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Corruption au Burkina : L’ASCE-LC rédige une stratégie nationale pour mieux prévenir et lutter contre le fléau

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 27 juillet 2021 à 17h04min
Corruption au Burkina : L’ASCE-LC rédige une stratégie nationale pour mieux prévenir et lutter contre le fléau

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), avec l’appui du PNUD, organise du 26 au 30 juillet 2021 à Koudougou, un atelier pour l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption au Burkina Faso.

Elaboration d’un plan d’action, élaboration d’un dispositif de mise en œuvre et de suivi-évaluation, la détermination du mécanisme de financement ainsi que l’analyse des risques et format de la gouvernance de la stratégie, et l’élaboration du premier draft de la stratégie nationale de lutte contre la corruption sont, entre autres, les objectifs poursuivis durant les cinq jours de travaux. Ce, dans le but de renforcer les moyens de prévention et de répression de la corruption au Burkina Faso.

Divers acteurs réunis pour élaborer la stratégie de lutte contre la corruption

Le "pays des hommes intègres" connait de plus en plus un recul dans le classement des pays les moins corrompus. En effet, selon l’indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International, le Burkina Faso est passé de 85e en 2019 à 86e en 2020 au rang mondial. Cette montée de la corruption ces dernières années s’expliquerait, selon le rapport de 2019 du REN-LAC, par « le manque d’engagement et d’exemplarité de l’exécutif, mais aussi par l’impuissance des structures de contrôle de l’Etat face à la gangrène que constitue la corruption ». Ce rapport d’enquête suggère une prise de sanctions dissuasives contre les personnes épinglées par les actes de corruption mais aussi appelle l’exécutif à donner le bon exemple et à améliorer les conditions de vie et de travail des agents publics.

Des leçons de l’échec de la politique nationale anti-corruption

Aux dires de Mamoudou Drabo, contrôleur d’Etat et représentant du contrôleur général d’Etat, cette stratégie ne serait pas la première ; une politique était mise en œuvre pour lutter contre ce phénomène mais s’est soldée par un échec. « On a eu une politique nationale de lutte contre la corruption de 2006 à 2013. Elle a été renouvelée et est arrivée à terme en 2016. La leçon que nous tirons de l’échec de cette politique, c’est qu’elle n’a pas été inclusive et participative, alors que les partenaires de ce genre de politique c’est toute la société », indique-t-il.
Pour lui, cette nouvelle stratégie qui est en train de voir le jour, sera fondée sur deux dimensions essentielles que sont le renforcement institutionnel et la prévention, et la répression de la corruption.

Mamoudou Drabo, contrôleur d’Etat

L’élaboration de cette stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption au Burkina Faso bénéficie de l’apport technique et financier du PNUD à travers son programme Cohésion sociale, sécurité et État de droit (COSED) sur financement de la Suède.
En rappel, la première phase de l’élaboration de cette stratégie a consisté à faire un diagnostic pour connaître l’état du problème de la corruption, la forme sur laquelle elle sévit et les secteurs d’activité vulnérables qu’elle affectent, en vue de solidifier les axes stratégiques de cette politique.

Pour que la stratégie soit efficace…

Selon Mamoudou Drabo, pour que cette stratégie donne des résultats significatifs, il faudrait qu’elle entraîne une mobilisation générale de tous les compartiments de la société que sont le privé, le public, la société civile, la chefferie traditionnelle, les religieux et les politiques. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Prince Omar
LeFaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 juillet à 17:53, par ollo En réponse à : Corruption au Burkina : L’ASCE-LC rédige une stratégie nationale pour mieux prévenir et lutter contre le fléau

    La meilleure façon de lutter contre la corruption, c’est d’arrêter toutes les rencontres à ce sujet et utiliser le budget correspondant pour solder les délits d’apparence et accorder des primes à ceux qui vont dénoncer des cas de corruption. Le problème de la corruption, c’est un manque de volonté politique, sinon ça ne fait même pas une bouchée pour nos FDS et les jeunes magistrats intègres.

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  • Le 28 juillet à 04:08, par Burkina En réponse à : Corruption au Burkina : L’ASCE-LC rédige une stratégie nationale pour mieux prévenir et lutter contre le fléau

    En toute honnêteté, je commence à désespérer de l’ASCE/LC. Je commence à me demaner s’il ne s’agit pas de cette autre coquille vide chargée de d’amuser la galerie. Faites un rapport d’audit entre ce que la structure coûte à l’État et ce qu’elle lui rapporte moralement et financièrement. C’est un gourdin levé mais qui ne tape jamais. Or si Toto ne tape jamais Nani, ça n’a pas de sens. Je crains que bientôt, vous soyez ajouté à la longue liste des institutions budgétivores et inutiles à dissoudre or, au début, vous aviez suscité de vrais espoirs.

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  • Le 28 juillet à 08:31, par SIA En réponse à : Corruption au Burkina : L’ASCE-LC rédige une stratégie nationale pour mieux prévenir et lutter contre le fléau

    Bjr,quand j,attends parler de stratégies de lutte contre la corruption au Burkina,cette expression m’amuse.Vous voyez des agents soudoyés, vs les laissez et vs peaufinez des stratégies pour démasquer d’autres c,est comme si vs cherchez des poux sur une tête rasée.Sinon il ya des agents publics de catégorie C et B dans certains services dont certains n’ont même pas un salaire mensuel de 200 000F et qui ont construit des villas dans beaucoup de localités du pays et de surcroît de grands immeubles à Ouaga 2000 et qui changent constamment des véhicules luxueux sans être inquiétés.Aussi certains d’entre eux gâtent des femmes naïves mariées et des filles mineures dans des villages réculés.C’est avec quoi ils ont fait ces réalisations et s’adonnent à ces pratiques indignes ? C’est bien sûr l’argent du contribuable,des citoyens.C’est bien sûr l,argent qui était destiné aux caisses étatiques que ces individus se sont appropriés et l,utilisent arrogamment à leur guise sans être inquiétés.Est-ce qu,il y’a plus de corruption que ça ?Pourquoi ce laxisme de la part de l’ASCE-LC ?Si cet argent entrait correctement dans les caisses de l,État,bcp de problèmes d,ordre sécuritaire,éducatif,social seraient résolus mais hélas on occulte sur ces cas de corruption.En outre,il y’a le cas du détournement de l,engrais subventionné par l,État.En effet l,engrais subventionné récemment par l,État qui devrait être vendu à un prix social de 12000F le sac aux agriculteurs a été détourné dans certaines communes du BF et est vendu aux commerçants véreux qui le revendent présentement à 19500f le sac.Pourquoi cette injustice ?Je salue au passage l’ASCE-LC pour certaines actions fortes et le Ministre du Commerce pour ses récents contrôles des produits tout en leur demandant d’accentuer leurs mesures sur le terrain pour le bonheur des citoyens burkinabè.Merci.

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  • Le 28 juillet à 11:01, par ZEBA djibril En réponse à : Corruption au Burkina : L’ASCE-LC rédige une stratégie nationale pour mieux prévenir et lutter contre le fléau

    Quand on se préoccupe seulement de l’aspect financier en matière de contrôle il y’a de fortes chances que l’on passe à côté du sujet. Il est très facile de justifier des dépenses par rapport à l’exécution d’un budget quelconque. Par contre ce qui est important dans un contrôle cé plutôt l’impact de l’exécution dudit budget sur l’atteinte des objectifs assignés à un programme d’activités d’une stratégie techniquement valable et approuvé par une structure de contrôle interne. C’est logiquement ce bilan technique d’exécution des activités d’un programme qui devrait valider ou justifier son aspect financier et non le contraire. Malheureusement , force est de constater que nos structures de contrôle se contentent seulement des chiffres et des spécialistes des chiffres pour justifier et mener leur activité en matière de contrôle et c’est bien dommage.

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