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Burkina : Les activités du programme conjoint Sahel en réponse aux défis covid-19, conflits et changements climatiques lancées

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • Lefaso.net • mercredi 20 octobre 2021 à 18h18min
Burkina : Les activités du programme conjoint Sahel en réponse aux défis covid-19, conflits et changements climatiques lancées

Pour une meilleure appréhension et appropriation du programme conjoint Sahel en réponse aux défis covid-19, conflits et changements climatiques (SD3C-G5 Sahel + Sénégal), un atelier de démarrage technique avec les différentes parties prenantes s’est ouvert ce mercredi 20 octobre 2021, à Ouagadougou, sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Yassia Kindo. Cet atelier, qui s’étale sur deux jours, marque le début effectif des activités du programme.

Les changements climatiques, les crises sécuritaires et le covid-19 ont des conséquences sur les exploitations familiales en milieu rural. C’est pour pallier cette situation que le programme conjoint Sahel en réponse aux défis covid-19, conflits et changements climatiques (SD3C-G5 Sahel + Sénégal) a été initié. Lancé le 16 juillet 2021, à Ouagadougou, les activités de ce programme ont officiellement débuté ce mercredi 20 octobre 2021 à travers un atelier technique de démarrage.

L’évènement regroupe plus d’une soixantaine de participants constitués par les PTF du programme, les autorités administratives et décentralisées, les représentants des directions générales, des services techniques déconcentrés, des faîtières, des projets et programmes partenaires. Selon le secrétaire permanent de la Confédération paysanne du Faso, Issouf Porgo, cet atelier est une occasion pour les principaux acteurs impliqués dans la mise en œuvre de s’approprier le programme ; d’avoir une compréhension commune et des stratégies efficaces d’anticipation favorisant la mise en œuvre des activités afin d’atteindre efficacement les résultats escomptés.

Le SP de la Confédération paysanne du Faso a décliné l’objectif de cet atelier

Par le biais de cet atelier, ils auront les rudiments nécessaires pour apporter leurs contributions à l’exécution des activités du programme. Cela permettra de consolider les moyens d’existence des petits producteurs, en particulier les femmes et les jeunes dans la zone d’intervention du programme au Burkina. Ainsi, les travaux qui se déroulent en présentiel pour les participants du Burkina et en virtuel pour les participants de l’extérieur, vont s’articuler autour des points suivants : la présentation générale du document de projet et des communications portant sur des thématiques spécifiques.

Parmi les thématiques qui feront l’objet de communication et de présentation, l’on peut citer les rôles et responsabilités des différents acteurs de mise en œuvre du programme ; les directives du FIDA contre l’exploitation et le harcèlement sexuels ; les directives du FIDA sur la prévention de la fraude et la corruption ; la gestion fiduciaire, audit etc. Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Yassia Ouédraogo, pense qu’à travers les présentions qui seront faites, il y aura une forte complémentarité entre les différentes composantes du programme.

Le SG du ministère de l’agriculture a exprimé ses remerciements aux PTF pour leur appui

En effet, pour lui, « les investissements et le dialogue social aux frontières faciliteront l’accès aux marchés des communautés agropastorales. En outre, les petits producteurs accéderont à des opportunités économiques nouvelles avec des capacités plus adaptées aux défis du changement climatique, grâce aux appuis sur l’augmentation de la productivité et de la production. Les renforcements des capacités vont faciliter la mise en place de partenariats productifs entre éleveurs et agriculteurs ».

Saisissant cette opportunité de démarrage des activités, Koudregma Zongo a expliqué que le programme SD3C-G5 Sahel +Sénégal est une initiative du G5 Sahel, portée par le Burkina, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Sénégal en collaboration avec le FIDA, la FAO et le PAM et vise à apporter un appui au niveau des différents pays notamment les zones transfrontalières pour mitiger, résilier et faire en sorte que les producteurs puissent reprendre sereinement leurs activités. « Il y a les conflits, le covid-19 mais aussi les changements climatiques qui ont dénaturé le système au niveau du G5 Sahel », a relevé le coordonnateur du projet Nertamba, en charge de la mise en œuvre du programme.

Les ambitions du programme sont grands, selonKoudregma Zongo

D’un montant global de 14 millions de dollars, le programme SD3C-G5 Sahel +Sénégal a une durée de six ans séquencée en deux phases de trois ans chacune. Au niveau du Burkina, la zone d’intervention est constituée des zones frontalières ayant un accès humanitaire dans les régions du Sahel, de la Boucle du Mouhoun, et du Nord.

Au total, six communes sont concernées par la première phase du programme dont le coût est estimé à environ six millions de dollars, soit environ trois milliards de francs CFA, entièrement supporté par le FIDA en attendant les contributions du Fonds vert climat et des autres partenaires. « Au regard de l’enveloppe et pour éviter les saupoudrages, le programme va se concentrer sur six communes », a fait savoir M. Zongo.

Les participants à l’atelier

Il s’agit des communes de Dori et Seytenga (région du Sahel, celles de Titao et de Oula (région du Nord), et de celles de Toéni et de Djibasso (région de la Boucle du Mouhoun). Dans le cadre de ce programme, plusieurs actions et activités seront menées notamment au niveau de l’accompagnement à la production et la productivité agricole. Les acteurs et les producteurs vont également bénéficier d’un accompagnement pour reconstituer leur capital.

Si pour certains, leurs besoins se situent au niveau du cheptel, d’autres par contre recevront des kits pour se réinstaller et repartir sur de bonnes productions. Elles, ce sont les personnes déplacées internes qui ont perdu leurs terres du fait de l’insécurité. En termes d’indicateurs clés, le programme vise, entre autres, 20 000 ménages ruraux dont 52% de femmes et 40% de jeunes ; 75% des bénéficiaires déclarant une amélioration de leurs moyens d’existence et de leur résilience.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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