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Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

Accueil > Actualités > Politique • • lundi 10 mai 2021 à 23h35min
Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super

C’est un pas important que vient de poser le ministre Zéphirin Diabré dans le cadre de sa charge gouvernementale. Au chapitre de la réconciliation nationale, l’actualité au Burkina est marquée par la visite du ministre d’Etat Zéphirin Diabré en terre ivoirienne. Cette mission officielle inaugure une nouvelle phase du processus de rapatriement de l’ancien président Blaise Compaoré dans le cadre de la réconciliation nationale.

5 mai 2021. Une date déjà historique dans le processus de la nouvelle réconciliation au Burkina Faso ? Ce jour-là, le ministre d’Etat en charge de la réconciliation nationale a rencontré l’ancien président Blaise Compaoré depuis sa terre d’exil en Côte d’Ivoire. Bien qu’aucune communication officielle n’a été faite à ce sujet au niveau du Burkina, il n’est plus à prouver que cette mission du réconciliateur national en Côte d’Ivoire a bel bien eu lieu puisque la presse ivoirienne en a rendu compte. Du moins, nos confrères de la RTI ont fait écho de ce qui est de la partie officielle de la visite. 

On a pu voir en images le ministre Diabré reçu par le Président Alassane Ouattara à qui il a remis un message sous pli fermé. C’est en émissaire du Président Kaboré auprès de son homologue ivoirien que Zéphirin Diabré a effectué cette visite officielle en Côte d’Ivoire. Il est difficile de penser que ce voyage et la lettre confidentielle qui va avec soient en dehors de la mission de réconciliation nationale dont le ministre d’Etat Diabré a en charge. 

Si le contenu de la lettre n’a pas été dévoilée, au moins les autres actes posés par le ministre d’Etat permettent d’établir un lien net entre ce voyage et l’agenda de la réconciliation nationale. C’est notamment la rencontre plus ou moins secrète que le ministre Diabré a eu avec l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré. Une première pour un membre du gouvernement burkinabè dans le cadre ou en marge d’une mission officielle.

Depuis son exil en 2014, les liens semblaient très distendus entre l’ancien président Blaise Compaoré et les nouveaux dirigeants du pays. Mais ce contact devrait arriver tôt ou tard. Si ce n’est pas tard, ce n’est pas tôt non plus vu que le retour du Président Compaoré figure parmi les priorités du dernier quinquennat présidentiel de Roch Marc Christian Kaboré.

Même s’il n’est qu’un « diaspo » de la 24ème heure, établi en Côte d’Ivoire seulement depuis 2014, Blaise Compaoré est -en titre-le premier des Burkinabè en Côte d’Ivoire. Il coiffe tous les « paweto » établis depuis des décennies dans les champs ou les grandes villes ivoiriennes. Bien qu’il soit seul, son rapatriement ne sera pas moins aisé que l’opération « bayiri » déjà réalisée dans les années 2000 et qui a permis le retour au pays natal de centaines de Burkinabè qui fuyaient des exactions en Côte d’Ivoire. La « qualité » ici vaut le nombre et l’exercice s’annonce difficile pour le rapatriement d’un super pawego.

Zéph doit se hâter lentement

Zéphrin Diabré pourrait faire mentir le Président Kaboré dans sa volonté de ramener Blaise Compaoré au plus tard le 30 juin au Burkina. Le dossier de la réconciliation nationale va à un rythme articulé de tortue-caméléon. Depuis la formation du gouvernement en janvier 2021, cinq mois se sont écoulés maintenant mais toujours pas grand-chose à se mettre sous la dent dans ce dossier brulant de la réconciliation nationale. Les conseils des ministres s’enchainent et régulièrement, c’est RAS. Rien à signaler au chapitre de la réconciliation nationale.

Après un long passage à vide marqué seulement par des audiences tous azimuts avec des personnalités et des personnages dont la qualité et les intentions laissent souvent à désirer, la réconciliation nationale a fait une brève apparition dans le compte rendu du conseil des ministres du 21 avril 2021. Il était question de l’adoption par le Conseil, d’« un rapport relatif au processus de réconciliation nationale », lequel rapport fait le point de la réflexion sur la question « suite aux concertations menées avec les différents acteurs concernés et propose la feuille de route devant conduire au Forum national de réconciliation ». Le conseil a alors « instruit le ministre chargé du dossier de poursuivre l’élaboration de la stratégie nationale de réconciliation qui proposera des solutions aux différents problèmes identifiés ». C’est dire donc que Zéphirin Diabré est toujours au stade de l’élaboration de sa stratégie de réconciliation presque six mois après le début du second mandat du président. Et pourtant six mois, c’est bien le délai que le Président Kaboré s’était donné pour faire revenir son ancien patron au pays.

Dans une interview accordée à France 24 et RFI et diffusée le 15 octobre 2020, le Président Kaboré déclarait à quelques jours de l’ouverture de la campagne présidentielle de 2020, « Nous allons régler la question dès le premier semestre 2021 » en parlant du retour de Blaise Compaoré au pays. La relance du journaliste avait permis au candidat-président d’être plus précis en insistant qu’il réaliserait cette promesse au plus tard le 30 juin 2021. Une vraie gageure que le président Kaboré se doit de tenir maintenant.

Si le retour de Blaise Compaoré semble être inévitable, il reste que le respect du timing que s’était imposé le Président Kaboré va être difficilement tenable. L’agenda tel qu’il se déroule a de fortes probabilités de faire mentir le Président Kaboré. Au moins, il peut avoir le mérite d’avoir entamé des démarches concrètes de ce retour avant l’échéance de juin 2021 et c’est dans cela qu’il faut inscrire la récente mission en Côte d’Ivoire du ministre d’Etat auprès du Président du Faso. La rencontre qui a eu lieu en présence de l’hôte et médiateur Alassane Ouattara a tout l’air d’une première prise de contact. D’autres signaux plus forts vont certainement suivre et avec une course contre la montre.

La justice burkinabè recherche Blaise Compaoré pour affaire le concernant. Un mandat d’arrêt court contre lui depuis 2015 dans l’affaire Thomas Sankara. Entre ceux qui démarchent Blaise Compaoré pour le forum de réconciliation national et ceux qui le recherchent pour le présenter à la barre, il y a un piège et un dilemme. Il faudra trouver l´erreur...

Abdoul-Aziz Wally
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 11 mai à 04:37, par HUG En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

    A tu rencontré la famille de justin zongo ,norbert zongo et la famile des soldats de la Bia a koudougou ?a tu rencontré la famille de marcel kafando a boulsa.A tu rencontre la famille de dabo boukary,du juge nebié et de toute la famille des gens brimés ou tué durant les 27 ans de blaise compaore ?on devrait commencer par eux mais pour vous la reconciliation nationale se resume aux politiciens et surtout le retour de blaise compaore celui la qui a fait de vous ce que vous etes aujourd hui.Allons seulement

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  • Le 11 mai à 07:58, par Oh que non ! En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

    Il s’agit plutôt d’un kosweogo. Un paweogo c’est celui qui n’est jamais revenu. Il est resté en exil. Un kosweogo c’est celui qui a duré à l’aventure.

    Il reste à aller convaincre François, Zida mais aussi Mariam Sankara et ses enfants de rentrer. Et beaucoup d’autres qu’on a fini par oublier. Car tous ont quitté le pays à un moment où leur sécurité ou leur bien-être n’était plus garanti au Burkina.

    Après cela il serait bien de balayer toute la classe politique actuelle et de la remplacer par une nouvelle génération, qui n’ait rien à voir avec ces aveugles du développement, sans vision prospective. Mais ça, c’est une autre paire de manches.

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  • Le 11 mai à 12:00, par Nabayouga En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

    La réconciliation ne peut se faire au détriment de la justice . Kouassi blaise compaoré doit d’abord être jugé et personne ne doute de sa culpabilité dans les assassinats qui ont jalonné les 27 années de règne. Les burkinabè doivent se préparer à przndrz la si Roch devait s’amuser à voyloir faire rentrer le criminel sans procès. Peuple burkinabè soyez mobilisé pour empêcher une éventuelle forfaiture. On ne marchande pas avec les crimes et l’honneur. Si Kouassi blaise compaoré ne veut pas se faire et le condamné pour réintégrer l’humanité qu’il avzit quitté, alors qu’il reste a abidjan et quil y meure un jour, éloigné de l’humanité.

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    • Le 12 mai à 08:17, par Georges Weend Panga KIEMDE En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

      @ NABAYOUGA

      Attention pour vos propos : ................si Roch devait s’amuser à vouloir faire rentrer le criminel sans procès. Peuple burkinabé soyez mobilisé pour empêcher une éventuelle forfaiture.

      Cela pourrait vous entraîner des ennuies pour incitation à la violence.

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      • Le 13 mai à 19:22, par Nabayouga En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

        Cher kiemdé, je ne vois pas en quoi demander au peuple burkinabè de rester mobiliser pour empêcher une éventuelle forfaiture de Roch est un crime ou un delit. Vous connaissez les criminels, notamment kouassi blaise compaoré qui après 27 année de règne faites d’assassinats multiples a fini par fuir pour se cacher dans les jupes de sa belle famille. Pour un moaga comme moi , koum sanw gnandé. Je persiste et demande au peuple burkinabè qui a souffert dans sa chaire de rester moniliser, d’être prêt à sortir pour empêcher une éventuelle forfaiture. Kouassi blaise compaoré doit être juger et condamné car sa culpabilité ne fait aucun doute. S’il ne veut pas être jugé, qu’il reste à Abidjan. En réalité pour moi le juger et le condamnér , c’est lui faire du bien car ainsi on le réintégre dans dans l’humanité.

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  • Le 11 mai à 13:17, par REMY En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

    Kasweogo et non paweogo. Sans être un spécialiste mais le peu que je comprends du moore, un paweogo est celui ne vit plus (décédé) , ce qui veut dire qu’il ne rentrera jamais chez lui, il est resté (comme reste sur un terrain de bataille). Une personne même s’il a fait 100 ans et est toujours en vie est un Kasweogo, une personne qui est resté un long temps en brousse( à l’étranger).
    si vous quittez la province pour la capital et passez la nuit , a votre retour on dira que vous avez dormi en brousse même si vous avez dormi dans un hôtel 4 étoiles de la capital, fô gaanda weogo.
    Un paweogo, vous ne pouvez plus le rencontrer, a moins d’aller dans l’au-delà rencontre son âme mais un Kasweogo, vous pouvez le rencontre en se rendant sur le lieu où il vit ou réside toujours..

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  • Le 11 mai à 17:33, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

    Hum... Il me semble que des gens tiennent à enfermer le Pauvre Roch Kaboré dans leur piège à tout prix ?

    Le président du Faso, candidat à sa propre succession, a affirmé sur les ondes de la radio RFI qu’il se saisirait du problème de la réconciliation nationale "dès le premier semestre" de son nouveau mandat s’il était ré-élu. Par la suite, il a bien précisé que la réconciliation ne devait pas se comprendre comme le retour au pays de quelques exilés volontaires que personne n’empêche de rentrer mais comme le traitement consensuellement accepté de plus de 5000 dossiers d’injustices, d’exactions et de crimes.

    Et voila que monsieur Abdoul-Aziz Wally lui fait dire qu’il a promis de "faire rentrer Blaise Compaoré avant le 30 Juin" !?! Ah bon ? Quand et où a-t-il dit qu’il irait trainer l’ancien président par la peau d’une partie de son anatomie pour venir contenter ceux qui se languissent de sa présence ? Il faudrait citer des sources ?

    Quand au parallèle avec "Bayiri" on reste songeur. D’un coté, il s’agissait d’accueillir convenablement nos frères chassés, spoliés et attaqués dans un autre pays. D’un autre, il s’agit de demander à un exilé volontaire, ayant pris une autre nationalité, (et parce que ADO ne veut pas l’extrader) de venir répondre de 30 à 40 ans d’histoire mouvementée de notre pays auxquelles il a participé afin de pouvoir faire la lumière, réparer ce qui est réparable et aller de l’avant. Où est la similitude ?

    On est en droit de se demander ce qui se cache derrière de tels amalgames et approximations ?

    * Une tentative de manipulation de l’information, nos chères "fake news" devenues endémiques ? Pourquoi ? Pour dire que Roch a "échoué" à tenir une promesse qu’il n’a jamais faite ?

    * Une forme de pression sur Roch ? Mais encore faudrait-il qu’il puisse y répondre. A moins de lancer une opération commando pour faire enlever et exfiltrer Blaise de la Côte d’Ivoire, je ne vois vraiment pas ce qu’il peut faire pour contenter les nostalgiques de Compaoré. Et encore, ce commando le livrerait à la justice et non à ses inconditionnels.

    On pourrait plutôt penser que ce serait à ces nostalgiques de faire pression sur leur idole pour qu’il rentre affronter son destin dans le pays qu’il a en partie forgé pendant une trentaine d’années. Mais visiblement, ce n’est pas de cela qu’il s’agit mais de revanche, d’un retour libre de toute accusation, de toute poursuite et même d’un retour "aux affaires" politiques.

    Ceux qui rêvent de voir leur idole revenir en "héro" devront attendre encore longtemps je le crains. Car à leur comité d’accueil triomphal risque de se joindre un autre comité d’accueil moins amical si les poursuites sont abandonnées.

    Mais une chose est sûre : Avec ou sans la présence de Blaise Compaoré, nous irons à une réconciliation nationale. Certes elle pourra paraitre incomplète, insuffisante, voir insatisfaisante pour beaucoup. Mais si elle contribue à réduire l’impunité, les secrets, les rancœurs et les injustices, ce serait déjà bien.

    Pour ceux qui s’impatientent de voir leur idole, je crois que la route d’Abidjan est ouverte, dans le respect des mesures barrières et un test PCR/ Covid bien entendu...

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  • Le 12 mai à 07:27, par SOME En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

    Amusez vous les gars, on se connait dans ce pays Si Roch s’entete a jouer a ce jeu, s’il croit qu’on ne le voit pas venir, s’il croit que ceux qui l’ont mis là et lui promettent la protection, etc qu’il regarde l’histoire.
    SOME

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  • Le 13 mai à 16:37, par Le Duc du Yatenga Nouveau En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

    C’est INTERPOL qui doit ramener Blaise COMPAORE pour qu’il soit jugé par le Tribunal. Qu’est-ce que Zephirin part chercher là ? Quand un homme est fini, c’est comme ça qu’il se comporte. Zephirin ne sert plus à rien !!!

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  • Le 13 mai à 17:10, par Le Duc du Yatenga Nouveau En réponse à : Rencontre entre Zéphirin Diabré et Blaise Compaoré : Premier acte de l’opération « bayiri » pour un super "pawego" 

    OUARO s’est-il réconcilié avec l’école burkinabé ?

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