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Cybercriminalité au Burkina Faso : Une campagne de sensibilisation dans les établissements scolaires et universitaires

Publié le lundi 17 mai 2021 à 15h00min

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Cybercriminalité au Burkina Faso : Une campagne de sensibilisation dans les établissements scolaires et universitaires

L’Association pour la protection du cyberespace national (APCEN) organise, du 17 au 28 mai 2021 dans les établissements scolaires et universitaires du Burkina, une campagne nationale de cyberprudence (CNCP). Cette campagne vise à sensibiliser les jeunes sur les effets néfastes, les nombreux avantages de ces espaces, et surtout à avoir une culture de cyberespace. Le lancement officiel de ladite campagne s’est tenu ce 17 mai 2021 dans les locaux de l’Institut burkinabè des arts et des métiers (IBAM) de Ouagadougou sous la présidence du directeur de l’expertise technique à la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), Maxime Da.

Pendant 11 jours (17 au 28 mai 2021), l’Association pour la protection du cyberspace national (APCEN) sillonnera plusieurs établissements scolaires et universitaires du Burkina pour sensibiliser les élèves et étudiants sur la question de la cybercriminalité avec une cible de plus de 2 000 personnes à atteindre. L’objectif de cette édition, c’est de sensibiliser les jeunes à avoir une culture de cyberprudence.

Pour cette 1re édition, deux thèmes seront développés afin de sensibiliser les élèves et étudiants sur ladite question. Le premier thème concernera les éléments de base de la cybersécurité et les acteurs de la lutte contre la cybercriminalité. Le second se penchera sur la cyberprudence, notamment sur les règles de base pour se protéger contre les cyberattaques.

Vue des participants

Cette campagne nationale de cyberprudence qui aura lieu sur l’ensemble du pays est par ailleurs saluée par le directeur de l’expertise technique à la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), Maxime Dah, au regard de l’actualité du sujet. « Car, dit-il, notre rôle, c’est d’accompagner l’APCEN qui est un nouvel acteur dans l’écosystème du numérique et qui veille à apporter à travers ses attributions, des conseils pratiques aux plus jeunes dans la protection de leurs données dans l’usage de la technologie et de la communication ».

Maxime Dah, directeur de l’expertise technique à la Commission de l’informatique et des libertés, représentant de la présidente

En somme, il a souhaité que les jeunes s’approprient les conseils qui seront donnés et qu’au niveau de leurs actes aussi, les choses puissent changer, parce que beaucoup ne sont pas informés que même si internet offre des avantages, il y a aussi le revers de la médaille. C’est pourquoi, il faut leur montrer les bonnes astuces pour mieux utiliser ces espaces pour qu’ils puissent éviter d’être des appâts des cyberdélinquants.

Et au président de l’association, Ablassé Ouédraogo, d’ajouter que c’est d’ailleurs pourquoi, cette campagne a été organisée en leur faveur, parce que la plupart des victimes de ces cyberattaques sont les jeunes. « Un fait qui se justifie aussi par le fait qu’ils sont les plus nombreux au niveau du cyberspace ».

Ablassé Ouédraogo, président de l’Association pour la protection du cyberspace national

Être des ambassadeurs auprès de leurs collègues

Le co-parrain et commissaire à la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité, Samire Yoni, a pour sa part souhaité que les jeunes qui seront sensibilisés, puissent être des ambassadeurs auprès de leurs collègues. « Parce que, ce noble projet touchera plus de 2 000 jeunes et on espère qu’à la fin de la campagne, ils puissent à leur tour aussi toucher les autres. C’est ainsi qu’on pourra impacter durablement la lutte contre la cybercriminalité ».

Samire Yoni, co-parrain et commissaire à la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité

La question de la cybercriminalité est devenue de nos jours une question d’une envergure importante, parce qu’en 2020 après huit mois de fonctionnement, il y a eu environ 500 cas de plaintes, a révélé le commissaire de la brigade de lutte contre la cybercriminalité. « Pour 2021, on a enregistré déjà 500 cas de plaintes et pour le premier trimestre, nous avons déjà plus d’une dizaine de personnes transférées au parquet pour répondre de leurs faits. Et cela montre une croissance des actes de cybercriminalité ».

En plus de ces cas de plaintes enregistrées, précise-t-il, il y a également l’autre volet qui est le plus important, celui de la sensibilisation car c’est toujours mieux d’anticiper. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Yvette Zongo
Lefaso.net

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