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Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

Accueil > Actualités > International • LEFASO.NET • vendredi 28 mai 2021 à 15h17min
Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

C’est l’actualité africaine depuis le 24 mai 2021. La transition politique au Mali est en berne. Alors que tout semblait aller pour un retour à une vie constitutionnelle normale, les militaires ont décidé de revenir à un coup d’Etat normal. Le colonel Assimi Goïta a mis le président de la Transition et son Premier ministre « hors de leurs prérogatives » selon leurs propres termes, militaro-diplomatiques. Celui qui avait conduit le renversement militaire de Ibrahim Boubacar Keita vient de signer son deuxième coup d’Etat en l’espace de 10 mois. Il avait sa recette, les acteurs maliens et la communauté internationale lui ont servi les ingrédients. A moindre frais.

On se souvient encore de la manière dont le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK) avait été destitué. Après avoir été enlevés comme pour être placés en lieu sûr, IBK et son Premier ministre Boubou Cissé ont été internés et séquestrés pendant toute la nuit et les jours suivants, au camp militaire de Kati. Le président IBK qui voulait faire de la résistance avait fini par jeter l’éponge facilitant la tâche aux militaires.

Une déclaration préparée dans l’enceinte militaire et dans les conditions qu’on imagine aisément a finalement été lue par le concerné pour renoncer à sa charge présidentielle. Les militaires maliens venaient d’expérimenter un coup d’Etat militaire « moderne ». C’était le 18 août 2020. Dix mois après, ils viennent de récidiver.

Comme pour dire on ne change pas une stratégie militaire gagnante, le Mali est de nouveau sous un coup de force identique. Arrestations du président Bah Ndaw et de son Premier ministre Moctar Ouané, déportation à Kati dans la caserne à la réputation putschiste, pressions et tractations et finalement démission du président avec au passage la dissolution du gouvernement.

Le Colonel Goïta avait tout prévu

Inconnu de l’opinion publique, le colonel Assimi Goïta s’est révélé au monde le 19 août 2020 après la démission forcée d’IBK du pouvoir. « Je me présente : je suis le colonel Assimi Goïta, le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) » avait-il déclaré le 19 août lors de son premier contact officiel avec les journalistes.

Entre le 19 août et le 25 septembre (jour d’entrée en fonction du président Bah Ndaw), le colonel Goïta et son CNSP dirigent le Mali. Calme et réfléchi, il dégage une sérénité qui tranche avec le bouillant capitaine Amadou Haya Sanogo, cet autre officier qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré en 2012, inaugurant ainsi la crise politique qui court encore jusqu’aujourd’hui. Comme en 2012, les putschistes d’août 2020 ont été sommés de céder le pouvoir à un civil pour assurer la transition. Le colonel Assimi Goïta en cédant à cette injonction, réalisait un compromis à minima pour amadouer la communauté internationale. Mais la réalité était tout autre et nul ne pouvait l’ignorer. Le colonel confiait la présidence de la transition à un civil (supposé) sans lui donner le pouvoir.

Le Conseil national pour le salut du peuple, tirant sans doute leçon de l’échec des mésaventures du capitaine Amadou Aya Sanogo en 2012 et s’inspirant de la récente transition au Burkina Faso ont mis en place un plan qui contente la communauté internationale mais sans renoncer à leurs ambitions. Dans la Charte de la transition, il se taille un poste de vice-président assumé par le colonel Assimi Goïta en personne. Le vice-président a en charge les questions sécuritaires et de défense nationale et ne peut remplacer le président en cas d’empêchement contrairement à ce que les militaires avaient souhaité dans une première version de la charte. Une autre concession pourrait-t-on dire. Le 24 mai a révélé jusqu’où pouvait aller les prérogatives du vice-président.

Le Mali était donc dans une transition militaire saupoudrée de quelques présences civiles. Même le président de la Transition est mi-militaire, mi-civil. Il était évident que c’est le profil de militaire de ce dernier qui a milité à ce qu’il soit proposé par la junte. Le CNSP voyait en lui un allié, un frère d’arme. Plus qu’un civil, Bah Ndaw est un militaire de carrière qui, depuis le président Moussa Traoré dont il fut l’aide de camp, a assumé essentiellement des fonctions militaires avant de faire un passage bref dans l’exécutif en 2014 comme ministre de la défense dans le gouvernement du Premier ministre Moussa Mara. Colonel major à la retraite, son choix comme président de la Transition n’avait pas fait l’objet de discussion.

Il avait été proposé sinon imposé par le CNSP au comité mis en place pour désigner les autorités de Transition. Le CNSP avait proposé deux noms au comité à savoir le colonel major à la retraite comme président de la Transition et le colonel en activité comme vice-président. Mis devant le fait accompli, les autres membres du comité s’étaient tout simplement résignés. La communauté internationale impuissante a fait semblant de ne rien voir et tous ont félicité les militaires pour avoir mis en place une transition civile.

La formation du gouvernement ne dérogera pas à la volonté du CNSP. Tout en confiant la Primature à un civil, les militaires s’adjugent quatre ministères parmi les plus importants. Ils ont le portefeuille de l’administration territoriale, celui de la réconciliation nationale et bien entendu les postes naturels de la défense et de la sécurité. Avec un tel maillage, le CNSP avait fait le nécessaire pour détenir la réalité du pouvoir. A l’image du tandem Michel Kafando/lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, les divergences ne vont pas manquer dans l’attelage Bah/colonel Assimi Goïta.

Les autres acteurs pouvaient compter sur la réputation d’homme de droiture et intransigeant de Bah Ndaw pour ne pas être à la remorque du CNSP. Ils avaient vu juste car c’est la junte qui va déchanter. Le duo Bah/Goïta s’est transformé en duel. En témoigne, la longue liste de griefs égrenés par les militaires contre le président de la Transition juste après l’avoir démis. Divergence sur les poursuites contre les anciens dignitaires du régime déchu, divergences sur un audit portant sur la disparition de 1 230 milliards dans le cadre de la loi de programmation militaire, conflit de prérogatives entre le poste de Premier ministre et celui de vice-président, etc. La pression sur les autorités de transition en raison des remous socio-politiques, notamment la grève générale des travailleurs, a exaspéré les divergences entre leaders de l’exécutif. Cela s’est traduit au sein du gouvernement par des règlements de comptes entre le colonel major et le colonel.

La démission du gouvernement et la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale a donné l’occasion au président Bah Ndaw d’éjecter des ministres fidèles au vice-président, précipitant les évènements. En réaction, le président et son Premier ministre ont été mis aux arrêts quelques heures seulement après l’annonce du nouveau gouvernement. Le colonel Assimi Goïta venait de rappeler à tous que la transition qu’il a mise en place, était par essence militaire. Il a simplement remis les choses à l’endroit, malheureusement.

Un vent favorable venu du Tchad

Le Tchad est dirigé depuis le 20 avril 2021 par un général, fils de maréchal. Suite à la mort au front du « Maréchal du Tchad », le président Idriss Déby Itno, son fils Mahamat Idriss Déby a pris le pouvoir avec la bénédiction d’un Comité militaire de transition (CMT). Si le fils de Idriss Déby est accompagné par une junte de galonnés, son plus grand soutien vient de la communauté internationale. De l’Afrique à l’Amérique en passant par l’Europe, les dirigeants du monde ont fermé les yeux sur une prise de pouvoir outrageusement anti constitutionnelle.

Ils se sont non seulement gardés de condamner le coup d’Etat, ou même de le nommer tout simplement, mieux ils ont apporté leur caution à ce putsch en investissant le général Mahamat Idriss Déby lors d’une cérémonie d’obsèques et d’hommage au Maréchal Déby. Le président Macron, comme beaucoup de chefs d’Etats, s’est rendu à N’Djamena à l’occasion. Il a eu un entretenu avec Déby fils et lui a promis le soutien de la France. Les chefs d’Etats africains pour la plupart ont fait de même.

Collégialement les dirigeants du monde ont trouvé des arguments comme la situation sécuritaire et les circonstances du décès du président Déby pour s’autoriser une mise en parenthèse des principes démocratiques. Au niveau de l’Union africaine, les voix fermes contre le Conseil militaire de transition (CMT) ont été marginales au point que l’institution pendant plusieurs jours n’a pas été capable de condamner le coup d’Etat à plus forte raison d’envisager une quelconque sanction contre les militaires en dépit des violences meurtrières exercées sur les manifestants opposés à cette confiscation de pouvoir.

Le jeune opposant Succès Masra ne rencontre aucune oreille attentive auprès des chefs d’États et des organisations internationales. Et pourtant nombre d’observateurs, de l’expert en droit politique au simple citoyen, n’ont pas manqué de relever cette situation comme un grave précédant dans l’appréciation différenciée des coups d’Etat. Les faveurs faites aux militaires tchadiens apparaissaient en flagrante opposition à la fermeté que la communauté internationale avait voulu imposer aux militaires du CNSP lors de leur putsch d’août 2020 qui a mis IBK hors du pouvoir. Une pression avait été exercée sur les putschistes avec des sanctions allant jusqu’à des menaces d’organiser une expédition militaire de la Cedeao contre les putschistes maliens.

Le « mouta mouta » international avec la junte au Tchad ne pouvait qu’inspirer d’autres militaires en ce sens que l’attitude des chefs d’État et des institutions a révélé qu’ils pouvaient être accommodants et bienveillants avec des régimes militaires. C’est à la tête du putschiste qu’on juge de l’inconstitutionnalité de son action. La junte au Tchad et particulièrement le général Mahamat Idriss Déby bénéficient des bonnes relations que le maréchal Déby entretenait avec ses pairs africains et le président Macron. Les Burkinabè se souviennent qu’en 2015, le coup d’État du général Diendéré avait presque reçu l’onction de la Cedeao à cause de la figure de Diendéré et son bon réseau d’amis.

A part l’Union africaine qui avait eu une position de fermeté immédiate, la mission de la Cedeao avait avalisé le putsch pendant que les chancelleries occidentales se montraient attentistes avant que la pression de la rue ne les convainc de prendre le parti du peuple et de la démocratie. Les putschistes maliens ne semblent pas disposer des mêmes soutiens dans les instances africaines. Le seul soutien réel ou supposé de la Russie ne suffirait pas à accorder les mêmes faveurs au colonel Goïta qu’au général Mahamat Déby.

L’Union africaine, la France, l’Union européenne, les Etats-Unis, l’Organisation des nations unies, tous ont condamné le nouveau coup d’Etat au Mali. Elles n’excluent pas des sanctions contre les militaires. Ces sanctions d’ordre économiques, judiciaires ou diplomatiques semblent être les seules armes aux mains de la communauté internationale contre les coups d’Etat. Dans la situation du Mali, les menaces envisagées pourraient faire fléchir les putschistes si seulement les chefs d’États et les organisations parlent d’une même voix.

A l’interne, le coup d’Etat est diversement apprécié au Mali. En août 2020 déjà, une bonne frange de l’opinion malienne n’était pas opposée à une transition purement militaire. Les syndicats qui guerroyaient contre le gouvernement de Bah Ndaw ont presqu’approuvé le nouveau putsch puisqu’ils se sont contentés de « prendre acte » et même de suspendre leur grève. Avec un président civil ou militaire, la Transition sera ce que le colonel Goïta voudra qu’elle soit. C’est le message que les militaires ont voulu faire passer en mettant « hors de leurs prérogatives » le président et son Premier ministre. Tout indique que la raison du plus fort est la plus démocratique.

Abdoul-Aziz Wally
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 28 mai à 14:36, par TANGA En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Monsieur Wally, quand vous utilisez un titre comme celui de cet article, vous demandez vous ce que ça peut impliquer ? Bref,
    Les colonels sont arrivés par ce que le Mali ça n’allait pas et tout le monde le voyait sur les réseaux sociaux (les dérives du fils du président par exemple). Les colonels ont accepté mettre des civils au pouvoir pour aller vers une vie constitutionnelle normale.
    Voilà que ces civils se croient grandis par les différents contactes à l’extérieur et engagent un autre désordre. Alors, croyez vous que les militaires vont laisser faire ?
    A vous lire, on dirait que personne ne veut une vie constitutionnelle normale au Mali. C’est simple, prenez votre avion et allez y à koulouba au Mali dire ça à ASSIMI ; avant d’y arriver, chantez ça dans la rue. Bon voyage.

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  • Le 28 mai à 15:15, par songdo En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Le President Bah N’Daw et son 1er Ministre sont des traitres de la republique comment voyager en France avec les secrets du Mali.Ce sont des Nègres de maison.Vous pensez que la France cherche votre developpement,la France est en Afrique pour ses intérêts ,depuis quand un Blanc à aimer un Noir.Avec des Presidents pareils comment voulez que le terrorisme fini,Des traites qui vendent leur pays pour le pouvoir.

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  • Le 28 mai à 15:20, par SOULY N. Stéphane En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Bel article !! Je sais que les propos que je vais tenir dans ce post, vont blesser plus d´un, mais je m´en moque ! Laissons d´abord le Mali aux Maliens, mais pas à la communauté internationale ni à cette « Francafrique avec ses lèche-culs ». Si les rumeurs de divulgation de secrets militaires sont exactes, que la junte fasse passer le président de la Transition Bah N’DAW et son premier ministre Moctar OUANE en cour martiale !
    En quoi, tout un président de la République, bananière soit-elle, cette république… va en son âme et conscience vendre son pays à une puissance étrangère !? Combien lui a-t-on proposé pour son acte !? Toutes les anciennes colonies françaises NE PEUVENT RESTER le pré-carré de la France. Ceux qui sont à la tête des états africains et qui ne sont rien d´autres que des gardes-chiourmes des intérêts coloniaux et néocoloniaux doivent être balayés !
    Nous sommes les derniers de la planète malgré les richesses de nos sous-sols. Nous aurions tout vu dans ce fameux pré-carré français.
    - Les successions dynastiques ont toutes eu lieu avec la bénédiction de la France. (Gabon, Togo, Tchad)
    - Les potentats les plus cruels ont bénéficié du soutien français pour rester longtemps au pouvoir. (BOKASSA, MOBUTU, EYADÉMA, Blaise COMPAORÉ)
    - Les mouvements de libération ont tous été étouffés avec l´aide de la France. Les vrais patriotes, c´est à dire les défenseurs de la liberté et des intérêts des peuples AFRICAINSS, les promoteurs de l´unité africaine ont tous été assassinés plus ou moins avec l´aide d´officiels français. (Félix MOUNIÉ, Patrice LUMUMBA, Sylanius OLYMPIO, Thomas SANKARA).

    Au Mali, sous le régime du Panafricaniste Modibo KÉITA, ce sont les Français qui ont été à la base de sa chute. Ces mêmes Français ont voulu asphyxier l´économie guinéenne sous le régime du président Ahmed Sékou TOURÉ. Que n´a-t-on pas vu !? La rébellion Touarègue, qui l´a financée au départ !? Les régimes les plus corrompus en Afrique, sont ceux-là qui ont des liens forts avec la France.

    Si nous africains, sommes incapables de prendre notre destin en main, alors que nous acceptions le prix le plus fort ! Le dictat français doit disparaître, sinon nous ne connaîtrons ni paix, ni liberté ni démocratie, ni développement.

    Le colonel colonel Assimi Goïta est justement un homme qui dit non, quand il le faut.
    Combien de chefs d´état sont capables de faire ce que Thomas SANKARA a fait à Vittel en 1984 !? Tout récemment encore, le président Paul KAGAMÉ a délégué un ministre pour accueillir le président Emmanuel MACRON à l´Aéroport à Kigali. Voici un exemple á suivre.
    Pourquoi devons-nous toujours sortir les écoliers, les artistes, et mobiliser tout notre gouvernement, président de la République et premier ministre en tête pour accueillir un président de la République française, alors que nos chefs d´état quand ils sont en visite officielle en France…sont reçus dans l´indifférence totale !? Souvent même par un sous ministre, ou un simple directeur de cabinet ! Quelle honte !? Combien sont-ils à aller en France, une fois élu !? Ils se précipitent d´aller voir leurs maîtres blancs avant d´être installés officiellement dans leurs nouvelles fonctions !?
    C´est cela le complexe nègre ! Toujours docile, toujours prêt à suivre son ancien tortionnaire. Nos chefs d´état sont tendres, drôles, ou même parfois bêtes avec l´ancienne colonie, mais ils deviennent féroces face à leurs peuples ! Justement le colonel Assimi Goïta est bien différent ! Il ne fait rien juste pour plaire à ces forçats impérialistes !
    N. Stéphane SOULY

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  • Le 28 mai à 15:27, par Sacksida En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    D’abord, le Colonel Assimi Goita et ses compagnons depuis Aout 2020 ont fait des concessions et donne les preuves de leur bonne foi pour que la Transition Democratique Malienne se deroule dans de bonnes conditions tel que la Communaute Internationale et Africaine l’on exige. Cependant, dans la pratique le President Transitaire et son 1er Ministre n’ont pas voulu respecter les termes de la Charte en ce qui concerne le perimettre des responsabilites du Vice President. Donc, c’est la consequence logique de ces manquements qui ont conduits a la reprise en mains des affaires de l’Etat par le groupe d’officiers patriotes maliens ; n’en deplaise aux courants francafricains et neocoloniaux qui pensent que la dignite bien sur du Peuple Malien peut se vendre a Paris contre un avenir politique comme le President Bah N’Daw et Moctar ont tente de le faire en s’ecartant des prerogatives de la Charte a eux tous confie. L’on ne peut que souhaiter beaucoup de courage au President Assimi Goita et ses compagnons pour conduire dans le calme et la determination cette Transition a bon port. Tant pis pour les neocolonisateurs, l’imperialisme et tous leurs laquais ou valets locaux. Dieu veille sur le Mali. Salut.

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  • Le 28 mai à 15:30, par SOME En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Merci Wally pour ton article quin fait preuve d’une approche qui tente d’etre objective (contrairement a un certain Sana). Cette fameuse communaute internationale, cette Cedeao croupion, cette union africaine esclavagiste, etc on les voit.

    « Hymne du Wassoulou »,

    Si tu ne peux organiser, diriger et défendre le pays de tes pères, fais appel aux hommes les plus valeureux ;
    Si tu ne peux dire la vérité, en tout lieu et en tout temps, fais appel aux hommes les plus courageux ;
    Si tu ne peux être impartial, cède le trône aux hommes justes ;
    Si tu ne peux protéger le fer pour braver l’ennemi, donne ton sabre de guerre aux femmes qui t’indiqueront le chemin de l’honneur ;
    Si tu ne peux exprimer courageusement tes pensées, donne la parole aux griots.
    Oh Fama ! Le peuple te fait confiance, il te fait confiance parce que tu incarnes ses vertus
    .”

    C’est un enseignement pour les leaders de tout âge. tous les dirigeants doivent s’en inspirer, en toute sincérité. « Si tu ne peux, alors « Dégage ! »
    SOME

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  • Le 28 mai à 15:44, par Vérité Indiscutable En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Il est complèment faussé de comparer ce qui se passe au Mali avec le Tchad ou le putch de Djendjéré. Comme c’est une opinion, vous pouvez dire ce que vous voulez mais c’est complètement faux.
    Je me demande pourquoi les gens aiment analyser les situations sans poser les vraies questions ?
    Dans le cas du Mali, la question est : "Pourquoi ce coup de force est arrivé ?"
    Durant notre transition Michel KAFANDO, du fait même d’être élu à l’amiable par tous les acteurs de la Société Civile, ne pouvait pas décider tout seul ; autrement ZIDA aurait fait la même chose de GOITA.
    Sachons raison garder !!!!

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  • Le 28 mai à 16:20, par songdo En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Quittons le Franc CFA et vous verez que le terrorisme ,la pauvreté va finir.La France nous fait du chantage avec la monnaie Nazie.

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  • Le 28 mai à 16:38, par songdo En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Mr Souly attendez ,vous verez que la CEDEAO va bander ses muscules sur ordre de la France pour sanctionner nos frères maliens,on a vu au Burkina avec le coup d’Etat de Diendiéré,le President Hollande de la France à cautionner.La France est un pays camelion.Les Présidents vont se réunir dans quelque jours,ils attendent le feu vert de la France.

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  • Le 28 mai à 19:17, par Mninda En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Ce qui est encore plus regrettable ,c’est les éditoriaux de nos quotidiens sur cette affaire du MALI . Visiblement, nos journalistes locaux ne font pas le recul nécessaire par rapport au comportement néocolonial de la France . Ils se sont laissés tellement formatés par l’esprit français qu’ils ne comprennent pas l’évolution de l’Afrique .
    Honnêtement depuis des années , moi même ,je croyais que la France aidait nos états . Mais à l’analyse aujourd’hui, il faut reconnaitre ,que la France fait tout pour que nos états ne s’émancipent pas d’elle . Et certaines personnes ont bel et bien raison de suspecter la France de ne pas jouer franc jeu dans sa contribution à la lutte contre le terrorisme dans les pays du SAHEL . Sinon, comment est-il possible par exemple ,que de longues colonnes de terroristes puissent se déplacer de village à village pour aller massacrer nos populations civiles ,sans que la France avec ses moyens sophistiqués de surveillance ne puisse pas les voir ,et intervenir, soit pour alerter nos états pour qu’ils prennent des dispositions pour les contrer ,soit que elle même envoie ses avions militaires pour les stopper et neutraliser net ?
    Non, la France n’est du tout honnête et le seul langage qu’elle comprend ,c’est en effet celui du RWUANDA.
    Pourquoi l’Angleterre n’a pas de problèmes avec ses ex colonies . Allez voir dans les pays anglophones et vous verrez, que le Royaume Uni ne se mêle pas de leurs affaires internes .
    En tous cas ,il est temps que nos états adoptent l’attitude du RWUANDA et que les rapports avec la France soit d’égal à égal . Malheureusement avec des présidents comme les ALASSANE et consorts ,on n’est pas sorti de l’auberge français .
    Alors jeunesse africaine, patriotes civils et militaires, peuples africains à nous tous de jouer pour nous libérer et nous faire respecter Chapeau bas ,internaute Stéphane SOULY

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  • Le 28 mai à 22:10, par Passakziri En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Le problème du Mali ce n’est ni la France ni la CEDEAO ni l’ONU.
    Le problème du Mali, ce sont les maliens , cesont les intellectuels africains au gros mots . Quand ca nous arrange nous parlons de l ’impérialisme, quand ca nous arrange pas , nous mendions l’impérialisme. Quand ca nous arrange, nous quémandons l’aide des occidentaux au lieu de tabler sur nos propres forces, quand ca ne nous arrange pas, nous la fustigeons. Bref le problème du Mali et de l’afrique c’est notre égoisme individuel ; Qu’on se nomme Goita, Somé ou Diabouga.
    Mais certains trouverons les moyens de comparer les situation au Tchad et au mali, alors que ce sont bien deux situations incomparables. Pendant que des milliers de soldats tchadiens défendent l’intégrité territoriale au Mali, aucun soldat malien n’est mort pour défendre l’intégrité territoriale du Tchad. Pendant que les généraux tchadiens sont toujours au front avec leurs hommes de rang, les officiers supérieurs maliens se battent dans les salons feutrés de Kati et Bamako.

    Passakziri

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  • Le 29 mai à 07:47, par Sacksida En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Ecoutez nos problemes internes sont des difficultes qui nous regardent ; que la France nous laisse en Paix et que nous ayons des relations respectueuses et des respects mutuels. Depuis l’esclavage, la colonisation et la neocolonisation qu’est ce que la France n’a pas fait ? Nos Leaders patriotes depuis des decennies ont ete assassines sur l’instigation de la France avec la traitise des Valets ou Laquais locaux ; meme dans le terrorisme le role de cette France neocolonialiste est troublante car le double jeux est manifeste. Prenons la question du Francs CFA pendant la CEDEAO se prepare a realiser l’ECO, elle tropille le projet a travers des negres de maison Alassane Ouattara. Il faut etre naif et penser la Presence Francaise en Afrique est pour nos beaux yeux d’Africains. Non c’est pour ses interets et elle est prete a tuer pour garder la main mise sur les ressources economiques de l’Afrique. La seule solution est une Revolution Africaine pour prendre notre destin politique, economique et bien sur monetaire en main. Thomas Sankara a donne la voie et il reste aux pays africains de s’unir dans la lutte de liberation politique et economique. Salut

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  • Le 29 mai à 08:00, par JeLe Benito En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Toi petit président de transition, on te fait venir pour conduire le pays aux élections. Tu penses que tu es grand quelqu’un. Tu prends des informations sur ton armée pour aller donner à ton petit frère. Tu n’as pas honte. Tu te ridiculise et tu fais insulter le peuple malien courageux. Tu oublies même ce qu’ils ont enduré. C’est mal. C’est méchant.
    Je pense qu’ils doivent passer en cours martial et les dégrader de leurs anciennes qualités.
    CHERS PRÉSIDENTS FRANCOPHONES N’AYEZ PAS PEUR DE VOTRE POPULATION MAIS DE DIEU QUANT MÊME.

    VIVE LE PEUPLE MALIEN DÉBARRASSÉ DE RESPONSABLES MOUTONS
    VIVENT LES DIRIGEANTS LUCIDES ET NON" LES GUIDES ECLAIRES COMME DANS LE TEMPS" EN AFRIQUE FRANCOPHONE.

    MODÉRATEUR JE TE VOIS

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  • Le 11 juin à 14:44, par Burkiindi En réponse à : Mali : Le Colonel Assimi Goïta signe le retour à un putsch normal

    Force à toi Assimi Goïta. Faire ce que tu fais en ce moment cest vraiment etre courageux et surtout patriote. C’est dommages que nos chefs d’Etats ne puissent pas suivre ton exemple.

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