline En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    Finalement, que faut-il retenir ? Au juste, quelle est votre position sur le sujet ? J’ai parcouru le texte sans rien comprendre.

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  • Le 3 novembre à 08:10, par ZEUS En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    Intéressant à lire mais loin de traiter le problème dont il est question ici.
    Le ministre a failli sur 2 ou 3 choses :
    1) une déclaration pas faite en débat direct avec la présence de l’église ;
    2) la menace d’imposer l’église, qui est une étape que l’on n’aborderait que lorsque les deux parties seraient dans un conflit ultime ; et enfin,
    3) l’inélégance de celui là même qui semble avoir bénéficié du fait que l’Eglise ne paie pas ou peu d’impôts.
    En dehors de ça, le débat a lieu d’être ou et quand on veut.

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  • Le 3 novembre à 09:44, par Na Bleta En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    En disant que l’état « assume son devoir régalien (justice, ordre public, affaires étrangères, défense…) et les religions assurent la santé spirituelle de leurs fidèles ? » Vous minimiser le rôle et les acquis de l’Eglise. Car l’Eglise assure aussi la justice, l’ordre public, la défense et forme à l’ouverture donc aux affaires étrangères. Elle a formé la crème de notre société et entend le faire chaque fois davantage. Elle soigne, écoute, conseille et console, elle crée des emplois. Grâce à l ’Eglise beaucoup de gens sont formés au Faso et non à l’étranger. L’Eglise et l’état ne sont pas opposer, ils se complètent, chacun connaît sa place que l’on cesse juste d’être ingrats pour ne pas faire taire l’Eglise. Elle entend assez de confidences pour ne pas proposer sa vision en la matière. Laissez le peuple libre de ses choix cela n’annule en rien le civisme.

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  • Le 3 novembre à 10:06, par Hess En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    M. Zabsonré,
    Merci pour cette contribution de qualité. Vous avez posé les termes du débat qui en effet dépasse la sortie malheureuse du "seigneur des anneaux". Il y a en effet lieu de constater qu’il y a confrontation de modernités malheureusement toutes importées : 1) ce que les institutions internationales tentent d’imposer via la faille qu’offre notre mendicité étatique et 2) les valeurs que les religions abrahamiques apportent avec la même certitude quant à leur universalité alors même que l’emprunte de leurs cultures d’origines et des chemins parcourus sont évidents. Quid alors de nos valeurs endogènes qui sur bien des points sont plus modernes qui les importations ? Est-ce que nos cultures sont figées et ne se modernisent pas selon ses propres canaux ? Quelle appréciation notre société traditionnelle donnait-elle à l’interruption de grosse ? Qu’en est-il alors de l’aide à mourir ? ... Cherchons les réponses, ce n’est pas forcement ce que nous croyons de prime à bord.

    Que cet incident se soit produit par le Pr C. Ouédraogo est quelque part "une aubaine" car le Professeur est le prototype, peut-être grossis, de la plupart d’entre nous. Qu’il se revendique catholique en étant "seigneur des anneaux" et scientifique, donne une idée de ce que nous autres Africains avons dans nos têtes. Un vrai cocktail pour ne pas dire pire...

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  • Le 3 novembre à 10:08, par warzat En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    Il me revient ce matin cette phrase de Blaise Compaoré : ’’à notre connaissance, l’église catholique n’est pas une institution de la république’’. En son temps, il m’était apparu très insuffisant de la part des communicants de Blaise Compaoré de lui avoir laisser prononcer une telle phrase et ensuite de n’avoir atténuer ses propos par la suite. Sans doute par ignorance, suffisance ou par peur de l’individu.
    L’église catholique au Burkina et même ailleurs est la mieux structurée, la mieux organisée parmi les confessions religieuses au Faso. Elle est une institution sans l’être selon les lois. Si fait qu’on ne la froisse pas dans ses dires. Comme on dit chez nous : ’’les choses sont dans le ventre et elles sont belles’’. Historiquement l’église catholique a fait et défait des hommes politiques et même des états tout entier.
    Le frère ministre Charlemagne a commis une bourde, à cette étape l’église pardonne, mais il ne faut pas qu’il recommence. Ce n’est pas comme ailleurs où est guide spirituel (imam ou pasteur) qui veut, mais plutôt est prêtre qui a pu franchir les obstacles que sont entre autres les tentations mondaines.

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  • Le 3 novembre à 12:28, par Jean MOULIN En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    Lefaso.net n’a pas publié mon commentaire précédent. Soit, j’invite les bonnes gens à chercher dans l’actualité récente en France en tapant Mgr Éric de Moulins-Beaufort et elles pourront se faire une idée. Merci.

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  • Le 3 novembre à 13:09, par Maix En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    Prêtre-Journaliste... C’est original !
    Première remarque :
    Le catholicisme, la république et la laïcité en Afrique et au Burkina sont des produits de la colonisation française.
    Dès lors, si les deux dernières sont "venues de loin et ne sont pas adaptées" au contexte socio-culturel burkinabè, alors le premier aussi dont vous êtes le représentant, l’est également.
    Deuxième remarque :
    De fait, l’église catholique a une histoire liée à celle de l’État burkinabè et lui a fourni l’essentiel des ses premiers cadres.
    Mais les temps ont changé. Aujourd’hui, la défaillance de l’Etat monderne en Afrique de l’ouest est attribué à tort, à son inspiration occidentale.
    Et il y a de plus en plus de personnes, dans les pays à majorité musulmane, qui pensent qu’il serait temps d’essayer autre chose.
    Le modèle communiste ayant échoué partout, le seul modèle disponible sur le marché, et que le Burkina comme le Niger, le Mali, la Guinée, le Sénégal n’ont pas encore essayé, c’est le modèle théocratique, et islamique en particulier.
    Ainsi, si l’église catholique qui est la plus habituée à cohabiter avec la république et la laïcité, "À César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu", se met à se battre contre la séparation de l’Eglise et l’État, elle risque fort d’être le cheval de Troie d’autres pour qui il n’y a pas de séparation entre le pouvoir temporel et le pouvoir divin.

    Conclusion :
    Monsieur le journaliste-prête, réfléchissez bien à cela, en ayant bien en tête ce que donne le modèle confessionnel libanais car c’est bien à cela que votre combat pourrait aboutir.
    Maix.

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    • Le 3 novembre à 18:31, par Sabaabo En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

      Force est de constater que la Haute Volta devenu Burkina Faso et le ministère de la santé sont aussi des produits de la colonisation française. Tous deux sont nés trouver l’Eglise catholique et les autres religions d’ailleurs dans le monde et même sur ce territoire appelé maintenant Burkina Faso. Avant l’existence de l’Etat burkinabè, la vie sociale des peuples de cette partie du monde était régie par les des différentes religions et croyances. S’il existe aujourd’hui un État burkinabè dit laïc, le bon sens voudrait que cet État respecte et prenne en compte les positions de ces religions qui jouissent encore de l’adhésion de l’écrasante majorité des populations. C’est ça aussi la démocratie. Si au contraire, sous nos tropiques, l’État s’inscrit dans une dynamique de confrontation en s’insurgeant contre les religions, il se fera tout simplement écraser, car encore une fois, chez nous, les religions jouissent de l’adhésion de l’écrasante majorité des populations. Comme le disaient les évêques, la laïcité prêt-à-porter importée du lointain est absolument inutilisable chez nous. Notre laïcité à nous sera fait avec les multiples fils multicolores des valeurs authentiques prêchées par les différentes religions et croyances en vigueur chez nous ou alors elle sera un concept encombrant.

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  • Le 3 novembre à 13:59, par Tig-Ré En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    M ou Mme warzat,
    Blaise n’avait pas tort aucune institution réligieuse n’est une institution de la république.
    L’intruction que les écoles catholiques dispense est basé sur le programme du ministère donc de la république. Personne ne parle de la structuration de l’église mais on demande à chacun de rester à sa place.
    Le type de comparaison entre imam, pasteur et prêtre que vous faites nous conduira surement dans le mur.

    Répondre à ce message

  • Le 3 novembre à 16:49, par One punch burkinbilaman En réponse à : Le ministre et l’évêque : La chose publique et la chose de Dieu au Burkina Faso

    Au lieu de vous égosillez à longueur de journée en mode théâtre sur ce sujet dans les réseaux sociaux, rentrez chez vous et repensez profondément vos modes de vie. c’est bien de crier tradition et valeurs partout, mais quand il faut allumer des torches en plein midi pour tenter d’en apercevoir ça fait ridicule. Nos sociétés sont entrain de rentrer à pas forcés et sûrement dans un modèle totalement libertin, pour ne pas parler de débauche totale. Revoyez vos propres vies en cohérence avec vos croyances et religion, revoyez surtout l’éducation de vos enfants et laissez les autorités s’occuper de la santé de la reproduction de leur côté aussi. Chacun est dans son rôle. Arrêtons les hypocrisies inutiles.

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