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Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 19 avril 2021 à 12h00min
Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

La Commission épiscopale justice et paix au Burkina a tenu, du 14 au 16 avril 2021, une assise nationale sur la problématique du foncier avec, à l’arrivée, une palette de recommandations dont la majeure partie est adressée au gouvernement/Etat central, afin d’éviter au pays de basculer dans ce que nombre de Burkinabè qualifient de « bombe à retardement ». Mais la volonté et la bonne foi y sont-elles pour réellement parvenir à une justice foncière ? Au nom de la cohésion sociale, de la stabilité…, chacun est-il prêt à céder ce qu’il possède de trop en la matière ?

La question du foncier (urbain et terres rurales) au Burkina ressemble à un jeu de dupes, du dilettantisme, tant ceux qui ont le pouvoir de siffler la fin de la pagaille, du pillage et des frustrations semblent contourner la question pour n’afficher qu’une volonté et des actions perlées.

Depuis cinq ans maintenant que le rapport de l’Assemblée nationale sur le foncier, lourd de plus de 105 408 parcelles frauduleusement attribuées ou illégalement occupées, dort paisiblement dans les tiroirs de ceux sur qui compte pourtant le citoyen burkinabè pour faire la justice aussi dans ce domaine à enjeu social crucial. Mais jusque-là, rien que du tapage à irriter des nerfs !

On a même vu le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville, Bénéwendé Stanislas Sankara, répartir (12 mars 2021) à l’Assemblée nationale «  pour s’approprier les recommandations pertinentes… » afin de ‘’les internaliser dans sa feuille de route‘’, alors qu’il était, lui-même, vice-président de la législature précédente qui a levé le lièvre à travers ce rapport qu’elle a produit. Cette démarche s’explique difficilement dans un contexte qui requiert qu’il faut vite freiner la saignée. Il y a urgence parce que la terre est inextensible, alors qu’elle fait l’objet, aujourd’hui plus qu’hier, d’une course aux pillages sous toutes les formes.

En plus des terres de trop, des gens se sont accaparé des logements sociaux, qu’ils ont aussi thésaurisés

Sous la transition, des travaux similaires ont été faits, mais rien. Il y aurait plusieurs autres rapports de diagnostic de la situation, assortis de propositions ! Mais hélas, les pratiques se poursuivent et sans modération.

Au cours dudit forum (Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix), l’économiste-chercheur et directeur de l’Institut Free Afrik, Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, a, dans sa communication, planché : « Le dévoiement complet de la politique de lotissements a été comme organisé pour permettre l’émergence d’entreprises quasi-criminelles en matière foncière. De sorte que nous avons une situation dans laquelle, on a une extension incontrôlée et ingérable et dans laquelle, l’autorité politique et administrative fait des communiqués pour dire : il y a telle société immobilière qui est illégale, n’écoutez pas leur parole, n’allez pas acheter là-bas, sinon vous le faites à votre détriment. Une situation ubuesque. Une autorité administrative qui constate une violation de la loi, sa première mission, c’est de la faire respecter (la loi) ; ce n’est pas d’alerter par des communiqués, ce n’est pas de faire des communiqués, ce n’est pas de faire de la sensibilisation. Ces messieurs continuent à le faire. Donc, c’est comme si on désarme la légalité pour que l’illégalité prospère. (…). Nous sommes dans une situation où quand l’autorité prend la parole, elle révèle qu’elle sait, mais elle ne fait rien ».

La terre doit obligatoirement revenir à l’Etat, qui va organiser sa jouissance et la réforme doit impliquer une restitution de terres.

L’économiste constate que la gouvernance foncière est complètement pervertie au Burkina et que s’est installée la criminalité foncière et immobilière de façon systématique, au vu et au su de tous. « Les plus grands propriétaires terriens du pays sont des autorités politiques et administratives, pas les hommes d’affaires comme l’on pourrait le croire », indique le chercheur.

Dès lors, peut-on espérer une justice foncière telle que souhaitée par les Burkinabè dans leur majorité ? Aujourd’hui, l’on a l’impression que ceux qui sont censés mettre fin aux pillages, à l’injustice, à l’impunité et organiser un retour à la quiétude sur ce plan, font plutôt dans le dilatoire. Des terres sont attribuées à des individus et à des sociétés, au détriment de villages. Des pâturages ont été déviés de leur destination, alors que culturellement, il y a des peuples qui ne peuvent vivre sans espaces pour leurs animaux. On fait semblant de se préoccuper du phénomène, tout en offrant du temps et des alternatives aux prédateurs pour mieux poursuivre leur besogne. Ainsi va le Burkina Faso !

Oumar L. Ouédraogo

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 19 avril à 06:49, par Dyfert En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Les autorités politiques et administratives ont décidé de laisser le pays dériver dangereusement vers sa propre perte. Tout le monde sait, voit mais laisse faire. Mr BALA Sakandé, aidez nous svp, le seul Sankariste qui nous reste, prouver nous pour une fois votre bonne volonté, si elle en est une !!!

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  • Le 19 avril à 08:49, par saam En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Vraiment cupidité quand tu nous tiens !!!!!!!!!! Pendant que d’autres triment pour une seule parcelle pour loger sa petite famille, d’autres s’en font une centaine !!!
    Pour quoi faire ?????? ehh behh pour se faire de l’argent tiens !!!!!! Ok, mais à quoi servira cet argent si il n’y a pas la paix chez toi, du fait de cette injustice ???? ahhh !! tu as de quoi vivre ailleurs ????????? Et pour ça tu es prêt à mettre ton "chez toi" KO ???? Ok, mais ailleurs, ce n’est pas chez toi, médites !!! Que laisseras-tu à tes enfants ??? Plein de sous peut-être sauf l’essentiel, son pays, ses orgines !!! Demandez à d’autres qui survolent actuellement le pays sans pouvoir s’y poser malgré leur richesse !!!! Égoïsme quand tu nous tiens, cupidité quand tu nous tiens !!!

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  • Le 19 avril à 09:53, par Alexandre Ouedraogo En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Je suis tout à fait d’accord avec le Docteur OUEDRAOGO, quand on prend l’exemple sur le lotissement des ex secteurs 28 ;29 et 30 de l’ex arrondissement de Bogodogo dans la Commune de Ouagadougou ou le processus a commencé depuis les années 2000. Les résidents des ex secteurs 29 et 30 son attributaires de leurs parcelles alors que les résidents de l’ex secteur 28 attendent toujours. NB : tous les résidents réels on payés les contributions au lotissement et ce n’est que les quelques uns qui sont satisfaits .Que fait l’autorité pour résoudre ce problème ? 20 ANS ce n’est pas 05 ans .

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  • Le 19 avril à 10:24, par paisible citoyen En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    nous vivons une injustice de la part des autorités communales. Vous aviez acquis une parcelle honnêtement .tous les documents ont été vérifiés .les différentes taxes ont été payées. enfin vous aviez investi dans cette parcelle. A votre grande surprise, il semble que c’est une double attribution et la marie ne fait rien pour trouver une solution à cette situation. les citoyens sont contraint de se trimballer devant la justice. Les auteurs de cette forfaiture à l’Arrondissement 9 se pavanent impunément et sont membres du parti au pouvoir.
    je crois que la morale et la justice voudraient que la mairie se saisisse du dossier pour trouver un terrain à l’autre partie .Ca y va de la cohésion sociale chère à Zeph et au PREKA. Il faut éviter que le pire ne se produise à l’arrondissement 9 ;
    je dénonce le silence complice de l’Etat. je veux dire de Benewende SANKARA. Quand tu pars à la mairie, on te fais ressortir ces mêmes litanies "l’Etat n’ a pas encore levé les mesures pour qu’on mette en place les commission d’attribution".continuer , il y aune justice divine !!!!

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  • Le 19 avril à 11:06, par whema En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Félicitations à l’église catholique du Burkina Faso pour sa contribution pertinente à la gestion de cette bombe foncière.
    Les autorités politiques et administratives sont interpellées pour que des solutions urgentes et pérennes soient trouvées pour un vivre ensemble radieux.

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  • Le 19 avril à 11:11, par ACHILLE DE TAPSOBA En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    HOMMAGE A NOS MARTYRS du 30, 31 Octobre 2014 et 16,17 Septembre 2015

    Le sport favori d’une catégorie de BURKINABÉS est visiblement le détournement et la corruption. Malheureusement je le répète le pire des modèles est le politicien car toutes ses œuvres sont fondées sur le mensonge. Le politique dit ce qu’il ne va jamais faire mais fait ce qu’il n’a jamais dit voici sa vraie étiquette. Je ne vais jamais soutenir un parti politique. Toutes ces formations politiques profitent de la naïveté et de la misère de la population pour accéder au pouvoir. Une fois, arrivé au pouvoir, la course effrénée à l’enrichissement illicite et au détournement des biens public prend automatiquement le relais parmi lesquels le foncier. Que soit le régime Blaise ou le régime Roch aucun n’est pas en odeur de sainteté la corruption est le maitre mot. Comment peut-on assainir le problème foncier lorsque les politiques sont plus gourmands et plus gloutons en matière de parcelles ? Ils s’approprient plus de terre(100 ou 500 parcelles lors des lotissements) ils deviennent des agences immobilières. Les politiciens sont manifestement de pires exemples. Rien ne m’étonne dans le comportement des politiciens ils n’ont jamais travaillé pour l’intérêt supérieur du BURKINA sauf le GRAND THOM SANK qui a consacré sa vie à lutter contre les injustices et les détournements. Ils œuvrent pour leurs intérêts personnels et égoïstes. Ce qui animent les nos véreux politiciens le pillage à grande échelle en bande organisée. En rappel un disait au temps de l’homme "fort" que la morale agonise au BURKINA en français facile la morale est totalement morte au BURKINA. Effectivement chez certains BURKINABÉS la vertu et la morale sont exclusivement rangées aux oubliettes. Tous les champs des pauvres paysans sont sommairement vendangés et bradés aux autorités politiques pour la construction de R+100. Je n’ai aucune confiance aux politiciens. Nous avons du chemin pour mettre fin à la corruption. Les grands voleurs sont libérés sous prétexte de liberté provisoire ou sont maintenus à leurs postes de responsabilité où allons-nous si on encourage la médiocrité ou le détournement des biens publiques ? Malheureusement les politiciens ne tirent jamais des leçons du passé, aveuglés par leurs intérêts.

    Le GRAND THOM SANK a été un exemple très rare et atypique. Le foncier est une bombe à retardement. Nous sommes tous avertis. La bonne gouvernance est le socle de la paix et de la stabilité mais nous faisons semblant d’oublier.

    Un BURKINA PAISIBLE, ÉQUITABLE en JUSTICE et PROSPÈRE est très possible.

    LA VÉRITÉ TRIOMPHERA SUR LE MAL OU L’IMPUNITÉ(le mensonge) UN JOUR

    JUSTICE POUR THOMAS SANKARA
    JUSTICE POUR NORBERT ZONGO
    JUSTICE POUR DAVID OUEDRAOGO
    JUSTICE POUR DABO BOUKARY
    JUSTICE POUR SALIFOU NEBIE

    VICTOIRE TOUJOURS AU BRAVE PEUPLE
    VIVE LES BRAVES FDS
    VIVE LE BRAVE PEUPLE BURKINABÉ

    QUE LE SEIGNEUR BÉNISSE LE BURKINA QUE NOUS AIMONS TOUS.AMEN
    PAIX ET SUCCÈS A TOUS LES BURKINABÉS . AMEN

    ACHILLE DE TAPSOBA pur produit de THOM SANK et de NORBERT ZONGO.

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  • Le 19 avril à 11:15, par sana amade En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    pas simple il faut coute que coute resoudre le pr
    obeme

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  • Le 19 avril à 12:07, par kami En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Bravo jeune frère journaliste Omar L. OUEDRAOGO, vous traitez des sujets très pertinents et j’aime vos façons de les aborder. Je vous encourage à poursuivre dans ce sens car c’est ce genre d’interpellations à une prise de conscience qui va nous sauver. Au Burkina les autorités aiment trop s’amuser avec ce qui peut les bouffer, elles pensent que ça n’arrive qu’aux autres. J’invite ceux qui sont au pouvoir à écouter ce que Laurent BADO a dit. Il faut que les autorités se réveillent avant qu’il ne soit trop tard.

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  • Le 19 avril à 12:21, par Etat En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    il n’ y a pas que les autorités administratives et politiques. L’église catholique est de loin, l’institution qui a le plus grande propriété foncière du Burkina. Vous allez me dire que c’est les propriétaires qui ont donné. Mais c’est le cas aussi des sociétés immobilières qui n’ont jamais forcés les populations à vendre leur terres. La propriété privée des terres a été introduite au BF par l’église catholique. La preuve, le tout premier titre foncier de ce pays appartient à l’église. Faites un inventaire des propriétés de l’église et vous serez ahuri. Donc si la question doit être résolue, il faut que même l’église soit concernée.

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  • Le 19 avril à 13:19, par M.S. En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Il n’y a pas longtemps, j’ai lu dans la presse un communiqué d’un Maire de commune , qui informait sur l’existence d’un promoteur immobilier illégal dans sa commune, et qui mettait en garde les éventuels acheteurs de parcelles avec ce dernier. Cela avait susciter en moi cette réaction : " Peut-être qu’en plus de mettre en garde les acheteurs, les mairies pourraient aussi traquer et poursuivre les auteurs de ces pratiques d’arnaque en toute illégalité et impunité ??? Comment est-il possible, sur un territoire communal, de parceler, borner et vendre...en toute illégalité des parcelles, sans qu’aucun membre du conseil municipal ne s’en aperçoive ?? Et il ne reste aux honnêtes citoyens que leurs yeux pour pleurer ! Peut-être que c’est moi qui comprend difficilement"

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  • Le 19 avril à 14:02, par Obliviator ! En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Partout où on regarde, rien que des grands voleurs et, il y’en a qui croit que le pays leur appartient à eux tous seuls et qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent. Voilà pourquoi ils ne respectent pas le peuple dont ils abusent des pouvoirs passagers qu’il leur a confié. Quand des gens qui sont vâchement pauvres qui deviennent maires, politiciens et autres deviennent subitement riches, c’est qu’il y’a quelque chose qui n’est pas propre. Pourquoi tant de cupidité ? Pourtant nous mourrons tous les poches vides !

    Avec tout ce qu’on voit dans ce Burkina Faso (où le malheur a voulu que la Révolution soit rectifiée pour permettre aux voleurs et aux délinquants d’arracher le pouvoir pour s’enrichir sur le dos du peuple), il faut que la bombe salutaire explose, pour permettre de rebâtir sur les bases des valeurs ancêstrales du respect, d’équité et de solidarité. Il ne faut pas chercher à désamorcer cette bombe qui est déjà enclenchée. Il n’y a pas à négocier, ni à interpeller des personnes immorales sur les règles de la morale. Elles sont toutes avariées et le pays doit en être nétoyé !

    Quand il pleut beaucoup, le tonnerre gronde très souvent aussi. Mais après viennent aussi les bonnes récoltes et beaucoup de beau temps.

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  • Le 19 avril à 14:10, par sidsomde En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    En fin comme les Hommes du SAUVEUR sont dans le jeu, l’espoir du SALUT peut être envisagé pour ce domaine du foncier.

    Comment permet-on à tout quidame de lotire à tour de bras le pays alors que l’Etat ne peut même pas achever des lotissements commencés il y a plus de 20 ans ? (Taabtenga, saodogo...)

    Quand l’Etat veut faire une insfrastructure publique ( école, route, CSPS) c’est tout un problème avec ceux qu’ont appelle "propriétaires terriens" La terre n’appartient qu’à Dieu et après Dieu c’est l’Etat. Voilà pourquoi nos pères ne vendaient pas la terre !

    C’est quel pays ça ?

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  • Le 19 avril à 14:18, par Zida En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Ce qui moi j’aimerai ajouté dans les fonciers ici au Burkina , ce sont les non loti . vous saviez comment la dimension des parcelles non loti sont entrain de prendre de l’ampleur ???? Je vous en prie de trouver une bonne solution vite pour palier ce problème sinon on risque d’avoir trop de bidonville au Burkina et c’est même pas ça le véritable problème . Le vrai problème est que les gens vont se tués à propos des terrains non loti réagissez vite les autorités car une personne prévenue en vaut deux !!! Merci d’écoute mon message !!!

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  • Le 19 avril à 15:00, par Ka En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Saam : Vraiment cupidité quand tu nous tiens !!!!!!!!!! Pendant que d’autres triment pour une seule parcelle pour loger sa petite famille, d’autres s’en font une centaine !!!

    Mon jeune internaute Saam, heureux de te lire, et surtout ton vieux Ka t’attend toujours a Tampouy pour un thé froid bien glacé : Avons-nous besoins de cette analyse pour remuer un système qui existe depuis la nuit des temps dans notre Faso ? Il y a longtemps que toi et moi nous sommes sur les réseaux sociaux : Rappelle-toi de cet article paru sur l’AIB : le 13 Octobre 2016 :
    ‘’’’’’’’’ Les parcelles volées.’’’’’’’’’’’’ Burkina-Foncier-Loi.

    ’’Burkina : des influentes personnalités se sont attribuées des milliers de parcelles (rapport.’’

    Ouagadougou, 13 oct. 2016 (AIB). Des influentes personnalités tels que des promoteurs immobiliers, des hommes politiques et des fonctionnaires, se sont taillées illégalement des milliers de parcelles, en spoliant des populations défavorisées, révèle une enquête publiée jeudi par le parlement burkinabè.

    La commission d’enquête parlementaire sur le foncier urbain au Burkina Faso a décelé plus de 105 000 parcelles, illégalement acquises entre 1995 et 2015 dans 15 communes urbaines du pays.
    Selon le président de la commission, Boureima Barry, l’ex président Blaise Compaoré et son frère cadet François Compaoré, se sont octroyés respectivement, 113 et 22 parcelles dans la seule commune de Ziniaré.

    Alizèta Gando Ouédraogo, la belle-mère de François Compaoré, à travers ses trois sociétés immobilières, a acquis dans des conditions condamnables, près de 68000 parcelles à Ouaga 2000, à Yagma et à Nioko 2.

    Boureima Barry a expliqué qu’en violation de la loi, Mme Ouédraogo a payé dans les années 2000, auprès de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains, 170 parcelles dont le mètre carré a été évalué à la modique somme de 2500FCFA.

    Il a ajouté que ces parcelles qui devraient être aménagées en villas, se revendent de nos jours à 70. 000 FCFA le mètre carré.
    Outre ses manquements, Mme Ouédraogo et plusieurs autres prestataires dont Julien Wendpanpa et Abdoul Services, doivent plus de 16 milliards de taxes et de droits à l’Etat burkinabè, a indiqué M. Barry.

    La Société immobilière SOCOGIB (appartenant à Alizèta Ouédraogo) a également mis à la disposition spécifique de l’ex maire Pascal Tiga Ouédraogo, 500 parcelles.

    Selon les enquêteurs, dans l’arrondissement de Boulmiougou (Ouagadougou), l’ex maire Séraphine Ouédraogo s’est attribuée à elle seule 2000 parcelles, en dehors de toute commission d’attribution.

    L’ex maire Zacharia Ouédraogo a quant lui, revendu 118 parcelles à usage commerciale, pour 20 millions de FCFA chacune.
    A Bobo-Dioulasso (ouest), l’ex directeur régional de l’Urbanisme Ousseni Zoromé et son chef de service, Arouna Bonsa, se sont partagés 535 parcelles en procédant à des morcellements irréguliers d’espaces verts.

    L’ex maire central qui n’est pas censé attribué de terrains parce qu’il ne dispose pas de territoire à lotir, Salia Sanou a pourtant attribué 500 parcelles.

    A Kongoussi (centre-nord), l’actuel maire Daouda N. Zoromé, le receveur des domaines Pierre Koara et le directeur régional de l’Urbanisme Justin Yaméogo se sont partagés 20 réserves, avec leurs enfants, épouses et amis.

    A Kaya (centre-nord), des membres de la commission d’attribution au niveau de la cité des Forces vives, se sont partagés 78 parcelles, sans d’autres formes de procédures.

    Dans la commune de Titao, l’ex maire Boukari Jacques Nyampas’est taillé 40 parcelles.

    Selon Boureima Barry, il a également administré 298 parcelles dans la zone de 0uaga 2000. « Sur instruction verbale » du président Compaoré, il s’est permis de distribuer ces parcelles à des libanais, à des amis du président ou à ses amis.

    Au regard de tous ces manquements, le parlement burkinabè a autorisé ce même jeudi, le retrait des parcelles illégalement acquises au profit des populations spoliées et de l’Etat.
    Agence d’Information du Burkina

    On finira bien par savoir le fond de l’affaire... il ne faut pas être pressé. Tôt ou tard, la vérité finit toujours par éclater, en particulier lorsque les personnes impliquées n’ont plus aucun intérêt à dissimuler quoi que ce soit et qu’elles sentent leur fin venir. Patience ! (ce n’est pas une "parodie de justice" qui nous révélera quoi que ce soit d’intéressant. Alors que les griots qui veulent se dissimulé derrière leurs faits la ferme.

    Je profite dire a mes lectrices et lecteurs que l’intru sur le Faso.net qui utilise mon prénom Kayouré, et mon pseudo Ka, ou ajoute un Ka qui devient Kaka est revenu sur le site pour saboter mes critiques fondées, car je cites les noms de ses mentors malsains, et il se venge a sa façon. Ne faites pas attention a ce microbe dont je pense connaitre. Et a chaque fois que ce vulgaire qui n’est qu’un sicaire utilise mon pseudo, je vous l’avertirai. Merci de votre compréhension. Votre vieux internaute Ka.

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  • Le 19 avril à 15:46, par sidsomde En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    En tout cas au 1er mandant de Rock ce problème a été esquivé. pour son 2e mandat il faut qu’il soit vraiment du Roc, Marbre, Crystal face aux usurpateurs de la chose publique pour résoudre le problème.

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  • Le 19 avril à 17:51, par Jean MOULIN En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    "Donc, c’est comme si on désarme la légalité pour que l’illégalité prospère", merci au Dr OUEDRAOGO.
    Si nous ne sommes plus capables de respecter et faire respecter les textes, fermons l’Assemblée nationale et les juridictions.

    Ça fait mal de voir à quel point nous avons déifié l’intérêt personnel et partisan dans notre beau pays.

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  • Le 20 avril à 11:00, par Antoine Kiendrébéogo. En réponse à : Danger du foncier au Burkina : Comment désamorcer la bombe, si les plus « grands propriétaires terriens sont des autorités politiques et administratives » ?

    Je m’attendais à voir quelques une des recommandations issues du forum épiscopal,si ce n’est pas indiscret.
    .Ce faisant ,je suis resté sur ma faim.

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