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« Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • vendredi 24 septembre 2021 à 23h30min
 « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

Un accent particulier est mis sur la chaîne de production et celle de la transformation du riz dans l’initiative présidentielle : « produire un million de tonnes de riz ». Dans les Hauts-Bassins, les capacités des usines de transformation ont été augmentées à cet effet. Le Centre de transformation agro-alimentaire polyvalent de Matourkou, abrite une usine de transformation de riz exploité par l’entreprise « NaFaso industrie SA ». A cinq kilomètres de Bobo Dioulasso, sur la route de Bama, se trouve l’usine de transformation du "riz cheval".

"NaFaso industrie SA" a été mise en place dans le cadre d’un partenariat public-privé. Elle a une capacité de plus de 3000 tonnes par an. Trois variétés de riz y sont produites. Ces variétés ont été retenues en raison de leur forte demande par les consommateurs, foi du directeur général du centre, Idrissa Sawadogo, de « NaFaso industriel SA ». Le produit fini s’appelle « Neema », ce qui signifie « bon » en langue dioula. Il est conditionné dans des sacs de 5 et 25 kg.

DG de NaFaso industrie SA

Selon lui, l’unité de transformation fait un chiffre d’affaire d’environ deux milliards de francs CFA par an. « A l’heure actuelle, le riz burkinabè peut concurrencer n‘importe quel riz au monde. Nous avons la trieuse optique, qui est une machine de dernière génération permettant d’extraire tous les éléments étrangers dans le riz », a-t-il lancé. Cette année, 1 300 tonnes de riz ont pu être collectés. Pour cette année les prévisions visent la barre de 5 000 tonnes. Une des forces de cette unité de transformation, c’est qu’elle a une ligne budgétaire arrêtée en avance pour acheter le riz des producteurs en argent comptant dès les récoltes.

Le riz "Neema" dans des sacs de 25 kg

Le Centre est aussi « un haut lieu » de jeunes apprenants. « Cette année, nous avons reçu en formation près de 300 jeunes élèves et étudiants. Nous leur impulsons une nouvelle façon de transformer le riz », a-t-il soutenu. D’après le président directeur général de « NaFaso industrie SA », Abdoulaye Sawadogo, une usine d’une plus grande capacité est en vue dans les prochains mois. Tout ceci, a-t-il fait savoir, vise à contribuer à l’atteinte des résultats escomptés dans le cadre de l’initiative présidentielle : « produire un million de riz ».

Président directeur général de « NaFaso industrie SA », Abdoulaye Sawadogo

"Riz cheval", un accent particulier sur le vannage

A cinq kilomètres de Bobo Dioulasso, sur la route de Bama, se trouve également une unité de transformation appelée « Riz cheval ». La particularité de cette usine est qu’elle emploie exclusivement des jeunes filles. Des explications du fils du PDG, Souleymane Traoré, le « Riz cheval » renvoie à la qualité. Une autre distinction, c’est que l’accent est mis sur le vannage pour garantir non seulement la propreté du riz transformé mais aussi sa pureté. L’usine a une capacité de production journalière de dix tonnes. « Notre riz se comporte très bien sur le marché si bien que nous avons souvent des ruptures de stock », s’est-il réjoui. Le sac de 25 kg est vendu dans les boutiques, selon les variétés, à 12 000, 9000 et 7000 francs CFA.

Le “Riz cheval” se comporte très bien sur le marché

Pour le directeur régional de l’agriculture des Hauts-Bassins, Julien Ouédraogo, la région compte une dizaine d’unités de transformation de riz. Elle a un potentiel rizicole "énorme". Ces unités, a-t-il ajouté, sont en relation avec les producteurs et le ministère en charge de l’agriculture. « La filière riz se porte très bien au Burkina Faso de façon générale », a-t-il déclaré.

Selon le DR de la région des Hauts-Bassins, Julien Ouédraogo, l’espoir est permis

Dans les Hauts-Bassins, l’initiative présidentielle prévoit une production d’environ 200 000 tonnes de riz, soit 1/5 de la production globale. Pour cela plusieurs activités ont été menées pour soutenir les producteurs afin d’atteindre cet objectif. Il s’agit de la subvention de labour à l’engrais en passant par les semences améliorées. Environ 600 ha sont exploités dans les communes de Sana, de Samorogouan, etc, dans la région des Hauts-Bassins. « Nous sommes sur la bonne voie et l’espoir est permis », a-t-il conclu.

Obissa Juste MIEN
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 24 septembre à 13:36, par Bagui FARMA En réponse à : « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

    Je présente cette phrase qui me choque un peu"« Notre riz se comporte très bien sur le marché si bien que nous avons souvent des ruptures de stock », s’est-il réjoui. Le sac de 25 kg est vendu dans les boutiques, selon les variétés, à 12 000, 9000 et 7000 francs CFA." qui pour nous les travailleurs et fonctionnaires, nous pouvons se débrouiller avec ces prix mais dites moi est-ce que mes pauvres parents qui se trouvent à Yérifoula, Koper, Kampti, Sindou, Bagassi, Nacéré, Tiébélé, Ziou, Barbolé, Titao etc peuvent avoir ces prix pour un sac de 25 kg ? J’aurais souhaité que vous nous disiez que le sac de 50 Kg soit vendu entre 9000 et 12 000 F C F A.

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    • Le 24 septembre à 21:02, par Nabiiga En réponse à : « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

      @ Bagui FARMA

      Monsieur/Madame Bagui, en vous lisant, je comprends ton désarroi, pour ne pas dire déception, quant au prix du riz produit localement, et l’impossibilité des parents au village de s’en procurer pour permettre une petite rupture dans l’alimentation villageoise qui est essentiellement du tô. Ça, je le comprends bien surtout qu’ils ne disposent pas beaucoup de moyens financiers, sinon que le peu qu’ils gagnent de la culture et l’élevage ci et là. Ceci compris, quand bien même nous déplorons la situation financière précaire de nos parents au village, l’on ne peut pas s’extirper de la loi du marché moderne dont pratique les hommes de riz, et c’est simple : Le coût de vente ne saurait jamais être en bas du cout de la production. Le prix de sac de riz est en fonction du coût de la production du riz vendu aux marchés et yaars de nos grands centres urbains. Je me vois dans l’obligation de vous rappeler gentiment que ces producteurs de riz ne prodiguent pas des services sociaux au nom de l’État où il leur revient de nourrir les populations en détresse alimentaire, mais bien une entreprise lucrative sensée faire des bénéfices sur un investissement fait, parfois même des prêts bancaire. Leur demander de subvenir aux besoins de nos villageois c’est de leur demander de tout faire pour faire faillite. Comment, tu me le diras, comptons- nous faire avancer notre pays vers une suffisance alimentaire si nos producteurs locaux sont obligés de plier bagages pour avoir vendu leur produits en bas du prix de production ?

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  • Le 24 septembre à 14:32, par Kouda En réponse à : « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

    Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz étranger sur le marché local et même à l’étranger à condition que le riz burkinabè soit bien décortiqué, bien trié et sans aucun résidu ou caillou ou ordure à l’intérieur.
    J’ai toujours en mémoire cette expérience malheureuse d’un sac de 5 kg de riz burkinabè que j’ai acheté et qui contenait de morceaux de granite blancs impossible à distinguer du riz. Une fois préparé, vous crachez tout à la première bouchée et jeter votre riz. En 2021, les producteurs et distributeurs de riz burkinabè ne peuvent plus demander aux consommateurs de trier le riz de ses impuretés avant de le préparer, perdant donc un temps très précieux.
    Producteurs et distributeurs de riz doivent s’assurer du respect des standards de production et de conditionnement du riz vendu aux consommateurs.

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  • Le 24 septembre à 14:34, par Alexio En réponse à : « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

    La premiere priorite de la production rizicole doit etre centrer sur l auto-suffisance alimentaire. Et de conquerir d autres marches exterieures, Cela n a pas de sens, si en cas de rupture de stocks le marche interieur ne peut pas etre satisfait au profit du marche hors frontieres du Faso.

    L elaboration d une poltique de stockage roulant, comme introduit dans tous les pays qui se respectent dans notre monde est a souhaiter pour empecher une rupture de stock. Pour eviter le Dumping du riz asiatique sur le Burkina Faso. Avec le riz burkinabe,la farine du riz et autres derivees liees pourrons diversifier la production. Le pain a base de la farine du riz.

    C est possible le Pizza a base du mil ou le sorgho sont plus nutritionels que le ble venant de l Europe.

    Sauf le deficit de phantasi peut nous borner a cette experimentation culinaire. Jeter le son de ses farines sont des graves erreurs, tant que culinaire que medicinales.

    Cela qui provoque le diabete dans nos regions. Par contre la farine en entier a une glycemie indeks tres bas qui conditionne la quantite de l insuline.

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  • Le 24 septembre à 15:00, par Soma Issoufou En réponse à : « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

    Nous commençons à produire et à transformer des riz de bonnes qualités au Burkina. Mais il faudrait une étude sociologique des prix pour ne mettre le côté économique devant mais plutôt une vision sociale patriotique et intègre à savoir le défi de l’autosuffisance alimentaire. Bon courage à vous.

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  • Le 24 septembre à 17:02, par DF En réponse à : « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

    Bonjour !

    Depuis 2 à 3 ans, nous ne consommons que le riz du Burkina. J’avoue qu’il est vraiment bien et "nouveau". Tu sais que c’est un riz qui n’est pas vieux. Mais il y a souvent des cas ou tu tombes sur un sac ou il y a les cailloux blancs comme l’autre internaute l’a souligné et la ce n’est pas simple. La solution, il faut toujours bien laver cela comme de la façon nos mamans lavent le petit mil pour enlever les cailloux. J’invite donc vraiment les transformateurs à revoir ce coté, travailler à faire disparaitre ces cailloux que l’on croise souvent. En passant c’est toujours à la confédération paysanne vers la Clinique Philadelphie que je paie le riz. Courage à tous ceux qui travaillent dans la chaine de valeur riz. C’est petit à petit que l’oiseau fait son nid.

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  • Le 24 septembre à 19:09, par Djibo En réponse à : « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

    C’est vraiment belle toute cette littérature sur la production du riz Burkina.
    Mais ce qui chagrine davantage est que ce riz est produit, réservé et servi à la bourgeoisie burkinabè. C’est triste de fixer des prix hors de portée de la grande partie de la population.
    Moi je suggère de réduire les prix pour rendre notre rue accessible à tous.

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  • Le 24 septembre à 21:17, par Nabiiga En réponse à : « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

    L’importation du riz et surtout du poulet, au Burkina et même dans la sous-région ouest africaine, est une aberration que je n’ai jamais comprise. La question clé est de savoir pourquoi permettre l’importation ? Pourquoi faut-il importer si l’on est capable d’en produire ? Il est temps que notre gouvernement interdise formellement l’importation du poulet dit ‘chaire’, du riz et du sucre afin de faire jaillir la production locale vers l’autosuffisance nationale. Certes, le prix des produits locaux agricoles sont souvent légèrement plus élevés que ceux qui viennent de l’extérieur mais là encore, il faut chercher à savoir comment les producteurs étrangers se sont organisés pour que leurs produits arrivent chez nous moins chers que ceux que nous produisons ? La réponse et tout simplement le manque de volonté du gouvernement d’accompagner les producteurs locaux, et c’est scandaleux car le gouvernement est bien capable d’y parvenir.

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  • Le 26 septembre à 09:51, par ZAMPALIGRÉ En réponse à : « Le riz burkinabè peut concurrencer n’importe quel riz au monde », selon Idrissa Sawadogo, DG de « NaFaso industrie SA »

    Bjr. Ce qui importe est que les autorités trouvent des stratégies pour emmener les burkinabé à consommer le riz local. Cela pourrait se faire par une subvention de la production afin d’éviter les ruptures. Cela qui rendrait les prix concurrentiels par rapport aux riz importés. Mais dans tous les cas les burkinabé devrait faire preuve de patriotisme en protégeant leur riz par sa consommation. Notre riz n’a réellement rien à envier aux riz venant d’ailleurs en terme de qualité.

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