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Ram Ouédraogo, candidat du RDEB : “Je place cette campagne sous le signe de l’espoir”

Les candidats à l’élection présientielle du 13 novembre 2005 sont entrés de plain-pied dans la campagne depuis 72 heures déjà. Dans cet entretien, le candidat du Rassemblement des écologistes du Burkina (RDEB), Ram Ouédraogo, parle de sa stratégie de campagne pour convaincre l’électorat. Il explique également sous quel signe il place cette campagne.

Sidwaya : Sous quel signe placez-vous cette première sortie ?

Ram Ouédraogo : Je place cette première sortie sous signe de l’espoir. L’espoir de la victoire. Je relève cependant une injustice aussi, de l’injustice parce qu’au momen (le 23 octobre) où je vous parle, aucun candidat à cette élection présidentielle n’a reçu le financement public de l’Etat. Je trouve que c’est une injustice parce qu’il n’y a aucune raison que la loi qui autorise ce financement ne soit pas appliquée. Pour que les candidats soient sur un même pied, il faut leur donner les moyens.

Mais je garde quand même l’espoir.

S. : Avez-vous essayé d’approcher la CENI pour savoir ce qu’il en est ?

R.O. : Nous avons approché la CENI qui nous a laissé entendre qu’elle aussi attend le ministère des Finances et du Budget.

La CENI nous dit attendre le 24 octobre 2005. A cette date, la campagne aura déjà démarré depuis 72 heures. Ce n’est pas juste.

S. : En tant qu’écologiste, avez-vous démarré votre campagne au Sud-Ouest parce que cette région est l’une des plus vertes du pays ?

R.O. : Notre parti est présent dans toutes les 45 provinces. J’ai choisi d’aller au Sud et à l’Ouest pour commencer.

A l’élection présidentielle de 1998, j’ai démarré ma campagne à Gayéri dans la Komandjari profonde. Pour cette campagne, c’est le sens opposé. Pour moi, commencer dans telle ou telle région, c’est la même chose.

Alors je préfère commencer par l’Ouest, le Sud avant de remonter au Nord. Mais ce n’est pas parce que le Sud et l’Ouest sont parmi les régions les plus vertes que je commence par là-bas. Pour moi, tout le Burkina doit être vert. Je dois donc être partout. Je suis déjà allé dans le Sahel, il y a à peu près trois semaines. Je vais y retourner encore dans le cadre de la présente campagne.

S. : Quelle va être votre stratégie de campagne ?

R.O. : Dans notre stratégie de campagne, nous avons prévu de faire des meetings dans certains endroits et dans d’autres zones nous organiserons des assemblées générales éclatées.

C’est à dire que dans une même ville, nous allons organiser des assemblées générales dans plusieurs quartiers.

Cela va nous permettre d’expliquer notre programme et d’échanger directement avec les militants et les populations.Ce qui est en contradiction avec les meetings qui regroupent, certes beaucoup de monde. mais généralement certains repartent sans même retenir ce que vous leur avez dit. Dans les assemblées générales éclatées, les militants ont l’occasion de poser des questions, de s’exprimer.

S. : Avec une telle stratégie, pensez-vous toucher le maximum d’électeurs ?

R.O. : Absolument. Dans un meeting vous pouvez réunir 15 000 à 20 000 personnes. Mais parmi ces personnes il y en a qui vont vous écouter mais il y en a aussi qui ne vont pas saisir ce que vous dites à cause du brouhaha.

Alors que les assemblées générales éclatées, permettent d’être en contact avec 200 ou 300 personnes avec lesquelles vous pouvez discuter. Je pense que la proximité est plus efficace.

S. :L’axe que vous avez retenu pour cette étape sera-t-il appelé à être modifié ou sera-t-il maintenant ?

R.O. : Nous démarrons à Pâ dans les Balé. Nous allons faire les départements de Founzan, Oronkina, Dano. Et nous lançons notre campagne par un meeting à Diébougou dans la Bougouriba. A Gaoua dans le Poni nous organisons également un meeting ainsi qu’à Batié. Nous remonterons ensuite à Banfora et en descendant vers Bobo-Dioulasso.

Pour l’instant, nous maintenons notre programme mais il est susceptible de modification. Ce qui est certain, nous comptons faire toutes les 45 provinces.

Etienne NASSA


Il promet le changement à ses militants

La course pour le fauteuil présidentiel est ouverte depuis le 22 octobre 2005 à 0 heure. Les 12 candidats en lice, sillonnent le Burkina profond pour convaincre l’électorat à voter leurs programmes. Le candidat Ram Ouédraogo du Parti écologiste du Burkina (RDEB) a lancé, pour sa part, sa campagne à Diébougou dans la Bougouriba par un meeting. Le candidat du RDEB a surtout pour cette campagne, opté pour l’approche directe qui, selon lui, serait plus payante que les meetings qui mobilisent des foules. « Nous organiserons quelques meetings mais il reste entendu pour nous que nous privilégierons la campagne de proximité... », nous a-t-il confié.

Pour son premier meeting, Ram Ouédraogo a été accueilli à l’entrée de Diébougou par des jeunes militants du parti (à vélo et en moto) qui l’ont conduit au lieu de la manifestation.

« RDEB, au pouvoir, Ram Ouédraogo au pouvoir... ».

C’est par ces slogans que le candidat a été reçu par ses militants à Diébougou venus des villages de la province de la Bougouriba et du Ioba voisin. Les différents délégués du parti, le secrétaire général adjoint de la section provinciale de la Bougouriba et le secrétaire général de la section du Ioba, ont appelé les militants à voter Ram Ouédraogo. « Ram Ouédraogo est la clé de voûte de notre développement. C’est avec lui que nous sortirons de notre misère. Avec lui, nous combattrons la violence, la famine, la grande criminalité, la destruction de la nature, les grandes endémies... », a affirmé le secrétaire général de la section provinciale du Ioba, Kambi Bè.

Sié Luc Kam, représentant des jeunes est convaincu que Ram Ouédraogo a de nombreux projets pour les jeunes « Nous allons le voter mais il ne faudra pas qu’il nous oublie comme les autres. Nous avons toujours voté pour les autres. Et dès lors qu’ils sont élus, ils ne pensent plus à nous. Nous n’avons pas encore vu le changement promis... », a martelé celui-ci. La représentante des femmes, elle, a demandé des forages, des dispensaires...Hamidou Ouédraogo du village de Bapla-Birifor, espère, lui-aussi, un changement pour le Burkina avec Ram Ouédraogo. Le candidat lui-même, dans son adresse, a dit à ses militants : « je ne suis pas venu pour faire des promesses démagogiques.

C’est ensemble que nous allons apprendre à pêcher. Si nous gagnons, nous allons travailler ensemble à la modernisation de l’agriculture. Ensemble, nous allons construire des dispensaires, des écoles... ».

Le candidat Ram Ouédraogo, a appelé les populations à choisir son programme qui, selon lui, est à même de conduire le Burkina sur la voie du développement. « Blaise Compaoré est fatigué, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) est fatigué. Le pays a besoin d’autres dirigeants...Populations de la Bougouriba, votez notre programme qui est le meilleur, le meilleur. L’heure de la vérité a sonné. Il faut sanctionner le pouvoir en votant pour le changement.. », a-t-il dit à l’endroit de ses militants.

Ram Ouédraogo est convaincu qu’il va gagner cette élection. « On va gagner. Mais pour gagner, il faut voter et bien voter. Il faut être vigilant, pour empêcher nos adversaires de frauder pour gagner. Dans ce pays, tous ceux qui ont gagné à des élections ont toujours utilisé la fraude... », affirme-t-il à ses militants. « Le 13 novembre prochain, le Burkina aura un nouveau président et c’est Ram Ouédraogo.

Au soir du 13 novembre 2005, le drapeau du RDEB flottera à la présidence du Faso...) » a-t-il lancé, convaincu. Après ce meeting, Ram Ouédraogo a mis le cap sur Bouroum-Bouroum, Batié, et Gaoua où il a eu respectivement des rencontres avec les militants et des meetings pour les deux dernières localités citées.

Avant Diébougou, il a rencontré dans la matinée, ses militants à Pâ, Founzan, Oronkua et Dano.

Etienne NASSA (paratena@yahoo.fr)
Sidwaya

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