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Crise sécuritaire dans la région du Sahel : Des journalistes formés sur les droits et devoirs des réfugiés

Accueil > Actualités > Multimédia • LEFASO.NET • mercredi 7 juillet 2021 à 16h00min
Crise sécuritaire dans la région du Sahel : Des journalistes formés sur les droits et devoirs des réfugiés

Permettre une appropriation des textes concernant le statut des réfugiés au Burkina et une compréhension plus approfondie dudit statut au sein de la population. C’est l’objectif de cette session de formation et de sensibilisation des hommes de médias qui s’est tenue les 5 et 6 juillet 2021, à Ziniaré dans la région du Plateau central. Initiée par le secrétariat permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (SP/CONAREF), la cérémonie d’ouverture a été présidée par Alpha Barry, le ministre des Affaires étrangères par ailleurs président de la CONAREF.

Au Burkina, malgré l’existence des instruments juridiques et institutionnels qui encadrent les conditions des réfugiés, les droits liés à leur statut sont ignorés de la majorité des réfugiés eux-mêmes et des autochtones. Par ailleurs, le faible relai d’information par les organes de presse dans la vie quotidienne de la population engendre parfois des problèmes dans la société. Fort de ce constat et dans le souci d’inverser la tendance, le SP/CONAREF a jugé nécessaire d’initier un atelier de formation et de sensibilisation au profit des journalistes et communicateurs sur les droits et devoirs des réfugiés.

Le ministre des affaires étrangères, Alpha Barry a salué la tenue de cette session

Ce sont au total une vingtaine de représentants des médias venus d’horizons divers qui ont pris part aux travaux. « Les droits et devoirs des réfugiés, c’est une problématique assez importante en termes de droit pour ces personnes qui sont dans un autre pays. Il faut rappeler aux uns et aux autres quelles sont les obligations internationales de notre pays dans l’accueil de ces réfugiés et quels sont les devoirs de ces réfugiés », a noté le ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry.

Il s’est donc agi de partager des informations avec les hommes de médias dans la perspective de leur permettre de vulgariser les droits et devoirs des réfugiés en vue d’une meilleure appropriation de cette question. Les réfugiés sont soumis à des réserves compte tenu de la problématique sécuritaire que traverse notre pays, mais les devoirs les plus importants, selon le ministre Barry, « c’est celui d’être des contributeurs à la paix plutôt que d’être des facteurs aggravant ou des complices de ceux qui sont les ennemis de notre pays, notamment les terroristes ».

Une vue des participants

La présente rencontre a été ponctuée par des communications sur la présentation de la CONAREF, le rôle et le mandat du l’UNHCR au Burkina ; comment communiquer utilement sur la situation des réfugiés en temps de crise ? La présentation de la Convention de Genève du 28 juillet 1951, et le protocole additionnel de 1967, relatifs au statut des réfugiés ; les droits et devoirs des réfugiés et l’asile au Burkina ont été également abordés.

Les réfugiés ont les mêmes droits que ceux reconnus ou garantis aux Burkinabè

A cet effet, les participants ont bénéficié de l’expertise de Maxime Bangaly, SP/CONAREF ; Éliane Ngarndoumal, administrateur associé de protection à l’UNHCR ; du commandant Hervé Ye, chef d’escadron du régiment d’infanterie commando de Kaya ; Éric Zoungrana, conseiller des affaires étrangères à la direction générale des affaires juridiques et consulaires, et Mariam Poussy, chargée de mission au ministère des Affaires étrangères.

La réinstallation du réfugié est du seul ressort du HCR, informe Mme Poussy

Se référant à l’article 11 de la loi portant statut des réfugiés au Burkina, Mme Poussy a déclaré que tous les réfugiés qui y sont régulièrement installés, bénéficient du même traitement que les nationaux. A ce titre, ils ont les mêmes droits que ceux reconnus ou garantis aux citoyens burkinabè. Elle a, entre autres, cité la liberté de religion et de culte, le droit à la propriété et au transfert des savoirs. Ils peuvent également jouir de la liberté d’association à condition que cette association ne serve pas de moyen pour mener des activités politiques à l’encontre de l’Etat burkinabè, son pays d’origine ou tout autre Etat.

La présente activité a bénéficié de l’accompagnement de l’UNHCR. Cette agence onusienne pour les réfugiés œuvre activement avec l’Etat burkinabè dans l’accueil et la gestion des réfugiés, essentiellement maliens, dans le cadre de la crise qui secoue la région du Sahel. A en croire le représentant adjoint du HCR, Maurice Azonnankpo, le Burkina enregistre à ce jour, plus de 22 000 réfugiés majoritairement constitués de femmes et d’enfants.

Le représentant pays du HCR au Burkina lors de la rencontre

Ce groupe cible occupe une place fondamentale dans la réponse de protection. L’Etat burkinabè, le HCR et ses partenaires leur apportent une réponse multisectorielle (droit d’accès à la justice y compris l’assistance judiciaire, la santé, l’éducation, les activités génératrices de revenus ou activités de subsistance). Cela passe par l’identification et l’enregistrement.

« Une fois qu’ils sont reconnus comme des réfugiés par l’Etat burkinabè, le HCR s’assure qu’ils reçoivent des documentations requises pour faciliter leur protection et leur libre circulation. Après l’enregistrement et la documentation, il y a l’accès aux services et à l’assistance. Bien évidemment, nous mettons l’accent sur l’inclusion de ces femmes et enfants dans les services nationaux », a expliqué M. Azonnankpo faisant allusion aux missions du HCR en ce qui concerne la réinstallation des réfugiés.

Les forces de défense et de sécurité ont assisté à la cérémonie d’ouverture

Les questions de lutte contre les violences basées sur le genre restent également fondamentales dans la réponse du HCR ainsi que la protection de l’enfance. Après avoir suivi les communications, soulevé des préoccupations auxquelles les panelistes ont apporté des éléments de réponses, les journalistes ont formulé des recommandations. Au HCR et à la CONAREF, il leur est demandé de communiquer davantage sur leurs activités respectives, d’être accessibles mais aussi et surtout maintenir allumée la flamme de la collaboration avec les journalistes.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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