Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Quelle que soit la difficulté de la vie, il y a toujours quelque chose que vous pouvez faire et réussir.» Stephen Hawking Artiste, Astronome, Astrophysicien

Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • lundi 26 avril 2021 à 23h27min
Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

Depuis la réélection du président Roch Kaboré, la quête de réconciliation nationale a pris une allure importante et au même moment le dossier Thomas Sankara, qui divise les Burkinabè, vient de connaître un épisode déterminant avec la mise en accusation de quatorze personnes, dont l’ancien président Blaise Compaoré. Dès lors, l’on se demande comment les Burkinabè parviendront-ils à aménager les deux éléments cruciaux. Sur la préoccupation, nous avons tendu le dictaphone à un des avertis de ces quatre dernières décennies politiques au Burkina, Mousbila Sankara. Dans cet entretien, l’ex-ambassadeur du Burkina en Libye sous la Révolution donne également son point de vue sur les suspicions qui pèsent sur la France au sujet du drame 15 octobre 1987.

Lefaso.net : La mise en accusation, le 13 avril 2021, dans l’affaire Sankara… ; un programme ou une coïncidence avec le forum sur la réconciliation nationale qui se pointe à l’horizon ?

Mousbila Sankara : Tous les deux sont possibles. Mais, personnellement, je crois plus à la coïncidence qu’à un programme. La réconciliation a toujours été une nécessité, depuis un certain temps. Donc, quel que soit le pouvoir, il aurait eu à faire à la question de la réconciliation, de la cohésion sociale. Des indépendances à après, il y a eu des comportements qui ont entraîné la fissure à un certain moment.

Nous étions même arrivés au stade où, quand on va parler de Bobo, vous ne verrez que Nazi Boni, Ali Barro, des leaders politiques régionalisés, pour ne pas dire ethnicisés. Quand tu viens à Ouagadougou, ce sont Joseph Ouédraogo, Joseph Conombo, bref, les gens s’étaient appropriés, géographiquement, voire ethniquement, des composantes du peuple et cela enlevait à certains intellectuels, la possibilité de penser autrement : on pense Mossi, on pense Bôbô, Gourounsi, Mossi de telle ou telle localité, etc. Et même qu’au niveau de chaque ethnie, on pense à des sous-catégories (Gourounsi de Réo, Gourounsi de Léo, Bôbô de telle ou telle localité, Mossi de telle ou telle autre contrée, etc.). Donc, le problème de réconciliation nationale était-là.

La question était de savoir celui qui allait avoir le courage de l’aborder et dans quel cadre. Sinon, c’est une question qui est, de tout temps, d’actualité. Dès lors, tout autre problème viendra le trouver et cela va forcément créer une coïncidence. C’est la situation actuellement, je ne pense donc pas que ce soit programmé. C’est une coïncidence et ça rend plus compliqué la réconciliation. Ce sont des affaires pénales, pour la plupart, et à ce titre, dans la structuration du droit au Burkina, le Procureur est censé poursuivre qui que ce soit, s’il pense que l’intérêt du peuple a été lésé (le Procureur étant le garant de l’ordre public).

Sur ce dossier Sankara, on peut reconnaître le mérite des juges d’avoir posé leur acte, il y a des gens qui ne l’ont pas fait. On n’a pas dit d’accuser quelqu’un, mais au moins, se poser la question de qu’est-ce qui s’est passé ; la plainte contre X. Donc, il faut qu’on apprenne à apprécier chaque chose à sa juste valeur. On peut dire que politiquement, ceux qui sont là n’ont rien à se reprocher par rapport au dossier. Un autre élément qui peut justifier ce mouvement du dossier, c’est qu’il y a une pression qui est venue de l’extérieur. Tous ces éléments mis ensemble ont permis de faire bouger les lignes. Maintenant, espérons que les moyens suivent pour permettre à la justice de faire et terminer son travail.

Ne craignez-vous pas que des pressions viennent également de l’extérieur pour freiner l’élan…, si une puissance étrangère venait à être épinglée ?

Effectivement, il y a les puissances étrangères, et il y a aussi le fait que Blaise Compaoré est seulement à un jet de pierre du Burkina. Si nous ne voulons pas une intervention extérieure, nous ne pouvons pas l’extrader ici (parlant de Blaise Compaoré, ndlr). Dès lors, nous sommes obligés de nous appuyer sur les conventions entre pays pour aider à son extradition. Forcément, il faut que l’extérieur mette du sien, ne serait-ce que par l’application des conventions qui lient le Burkina à certains pays dont l’intervention s’avérerait nécessaire dans le processus.

On suspecte l’implication de la France. Votre analyse ou vécu vous conduit également à cette piste ?

Si la France était impliquée, ça n’allait pas se passer comme cela. Nous nous connaissons quand même assez pour essayer de voir la marque de chacun.

Pensez-vous que si la France était impliquée le dénouement aurait été autrement ?

Le dénouement aurait été plus intelligent. Jusqu’à présent, je ne vois pas quelque chose d’extraordinaire qui s’est passé le 15 octobre (1987). Quelqu’un qui voudrait tuer son ami n’aura pas besoin d’apport d’une tierce personne (puisqu’il jouit de sa confiance). La France s’en serait mêlée qu’elle aurait quand même porté des gants ; elle ne laisserait pas faire une bêtise pareille. Thomas Sankara est mort et enterré avec les autres, quel que soit le résultat du tribunal, on ne pourra jamais retrouver physiquement l’intéressé. Pourquoi poursuit-on ? C’est pour essayer de laver un peu sa mémoire ; on lui impute l’intention d’avoir voulu intenter un coup d’Etat, cette intention a eu pour conséquence, sa liquidation. Cela fait 30 ans qu’on est prêt à supporter qu’on ait tiré sur quelqu’un à qui on a prêté des intentions et on laisse circuler celui qui l’a fait. La poursuite vise donc à rétablir une situation républicaine, qui est que la loi doit s’appliquer à tous.

Mousbila Sankara, ex-ambassadeur du Burkina en Libye sous la Révolution

Pensez-vous que la justice a aujourd’hui agi de façon indépendante ?

Oui, parce que beaucoup d’acteurs du 15 octobre sont encore là, ils auraient pu l’empêcher. Ceux qui ont organisé le coup d’Etat, ceux qui ont mis en exécution, ceux qui ont aidé après à gérer dans le sens du pouvoir, etc., beaucoup sont là et auraient pu empêcher le tribunal d’avancer. Je pense que le tribunal a simplement décidé de jouer son indépendance.

Vous dites qu’on lui a prêté une intention de faire un coup d’Etat pour pouvoir le liquider. A contrario, une certaine opinion dit aussi que tous les deux camps avaient l’intention et que c’est le premier à dégainer qui a pris le dessus !

Effectivement, sauf qu’aucun de ceux qui tiennent cette déclaration n’a apporté un élément pour appuyer ce qu’ils disent. Or, nous sommes en justice, les sentiments et ressentiments ne sont pas des éléments de preuve.

Vous qui étiez du sillage, cette tension à en découdre était-elle palpable entre les deux camps ?

Je n’avais pas cette impression, mais je savais que ça pouvait arriver ; parce qu’avant que Hyacinthe Kafando et autres ne tirent sur Thomas (Sankara) pour le compte de Blaise Compaoré, le fusil du miliaire burkinabè avait déjà tiré sur d’autres Burkinabè, corps habillés. Et les tirs ne se sont pas arrêtés à Thomas (Sankara) et compagnie (dont on dit politiquement qu’il préparait un coup), il y a eu Lingani et Henri, le chef d’Etat-major et ministre de l’Economie, qui ont aussi été zigouillés sans procès. C’est pourquoi il faut faire le jugement pour ne pas banaliser la mort.

Aussi, il ne faut pas oublier que ce soit Thomas, Henri ou bien d’autres situations, il y a un lien, Diendéré, qui est la manivelle. Il a toujours été à la base de beaucoup de coups. Ceux qui ont été sur les lieux disent même qu’il aurait buté Blaise (Compaoré), n’eût été l’attitude de ‘’ le Lion’’ (Boukary Kaboré). Sinon Blaise devait partir aussi comme Thomas. C’est la réaction de Boukary (Kaboré) qui l’a sauvé. Donc, Diendéré rêvait toujours du pouvoir, jusqu’à ce que le putsch du 16 septembre 2015 vienne mettre fin à son rêve.

Voulez-vous dire qu’il avait l’intention de liquider les leaders ?

Oui, il allait le faire et Blaise Compaoré allait subir le même sort que Thomas. Ce sont les circonstances qui ne lui ont pas permis. A la tuerie du 15 octobre, ‘’Blaise était là, mais il dormait’’. Par contre, pour Lingani et Henri, il n’était même pas sur place au Burkina. Après, il y a eu le cas des Otice et compagnie, Diendéré voulait les liquider, mais Hyacinthe connaissant Diendéré, il a fui avec certainement la complicité de Blaise. Le 16 septembre 2015, il n’a pas réussi parce qu’il n’était plus en mesure de pouvoir entrer facilement en contact avec les chefs d’Etat.

A la remise du dernier lot des archives, l’ambassadeur de France au Burkina a, et comme pour répondre à ceux qui suspectent la France d’être impliquée…, déclaré : « La qualité de la justice burkinabè est telle que les éléments contenus dans ces dossiers d’archives françaises et portés au dossier d’instruction par le juge burkinabè ne doivent pas nous faire oublier que cette même justice a des moyens d’investigations propres ». Qu’est-ce que ces propos vous inspirent comme commentaire ?

Certes, la France redoutait que la Révolution burkinabè fasse des émules, ça les gênait, mais je ne pense pas que la France y soit pour quelque chose, comme le penserait. Sous la Révolution, que n’a-t-on pas dit de mal sur Houphouët-Boigny ? Quand on parlait de « hiboux aux yeux gluants », des « vieux crocodiles » …, c’était pour indexer les personnalités comme Félix Houphouët-Boigny. Et c’est là-bas (Côte d’Ivoire) tu vas courir pour aller te cacher (parlant de Blaise Compaoré) ?

Non, ce n’est pas la mentalité du Burkinabè. La situation que nous vivons avec la France est due simplement au fait que le dénouement du 15 octobre (1987) est un « ouf ! » aussi pour la France, tout comme pour bien d’autres puissances. Nous les gênions, c’est vrai, mais tout ce qui s’est passé, c’est ici, entre nous Burkinabè. Maintenant, après, pour avoir l’appui de certains pays, nous sommes allés jusqu’à faire la guerre à leur place. Nous aimons rejeter la faute sur les autres, on refuse de s’assumer.

Vous souligniez que les acteurs du 15 octobre sont toujours nombreux à être là. Partant de là, et prenant une entité comme l’Armée (au regard de la nature du drame), n’est-il pas nécessaire de préparer le terrain à ce niveau avant un quelconque jugement … ?

C’est vrai, mais ce que vous dites, c’est pour des gens avisés. Or, nous sommes en face de pouvoir qui gère au cas par cas : on est arrivé au pouvoir, toi tu fais ceci, celui-là fait tel autre, etc. Sinon, si vous regardez la liste de ceux qui sont accusés, il y a un élément, Ouédraogo Tibo Momunini (le colonel). Amener celui-là à la MACA (Maison d’arrêt et de correction des armées), l’enfermer avec Diendéré (Gilbert), je ne suis pas sûr que ça se passe bien. J’étais en prison avec lui, j’ai vu comment Diendéré lui a enchaîné les pieds et les mains, au point qu’il demandait permanemment de l’assistance. Moi, je lui disais toujours : si j’étais fort pour renverser Blaise, c’est par toi que j’allais commencer, et c’est toi, on t’amène ici pour enfermer. Il me disait qu’il ne me répond pas parce qu’il sait que je sais pourquoi il est-là.

Mousbila Sankara, ex-ambassadeur du Burkina en Libye sous la Révolution

Ouédraogo Tibo Momunini était donc un bras droit de Blaise Compaoré ?

Oui, c’est ce qu’on se disait. Mais la lutte pour voir qui va être la première ‘’femme’’ de Blaise Compaoré les a amenés à se neutraliser. Sinon, pour le 15 octobre, il a eu ses missions, mais apparemment ça ne s’est pas passé comme les gens le racontent. Donc, si effectivement on va à ce jugement là sans aménagement, ça peut détruire même notre Armée. C’est bien donc qu’on démasque les criminels du 15 octobre, mais si on réfléchit aussi, ce serait mieux. Ce d’autant que nos cadres et autres n’ont pas de couilles, si fait que leurs comportements risquent de tuer l’Armée.

Ils vont chaque fois livrer les porte-lampes (les subalternes, ndlr), alors qu’on n’a jamais fait un coup d’Etat pour donner à un soldat. Donc, s’il y a un jugement, qu’on juge aussi moralement cette Armée-là. Quel a été l’apport de la force qui était chargée d’assurer la sécurité de Thomas Sankara pour qu’on le tue comme cela ? On te confie la garde de quelqu’un, on le tue et toi tu gagnes des grades ! Quel est l’esprit derrière ? C’est cette irresponsabilité qui fait qu’on n’arrive pas à s’en sortir sur le terrain de combat. Il y a des comptes à liquider, que ce soit côté militaire comme civil. On est intellectuellement malhonnête. Ça a des conséquences sur la vie du pays.

La liste des accusés dressée est-elle objective ?

Elle est objective parce que ce sont des acteurs et témoins qui l’ont donnée. Personnellement, je ne connais pas quelqu’un qui aurait pu être là et qui n’y est pas là (c’est pourquoi je me tais). Mais j’aurais voulu qu’on demandât au responsable de la sécurité (du président) à l’époque comment ça s’est passé. Jusque-là, je n’ai jamais vu une sanction parce que quelqu’un a failli. C’est pourquoi cette fois-ci, il faut aller jusqu’au bout, nettoyer moralement.

Comment peut-on aménager cette affaire avec le processus de réconciliation nationale ?

Ça dépend pour le moment du juge, parce que le tribunal a ses règles. Mais, en tant que juge, rien ne m’empêche de chercher à voir qui était chargé de la sécurité du président (Sankara) ; que pense-t-il de ce qui s’est passé ? Après, je vais entendre le ministre de défense de l’époque et d’après. Au lieu d’aller chercher les documents en France, il fallait d’abord miser ici (et je pense qu’ils l’ont fait). Je ne sais pas ce que la France a comme documents secrets, outre le rapport de son ambassadeur ici à l’époque. La responsabilité est d’abord burkinabè, et ce n’est pas de Blaise seulement, c’est ce qui m’énerve.

On veut centrer ça sur lui, alors qu’il y a eu des civils qui ont animé des conférences, qui ont écrit, qui ont rédigé des rapports pour montrer qu’il y a des déviations. Ils ont créé, animé et nourri la situation avant et après le 15 octobre. Il n’y a qu’à lire les journaux du moment. Mais de tous ceux-ci, qui a été appelé ? Tous ceux-là sont là, ils sont cachés, ils ne veulent même pas qu’on se rappelle d’eux ou qu’on parle d’eux. On ne s’assume pas et cela a un impact négatif sur le pays. Sinon pour le cas Sankara, ceux qui ont tiré sont des Burkinabè, des armes sont détenues par des Burkinabè. On manque simplement de s’assumer, c’est tout !

Pensez-vous que Roch Kaboré a à gagner à ce que le dossier Sankara connaisse un dénouement sous son pouvoir ?

Oui, il gagnerait, parce que même moralement Roch (Kaboré) a besoin que tout soit clair. Certainement qu’il n’a rien à se reprocher dans le dossier. En tant que président, il a besoin que ce dossier aboutisse. Mais il y a des gens dans son sillage qui doivent certainement venir répondre de ce dossier. Le fait d’avoir consacré la séparation de la justice de l’exécutif est une bonne chose et le fait aussi d’avoir accepté avec Rawlings (Jerry) d’ériger sa mémoire (le mémorial Thomas Sankara, ndlr) me fonde à croire qu’il est sincère, parce que rien ne l’obligeait à le faire.
Oui, mais est-ce que l’opinion aussi n’y est pas pour quelque chose (les organisations de la société civile, à l’interne comme à l’étranger), et quand on sait que politiquement aussi, c’est plus bénéfique d’adhérer à un tel projet que d’en être indifférent !

Oui, vous avez raison, mais on peut aussi dire que l’opinion était là sous Blaise et même qu’elle était plus virulente. Donc, son apport (parlant de Roch Kaboré, ndlr) à la situation est appréciable. Il avait quelque chose à apporter, il l’a fait. Cela a été certainement rendu facile par son rapport avec le dossier (il ne se sent pas mêlé). Il a intérêt à donner des moyens suffisants pour son dénouement, s’il veut sortir par la grande porte.

Entretien réalisé par O.L
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 26 avril à 14:53, par A qui la faute ? En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    Le fait de tout ramener à la France empêche parfois de réfléchir efficacement. Par exemple ceux qui vantaient la force de Idriss Deby le tout puissant maréchal accusent la France d’être à l’origine de sa mort...pour être remplacé par son fils.
    - Si vous mettez un enfant au monde et quelqu’un arrive à le conseiller de vous tuer cela veut dire que vous l’avez mal éduqué ; ce n’est pas la faute à l’étranger. De la même façon pour mobiliser autant d’amis de Sankara et dans les ministères, la chefferie traditionnelle, les villages pour que tous ils veuillent en finir avec la révolution ça veut dire que notre population ne vaut rien et surtout ça peut recommencer à souhait.
    Des dizaines d’hommes qui sortent les armes des camps et en pleine journée et vont fusiller plusieurs personnes, ce n’est pas suffisamment grave ?
    Bien sûr que en tant que pays capitalistes les idées communistes de Sankara ne peuvent pas plaire aux occidentaux. Mais si un burkinabè ne propose pas de lui faire du mal personne ne peut rien faire contre lui. Ou alors ils auraient trouver le moyen de simuler un crash avec ses multiples déplacements.
    Si on continue de dire que c’est la faute aux autres ça occulte le fait que le système révolutionnaire était à bout de souffle ; tout le monde en avait marre. La preuve, les Sankaristes n’ont-ils pas participé aux récentes lois qui interdisent à un militaire de diriger le pays ? Ils étaient même devant. Même Mao a fui son système communiste après l’échec du "grand bond en avant" pour que Liu Shaoqi le remplace et tempère les choses et ouvre le pays pour que les américains avec le président Richard Nixon y investissent et pour que les chinois qui commençaient à en avoir marre puissent retrouver le sourire. Pourquoi Mao a-t-il été un peu désavoué avant de revenir ? Parce que la loi de la force ça engrange des résultats tout de suite mais après les gens s’essoufflent et se révoltent en interne. Et toute révolution militaire rime avec violence et même sang. L’entourage immédiat de Sankara voulait autre chose, alors qu’ils étaient contraints de chanter "Impérialisme à bas". Vous ne voyez pas ça ? Le burkinabè n’est pas fait pour la révolution, souffrir pour que les générations futures profitent ? Ici on sacrifie les générations futures pour construire les châteaux et fêter ses milliards, on remplit les caisses noires et on s’arrose de salaires mirobolants ; c’est le refus de cette vie qui a tué Sankara

    Répondre à ce message

  • Le 26 avril à 15:16, par Kekule En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    Monsieur l’ambassadeur donc en claire Blaise n’a rien à voir avec l’assassinat de Thomas Sankara.Donc le général va endosser le tors

    Répondre à ce message

  • Le 26 avril à 16:26, par SOME En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    « …personnellement, je crois plus à la coïncidence qu’à un programme »…. « C’est une coïncidence et ça rend plus compliqué la réconciliation.  »
    Mais non ! il faut comprendre que la decision d’instaurer la reconciliation et l’annonce de la tenue de ce proces entre bien dans un plan de tactique politique comme nous savons bien les concocter au burkina. Mousbila ne peut pas etre naif a ce point.

    Malheureusement les arguments presentés me semblent plutôt legers. Oui le tribalisme existe au burkina comme ailleurs, meme si je dois reconnaitre qu’au burkina nous faisons des jaloux a ce propos car on nous regarde comme un exemple (tout en restant lucides a ce propos). Dire que ce tribalisme latent et rampant doit etre un argument de reconciliation, c’est leger. Non ! il faut revoir donc la notion meme de « recocilaition » : ca veut dire quoi « se reconcilier » ? entre qui et qui ? ces elements constitutifs du concept de reconciliation sont–ils presents dans le cas d’espece du burkina faso ? si oui, lesquels ?

    Pour moi, il n’y a pas de reconciliation a instaurer au burkina, mais justice a restaurer. Ca rend certainement plus compliquées les choses car justement dans ce jeu politique, on y a inseré la politique politicienne. Et pour cause ! car aller du cote de la justice, la plupart de ces politiciens qui nous dirigent aujourd’hui auront autant de problemes que les accusés. Jouer le violon de la reconciliation-fourre-tout sauve beaucoup de gens concernés et qui appartient pourtant au mauvais coté. Tout le monde pointe vers Blaise, kafando, djendjere, etc. oui ! mais ils n’ont pas agi seuls. On sera edifié ! … Alors le stratageme de tout pardonner dans une pseudo reconciliation, totalement artificielle, arrangerait bien de monde, meme du cote des accusateurs

    Oui il est clair que l’exterieur tient les cles de l’affaire ! mais dire que leurs pressions peuvent marcher, c’est déjà se donner soi meme comme soumis a leurs diktats. Le peuple est la seule pression a laquelle nous devons obeir. Je dois rendre un hommage au procureur militaire pour avoir tenu le coup. Et nous devons le lui montrer que nous le soutenons de facon ferme.

    « Si la France était impliquée, ça n’allait pas se passer comme cela. Nous nous connaissons quand même assez pour essayer de voir la marque de chacun. »
    A qui tu veux faire croire ca ? enf aire une affaire africano africaine !!! mais je comprends la bone tactique !

    Bien sur il faut charger djendere et sauver le soldat Blaise. Qui peut croire a ces balivernes de djendjere butant blaise pour le pouvoir ?

    « …le dénouement du 15 octobre (1987) est un « ouf ! » aussi pour la France, tout comme pour bien d’autres puissances. Nous les gênions, c’est vrai, mais tout ce qui s’est passé, c’est ici, entre nous Burkinabè.  »
    Mousbila sombre de plus en plus dans le delire, tellement il est leger. Decevant ! Les arguments sont legers legers !

    « Il y a des comptes à liquider, que ce soit côté militaire comme civil. On est intellectuellement malhonnête. » La tu parles vrai. C’est la specialite des elites au burkina : la malhonnetete, l’hypocrisie, la trahison...
    « Mais j’aurais voulu qu’on demandât au responsable de la sécurité (du président) à l’époque comment ça s’est passé. » tu cherches a charger qui ? On peut toujours lui demander

    « il y a eu des civils qui ont animé des conférences, qui ont écrit, qui ont rédigé des rapports pour montrer qu’il y a des déviations. Ils ont créé, animé et nourri la situation avant et après le 15 octobre » Oui tu comprends pourquoi ce n’est point du tout une coincidence. Beaucoup (y compris parmi des accusateurs) n’ont pas interet a ce que le proces se tienne. Certains sont morts de facon opportune : salif diallo, valere somé, ture soumane, etc. Imaginez que ceux là etaient encore vivants durant ce proces.

    Avec des positions de ce genre de la part d’un personnage comme Mousbila, on comprend les problemes rencontrés dans ce dossiers thomas sankara a l’interne au burkina. Mais vous soi disants sankaristes, sachez que le peuple ne vous laissera jamais travestir l’histoire.
    SOME

    Répondre à ce message

  • Le 27 avril à 08:14, par Le Vigilent En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    M’Ba Mousbila, je ne vous savais pas aussi naïf que ça. Dire que la France n’a rien à voir avec l’assassinat de Sankara et après tous les témoignages qui ont été largement partagés, c’est prendre les burkinabé pour des nez percés. De toutes façons personne n’a jamais soutenu que c’est la France qui a envoyé un commando pour tuer Sankara et ses compagnons d’infortune. Sachez que dans les affaires d’assassinats de leaders politiques africains, la France ne fait pas mais « fait faire. »
    Dire que c’est Diendere qui a tout planifié et que Blaise lui-même serait, à la limite un rescapé, un rescapé qui n’etait au cirant de rien, c’est faire preuve de mauvaise foi et d’une myopie politique et d’une naïveté inqualifiables. Tu peux ne pas aimer Diendere, moi non plus, mais vous ne pourrez convaincre personne que ce dernier voulait éliminer Blaise, Sankara et autres pour s’emparer du pouvoir, il n’y a que vous pour croire cela.

    Répondre à ce message

  • Le 27 avril à 09:39, par TANGA En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    Cet interview est là pour rebattre les cartes ou quoi ?
    Il m’a tout l’air que l’on tente de banaliser ou de laver la france. Donc on prend quelqu’un que l’on dit savoir beaucoup de choses et l’on se dit que ce qu’il dira sera bible ou coran. Non, soit il débloque à cause de son âge ou qu’il prend parti pour tiers par peur d’être fait et cela après avoir reçu des garanties. C’est quoi ça ?
    Monsieur mousbila, vous dites connaitre la marque de chacun, dites nous alors avec exemple au moins quelques cas de marque française.
    Monsieur mousbila, votre ou leur france a voulu être bête et méchante pour ce coup d’état ; histoire de montrer aux uns et aux autres ce qui peut leur arriver. C’est ça ; et le balayage a continué après Thomas SANKARA. Dites, vous avez peur de qui ou de quoi avec votre âge ? Regarder ce que la france a fait en Libye, au Rouwanda, au Zaïre (la france a provoqué et laisser massacrer des français pour se donner le droit d’intervention. Affaire des gendarmes katanguais) c’est pour ne citer que ça. Combien d’atrocités il y a eu dans toutes ces affaires ? Et vous voulez nous faire comprendre que si la france était mêlée cela allait se passer autrement. Merci !
    Il faut profiter là pour dire ’’aux puissants’’ que si les peuples meurtris devaient êtres de moitié méchants et cela en même temps contre eux, certains pays seraient défacés de la carte du monde ou certains citoyens de pays n’allaient jamais sortir.
    Il est temps d’arrêter les bêtises !!!

    Répondre à ce message

  • Le 27 avril à 10:23, par Alexio En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    La revolution burkinabe ne genait pas seulement la France, Elle la menacait pour ses interets belliqueux sous l etendard Francafrique,

    Et son gardien privilgie de la sous-region s appellait Houphouet F.Boigny. L initiateur de cette notion jouignit par Leopold Sedar Senghor. Le defunt president senegalais.

    Dailleurs Skou Toure les avaient surnommes comme traitre de l Afrique.

    Les deux presidents sattelites de la geopolitique de l etat francais etait la courroie de transmission de toute force anti-francafricaine
    Blaise Compaore dont la femme est une franco ivoirienne avait jouer un role pour le compte du vieux(Houphouet),

    Si vous lisez le Livre " IL S APPELAIT SANKARA" de Sennen Andriamirado.

    Vous verez que sa participation au complot contre Sankara etait pertinente, Comme l amour rend fou souvent. Blaise Compaore a du ceder par cette pression.

    Répondre à ce message

    • Le 28 avril à 10:07, par LeBon En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

      ça c’est des ragots de cabaret de basse classe.
      Mousbila n’est pas n’importe qui. Il prépare déjà l’opinion publique à accepter ce qui c’est réellement passer. Et je suis d’accord avec lui, le 15 octobre est une affaire purement interne même si le dénouement a été favorable à la france et à certains autres pays voisin tels que la Cote d’ivoire, le mali et le togo.
      Pour ce qui concerne l’implication de Blaise Compaoré, ça semble aussi ambigüe. Dans les scénario du putsch décrient jusqu’à présent par les journalistes d’investigations et les témoignages publics, le commando qui a exécuté le coup est composé de la garde rapprochée de Blaise dont son chauffeur "fétiche" qui avait réussi à l’extraire de Ouagadougou le 17 mai 1983.

      Pensez-vous que militairement, un officier putchiste, va envoyer sa garde rapprochée (une dizaine de personne) de son domicile exécuter un coup et rester sur la même position quasiment sans aucun de ses hommes de confiance et attendant que le chef du commando lui donne un coup de fil pour confirmer la réussite du coup ? A mon avis non à moins que ce monsieur ait bouffé le "lilgou" (wack donnant la capacité de disparaitre à volonté). Même si ce coup était très favorable à blaise, ça peut se trouver que lui même ait été surpris par la tournure des évènements.

      Ceux qui sont propulsés aux devant des scènes à la suite de putch peuvent ne pas être les instigateurs du putch. Par contre c’est toujours des personnes à qui ça arrange le plus. C’est d’ailleurs le cas de Sankara lui-même le 4 aout 83, et ça peut-être aussi le cas de Blaise le 15 octobre

      Répondre à ce message

  • Le 27 avril à 11:29, par Stalinsky En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    Grand frère et ancien ambassadeur du Burkina en Lybie tout en vous respectant, je pense que maintenant vous devez cesser de parler, car avant le 15 Octobre 1987, vous n’étiez pas au Burkina. Vos devez retenir les faits suivant :
    1) Blaise Compaoré voulait être Président.
    Lors de l’opération du 4 Août 1983 dirigée par Sigué Vincent Blaise lui a dit que si le coup marchait il allait être le Président et Thomas resterait Premier Ministre (consulter le livre de Valère SOME). C’est Sigué qui a mené l’opération du 4 Août 1983 et qui a arrêté Jean-Baptiste Ouédraogo en le sauvant de Hyacinthe qui voulait le tuer (Consulter le livre de JBO).
    2) Blaise voulait être Président mais il ne pouvait pas car le Coup d’Etat du 4 Août 1983 a été préparé par le PAI de TOURE Adama avec l’appui de l’URSS le KGB, la Lybie ainsi que le Ghana. L’homme fort en réalité était Sigué Vincent qui assurait la sécurité de Thomas et à instauré la Zone de Haute Sécurité autour de la présidence et du Conseil de l’Entente. Blaise est un peureux.
    3) Pendant la crise qui a démarré au sein de l’UCB (Union des Communistes Burkinabê) dont SANKARA était le Président, Vincent SIGUE a demandé en pleurnichant au cousin de Thomas au quartier Paspanga de convaincre Thomas de le laisser tuer Blaise car si Blaise tue Thomas il ne survivra pas. Une semaine avant le 15 Octobre 1987, Vincent nous a vu à l’Hôtel Indépendance pour nous dire qu’il voulait tuer Blaise et que Thomas à refusé. et que Blaise sera Président ici.
    4) Ce qui est arrivé à Thomas c’est ce qu’il a voulu. Rejoindre les Patrice Lumumba, Kwame N’Krumah etc...comme les valeureux fils de l’Afrique. Le jour du 15 Octobre 87 il n’a pas informé et amené avec lui un de ses garde corps (FAMORA et Etienne ZONGO) de sa réunion au Conseil. Ceux ci l’attendaient pour le sport de masse à la Présidence. Il s’est entouré de jeunes soldats se disant que les assaillants les épargneraient.
    5) Thomas a informé Eugène DONDASSE son Ministre des finances que Blaise agirait soit Mercredi ou Jeudi le 15 Octobre. C’est pourquoi Eugène et Juste Tiemtoré sont allés Lundi au travail avec leurs Kalachnikovs.
    6) Les coups de feu ont éclatés à 16h30 au Conseil et je suis sorti de l’hôtel Indépendance et j’ai vu Blaise COMPAORE dans une 504 Blanche, assis à droite d’un chauffeur militaire en direction de l’aéroport. Je pensais qu’il regagnait Pô pour organiser une riposte. En réalité c’était pour fuir vers la Côte d’Ivoire au cas ou le coup échouerait car à la Base l’attendait un pilote. Donc Blaise n’était pas malade.
    7) Blaise à fait 5 jours chez lui enfermé de crainte d’être tué par SIGUE Vincent. C’est suite à la mort de Vincent à Zecco, à la frontière avec le Ghana que Blaise a apparu.
    8) Le coup d’Etat a été préparé avec l’appui de certains militants de l’UCB par la mise en place de commissions. Gilbert était le Président de la commission militaire du coup d’Etat. Blaise à tout financé car il avait reçu beaucoup d’argent du Président Houphouët Boigny après son mariage avec Chantal.
    Donc il faut cesser de blanchir Blaise qui a su tromper certains révolutionnaires en les faisant croire que Thomas qui voulait élargir le CNR aux organisations de masse faisait une déviation droitière. Pourtant c’est cette idée qui a donné naissance au Front populaire. Par la suite il a tué Henri ZONGO et LINGANI pour se lancer dans l’aventure du LIBERIA.
    Prince Johnson au Libéria a affirmé que ce sont eux qui ont participé à l’assassinat de Thomas pour avec Blaise et Charles TAILOR tuer Samuel DO au Liberia et s’enrichir.
    Qui dit la vérité on le saura le jour du jugement.Il faudrait seulement que Gilbert s’il est un bon chrétien dise la vérité et il sera pardonné de moitié.

    Répondre à ce message

  • Le 28 avril à 11:22, par Ka En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    Est-ce que c’est obligé de sortir raconter du dossier de Thomas Sankara par ce qu’on se nomme ’’Sankara,’’ et fut son représentant dans un autre pays ? Oui, il y a eu des ambassadeurs de Thomas Sankara comme celui de l’Algérie dont je peux confirmer qu’il connaissait l’homme et était son confident plus que d’autres Sankara qui lui sont plus proches.

    J’ai remarqué qu’il y a des sorties d’individus disant qu’ils connaissent ce qui s’est passé durant les quatre ans du RDP, mais c’est "se montrer professionnels dans la manipulation, " et justement, c’est bien là le nœud du problème, car, ils ne connaissent pas que le tronc des assassinats du CSP au CNR, passant par le CDP pour le pouvoir dans notre pays s’appelle Blaise Compaoré, un introverti manipuler par un valet de l’impérialisme qui avait une métisse a sa main gauche pour le faire chanter.

    Ce qui est certain, la justice est là pour décider de ce qui est juste. Nul n’est au-dessus de la loi. Et croyez-moi que ce procès tant entendue, va nous apporter la lumière et la vérité, et non les vomissements de certains qui ont empoisonnés la vérité durant plus de 30 ans, dont les assassins ont profité pour se la couler en douce. Les juges du nouveau Burkina qui veulent prouver leur crédibilité au prés de son peuple assoiffée d’une vraie justice, diront a ce procès le droit pour ceux qui meritent d’être condamnés, car, Dieu seul sait combien de personnes ces sicaires de criminels ont assassiné ou fait assassiner.

    Qu’on accuse la France de Mitterrand, mieux vaut avoir l’honnêteté de constater que si la "France et son valet Houphouët" sont bien à l’origine de l’assassinat de Thomas Sankara et ses compagnons, elle ne pouvait pas le faire sans le consentement du coupable qui est Blaise Compaoré et ses complice qui étaient au conseil de l’Entente et ont commis l’acte. . Que la justice soit dite pour Thomas Sankara et ses compagnons.

    Répondre à ce message

    • Le 28 avril à 18:15, par caca En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

      Ka, le vieux manipulateur ; arrête de prendre les autres des manipulateurs. Je ne penses que vous êtes tous blanches comme la neige.

      Répondre à ce message

    • Le 28 avril à 19:04, par Yako En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

      Désolé mon frère Ka tu n’apportes pas des preuves de l’implication de l’état français et l’ambassadeur Mousbila à raison quand il parle d’un problème purement interne au CNR et à la RDP. Oui mon frère Ka, Mousbila à raison et Bassirou Sanogo ne dira pas le contraire connaissant tous les deux.Cher Ka nous sommes nombreux a avoir vécu et la révolution et les événements du 15 octobre.Tu nous permets donc de dire notre part de vérité. Pour ce qui me concerne je ne suis ni dans la haine ni dans le ressentiment moins encore dans l’idolâtrie sankariste.Le plus important étant que l’on arrive élucider ( Et non vanger) cette partie obscure de notre histoire en vue d’un nouveau départ dans la fraternité.N’oublions jamais que c’est à partir de la proscription des conjurés Catiliniens que Rome célébra le début de la fin de la republique et on connaît la suite attention donc.Bien à toi mon frère avec 43° à Ouaga il est difficile de trouver le juste milieu dans un raisonnement !

      Répondre à ce message

      • Le 29 avril à 15:46, par Ka En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

        Yako : Je ne sais pas qu’est-ce que tu entends ce que tu veux dire être Sankariste ! Non, ceux qui se disent Sankaristes ne le sont pas. Je suis à 1000% pour les idées de Thomas Sankara : Car, ce qui caractérise le véritable homme d’état, c’est sa vision à long terme. Son horizon est à plusieurs décennies, 20, 30, 50 ans, Thomas Sankara l’avait cette vision pour le continent.

        Malheureusement depuis sa disparition le 15 Octobre 1987, il n’y a plus de vrais hommes d’état en ce bas monde, tous les hommes politiques actuels qui se considèrent comme tels ne sont en fait que des combinards et leur horizon est très borné, limité à l’échéance électorale la plus proche. Cela les contraint à privilégier le court terme sur le long terme, les décisions de long terme (par exemple, les réformes structurelles profondes... et souvent indispensables) étant souvent impopulaires et donc potentiellement fatales à la prochaine échéance électorales.

        Thomas Sankara dans sa petite vie n’a jamais pensé d’être un jeune loup aux dents longues à peine sorti du berceau pour s’enrichir, ni un vieux cheval de retour rompu à l’enfariner, et aux détournements de fonds et d’idées. Il était compétents, intelligents, dynamiques, ouverts, avec du charisme, dotés d’une envergure internationale et d’une intégrité absolue : C’est pourquoi il était entouré de gens de la même veine et de déléguer les tâches dans un véritable esprit d’équipe, sans arrière-pensée ethnique, tribaliste, régionaliste ou politicienne, il n’était pas un individu tordu qui va promettre je ne sais quel "rattrapage" à une sous-population de mafieux. Cet homme a exister, et il est existé au Burkina Faso, et ils l’ont éliminé pour ses idées, surtout pour s’enrichir derrière son dos. Yako personne ne veut se venger ou avoir la haine, mais que la justice soit dite pour Thomas sankara et ses compagnons pour apaiser les cœurs du peuple Burkinabé.

        Car, aujourd’hui plus qu’hier, le mythe Sankara est plus vivant que jamais. Il a défié le temps à tel point que l’enfant de tout un continent paraît aujourd’hui comme le chemin, pour beaucoup de Burkinabè et de jeunes Africains. Mais force est de constater que même si ses idées sont toujours célébrées, l’homme n’a apparemment pas encore eu d’héritier politique à sa taille, capable de chausser ses bottes et se hisser à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités. Ceux que tu connais, je les ai côtoyé. Malgré a peu près 39 degré au moment où je t’écris ce message sous un manguier, j’ai toute ma mémoire. Bien à toi sous la pluie du printemps.

        Répondre à ce message

  • Le 28 avril à 12:49, par Chasseur d’insurrescrocs En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    Que justice soit faite également pour les victimes de thomas sankara, du CSP et de la RDP. Il ne saurait y avoir des victimes emblématiques et des victimes passées pour pertes et profits. Toutes les victimes doivent être prises en compte et tous les bourreaux démasqués.
    Non à une justice d’escrocs !!!!

    Répondre à ce message

  • Le 28 avril à 19:01, par Ka En réponse à : Assassinat de Thomas Sankara : « Si la France était impliquée, le dénouement aurait été plus intelligent », estime Mousbila Sankara

    ’’’’’’’’’’’Que justice soit faite également pour les victimes de thomas sankara, du CSP et de la RDP :’’’’’’’’’’’’ Chasseur d’insurrescrocs et ses semblables : Foutaises ! Depuis 2015 nous sommes dans un état de droit, et personne n’a le droit de bloquer un dossier criminel. C’est pourquoi la justice militaire s’est emparer des dossiers des crimes impunis et poursuivre les auteurs de ces méfaits, afin qu’ils réparent le préjudice qu’ils ont fait subir aux familles des victimes.

    Quand vous jouez la stratégie de l’injustice durant 27 ans, il ne faut pas se plaindre maintenant qu’on n’a pas jugé des dossiers des crimes du RDP et du CSP : Des crimes commis par un introverti puissant ministre de la justice ! Ce n’est pas ce qui n’a pas été jugé de 1987 au 31 Octobre 2014, qu’on exige de le faire en 2021. La position de victimes que vous adoptez, pourtant vous êtes coupables, est votre fonds de commerce depuis le 31 Octobre 2014, et demander pardon serait un crime pour vous.

    Mariam Sankara et ses enfants ont porté plainte, et vous qui se plaignez, donnez-nous les récépissés des plaintes que vous aviez posé concernant les deux officier du CSP que votre mentor a éliminer pour donner le pouvoir a Thomas Sankara et le manipuler, ou donnez-nous les récépissés des plaintes contre les crimes que le puissant ministre de justice du RDP commettait sur le dos de Thomas Sankara ? Oui il y a eu des plaintes contre les crimes du Front populaire de votre mentor, ’’Thomas Sankara, Clément O. Ouédraogo, Lingani, Zongo, et tant d’autres que votre mentor a voulu étouffer durant ses 27 ans de règne et se laver les mains : Mais la battante Mariam Sankara a voulu savoir la vérité avec sa plainte justifiée pour un assassinat dont on prétend que son mari assassiné est mort d’une mort naturelle, et ça va se faire, car Blaise Compaoré faisait partie de la Famille, mangeait dans la même assiette que son frère d’arme Thomas sankara. Les enfants de Thomas Sankara doivent connaitre la vérité comme Djemila Compaoré doit savoir que c’est son père qui a fait canarder son frère d’arme Thomas Sankara pour le pouvoir.

    Sans parti pris "Quoiqu’il fasse pour notre Burkina nid de l’injustice depuis le 15 OCTOBRE 1987, aucune bonne action d’un président comme Roch Kaboré ne trouvera grâce àux yeux(des hypocrisies et détracteurs comme l’internaute ’’ Chasseur d’insurrescrocs’’) avec des nuances schizophrénique et des rêves utopistes. Surtout qu’on de ne pas jeter la pierre toujours a la France, car Blaise Compaoré et ses complices étaient des adultes et savaient ce qu’ils faisaient.

    Conclusion : Si on pouvait décernait un prix de paix intérieur au Burkina, le peuple devait décerné ce prix au président Roch Kaboré qui a donné sa parole de faire juger tous les dossiers des crimes impunis qui était Bloqué par le président Blaise Compaoré, et il tient parole que ces dossiers soient liquidés pour une vraie réconciliation saine et durable. Qu’il soit des internautes partisans aux criminels, qu’il soit un ambassadeur qui oubli la réalité, qu’il soit de la CODER avec un mangeur de la cola pour sauver un parent du mossi centrale, tous ceux-ci ne peuvent plus stopper la machine judiciaire Burkinabé qui veut montrer sa crédibilité a son peuple.

    Et cela grâce au présidente Roch Christian Kaboré que je considère que cet homme a un courage dont je n’aurais jamais été capable. Quelqu’un ne peut pas avoir pris tant de coups, avoir subi tant de haine, avoir été harcelé de cette façon, avoir été humilié de la sorte, et tenir encore debout, dressé face aux adversaires et aux ennemis ! Surtout tient que coute que coute que justice soit dite une fois au pays des hommes intègre même si lui-même était impliqué. Il faut reconnaître aux gens ce qu’ils sont. Roch Kaboré, pour moi, est un ’’fromager’’. Et un homme qui a de telles performances, a forcément les moyens de rassembler et de tenir son pays. Parce que tenir un pays, c’est aussi être capable de rester debout face aux tempêtes. Devant les magouilles des grandes puissances, les pressions extérieures et crises qui éclatent à l’intérieur, les frondes extérieures, il faut que le leader soit debout. Car s’il baisse les bras, le pays plie l’échine."

    Alors les pros Blaise Compaoré et ses complices, ne confondez plus le Burkina avec des criminels que vous voulez, et le Burkina sans les criminels que les Burkinabé veulent. Votre mentor a défiguré le pays, il l’a lourdement endetté, et il a fait la promotion des bandes de copains-coquins avec du détournement de fonds publics au profit de la propagande personnelle, du mensonge, de l’incompétence, de la malhonnêteté, de la délinquance, de la médiocrité et de la bêtise, ce qui a mené tout droit à la tragédie que nous vivons.

    C’est pourquoi Ka vous avertit, ’’tant que vous autres pro-Blaise Compaoré et ses complices de criminels n’auront pas compris que vous deviez faire profil bas pour que votre mentor soit juger et laver ses péchés comme Laurent GBAGBO, et que toutes vos gesticulations sont parfaitement contre-productives, votre mentor sera toujours un repris de justice sans valeur. Les motivations de la justice militaire sont parfaitement claires, et devraient donner à réfléchir à tous les illuminés qui gravitent autour de Blaise Compaoré et promettent de le faire rentrer sans la justice.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 LeFaso TV
 Articles de la même rubrique
Burkina/politique : Des militants du "Mouvement agir ensemble pour le Burkina" exigent la démission du président du parti
Burkina/CDP : L’ancien Premier ministre Luc Adolphe Tiao rend sa démission
Assemblée nationale du Burkina Faso : Une nouvelle stratégie genre et son plan d’action pour la période 2021-2025
Politique au Burkina : Bluff de l’opposition ou hostilité de la majorité ?
Burkina/vie politique : Les militants de PS-Burkina décident de s’engager dans le MPP
Burkina Faso : « En plus des cadavres qui continuent de s’empiler, il y a le spectre de la famine », Eddie Komboïgo
Burkina : « Le spectre de la famine » plane « en plus des cadavres qui continuent de s’empiler », estime Eddie Komboigo
Burkina Faso : Une formation au profit des nouveaux députés
Burkina/Politique : Requiem pour l’UPR qui n’a pas non plus résisté aux ‘’intempéries’’
Journées parlementaires UPC : La cohésion sociale au cœur des échanges à Bobo-Dioulasso
Burkina/Rentrée gouvernementale : Dans une température de fortes attentes des populations et de défis cruciaux à relever
Burkina/Rentrée gouvernementale : « Trouver des solutions qui permettent aux Burkinabè de vivre dans une certaine sérénité », Roch Kaboré
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2021 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés