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Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

Accueil > Actualités > Environnement • LEFASO.NET • mardi 20 avril 2021 à 22h30min
Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

Le Burkina Faso vit actuellement une période caniculaire importante de son histoire. Ce qui ne serait pas sans conséquence sur la saison agricole qui s’annonce. Pour comprendre les causes de cette canicule et ses éventuelles conséquences sur la saison hivernale, Lefaso.net est allé à la rencontre de l’un des éminents professeurs de l’université Joseph Ki-Zerbo, le Pr titulaire de Géographie et climatologue, Jean-Marie Dipama. Dans cette interview qu’il nous a accordée, il répond à nos préoccupations et donne également des conseils pratiques.

Lefaso.net : On a l’impression que chaque année, il fait de plus en plus chaud au Burkina. Est-ce juste une impression ou s’agit-il de la réalité ?

Pr Jean-Marie Dipama (Pr JMD) : C’est loin d’être une impression, parce que depuis quelques années, on tire la sonnette d’alarme sur le phénomène du réchauffement climatique lié donc à un certain nombre de facteurs : facteur cosmique et surtout le facteur anthropique. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est que la résultante de ces effets conjugués.

Lefaso.net : Dites-nous, en tant que spécialiste des questions environnementales, quel sera l’impact de cette canicule sur la saison hivernale qui s’annonce ?

Pr JMD : Bien, c’est assez prématuré de le dire mais il faut retenir que pour le cas du Burkina Faso, nous avons deux types d’agriculture notamment l’agriculture pluviale et celle hors saison pluviale qui exploite les ressources en eau de surface. Donc, il va sans dire que ces fortes chaleurs vont impacter sur la quantité d’eau qui va s’évaporer, auquel cas cela va entrainer un tarissement précoce des sources d’eau et les populations ne pourront pas avoir de la ressource pour entretenir leurs activités.

Pour ce qui concerne l’agriculture pluviale, ces fortes chaleurs, étant entendu que nous n’avons pas une végétation relativement fournie, la chaleur au niveau du sol va entrainer l’induration du sol et par conséquent, cela pourrait aussi enlever au sol un certain nombre de nutriments et cela impactera sur le rendement des sols et les activités agricoles pourraient se retrouver compromises.

Lefaso.net : A quel scénario faut-il s’attendre ?

Pr JMD : De toute façon, les scénarios auxquels on peut s’attendre sont ceux déjà prévus. Si vous prenez par exemple le cas du Burkina Faso, il y a des études qui, à partir des modèles, prédisent d’ici 2030 à 2050, un relèvement de la température d’une moyenne de 0,8 à 1,5. Dans ces conditions, si les tendances devaient se poursuivre, il faut s’attendre à ce qu’il y ait davantage de vagues de chaleur auquel cas la température va continuer à augmenter. Même si vous faites une rétrospective, il y a une analyse spatiale des isothermes qui a été faite jusqu’en 2010 et ces études tendent à démontrer qu’au niveau du Burkina Faso, nous sommes en train d’entrer dans une phase de réchauffement.

Lefaso.net : Au vu de ces fortes chaleurs qui ne cessent de grimper, quelles sont les prévisions sur la saison des pluies ? Pleuvra-t-il ou doit-on s’attendre à une sécheresse accrue ?

Pr JMD : Bon (sourire), vous savez, pour ce qui concerne le phénomène des chutes d’eau atmosphériques, c’est tout un ensemble cosmique, ce n’est pas uniquement à l’échelle du Burkina. Car les phénomènes naturels procèdent d’un ensemble de processus au niveau de l’atmosphère. Or, l’atmosphère n’est pas cloisonnée. C’est un continuum et il peut avoir des conditions favorables à des endroits qui peuvent être propices à une bonne pluviométrie au Burkina Faso. Dans tous les cas, les services de la météorologie nationale et le centre AGRHYMET de Niamey vont, à l’orée de la saison hivernale, sortir leurs cartes prévisionnelles sur les tendances pluviométriques. Donc, je pense que, pour l’instant, c’est assez prématuré de pouvoir parler de ces prévisions.

Lefaso.net : Comment les paysans doivent-ils préparer cette saison ?

Pr JMD : Tout ce qu’on peut dire, c’est que ces fortes chaleurs à partir du moment où ça entraine une forte évaporation, ça veut dire que l’atmosphère est alimentée en vapeur d’eau à laquelle, il y a des possibilités qu’il y ait de fortes précipitions. Dans tous les cas, ce n’est pas tant les quantités d’eaux qui posent problème, c’est surtout sa répartition dans le temps et dans l’espace qui peuvent constituer un facteur à une bonne production agricole ou à une saison agricole assez médiocre.

Lefaso.net : Que faut-il faire au cas où la chaleur se poursuit jusqu’à la saison ?

Pr JMD : Bien, il n’y a pas de préparation particulière, tout au moins attendre l’information climatique qui va être donnée, sinon habituellement à partir de cette période-là, selon les zones, les gens sont dans le processus de préparation des champs. Et dans ces conditions, ces populations qui s’adonnent à cette activité-là vont rester dans leur dynamique normale, comment préparer leurs champs en attendant les premières pluies, parce qu’il faut aussi vous dire que les populations ont aussi une lecture de la nature et par conséquent en fonction des premières manifestations pluviométriques, elles envisagent la suite de la saison. Mais je pense que l’agence nationale de la météorologie et le centre AGRHYMETRE sont là pour accompagner les producteurs en leur fournissant des informations fiables.

Lefaso.net : Y a-t-il un type de culture qu’il faut privilégier face aux changements climatiques ou doit-on faire comme d’habitude ?

Pr JMD : Non, vous savez, l’année est toujours séquencée. Nous avons donc la saison pluvieuse à laquelle succède la saison sèche. Concernant la saison sèche, nous avons la période froide et la période chaude. Actuellement, nous sommes dans la saison sèche chaude sans pour autant qu’il y ait des cloisonnements. Donc, je pense que c’est assez prématuré pour qu’on commence à tirer la sonnette d’alarme.

Quoi qu’il en soit, je pense que ce n’est pas le démarrage de la saison qui est assez problématique, c’est plutôt l’étalement de cette saison dans le temps qui va déterminer la nature ou le visage de la saison agricole. Mais à ce stade, c’est un phénomène épisodique, parce que c’est quand même l’une des fois que nous connaissons une canicule sur une telle durée comme ça. Du reste, la météorologie l’avait prévue et même que le ministère de la Santé avait donné l’alerte en précisant quels sont les comportements à adopter pour ne pas souffrir de cette canicule. C’est pourquoi, je pense qu’à ce stade, c’est prématuré de vouloir faire une prévision quant au devenir de la saison agricole.

Lefaso.net : Quels conseils pourrez-vous donner aux paysans à l’heure actuelle ?

Pr JMP : Au niveau des populations rurales, les agriculteurs ont leur connaissance endogène, un savoir-faire endogène qui préside à la sélection des semences mais je pense qu’à l’allure ou les choses se profilent, il va falloir que la recherche puisse être mise à profit.

C’est également une opportunité de revoir nos espèces variétales, de sorte à adapter leur cycle au contexte climatique actuel et à venir. Dans ces conditions, c’est de mettre la science à l’épreuve de cette dynamique nouvelle qui se met en place et que le chercheur, c’est-à-dire, les agronomes, les généticiens, à partir des différentes espèces végétales traditionnelles, puissent travailler à sélectionner et à faire les différents croisements possibles permettant de disposer des variétés au rendement appréciables qui vont s’adapter à nos conditions climatiques et au contexte du sol, parce que cela dépend aussi de la nature du sol.

Les fortes chaleurs, ça entraine la perte de la végétation et si la végétation se perd, ça veut dire que le sol est exposé aux fortes chaleurs et il y a aussi que les premières pluies qui vont tomber sous le sol dégarni de végétation, bien que l’érosion hydrique va se mettre en place et dans ces conditions, il y a tout un ensemble qu’il va falloir mettre en œuvre pour lutter contre la dégradation des sols et pour lutter contre la réduction des ressources en eau.

Dans ces conditions, les populations ont des savoirs locaux qui ont déjà fait leur preuve, notamment les différentes techniques comme le zaï, les demi-lunes, les cordons pierreux, etc.

Nous pensons que les populations sont relativement aguerries pour faire face à l’adversité de la nature. Et pour accompagner les populations dans leur volonté de pouvoir produire dans les conditions assez austères, il faut que la science puisse les accompagner en élaborant de nouvelles espèces variétales qui vont avoir des rendements assez appréciables et qui s’adaptent au contexte climatique qui sont les nôtres actuellement.

Le meilleur conseil qu’on puisse leur donner, c’est de contribuer et de participer au reverdissement du Burkina, parce que c’est de ça qu’il est question aujourd’hui. Si nous arrivons, par le reboisement et tous les mécanismes de récupération des sols, cela pourrait être la solution. Parce que la végétation c’est notre meilleur compagnon pour lutter contre les réchauffements, si nous avons une végétation assez dense, elle va donc pouvoir fournir l’humidité à l’atmosphère à cause de l’élevapo-transpiration, et si l’atmosphère est chargée en humidité, il va sans dire que la quantité d’énergie qui va donc venir au niveau de la surface de la terre va s’amoindrir.

Donc, le conseil que je veux donner, ce n’est pas seulement au monde paysan, c’est à tous les citoyens, il faut travailler à reverdir le Burkina et il faut éviter de couper de façon abusive les plantes. Pour cela, il faut travailler à un changement de comportement, de mode et d’habitude de vie, de sorte à ce que le bois-énergie qui est la source principale de la dégradation de nos formations végétales, on puisse trouver des énergies alternatives. Il y a le gaz qui est préconisé dans une dynamique de pouvoir vulgariser cela et de réduire la consommation du bois-énergie. En même temps que nous travaillons à pouvoir reboiser le Burkina Faso, il faut trouver des solutions de pouvoir réduire notre consommation en bois-énergie.

Yvette Zongo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 20 avril à 15:47, par KABORE CHRISTIAN dit PALAADE En réponse à : Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

    AH BON !!!
    SALUT PROFESSEUR
    DONC DERRIÈRE CET EXCELLENT GOAL KEEPER SE CACHAIT UN BON CLIMATOLOGUE & GEOGRAPHE ?

    .

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  • Le 20 avril à 15:53, par ali baba En réponse à : Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

    De mon point de vue, seuls des projets pharaoniques peuvent aider a créer un micro climat dans les centres urbains. Yes, il faut planter et entretenir les arbres mais il faut bien plus. En général les arbres plantés ne survivent pas a cause des attaques aussi bien des hommes que des animaux mais il y a souvent le manque d’au qui ne permet pas d’arroser régulièrement et suffisamment. Aussi, il faut des arbres adaptés comme le karité, les cail-cédras, les manguiers, le néré, le baobabs etc et surtout pas les eucalyptus. Plantons intelligent, en même temps que nous avons les arbres, nous aurons les fruits pour l’alimentation.

    Je pense qu’il faut beaucoup de retenues d’eau même de petite taille suivant les bassins versants, ces retenues vont participer a alimenter la nappe du sous sol et réduire le grand ruissellement et le lavage des sols lors des grandes pluies. Au niveau technologique, il faut aussi y penser et adapter les bâtiments surtout admin au climat et les appareils polluants !!!!

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  • Le 20 avril à 16:43, par paul En réponse à : Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

    Dans les villes comme Ouaga, on bétonne, on goudronne, on met des pavés partout. C’est une hérésie ! Il est grand temps de reboiser les abords des rues et des avenues sans oublier le terre plein au milieu qui ne doit pas être pavés ou bétonnés.
    Plus vous bétonnez, plus il fera chaud en ville. Plus grave, en saison pluvieuse, le risque d’inondation augmente car l’eau ruisselle et ne s’infiltre plus dans le sol.
    Pour le faire, il faut faire respecter l’interdiction de la divagation des animaux en ville afin que toute plantation d’arbres puisse se développer et non pas brouter !
    Sur la route de l’échangeur de l’hôpital, on a fait une étude d’impact sur le nombre d’arbres enlevés et il était prévu de compenser en reboisant ! Apparemment, ce n’est plus à l’ordre du jour, car on pave et goudronne à tout va comme devant la MACO, etc. Mais, que font le maire et le ministère de l’environnement sur ce genre de dossier ?

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  • Le 21 avril à 04:55, par ecojulo En réponse à : Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

    Bonjour pour diminuer l’utilisation du bois énergie il faut aussi promouvoir des techniques de cuisson économiques comme la cocotte minute ou la cuisson avec la « bitatoré », « panier-thermos », « cuisson thermos » qui permettent de faire entre 60 et 80 % d’économie de temps de cuisson et donc de bois ou de gaz consommé..

    wikipedia.org : Marmite norvégienne

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  • Le 21 avril à 10:04, par Ali Bado En réponse à : Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

    Merci Professeur pour ces éclaircissements sur la canicule .
    Depuis l’école primaire on nous parle de changement climatique, mais rien de concret du moins rien de palpable n’est fait pour contrer cela .
    Le peu d’arbres que notre climat possède, on pêne toujours à les protéger de l’agression des animaux et aussi celle des humains. Avant aux alentours des voies, c’était des arbres 🌳 bien ombragés qui étaient alignés. Aujourd’hui avec l’avancé de la technologie et la modernisation des moyens de transport, ça détruit et ça bitume de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud sans reboisement. Et on s’étonne parfois des voitures qui s’enflamment en circulation , n’accuser pas la vieille Koudpoko de sorcellerie 😀 c’est juste la chaleur.
    Deux de nos politiciens avaient des idées. Où en sommes-nous ? 🤔
    Blaise a proposé l’équation 8000 villages 8000 forêts. Mais mon oncle Laurent Bado semble être plus intelligent en proposant 8000 villages 8000 retenues d’eau .
    Je pense que le gouvernement peu toujours réaliser ses projets.

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  • Le 21 avril à 12:04, par Amadou sawadogo En réponse à : Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

    Bonjour mon Pr. Vos réponses et analyses sont très pertinentes.je pense qu’il convient à tout un chacun d’adopter des comportements responsables avec l’environnement.la notion de développement durable doit être une notre quotidien. Merci à vous qui me donner toujours l’inspiration.

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  • Le 21 avril à 13:54, par zemosse En réponse à : Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

    Je félicite le Pr Dipama pour ce bel article. J’attire simplement son attention sur le fait que la canicule n’a aucun impact sur les éléments minéraux du sol qui restent en place.. Seule l’eau s’évapore vers l’atmosphère et revient si les conditions sont bonnes, sous forme de pluie.. C’est pourquoi la plantation des arbres est plus que vitale pour les pays sahélien .. Malheureusement nos autorités s’en foutent des rues arborées.. S’il ya bcp d’arbres dans une région, la transpiration est importante et les pluies seront abondantes.. En outre, les arbres protègent les habitations des vents violents en réduisant leur vitesse

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  • Le 21 avril à 19:16, par Valentin En réponse à : Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

    Merci bien Profeseur pour cette brillante contribution à la compréhension des phénomènes climatiques que vivent les citoyens.
    Tout est dit, en plus de travailler à mettre à la disposition des producteurs de varietés de semences adaptées aux conditions climatiques et promouvoir les techniques de conservation des eaux et des sols, il faut planter des arbres pour reverdir le Burkina Faso.

    Je voudrais prendre le cas particulier des villes qui sont non seulement les premières émetrices de Gaz à effet de serre à travers entre autre les secteurs du transport, de l’industrie, de l’énergie ; mais aussi parmi les premières victimes des effets du rechaufement climatique. Depuis un certain temps dans la ville de Ouagadougou, tout se construit en béton, en goudron au détriment des zones de végetation, des plans d’eau et des zones humides.
    Il est évident que la végétation joue un grand role dans le phénomene d’évapotranspiration qui participe à la formation des nuages et donc la réduction de la quantité d’énergie (chaleur) qui arrive à la surface du sol. En plus, la temperature de la surface du sol est faible dans les zone boisées par rapport aux zone nue et construite en béton, étant donné qu’une partie du rayonnement solaire qui arrive á la surface est utilisé dans la photosynthèse.

    Les données d’observation de la terre montre que la température de surface du sol à Ouagadougou connait une augmentation et il y’a une persistance de ce l’on appelle l’ilot de chaleur urbain pendant la journée comme la nuit. Il est vrai que le rechauffement climatique n’est pas localisé et que nous pouvons subir les effets d’une perturbation causée loin de nos frontières, mais nous devons respecter nos engagements vis-à-vis des accords internationaux et traduire en actes ce qui sont consignés dans les documents de politique. Le developement durable doit effectivement se sentir sur le terrain à travers le reboisement, la mise à disposition des populations de sources d’énergie renouvelables, en lieu et place des énergies fossils et du bois énergie, l’amenagement d’espaces vert dans les villes, le reverdissement des abords des voies, en lieu et place des pavés, la conservation des zones humides dans la villes, l’adoption de techniques de contruction de maisons écologiques.

    Les conséquenses du rechauffement climatique sont déja vécues et vont continuer à etre ressenties. Ainsi, rendons nos villes vertes pour atténuer ses effets.

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  • Le 24 avril à 18:06, par jeunedame seret En réponse à : Effets de la canicule sur la saison agricole : « Il faut travailler à reverdir le Burkina », conseille Pr Jean-Marie Dipama, climatologue

    Bien mr Dipama. Chez nous ici, pour la plantation d’arbres, il faut en faire une recommandation aux maires et députés dans leurs politiques admisitratives ; et même un système d’éducation et d’emploi. Il faut appuyer et publier les bonnes initiatives des vergers et autres bons traitements de la verdure créées par les vieux et jeunes . Nous voulons les pressions et les actions ; pas les politiques de campagne brèves de nos gouvernants..

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