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Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • dimanche 23 mai 2021 à 22h44min
Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

Des propriétaires terriens de la commune rurale de Komsilga, province du Kadiogo, ont rejeté le samedi 22 mai 2021, les réformes foncières annoncées par le gouvernement. Regroupés autour de l’association Bayir-Tilgré, ils appellent plutôt à la concertation. C’était au cours d’une rencontre avec la presse organisée à cet effet.

Les réformes foncières annoncées par le gouvernement continuent de faire de gorges chaudes. Après que des propriétaires terriens de Pabré et de Saaba les aient rejetées, c’est au tour des propriétaires terriens de la commune de Komsilga, province du Kadiogo, région du Centre, d’enfourcher la même trompette. Au cours d’une rencontre avec les médias, ces propriétaires terriens ont fait savoir que le scénario tel qu’envisagé par le gouvernement les inquiète. Pour cause, les nouvelles réformes fouleraient au pied leurs droits de propriété.

Abel Tapsoba, secrétaire général de l’association Bayir-Tilgré

Pour le secrétaire général de l’association Bayir-Tilgré, Abel Tapsoba, la loi 034 de 2012 est claire sur le droit des propriétaires terriens de disposer librement de leurs terres. C’est donc avec lucidité selon lui, qu’ils gèrent le reste des terres que leurs parents les ont léguées. Il poursuit en indiquant que ce serait une injustice criarde que de vouloir les déposséder de leurs terres. Cela donnera raison selon lui à ceux qui ont vendu les leurs aux plus riches. Lui et ses camarades restent convaincus que la démarche du gouvernement a un seul et unique objectif. Il s’agit de les ramener en arrière pour mieux abuser de leurs droits.

Naaba Sanem de Nasouteinga craint que la nouvelle formule du gouvernement ne crée des problèmes sérieux

L’autre fait, ces propriétaires terriens disent avoir opté d’adhérer aux projets immobiliers présentés. Certains ont même déjà pris des avances. Au regard de tout cela, ils appellent le gouvernement à la concertation avant toute prise de décision. Pour Naaba Sanem de Nasouteinga, le gouvernement doit laisser les propriétaires terriens disposer de leurs terres comme ils veulent. Il a bien peur que la nouvelle formule du gouvernement ne crée des problèmes sérieux. En attente d’une réponse du gouvernement, ils rejettent en bloc les reformes foncières telles qu’annoncées.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 22 mai à 20:51, par A qui la faute ? En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Personnellement je fais plus confiance aux chefs et aux populations bien que analphabètes, par rapport aux gouvernement. Les politiciens se sont goinfrés au 1/4 de tour en vendant des parcelles, en déguerpissant les populations par coup KO.

    Ne les laissez pas faire. Il n’ y a pas pire que ceux dirigent le pays.
    - Regardez la zone du projet ZACA : depuis 20 ans que les terres sont prises, la zone n’est toujours pas battie. Ils n’ont en fait, aucun projet important, c’est juste pour spéculer sur la terre.
    - Regardez le tout premier arrondissement de Ouagadoudou, Bilbalgo n’est même pas encore à 50% urbanisé. Même pas la terre rouge, n’en parlons pas de goudron dans les six mètres, complètement délabrés pleins de moustiques avec des odeurs dont Ouagadougou a le secret.
    Vous n’avez même pas fini de régler ce problème et vous voulez prendre les champs des villageois !

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    • Le 23 mai à 05:31, par Oasis En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

      Il faudrait savoir ce que vous voulez finalement ! Tout le monde chante que le prochain conflit sera foncier...et qu’il est temps que le gouvernement mette le holà à cette braderie des terres. On dénonce les mêmes sociétés immobilières, crie sur tous les toits que la terre appartient à l’état, et vous êtes encore les premiers à crier lorsqu’on veut aller vers une réforme. Si les aïeux avaient vendu les terres de la sorte, il n’en resterait plus pour la nouvelle génération ! Je trouve bizarre qu’il n’y ait que des bonnets rouges dans l’assistance. Depuis quand le chef du village aurait-il plus de droit sur des terres, que le pays qui a légitimé son installation dans une zone donnée ??!

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  • Le 22 mai à 20:58, par Welore En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    J’espère bien que le gouvernement verra clair dedans. Tu prend 50km à partir de la fin des zones loties tout est morcelé et vendu. Ça ne devrait pas continuer. Et pour un fois je suis d’accord avec Beneriibo. Il faut arrêter tout cela. Rassurez vous avec les cimetières déjà pleins je dis bien tous les cimetières de Ouagadougou, que ferons nous avec nos devanciers ? Il faut bien leur trouver un lieu de repos.
    Où construirons nous les hôpitaux, écoles et les casernes ?
    Je comprends bien que ce mouvement vise simplement à mettre la pression sur l’état pour obtenir compensation financière mais cette réforme est la bienvenue. Si vous souhaitez une compensation formuler la clairement sinon dans quel État sérieux la terre appartiendrait à un propriétaire terrien ? J’aurais bien voulu qu’elle appartienne aux producteurs.
    Soutien total monsieur Beniriibo !
    Les gens sont manipules.

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  • Le 22 mai à 22:15, par Mkak En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    L’argument des avances ressemble étrangement aux charges de credit des bénéficiaires du fond commun hein.

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  • Le 23 mai à 06:08, par paul En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Comme le disent certains, on va chier des point.. dans ce pays. Tout le monde veut spéculer sur les terres de leurs ancêtres à commencer par ces bonnets rouges. Est ce qu’un pays peut se développer ainsi ? Demain, vos enfants de Komsilga vont cultiver quoi pour manger ? Combien de projets sont réellement des projets immobiliers sérieux ? En réalité, très peu car ce sont de simples spéculateurs en parcellant les terres et les revendre à coût de milliards et vous les chefs êtes largement complice de cet état de fait pour quelques sous.

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  • Le 23 mai à 07:34, par Papa En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Arrêtez cette histoire de propriétaires terriens car la terre du Burkina-Faso appartient à tous les citoyens Burkinabè. Sur quelle base vous vous auto-proclamez propriétaires du bien de tous les Burkinabè ? ? Même si vos arrières parents ont occupé ces terres pour leur culture cela ne fait pas de vous les propriétaires de ces terres .Sachez une bonne fois pour toute que la terre du Burkina-Faso appartient à tous les Burkinabè qu’elle que soit son ETHNIE .Soutient total à Me SANKARA pour que la terre revienne à l’état .

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  • Le 23 mai à 07:58, par Sacksida En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    D’abord, le domaine du foncier est tres important et cruciale pour les popuations et pour l’avenir bien sur des generations futures. Le gouvernement doit bien sur continuer vigoureusement la reforme pour mettre fin aux speculations foncieres et l’exploitation et la vente ehontee des champs aux promoteurs dits immobiliers de conivences avec lesdits proprietaires terriens. La terre doit devenir propriete exclusive de l’Etat Burkinabe. De meme, les parcelles bien sur detournees doivent etre retirees et mis en vente a ceux qui n’en ont pas ; car comment comprendre que des gens utilsent leurs fonctions de service publcs pour s’octroyer des milliers de parcelles au detriment du reste du peuple ? Courage donc aux cadres et bien sur a la Commission Nationale de Reformes Foncieres Hurbaines et Rurales. La terre est une creation de Dieu et il n’appartient pas bien sur a des pretendus proprietaires de s’en accaparer au detriment des generations futures et des citoyens qui n’en ont pas. Salut.

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  • Le 23 mai à 08:21, par Oh que non ! En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    J’ai l’impression que ce gouvernement pense que tout passe par la force. Depuis quelques temps, toutes ses réformes sont contestées. Parce qu’il reste dans des bureaux calfeutrés, décide unilatéralement et sort juste pour mettre en application. Sous la révolution de Thomas Sankara, cela a pu passer, mais c’est cela surtout qu’on lui a reproché à la fin : la gestion autocratique. Il s’est retrouvé seul, abandonné par ceux dont il défendait la cause, parce que ces derniers n’avaient pas été associés.

    Ici, les indélicats ce sont les sociétés immobilières. Au lieu de les mettre au pas et leur imposer le respect de leurs engagements, c’est sur les propriétaires terriens que le gouvernement veut taper. Si les sociétés immobilières construisaient avant de revendre, l’offre en logement serait suffisante et nul ne s’en plaindrait. Mais ces sociétés s’accaparent des terres, les bornent et revendent en l’etat. Au vu et au su du gouvernement. Dont la seule réaction c’est d’exproprier les propriétaires terriens. Quel paradoxe !

    Il faut que le gouvernement en place comprenne que l’insurrection, du point de vue des populations, n’a pas juste eu pour objectif de chasser le régime de M. Compaore pour l’installer. Les populations aspirent à une façon de gouverner, qui les associe à toutes les décisions qui ont un impact sur leur vie quotidienne.

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    • Le 24 mai à 13:29, par Oh que si En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

      Sankara n’a pourtant jamais été seul : comme depuis Saye Zerbo, l’armée a fait son coup d’état et les populations ont été mises devant les faits accomplis. A l’époque, il n’y avait pas internet encore moins Facebook...
      Quant à ces fameux propriétaires terriens, je suis tout à fait d’avis avec la décision du gouvernement de revenir au système de d’avant : en réalité, c’est Blaise Compaoré, en voulant s’attirer l’allégeance et la sympathie des chefs coutumiers, leur a donné ce pouvoir féodal...
      Dans un pays sérieux, la terre appartient à l’Etat.
      Dieu bénisse le Burkina !

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  • Le 23 mai à 09:39, par Jean MOULIN En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    C’est vrai que le droit de propriété est un droit constitutionnel mais "les propriétaires terriens" ont-ils des documents qui attestent leurs droits ?

    Pour un climat serein, je suggère aux autorités de prendre langue avec "les propriétaires terriens" et les promoteurs immobiliers et le résultat soit rendu public pour que le peuple soit situé une bonne fois.

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  • Le 23 mai à 09:59, par figo En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Disposer librement de la terre de ses ancêtres, ce n’est pas vendre cette terre à des individus cupides. La terre appartient à vos ancêtres, à vous et à vos descendants. Pourquoi vous arrogez-vous le droit de la dilapider ? De quoi hériteront vos enfants et petits enfants ? De quoi vivront ceux qui ne savent pas faire autre chose que cultiver ? Ce sont les mêmes qui vont appeler à l’aide dans quelques années quand ils auront fini de dilapider les sous de leur forfait. J’aurai compris si les chefs de terre et les têtes couronnées se battaient pour préserver la terre de leurs ancêtres, mais se battre pour la vendre... c’est pathétique.

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  • Le 23 mai à 13:08, par IBN ISSIAKA OUTOUPHE TRAORE En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Il faut que l’état puisse avoir un plan de développement de toute les villes du Burkina au lieu que les immobiliers imposent leurs plan de développement C’est à dire après une étude environnementale, une étude socio-économique, une étude pedologique bien menées qui permettront de définir les emplacements des services sociaux de bases(écoles, hôpitaux, réserves vertes ou parcs de repos et de détentes, marchés, station, zones de productions maraîchères, d’élevage, terrains de sports, lieu de celebration ceremonies ....), les types d’infrastructures réalisables (immeubles, routes, ponts) Ainsi chaque promoteur va respecter. Si le promoteur peut réaliser ces infrastructures alors qu’il s’engage. Au lieu de vendre seulement des lopins de terres et se dire promoteurs immobiliers. Cela semble être idéaliste mais il le faut pour éviter de créer des villes avec de futurs nouveaux pauvres, sans sécurité, des villes sans routes, sans infrastructures........

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    • Le 24 mai à 08:04, par Petit MOSSI En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

      Parfaitement d’accord avec vous Mr Ibn Issiaka O. Traore.
      L’Etat a confier l’urbanisation de nos villes et villages à ces commerçants d’un autre genre.
      Maintenant que pour avoir un lopin de terre pour un commissariat, une gendarmerie ou une école l’Etat doit payer, il sait maintenant que des reformes sont nécessaires.
      La politique d’urbanisation de nos villes doit être tracée par l’Etat et imposée aux promoteurs immobiliers, vous verrez alors que seulement les plus sérieux et les plus viables seront toujours de la partie.
      C’est bien dommage qu’une cité soit tracée sans école, sans dispensaire, sans centre de loisir, sans cimetière, juste parceller des lopins de terres et vendre pour se faire du bénef.
      Ou irons nous
      Allons seulement

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  • Le 23 mai à 19:53, par Sacksida En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    D’abord, c’est quoi l’autocratie ? Ca signifie un regime politique ou un seul individu detient le pouvoir. En tant que quelqu’un qui a vecu la Revolution Democratique et Populaire du 4 Aout 1983 au 15 octobre 1987, je m’inscris totalement en Faux sur des allegations tendant a presenter la boucherie d’octobre 87 comme la consequence d’une Autocratie ? Non. C’est bien sur plus complique que cela car cette revolution etait bien organisee, meme si elle n’etait pas tres parfaite. En dehors du CNR, il y’avait le gouvernement ou chaque ministre etait responsable de son departement. Le Pouvoir Revolutionnaire Provincial, les Comite de Defense de la Revolution geographiques, les CDR de services et les Comites des Secteurs Ministeriels etc. Une structuration Democratique Centrale ou chacun jouait le role dans son perimettre de responsabilites. En outre, concernant les justes mesures de reformes agraires et foncieres rendant la terre propriete de l’Etat Burkinabe ; les lotissements a grandes echelles de quartiers, les contructions des Citees du 4 Aout accessibles a toutes les categories de travailleurs, la fixation des loyers moderes etc ont ete des mesures salutaires pour le peuple Burkinabe. Ceux qui etaient contre sont justement ces forces sociales retrogrades ; et speculateurs immobiliers meme si a ce temps ils etaient moins nombreux qu’aujourd’hui. En conclusion ceux qui ont perpetre le Coup d’Etat opportuniste et reactionnaire allies aux forces neocoloniales et bien sur imperialistes le 15 octobre 1987 l’ont fait contre la liberation politique et economique du Burkina Faso et de l’Afrique. Les arguments fallacieux et ridicules ne tiennent pas la route face a la realite de la lutte entre bien sur deux conceptions opposees : Les vrais Revolutionnaires qui voulaient continuer la defense des interets du Peuple et les contre-revolutionnaires qui etaient presses de jouir des avantages financiers et materiels du Pouvoir. Salut.

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  • Le 23 mai à 21:33, par Ka En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    En regardant ces propriétaires terriens, je confirme qu’il y a des faits qui sont validés par les historiens et qui n’apparaissent pas dans l’histoire de notre pays telle qu’on enseigne à la jeunesse et qui reste ignorée de l’opinion publique.

    Le premier acte qui me vient a l’idée avec ses propriétaires terriens qui défi l’état, pourtant l’état est propriétaire de toute la terre du Burkina, ceux qui ont écrit l’histoire sont disqualifiés, et il faut réécriture notre histoire et l’enseigner a ceux qui prétendent êtres propriétaires des terres. Et pour moi, nos historiens sont tous disqualifiés sur le mensonge originel dans lequel repose notre histoire.

    Si on devait corriger l’histoire, et faire comprendre à ses prétendants terriens qu’il y a eu une passation de pouvoir terrien qui appartenait à une royauté et a l’état, il faut les rappeler la résistance des populations de Bani-Volta face à la pénétration coloniale qui a pris tout son sens et devrait trouver une place de choix dans notre histoire nationale à côté du refus de Boukary Koutou de mettre son royaume sous la botte des Français. Cette résistance bwa permet non seulement de montrer une résistance armée qui infligea des défaites à l’ennemi mais surtout de faire l’histoire non des têtes couronnées mais aussi celle du peuple bwa. Et si la terre de notre chére patrie appartienne à cette royauté dominé aujourd’hui par l’état qui a pris la place, on devait voter une loi pour bannir ces propriétaires terriens dits des chefs coutumiers ventriloques qui revendent leurs terres a des charognards d’immobiliers.

    Avec ce qu’on voit comment ces chefs coutumiers alimentaires défi l’état, je comprends pourquoi l dans son discours à la nation du 11 décembre 2019, le président du Faso appelait à une réécriture de l’histoire du Burkina. On se serait attendu à ce qu’une telle proposition suscite de la réflexion dans l’opinion ou dans le cercle des historiens mais il n’en a rien été. Pourtant, il nous semble qu’une telle entreprise n’est pas une sinécure et elle devrait mobiliser des ressources humaines de qualité, des ressources financières et beaucoup d’années de travail, pour que les Burkinabé sachent qu’on est tous égaux : Et pour cela, nous avons besoin d’une catharsis nationale sans tabous, il faut mettre sur la table la naissance ethnique de ce Faso, entrer dans sa sociologie ethnique et arriver probablement à la conclusion que tous les 63 ethnies du pays ont les mêmes droits et devoirs dans cette République. Il me semble que certains Burkinabé pensent hélas qu’ils sont détenteurs du titre foncier de notre pays, comme si les autres étaient de manière circonstancielle des faire-valoir ou des citoyens de seconde zone.

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  • Le 23 mai à 21:49, par Passakziri En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Vous semblez connaitre plus de détails des reformes décriées que le commun des mortels si elles vous dérangent tant. Ce qui est frappant c’est que des groupiscules qui s’expriment ces derniers jours, ce sont des supposés propriétaires terriens des alentours de la capitale, tandis que ceux du restant du pays sont sereins.
    Alors si les reformes dérangent seulement une minorité, le gouverement ne peut pas les arrêter, et même si elles concernaient une majorité et que le gouvernement les trouvait nécésaires , il devrait les poursuivre, sans se laisser intimider par les ménaces implicites de personnes qui semblent être des marionettes. Si les reformes sont appliquées aujourd’hui , il y’aura des problémes pour une minorité, par contre si par hasard elles ne sont pas menées, nous aurons très bientôt de plus grands problémes pour un nombre encore plus important et peut-être toute la nation, parce que les terres appartiennent( à ma connaissance ) géneralement à des familles et pas à des individus, sur leplan traditionnel. Le patriarche gére ces terres au nom de toute la famille en songeant à garantir une certaine équitée. Malheureusement , certains ont baffoué ces traditions face à l’odeur de l’argent rapide et se sont mis à vendre les terres de leurs ancêtres ( du moins que leurs ancêtres exploitaient ) , sans concerter le reste de la famille ; Pensez-vous que les enfants de vos cousins et oncles exploiteront quelles terres pour leur survie quand vous aurez finit de dilapider l’argent facile des terres que vous vendez comme des poulets aujourd’hui ? pour ceux qui ont pris une avance, je ne sais pas où se trouve le probléme : Il faudra négocier avec les partenaires pour trouver une solution à l’amiable, ou leur céder ces terres à leurs risques, puisque l’Etat ne peut pas non plus laisser faire dans les lotissements privés.
    Alors revenez à la raisonet laissez le gouvernement faire ce qu’il doit faire pour remettre de l’orde, sinon beaucoup de nous sommes conscients qu’à l’allure où vont les choses, nos lendemains risquent d’être mouvementés.

    Passakziri

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  • Le 23 mai à 21:50, par Gohoga En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Oh que non. Quel propriétaire a été tapé ? On est à la phase de création des commises de reflections. Soyez honnête un tout petit peu. Si non on prendra au sérieux.

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  • Le 24 mai à 08:21, par Belo En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Ce qui se passe dans la commune de komsilga actuellement est très préoccupant. Des zone loties, depuis plus de 15 ans on revient faire un autre lotissement sur ce qui est déjà fait. Pourtant les gens on déjà investi sur leur parcelle (a kienfangin derrière la station au bord du goudron). A Bassyam des réserves administratives ( a côté du parc de vaccination des animaux) sont parcellées, il y a moins d’un mois de cela pour être utilisées à des fins inconnues. C’est très grave, ce qui se passe dans cette commune. J’interpelle nos autorités à mener une enquête pour mettre la lumière sur ces faits. Comment un lotissement qui est fait de plus de 15 ans , les gens ont même déjà construit , vous venez reprendre pour créer des parcelles pour je ne sais quoi ? Ou allons nous ????? Nous sommes dans quel pays ? Une maison peut elle être déplacée ? En tout cas, tout le monde comprenda la suite si nos autorités ne cherche pas à résoudre cette situation.

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  • Le 24 mai à 09:06, par Ka En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    En regardant ces propriétaires terriens, je confirme qu’il y a des faits qui sont validés par les historiens et qui n’apparaissent pas dans l’histoire de notre pays telle qu’on enseigne à la jeunesse et qui reste ignorée de l’opinion publique.

    Le premier acte qui me vient a l’idée avec ses propriétaires terriens qui défi l’état, pourtant l’état est propriétaire de toute la terre du Burkina, ceux qui ont écrit l’histoire sont disqualifiés, et il faut réécriture notre histoire et l’enseigner a ceux qui prétendent êtres propriétaires des terres. Et pour moi, nos historiens sont tous disqualifiés sur le mensonge originel dans lequel repose notre histoire.

    Si on devait corriger l’histoire, et faire comprendre à ses prétendants terriens qu’il y a eu une passation de pouvoir terrien qui appartenait à une royauté et maintenant a l’état, il faut les rappeler la résistance des populations de Bani-Volta face à la pénétration coloniale qui a pris tout son sens et devrait trouver une place de choix dans notre histoire nationale à côté du refus de Boukary Koutou de mettre son royaume sous la botte des Français. Cette résistance bwa permet non seulement de montrer une résistance armée qui infligea des défaites à l’ennemi mais surtout de faire l’histoire, et non des têtes couronnées mais aussi celle du peuple bwa. Et si la terre de notre chère patrie appartienne à cette royauté dominé aujourd’hui par l’état qui a pris la place, on devait voter une loi pour bannir ces propriétaires terriens dits des chefs coutumiers ventriloques qui revendent leurs terres a des charognards d’immobiliers.

    Avec ce qu’on voit comment ces chefs coutumiers alimentaires défi l’état, je comprends pourquoi l dans son discours à la nation du 11 décembre 2019, le président du Faso appelait à une réécriture de l’histoire du Burkina. On se serait attendu à ce qu’une telle proposition suscite de la réflexion dans l’opinion ou dans le cercle des historiens, mais il n’en a rien été. Pourtant, il nous semble qu’une telle entreprise n’est pas une sinécure et elle devrait mobiliser des ressources humaines de qualité, des ressources financières et beaucoup d’années de travail, pour que les Burkinabé sachent qu’on est tous égaux : Et pour cela, nous avons besoin d’une catharsis nationale sans tabous, il faut mettre sur la table la naissance ethnique de ce Faso, entrer dans sa sociologie ethnique et arriver probablement à la conclusion que tous les 63 ethnies du pays ont les mêmes droits et devoirs dans ce Faso. Il me semble que certains Burkinabé pensent hélas qu’ils sont détenteurs du titre foncier de notre pays, comme si les autres étaient de manière circonstancielle des faire-valoir ou des citoyens de seconde zone.

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  • Le 24 mai à 09:13, par sanou paul En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Salut,
    vous voyez le comportement de ces bonnets rouges me donne la honte.
    Ces coupeurs de route (les promoteurs immobiliers) sont des vendeurs de parcelles. Comment l’Etat peut il laisser ces vendeurs de parcelles continuer à spolier la nation et les propriétaires terriens.
    Juste vous dire que ces bonnets rouges, agissent sous les ordres de ces vendeurs de parcelles , ces coupeurs de route communément appelés immobiliers. Ces immobiliers veulent manger à tout pris, et ils n’ont jamais eu honte.
    Pourquoi laisser ces individus continuer de vendre notre terre.
    Un mot aux propriétaires terriens ; si vos baba et vos papa avaient vendu la terre, b$vous ne serez pas là aujord’hui. Mais ce spropriétaires terriens, c’est le vendre . Manger et mourrir avec les bendictions des immobiliers.Que ces bonnets rouges se demarques

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  • Le 24 mai à 09:59, par DJIGOS En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Bonjour chers tous,
    juste une petite contribution.
    que se soit l’état, la commune ou les soit disant propriétaires ancestraux des terres ; la terre appartiendra toujours à une personne (morale ou physique).
    a mon sens, le problème ne réside donc pas à l’appartenance mais plutôt à sa gestion. il serait par conséquent utile de parler des conditions accès, d’utilisation et d’exploitation de manière à ce qu’aucune couche ne se sente lésée.
    je souscris à l’idée de définition des TUS (Types d’Utilisation des sols) de sorte à ce que tous, soi disant propriétaire terrain, met sa terre en valeur ou la cède à un prix fixe à qui peut et veux la mettre en valeur dans des conditions connues de tous.
    en cela nous pourront reconnaitre le titre de propriété de toute personne propriétaire reconnu par la loi ou la société.
    nous somme disposés à accompagner les reformes utiles pour tous.
    vive l’unité de la nation Burkinabè

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  • Le 24 mai à 10:19, par lewang En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Ca montre encore que les reformes sont nécessaires. Si vos devanciers avaient vendu les terres de cette façon, allez vous disposer encore quelque chose pour vendre ? L’état ne doit regarder ces genres de pression qui ne sont que égoistes. La terre appartient à l’état : un point c’est tout ! Si le gouvernement perd cette bataille de reforme, il aura perdu toute autorité.

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  • Le 24 mai à 11:09, par Le baobab En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    A ce rythme si l’Etat n’impose pas un plan de développement de nos ville,on n’aura plus de couloirs de passage des réseaux de la SONABEL, de l’ONEA des téléphonies,d’autoroute et autres chemins de fer ,ni même d’espace pour les cimetières,universités ,hôpitaux etc....
    On assiste à une anarchie totale avec le morcellement des terres et la vente démesurée des parcelles.
    Aujourd’hui le grand Ouaga avoisine 50 km de de rayon et
    Ouagadougou est plus "village" que "ville".

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  • Le 24 mai à 11:32, par Hum En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    Chacun dit ’les propriétaires terriens" ! On connait l’identité des premiers peuples à habiter Ouagadougou et ses environs !

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  • Le 28 juillet à 00:40, par Jonassan En réponse à : Réformes foncières au Burkina : Des propriétaires terriens de la commune de Komsilga appellent le gouvernement à la concertation

    La fin de la chefferie au Burkina n’est pas loin. La prochaine révolution ne sera pas contre le gouvernement mais contre la chefferie traditionnelle et leurs complices agences immobilières et maires avec leurs conseillers.
    LA NON SÉCURISATION DU PATRIMOINE FONCIER EST PIRE QUE LE TERRORISME.Dépossédervpar le droit ou par l’argent est un crime. Il faut une révolution pour faire courrier ces chefs arnaqueurs : les ancêtres sont de notre côté.

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