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Lutte contre l’extrémisme violent au Burkina : Le Projet partenariats pour la paix dresse son bilan et dégage des perspectives

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • jeudi 22 juillet 2021 à 21h00min
Lutte contre l’extrémisme violent au Burkina : Le Projet partenariats pour la paix dresse son bilan et dégage des perspectives

L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a organisé ce jeudi 22 juillet 2021 à Ouagadougou, un atelier de capitalisation des acquis du Projet partenariats pour la Paix (P4P) au Burkina, lancé en septembre 2016. Il s’est agi de voir les résultats engrangés, les leçons apprises et de dégager les perspectives.

Le Projet partenariats pour la Paix (P4P) au Burkina est une initiative du gouvernement américain, à travers l’USAID, visant à appuyer le gouvernement et les organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest dans leurs efforts de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent au Sahel. C’est en prélude à l’échéance du projet que l’équipe de mise en œuvre tient cette rencontre de capitalisation et de partage d’expériences dans chacun des pays d’intervention, notamment le Burkina, le Mali, le Niger et la Mauritanie.

L’atelier vise donc à partager les bonnes pratiques, les actions réalisées et les quelques résultats enregistrés et voir ensemble les recommandations pour les éventuels et potentiels projets ou programmes du même domaine (la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent). « Durant les cinq années d’intervention au Burkina, le P4P a contribué au renforcement de capacités des acteurs clés chargés de mettre en œuvre toute initiative tendant à promouvoir la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent », indique la représentante de l’USAID au Burkina, Karen d’Aboville.

La cérémonie d’ouverture, avec au milieu, la représentante de l’USAID au Burkina

Le P4P est un programme quinquennal visant à soutenir les autorités gouvernementales nationales et infranationales, ainsi que les organisations de la société civile, afin de faire face aux différentes dimensions de la menace de l’extrémisme violent, de manière bien coordonnée et efficace. Les groupes cibles sont, de façon précise, les autorités publiques aux niveaux national, régional et communal ; les institutions techniques gouvernementales aux niveaux national, régional et communal ; les leaders communautaires (chefs religieux et traditionnels) ; les organisations des femmes ; les groupes et les organisations de jeunes ; les acteurs de la société civile et des médias.

A en croire les responsables du projet, les initiatives se présentent, entre autres, en l’organisation de sessions de renforcement des capacités de plus de 45 cadres supérieurs de l’administration ; 25 cadres, membres du Comité de pilotage formés ; une session de formation de 47 parlementaires en Prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent (PREV) ; une session de formation de 17 membres de la commission défense et sécurité en PREV ; l’organisation de six sessions de renforcement des capacités en PREV des membres de la société civile burkinabè, des jeunes leaders, des journalistes et hommes/femmes des médias pour leur permettre de comprendre et de participer plus efficacement aux actions de PREV.

Vue partielle de participants

Stabiliser les zones fortement touchées

Le projet a également, poursuit Karen d’Aboville, soutenu les actions de coordination des efforts fournis, tant par les institutions régionales, les organisations de la société civile que dans le cadre de la coopération et la synergie d’action entre les différentes composantes et catégories d’acteurs intervenant dans la prévention du phénomène. Il ressort également de la présentation que le projet a touché environ trois millions de personnes à travers des appuis.

Selon le directeur général des libertés publiques et des affaires politiques, Brice Emmanuel Sawadogo, le P4P a été très bénéfique pour le Burkina, en ce qu’il a encouragé et soutenu beaucoup de programmes d’activités relatives à la radicalisation, à l’extrémisme et au terrorisme. « C’est l’exemple de tout le soutien apporté pour la rédaction de la stratégie nationale de la prévention de la radicalisation et de lutte contre l’extrémisme violent et de tout le soutien qui a été accordé aux organisations de la société civile », déclare-t-il, ajoutant que tout cela permet d’avoir un bilan satisfaisant.

Brice Emmanuel Sawadogo

Dans un regard prospectif, il estime qu’un accent doit être mis sur la prévention et la stabilisation. « Nous avons des zones qui sont fortement touchées par le terrorisme ; il s’agit donc de stabiliser ces zones-là et de permettre aux populations d’avoir une plus grande résilience. Donc, les prochains projets pourront s’orienter vers la stabilisation de ces zones, la prévention des zones qui n’ont pas été fortement impactées et vers la résilience des populations. Nous avons de nombreux déplacés internes et c’est certainement l’occasion pour les projets de venir apporter un appui certain au million trois cent mille personnes qui ont quitté leurs localités et qui cherchent à repartir », explique Brice Emmanuel Sawadogo.

Maintenir le cap de la lutte !

Cet atelier de partage des leçons apprises durant les cinq années d’exécution du programme s’est déroulé en présentiel et en ligne. Ainsi, après la présentation sur le programme USAID/P4P, ses différentes réalisations, les défis rencontrés ainsi que les perspectives et les recommandations à l’endroit de tous les acteurs clés, les participants ont eu des échanges à travers des questions d’éclaircissement, des commentaires et suggestions.

« Depuis quelques décennies, la région du Sahel est soumise à un climat d’insécurité et de violence dont les auteurs sont des mouvements djihadistes transnationaux qui prônent des courants extrémistes violents à référentiel religieux. Cette menace terroriste n’épargne pas le Burkina, qui fait face au phénomène depuis 2015. De cette date à aujourd’hui, on note que le nombre de localités qui sont affectées a connu une augmentation remarquable. Cette situation a suscité les intérêts de plusieurs partenaires nationaux et internationaux à s’investir pour soutenir les efforts du gouvernement du Burkina Faso, non seulement dans sa quête de renforcement de la stabilité et la sécurisation des régions affectées pour consolider la paix et prévenir et/ou lutter contre l’extrémisme violent, mais aussi pour assurer un meilleur développement des zones d’intervention », lit-on dans les termes de référence de l’atelier, justifiant ainsi la mise en place du projet.

Il vise une meilleure compréhension de l’extrémisme violent et la connaissance de ses approches en Afrique de l’Ouest ; un leadership accru des gouvernements et des sociétés civiles de l’Afrique de l’Ouest en matière de prévention de l’extrémisme violent et, enfin, une amélioration de la coordination régionale des efforts entrepris en matière de prévention de l’extrémisme violent.

Par cette rencontre, il appartient donc aux acteurs de s’approprier les perspectives et les recommandations pour poursuivre la lutte ; les menaces de radicalisation et d’extrémisme violent étant toujours d’actualité.

O.L
Lefaso.net


Les organisations bénéficiaires des subventions de P4P :

1. L’ONG ASMADE et la Coordination nationale de la Plateforme des femmes du G5 Sahel
2. L’Association Beoogo Viim Yondo
3. Le Groupement féminin Pag-la Naam
4. L’espace culturel Gambidi
5. L’Union nationale des Rugga du Burkina
6. La Plateforme des OSC pour la paix dans le Gulmu
7. La Direction provinciale de l’éducation du Soum
8. L’Institut Imagine/CITO
9. L’Association Song-Taaba des femmes de Boussouma
10. L’antenne nationale Cellrad
11. L’antenne nationale Cellrad.

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