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Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • dimanche 18 avril 2021 à 22h15min
Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

"Etat de droit et gouvernance foncière : quels engagements de l’État et du citoyen pour une société apaisée ?". C’est sous ce thème que la Commission épiscopale justice et paix du Burkina (CJP-Burkina) a, du 14 au 16 avril 2021 à Ouagadougou, tenu un forum national sur le foncier au Burkina.

Cette assise vise à contribuer à une prise de conscience individuelle et collective sur la nécessité d’un sursaut national en vue de solutions concertées, globales et durables à la préoccupation foncière.

Durant les trois jours, les participants ont mené la réflexion à travers une communication introductive, cinq panels et des travaux en groupes autour de l’aménagement urbain, la gestion du foncier rural et les mécanismes de lutte contre la corruption et la prévention des conflits liés au foncier.

A la clôture des travaux, intervenue dans l’après-midi de ce vendredi 16 avril 2021, les participants ont fait plusieurs recommandations à divers acteurs de la vie nationale.

Ainsi, à l’État central/gouvernement, ils recommandent la reprise en main de la gouvernance foncière par un diagnostic approfondi de tous les dysfonctionnements de la gouvernance foncière, en vue d’affirmer davantage son leadership en matière de gestion foncière ; l’élaboration des politiques publiques efficaces en matière foncière ; le retrait de toutes les terres non mises en valeur selon les dispositions légales.

Toujours à l’endroit de l’État, ils prônent que soit mise fin à l’impunité dans le domaine de la gouvernance foncière par l’application ferme des dispositions légales à tous les acteurs et le lancement d’une opération "casiers vides" destinée à sanctionner toutes les personnes ayant fait preuve de malversations dans la gestion foncière ; une attribution équitable des terres ; la mise en place d’un "plan spécial" de fourniture de logements sociaux aux citoyens.

De g.à d. : Abbé Hermann Ouédraogo (secrétaire général de la Commission épiscopale justice et paix), Mgr Alexandre Yikyi Bazié (président de la Commission épiscopale justice et paix), Mgr Laurent Dabiré, Zéphirin Diabré et André Anatole Yaméogo (représentant du ministre en charge de l’Agriculture).

Les participants requièrent également une meilleure protection de la terre face à l’exploitation minière et aux autres formes de dégradation ; une meilleure implication des populations à la base dans la gestion financière ; la dotation des collectivités territoriales d’outils de planification et veiller à l’effectivité du transfert des compétences auxdites entités et, enfin, la création d’un statut de la chefferie traditionnelle permettant de préserver son rôle dans les actions de paix et de cohésion.


Lire aussi Burkina : La commission épiscopale « Justice et paix » organise un forum national sur la problématique du foncier


Aux collectivités territoriales, les participants appellent à la mise en œuvre des recommandations de la commission inter-ministérielle d’apûrement du passif foncier et une meilleure coordination de la gestion du foncier entre les collectivités territoriales et le gouvernement.

Aux chefs coutumiers et traditionnels, il est recommandé la nécessaire préservation des valeurs ancestrales liées à la gestion foncière.

L’assise a abouti en outre à des recommandations adressées aux promoteurs immobiliers et aux confessions religieuses. Au titre des premiers cités, il est requis la nécessité de respecter les cahiers de charges et les procédures d’acquisition des terres destinées à la promotion immobilière tandis qu’aux seconds acteurs, il est souligné la nécessité de respecter la destination des terrains qui leur sont attribuées.

Antoinette Pouya, rapporteur général, a livré le contenu des trois jours de travaux.

Placé sous la présidence de Monseigneur Laurent Dabiré, président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger, le forum national sur le foncier était co-parrainé par le ministre d’État, ministre auprès de la présidence du Faso, chargé de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, Zéphirin Diabré ; le ministre de l’urbanisme, de l’Habitat et de la ville, Bénéwendé Stanislas Sankara et du ministre de l’Agriculture, des aménagements hydro-agricoles et de la mécanisation, Salifou Ouédraogo.

Créée en mai 2003, la Commission épiscopale justice et paix du Burkina (CJP-Burkina) est un organe de l’Eglise catholique au Burkina. Elle a pour mission de promouvoir la justice sociale, la paix, la cohésion sociale et défendre les droits fondamentaux de la personne humaine et des groupes sociaux, à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise et selon la vision pastorale des Évêques du Burkina.

Pour atteindre ses objectifs, elle a ciblé des domaines d’intervention. Ce sont la promotion et la défense des droits humains ; la promotion de l’accès à la justice en faveur des personnes les plus défavorisées ; la lutte contre l’exclusion sociale et les violences faites aux femmes et aux jeunes filles ; la prévention et la gestion des conflits ; la promotion de la démocratie, de la citoyenneté et de la bonne gouvernance ; la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.

Les recommandations du forum seront consignées dans un mémorandum qui sera remis à l’autorité.

O.L.O

Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 17 avril à 14:59, par KIKIDENI En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

    Mais que propose cette conference face à l’invasion de nos terres par ce soit disant missionnaires ? Aujourd’hui même à ouagadougou, il y a des quartier dont le dixième est occupé par ces missionnaires avec à l’appui des documents fonciers qu’ils obtiennent par la complicité de leurs fidèles qui sont dans notre administration publique et dans les collectivités. Regardez même autour de ouaga, Pabré, Koubri.... C’est une bombe à retardement et tôt ou tard ça va éclater. Je fais mienne leur citation qui dit de s’occuper de la poutre qui est dans ton œil au lieu de s’occuper de la paille qui est dans l’œil de l’autre.

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    • Le 18 avril à 05:19, par COB En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

      Vous connaissez l’hôpital Saint Camille, le Lycée Gabriel Taborin, le Centre CANDAF, l, ’USTA, le monastère de Koubri.... ? Tu sais à quoi servent toutes ces structures ? Tu peux citer les noms des missionnaires qui sont dans ces structures ???

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    • Le 18 avril à 12:26, par ka En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

      Les missionnaire ont toujours utilisé leurs fonciers au profit de toutes les communautés sans distinction de confession religieuse . L exemple des infrastructures scolaires , sanitaires et sociales sont des exemples palpables et à souvent gratuitement ou à moindre cout . Ta réaction est sans fondement .

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    • Le 19 avril à 12:35, par Le Vigilent En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

      Mon cher KIKIDENI, il faut bien te renseigner. Tu sauras alors que les terres occupées par l’église catholique ont été acquises bien avant les indépendances, et certaines l’ont été même avant la reconstitution de la Haute Volta. A l’époque la population était peut nombreuse et le problème du foncier ne se posait pas. Les gens te diront aussi qu’aux premiers lotissements à Ouaga, Bobo et autres villes, il a fallu sensibiliser et prier les gens pour qu’ils acceptent de prendre un terrain loti. Les terrains étaient de 900 à 1200 mètres carrés. Cela se constate dans les anciens quartiers.
      Par ailleurs, les missionnaires ont accordé de grands espaces de leurs terres aux populations pour des maisons à usage d’habitation ou pour des activités agro-pastorales. Sais-tu que l’espace du Camp fonctionnaire appartient à la mission catholique ? Lorsque le pouvoir de Blaise Compaore a rasé ces maisons d’habitation pour octroyer le terrain Alizée Gando pour des fins commerciales que la mission a récupéré son terrain. Tout le quartier St Léon de Ouagadougou est bâti sur un espace appartenant à la mission catholique. As-tu appris qu’une famille en est jamais été déguerpi ?
      Comme l’a dit un autre internaute, les missionnaires n’ont pas acquis les terrains à des fins spéculatives, mais pour réaliser des infrastructures sociales (hôpitaux, établissements d’enseignement primaires, secondaires et universitaires) ouverts à toute la population. Peut-être que toi-même, et sûrement plusieurs personnes de ta famille, avez plusieurs fois tu as plusieurs fois fréquenté une ou plusieurs de ces structures sociales réalisées par les missionnaires. Peux-tu en dire de même pour les terres que les gens acquièrent partout à travers le pays et que l’on a dénoncé au cours du forum ?

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  • Le 17 avril à 19:55, par Wendkuni En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

    Merci beaucoup au journaliste pour ce beau et complet compte-rendu de trois jours de travail acharné. C’est une première à ma connaissance que des religieux s’intéressent à cette question qui est une bombe à retardement dans notre pays. Maintenant que des recommandations sont faites, il faut trouver les moyens de suivre leur application, sinon tout ce travail sera vain et c’est toute la société qui perd.

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  • Le 18 avril à 13:15, par AMKOULEL En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

    @KIKIDENI, suis absolument en accord avec ce que tu évoque. Cette église catholique est le 2ème propriétaire terrien au Burkina, et n’eut été, SANKARA qui a nationalisé le foncier, elle serait en 1ère place. Pour preuve, allez voir en Côte d’ivoire, au Togo, au Cameroun...
    Cela dit, je salue la clairvoyance de ton analyse et je puis témoigner de ce qui se passe dans mon village, situé en plein centre de BOBO, le village de TOUNOUMA. La quasi totalité du village est accaparé par la mission catholique au au Nord dans une quasi ignorance des intellectuels complices de ce pillage foncier. Le village se retrouve à quémander un lopin de terre pour construire une école publique qui soit abordable aux enfants du village parce que le collège de Tounouma, proprieté de l’église, est hors de portée financière des villageois. Le village en est résolu à supplier l’église de céder à l’Etat des classes qu’elle a fermées par pur calcul mercantile pour en faire une école publique.
    Les communautés religieuses, l’église en tête, sont les 1ers foyers de concentration foncière illégale et illégitime, car jouant sur la fibre de croyance des pauvres populations et des intellectuels incapables de faire le lien entre ces croyances et notre état de dominé, de perdu.
    J’ai beaucoup apprécié l’allocution du Dr Rab-Salga OUEDRAOGO mais tout ça c’est bien dans un plan de diversion de l’opinion publique et surtout un plan de contrôle cette opinion, sinon le 1er acteur le plus vorace de la question foncière, c’est bien l’église catholique et les autres communautés religieuses en lame de fond. Il faut que nous ayons la conscience, la connaissance et le courage de nous attaquer à nos problèmes avec acuité et la plus grande gravité qui va avec sinon, nos pseudo indignations ne nous menerons nulle part, et c’est bien ce que ces gens veulent.

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    • Le 19 avril à 11:46, par Appolinaire SANOU En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

      J’invite KIKIDENI à chercher à lire l’histoire de l’installation de la mission catholique à Tounouma. Il verra ce que l’Eglise a apporté ( humainement, spirituellement et tout…) depuis 1890 à nos jours. Pas seulement pour les Catholiques mais pour tous les fils et filles de Dieu.
      Pour le village de Tounouma, c’est plutôt l’Eglise catholique qui à travaillé à son installation sur son site actuel en négociant avec Bindougousso ( 1897 à 1925). La mission n’est pas seulement pour Tounouma, pas seulement pour Bobo ou le Burkina Faso. elle a obtenu ses terres dans les règles de l’art, et ses terres appartiennent à tous les fils et filles de Dieu.
      Elle a construit un dispensaire a ses propres frais qui a été cédé a l’Etat pour utilité publique comme la plupart de ces infrastructures.
      Parlant de l’école, pendant plus de 73 ans (de 1927 à 2000), la mission a formé gratuitement d’innombrables hommes et femmes de ce pays et d’ailleurs. Qui parmi ces hommes et femmes est revenu dire merci ? Pourtant il y’en a qui sont capables aujourd’hui de payer à eux seuls, des parcelles pour en faire des écoles et des centres de santé à utilité publique. en citant des boutiques vous démontrez qu’il vous faut une mise à jours sur l’autonomie de gestion que l’Eglise vit depuis plus de 30 ans( a chaque époque ses réalités).
      Sans citer une religion car l’Eglise de Jésus Christ enseigne l’amour et la tolérance, je vous invite a prendre rien que la ville de Bobo. faites la somme des superficies des lieux de culte de toutes les confessions et faite le rapport par confession. Vous verrez que l’Eglise catholique n’occupe que le millième des superficies occupées par les religions. J’en sais quelque chose car je travail sur la question depuis 1998. Généralement quand elle demande des terres, on lui donne toujours des lieux ’’inhabitables’’. Et on connait la suite. la problématique dont il est question pendant ce forum est un nouveau phénomène de blanchiment d’argent qui implique une horde de criminels sans scrupules et sans vergogne. ils sont en train de faire du Burkina Faso une véritable poudrière en lui fixant une durée de vie imminente. C’est de cela qu’il est question. Nous ne devons pas regarder le doigt de celui qui nous montre la lune, mais la lune elle-même. Si vous avez des griefs contre l’Eglise Catholique, attendez-la sur un autre terrain pas celui-là car il est trop glissant pour vous.

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  • Le 18 avril à 18:34, par Lom-Lom En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

    Internaute Kikideni, effectivement soit vous faites exprès soit vous semblez ne pas voir la réalité ! Pouvez-vous dire si les espaces occupés par les missionnaires sont oui ou non mis en valeur et au profit de qui ? Généralement c’est pour des établissements scolaires où vos enfants ou les enfants de vos parents se bousculent pour s’inscrire à cause de la qualité de l’enseignement ou bien pour des formations sanitaires que beaucoup d’entre nous aiment bien fréquenter à cause de la qualité des soins, etc. Oui, je pense qu’on peut pas ou on ne doit mettre toutes formes d’occupations de terres dans le même sac. Avec tout le respect que je.vous dois, je ne crois pas que c’est la meilleure façon de régler le problème foncier dont il est question ici.

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  • Le 18 avril à 21:59, par triste En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

    Suite à la réaction d’internautes, je me permets de me poser une question. Comment se fait il que des boutiques soient érigées dans les espaces octroyées à la mission catholique comme au Cholasticat sur Charles de Gaule, ou à Jean XXIII ? Est ce que l’état ou la commune bénéficient de taxes sur ces boutiques ? Jésus avait chassé les marchands dans le temple car ils adoraient le veau d’or. Cette église catholique n’est elle pas devenue un état dans l’état ?

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  • Le 19 avril à 02:41, par kalonji rock En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

    Les plus grands proprietaires ou occupants de terre au BF, L’armée et l’eglise catholique.

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  • Le 19 avril à 16:15, par Julien En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

    Mon Dieu, quelle mouche a -t-elle piqué cette église avide et prédatrice de terre pour qu’elle organise une telle mascarade ?
    Se croit - elle entourés d’aveugles ? Le 100ème des terres occupées par l’église est non mise en valeur. C’est de l’accaparement préventif et anticipé des terres. C’est bien là un péché de gloutonnerie et dire que le camp fonctionnaire et tout le quartier Saint Léon appartenaient à l’église en ces années lointaines confirment mes dires. Avait-elle besoin de tant de terres pour quoi faire en ces années là ?.
    Que ceux qui affirment aussi qu’elle le faisait quand le pays était pas sous peuplé et que les enjeux terriens n’existait pas se détrompent car elle continue de le faire en engloutissant des villages entiers dans son domaine et cela surement avec des complicités administratives. Alors, le seul mérite de ce colloque est que l’Etat se saisisse de la question foncière et mette fin à toute les formes de prédation foncières, quelles soit laïques, religieuses, affairistes, ONG, etc

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  • Le 20 avril à 12:38, par discernement En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

    je pense qu’il y a un problème de jalousie quelque part : il y a des gens qui ne digèrent pas le fait que l’église catholique se saisisse du problème en prenant cette initiative. Si non tout le monde sais et voit ce que l’église catholique fait concrètement pour les populations depuis son arrivée en Haute Volta jusqu’à nos jours. Même s’il s’agit d’un accaparement de terres, c’est un accaparement vraiment utile. Même si vous n’aimez pas les catholiques reconnaissez quand même que leurs responsables font œuvres utiles. cette haine envers la religion catholique ne pourra jamais l’empêcher de continuer cette œuvre au nom de Jésus Christ. Libérer votre cœur de cette haine. cela vous fera un grand bien.

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  • Le 21 avril à 11:50, par Desi Camille En réponse à : Préoccupation foncière au Burkina : Le flacon d’antidotes de la commission épiscopale justice et paix

    Je ris en écrivant mon texte. C’est bien d’évoquer l’hôpital St Camille et tel ou tel autre lycée ou école. Soyons sérieux, l’argent engendré par St Camille rentre-t-il dans les caisses de l’état ? Non bien sûr, c’est du bon business. Certes les écoles de Tounouma à Bobo ont été cédées à l’état après les années 2000. L’état y a mis ses fonctionnaires pour travailler, j’y suis passé de 1972 (CP1) à 1982 (BEPC). Ça n’a jamais été aux frais de l’église.
    Quelqu’un a bien fait de noter que les domaines ont été acquis bien avant les indépendances. Le jeu devient intéressant quand on sait que le pillage était systématique en faveur des missionnaires. C’était la suite logique de la colonisation. Cette sale influence joue négativement sur nos réalités aujourd’hui et ce, en faveur de l’exploitation du colon qui continue. Sachons reconnaitre qu’autant l’église a eu son côté positif dans la participation à l’instruction, l’éducation de certaines personnes, autant son côté pilleur des domaines ne saurait être occulté.

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