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Deuxième Plan national de développement économique et social du Burkina : Près de 19 000 milliards de FCFA nécessaires pour sa mise en œuvre

Accueil > Actualités > Economie • Lefaso.net • lundi 4 octobre 2021 à 19h42min
Deuxième Plan national de développement économique et social du Burkina : Près de 19 000 milliards de FCFA nécessaires pour sa mise en œuvre

Le chef du gouvernement burkinabè, Christophe Dabiré, a officiellement lancé, ce lundi 4 octobre 2021 à Bobo-Dioulasso, les ateliers régionaux d’échanges sur le deuxième Plan national de développement économique et social (PNDES-II) et son financement. Pour cette phase du PNDES 2021-2025, près de 19 000 milliards de FCFA seront mobilisés pour sa mise en œuvre.

Le gouvernement du Burkina Faso a adopté, le 30 juillet dernier, son deuxième Plan national de développement économique et social (PNDES-II), pour la période de 2021-2025. Ce nouveau référentiel, selon le chef du gouvernement, Christophe Dabiré, se fonde sur les dix chantiers du programme du président du Faso, Roch Kaboré. Ce document s’inscrit également dans les Objectifs de développement durable (ODD) des nations-unies ainsi que l’agenda 2063 de l’Union africaine.

Il se fixe comme objectif global de « rétablir la sécurité et la paix, renforcer la résilience de la nation et transformer structurellement l’économie burkinabè, pour une croissance forte, durable et inclusive ». Cadre de référence des politiques de développement économique et social, le PNDES-II se décline à travers des politiques sectorielles, territoriales, locales de développement, ainsi qu’à travers les projets et programmes.

Les acteurs de développement échangent avec le gouvernement sur le PNDES-II

Le chef du gouvernement, Christophe Dabiré, a affirmé que le succès de ce deuxième Plan national de développement économique et social requiert de mobiliser, dans le quinquennat en cours, près de 19 000 milliards de FCFA, dont 63% doivent être couverts par les ressources propres de l’Etat. Le reste (37%) est à mobiliser auprès des partenaires publics et privés. C’est pourquoi, au cours de cette cérémonie de lancement, il a saisi l’occasion pour appeler, au niveau national, la communauté des affaires à une mobilisation patriotique pour soutenir le développement endogène.

Ainsi, pour combler le besoin de financement, dit-il, « le gouvernement va faire recourt aux bailleurs de fonds, lors de la conférence internationale pour le financement du PNDES-II, prévue les 2 et 3 décembre 2021 à Bruxelles ». Pour lui, cette manifestation servira de tribune pour présenter la vision, les projets et programmes envisagés dans ce nouveau plan national. Il reste persuadé que la mise en œuvre des actions du PNDES-II permettra de relever les contraintes qui freinent le développement du Burkina Faso.

Christophe Dabiré, chef du gouvernement burkinabè

Informer les acteurs de développement sur le PNDES-II et son financement

En marge des activités de mobilisation de ressources pour la mise en œuvre du PNDES II, le gouvernement a jugé nécessaire de tenir dans les 13 régions du Burkina Faso, des ateliers d’échanges sur le nouveau référentiel et son financement. Ces rencontres vont permettre d’informer les acteurs de développement au niveau local, sur les orientations de ce nouveau référentiel. Ce, dans le but de solliciter leurs contributions pour réaliser les projets, programmes et reformes inscrits dans le PNDES-II.

Pour Christophe Dabiré, le choix de la région des Hauts-Bassins n’est pas fortuit pour abriter le lancement de ces ateliers régionaux. « Nous avons choisi les Hauts-Bassins, afin d’affirmer, une fois de plus, le rôle important que cette région doit jouer dans la dynamisation de l’économie nationale. Ce choix témoigne de la volonté du gouvernement de travailler à l’essor économique de la ville de Bobo-Dioulasso, à travers la consolidation des actions initiées durant le premier mandat du président du Faso », a-t-il laissé entendre.

Les acteurs de développement présents à la rencontre d’échanges sur le PNDES-II

Pour le ministre en charge des finances, Lassané Kaboré, ce nouveau référentiel a été adopté par l’ensemble des acteurs. A travers le PNDES-II, le gouvernement ambitionne d’atteindre au minimum, un taux de 90% en termes de réalisations, à défaut des 100%. « Nous voulons mieux faire que le PNDES-I. Dans le cadre de ce nouveau référentiel, nous comptons beaucoup sur le privé local, c’est-à-dire, sur nos forces pour pouvoir accompagner sa mise en œuvre. Dans notre processus nous allons rencontrer les acteurs afin de les informer sur le nouveau cadre incitatif que nous avons mis en place sur les partenariats publics privés (PPP). Ce qui va leur permettre de mieux accompagner les actions du gouvernement à travers la réalisation d’un certain nombre de projets », a-t-il expliqué.

Des résultats satisfaisants dans la mise en œuvre du premier PNDES

Cette cérémonie a été l’occasion pour le chef du gouvernement de faire le bilan, sans être exhaustif, de la mise en œuvre du PNDES-I. Selon les statistiques données par le ministre Lassané Kaboré, le taux de mise en œuvre du PNDES-I est de 82%. Soit, 77% pour ce qui concerne le financement intérieur (les ressources propres de l’Etat) et 90% pour les ressources extérieures.

« Pour ce qui est du bilan de la mise en œuvre du PNDES-I, malgré un contexte national difficile résultant des attaques terroristes et d’une fronde sociale sans précédent, le gouvernement a réussi le pari de replacer l’économie burkinabè sur un sentier de croissance forte de 6,1% en moyenne, entre 2016 et 2019 », a indiqué Christophe Dabiré. Avant de rappeler que cette reprise de l’activité a connu un ralentissement en 2020 du fait du Covid-19.

Lassané Kaboré, ministre en charge des finances

Il a par ailleurs fait savoir que ni la persistance du terrorisme, ni les effets pervers de la pandémie du Covid-19, n’ont entamé la détermination du gouvernement à poursuivre les efforts de la mise en œuvre du PNDES 2016-2020. « Ainsi, dans le domaine de la réforme des institutions et de la modernisation de l’administration, (Axe 1 du PNDES), nous avons adopté et mis en exécution, la loi de programmation militaire. Par ailleurs, nous avons opérationnalisé le pacte sur le renouveau de la justice. De même des progrès en matière de modernisation de l’administration sont à relever grâce notamment à la dématérialisation de nombreuses procédures et à la digitalisation progressive du service public », a-t-il dit.

Aussi, en matière de développement du capital humain, (Axe 2 du PNDES), l’élargissement des services sociaux de base tels que la santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement a permis de répondre aux aspirations profondes des Burkinabè et d’améliorer significativement leur qualité de vie.

« Dans le domaine de l’emploi et de la transformation structurelle de notre économie (Axe 3 du PNDES), nous avons travaillé à dynamiser les secteurs porteurs, grâce aux efforts constants d’investissements publics dans les différents secteurs de soutien à l’économie. Ce faisant, nous avons des acquis considérables, notamment en ce qui concerne l’énergie et les infrastructures », a ajouté le Premier ministre Dabiré. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 4 octobre à 20:22, par HUG En réponse à : Deuxième Plan national de développement économique et social du Burkina : Près de 19 000 milliards de FCFA nécessaires pour sa mise en œuvre

    De stratégie en strategie mais la misete elle ne recule jamais.pauvre afrique Allons seulement

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  • Le 4 octobre à 20:54, par Un Burkinabê En réponse à : Deuxième Plan national de développement économique et social du Burkina : Près de 19 000 milliards de FCFA nécessaires pour sa mise en œuvre

    Ainsi, pour combler le besoin de financement, dit-il, « le gouvernement va faire recourt aux bailleurs de fonds, lors de la conférence internationale pour le financement du PNDES-II, prévue les 2 et 3 décembre 2021 à Bruxelles ». Je suis vraiment déçu que 34 ans après Sankara nous en sommes à tendre la main à l’extérieur pour financer ce machin. Ça prouve que le PNDES n’a jamais été pensé par vous mais mis en pièces et papier et donné à vous. En 1986 Sankara avait déjà fini avec les aides extérieures qui bafouent la souveraineté nationale. Vous auriez au moins pu nous demander nous les Burkinabè si nous avons des idées pour vous aider à lever ces 19000 milliards fcfa sur fonds propres. Il ya beaucoup d’argent dans ce pays.
    1- commencez par informatiser le Cadastre domanial
    2- mettez des caméras avec infra-rouge aux postes douanier frontaliers
    3- informatiser toutes les marchandises qui pénètrent dans notre pays en utilisant les barre codes des articles. Exigez que chaque commerçant même du plus petit village ait la machine l’identification à pointeur
    4- optimisez les ressources humaines de l’Administration.
    5- etc...

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  • Le 5 octobre à 01:56, par Bob En réponse à : Deuxième Plan national de développement économique et social du Burkina : Près de 19 000 milliards de FCFA nécessaires pour sa mise en œuvre

    A quoi sert le PNmachîn si nous ne pouvons pas sécuriser le territoire ? A remplir les poches des mêmes apatrides cupides qui profitent de l’insécurité pour s’enrichir. Si vous laissez une partie du territoire aux mains de L’ÉTAT INFORMEL pour Ouaga et Bobo qui sont pour le moment sous contrôle vous vous mordrez les doigts. Arrêtez toutes ces gesticulations et ces bêtises concentrons toute notre intelligence et tous nos moyens pour lutter contre l’INSECURITE. Une NATION en GUERE n’a qu’une seule préoccupation et un seul objectif. GAGNER la GUERRE

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  • Le 5 octobre à 08:43, par Stalinsky En réponse à : Deuxième Plan national de développement économique et social du Burkina : Près de 19 000 milliards de FCFA nécessaires pour sa mise en œuvre

    Monsieur "Un Burkinabê" il ne faut pas comparer un gouvernement communiste avec un gouvernement bourgeois de celui de Roch. Les objectifs ne sont pas les mêmes. Il faut cependant féliciter le gouvernement de Roch-Kaba-Dabiré d’avoir réussi d’atteindre un taux de croissance de 6,1% malgré la situation de guerre que nous connaissons. Néanmoins 6,1% de croissance - 3,5% de croissance de la population/an = 2,6%. Cette différence n’est pas significative en analyse statistique. Ce qui signifie que le sort des Burkinabê n’a pas été amélioré et cette croissance ne s’est pas faite de manière intensive mais de manière extensive d’où la faible productivité du travail. Nous sommes dans une situation de maintient de la pauvreté. Cela est dû surtout au fait que la France nous vole une partie de nos recettes d’exportation avec le Franc CFA. Il faudrait négocier avec la France pour réduire le taux de cette ponction. Thomas Porcher, un économiste Français le14 Juin 2021 à Paris, l’a clairement indiqué que leur objectif n’est pas de développer l’Afrique par un transfert de technologies mais de permettre aux Africains dans une situation de bien être moyen de continuer d’acheter leurs produits industriels.
    En attendant d’obtenir le document pour l’analyser à la loupe, je voudrais que Mr Dabiré comprenne que Bobo-Dioulasso n’est pas la seule ville du Burkina et le Sud-Ouest regorge plus de potentialités que les Hauts Bassins. Ce n’est pas pour rien que les Français s’étaient installés à Batié, la première ville du Burkina. Le Sud-Ouest est la partie la plus proche de la mer du Burkina. Méditez sur ce que cela signifie sur le plan économique. Bonne chance à nous dans le développement du capitalisme sauvage.

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  • Le 5 octobre à 09:30, par SANOU Bala Wenceslas En réponse à : Deuxième Plan national de développement économique et social du Burkina : Près de 19 000 milliards de FCFA nécessaires pour sa mise en œuvre

    🤣🤣🤣🤣🤣 c’est ce que j’ai comme commentaire sincère 🤣🤣🤣🤣🤣

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  • Le 5 octobre à 17:09, par Stalinsky En réponse à : Deuxième Plan national de développement économique et social du Burkina : Près de 19 000 milliards de FCFA nécessaires pour sa mise en œuvre

    "Un Burkinabê" je regrette mais le système communiste et le système capitaliste n’ont pas les mêmes objectifs. L’objectif du système capitaliste est la recherche du maximum de profit, de plus value par l’appropriation des principaux moyens de production par une minorité. c’est qui est très différent sous le socialisme ou par exemple le transport au Métro, bus, trolleybus, tramway, la santé, l’éducation, les colonies de vacances, le téléphone sont pratiquement gratuits parce que appartenant à l’Etat fonctionnant sur la base de recherche du bien être de la population. Pour avoir vécu 10 ans en URSS à Moscou et à Stavropol sous le Socialisme je vois la différence. Pendant les vacances, de retour au pays les étudiants Voltaïques venant de l’URSS étaient bien gros pendant que ceux venant de France étaient maigres ne mangeant pas bien. J’allais souvent en France, je logeais à Paris,à Fessart et je voyais comment certains trimaient pour manger car la bourse ne suffisait pas. Ce qui était le contraire en URSS. J’ai été en 2019, 2 fois à Moscou et j’ai vu la différence suite à la corruption de Gorbatchev et de Elsine par les Occidentaux ayant conduit à la destruction de l’URSS. Maintenant à Moscou il y a des mendiants. Ce qui n’existait pas sous le socialisme. Poutine se bat pour briser l’encerclement de l’OTAN tout en restant dans un capitalisme Russe.
    Pour ce qui nous concerne, je suis d’accord avec vous il y a beaucoup d’argent au Burkina surtout les caisses noires et les fonds communs. Bonne chance au capitalisme sauvage Burkinabê.

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