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Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • vendredi 9 avril 2021 à 23h35min
Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

Une conférence-débat sur le mouvement féministe s’est tenue ce jeudi 8 avril 2021 à Ouagadougou, à l’initiative du Centre de recherche et d’intervention en genre et développement (CRIGED), avec l’appui technique et financier d’Oxfam au Burkina Faso.

Cette conférence-débat placée sous le thème « les différents moments de l’histoire du féminisme » s’inscrit dans le cadre des activités de la commémoration du 8-Mars 2021. Elle a vu la participation des organisations féminines. Les panelistes étaient au nombre de trois dont Dr Nestorine Sangaré, agent à l’Agence nationale pour la valorisation des résultats de la recherche ; Assétou Sawadogo, la secrétaire permanente du Conseil national pour la promotion du genre, et la magistrate Julie Rose Ouédraogo, conseillère à la Cour d’appel de Ouagadougou.

L’assistance

Dr Sangaré a planté le décor en brossant dans une première partie, l’histoire du mouvement féministe, son évolution au niveau mondial depuis le 19e siècle jusqu’à nos jours. Puis, elle a saisi cette opportunité pour mettre le doigt dans la plaie. « Nous assistons depuis environ cinq ans à un renouveau du féminisme. La plupart des partenaires bilatéraux disent qu’ils appliquent une politique féministe de coopération. Mais nous n’avons pas l’occasion pour les entendre dire qu’est-ce qu’ils entendent par féminisme. Or, il y a plusieurs courants féministes. Aujourd’hui, le féminisme radical est le plus dominant. C’est celui qui porte le mouvement homosexuel en l’occurrence », constate la paneliste Sangaré.

Le féminisme est bien tant que ça se limite à la promotion des droits humains fondamentaux, a déclaré Dr Nestorine Sangaré

Elle plaide pour un débat ouvert sur la question afin d’éviter toute amalgame. « Nous aurions souhaité qu’il y ait un débat ouvert sur la question pour pouvoir savoir qu’est-ce que chaque partenaire met dans son approche féminisme. Si c’est une façon de nous amener des valeurs auxquelles nous n’adhérons pas, que ce soit clair et que nous puissions prendre position. Maintenant si c’est vraiment pour lutter contre les violences faites aux femmes, promouvoir la participation politique des femmes, l’autonomisation économique des femmes, ce sont des choses que nous, nous reconnaissons et dans lesquelles nous sommes engagées depuis des années », a-t-elle indiqué. Féminisme dans l’âme, Dr Sangaré va plus loin en posant un tas de questions : « Nous voulons que ce soit clair. Qu’est-ce qu’on attend par féminisme ? Qu’est-ce qu’on défend ? Et si cela est conforme à nos valeurs et comment nous pouvons adapter cela ? ».

Complémentarité entre le genre et le féminisme

La SP du CONAP/Genre, Assétou Sawadogo, a relevé que la complémentarité entre le genre et le féminisme a permis d’engranger des résultats fort encourageants sur le terrain. Pour preuve, dans le domaine de l’éducation, il y a la parité en ce qui concerne l’accès, même si au niveau du maintien et de l’achèvement il y a toujours des difficultés. Au niveau de la santé, il y a de l’évolution que ce soit le taux de mortalité maternelle ou infantile.

La situation de la femme burkinabè, en matière de satisfaction de ses droits, s’est améliorée, selon la SP CONAP/Genre, Assétou Sawadogo

Sur le plan économique, la pauvreté a toujours le visage féminin mais de plus en plus les femmes arrivent à tirer leur épingle du jeu. Concernant la politique, l’on note l’engouement des femmes pour la chose politique. Malgré tout, d’énormes défis restent à relever dont les plus importants concernent le seuil minimal critique de 30% de femmes à l’Assemblée nationale, les grossesses non-désirées, les violences basées sur le genre, le faible statut de la femme et la persistance des pesanteurs sociale et culturelle.

Donner du contenu et une démarche au concept

Pour sa part, la magistrate Julie Rose Ouédraogo pense au contenu et à la démarche à donner au féminisme au Burkina Faso : « Est-ce que nous pouvons nous particulariser au sein du mouvement féminisme ? Si oui, de quelle manière ? Parce que c’est un mouvement qui véhicule plusieurs mouvements de pensées.

Les Africains se retrouvent au niveau du féminisme modéré qui s’attaque aux discriminations faites aux femmes, a signifié la magistrate Julie Rose Ouédraogo

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a une certaine méfiance. Il y a une forme de rejet de ce mouvement féminisme au Burkina. Et lorsqu’on se présente féministe, finalement on ne sait pas de quel bord on est ? Quel courant de pensée on veut véhiculer ? ». Néanmoins, elle est persuadée que si l’on arrive à se comprendre sur ce concept à polémique, les féministes pourront mieux asseoir la lutte pour la promotion des droits des femmes.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 9 avril à 11:33, par CP ROI En réponse à : Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

    Pardon, laissez-nous éduquer nos familles comme nous le souhaitons ; on n’a pas à refaire notre éducation parce que des femmes veulent des financements ou des postes politiques

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  • Le 9 avril à 12:30, par M.S. En réponse à : Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

    Merci à CRIGED et aux panélistes, pour ce travail de veille et surtout d’anticipation. Mieux vaut prévenir que guérir. Ne dit-on pas souvent que "c’est plus difficile de faire sortir le fantôme de la case que de l’empêcher d’y entrer ?" Autrement, il vaut mieux empêcher le fantôme d’entrer dans da la case, que de le laisser entrer et ensuite vouloir le faire sortir.
    De nos jours, il vaut vraiment mieux être très prudent avec certains concepts ’fourre-tout’. On vous présente souvent un ’contenant’ sans que vous ne sachiez exactement ce qu’il y a à l’intérieur, laissant le loisir qui veut d’y mettre / introduire tout ce qui est voulu.
    J’ai souvent participé à des rencontres sur le genre où un glissement intelligent est fait vers des questions en lien avec les LGBT..., ou des questions d’hommes qui se marient à des hommes et de femmes qui se marient à des femmes et adoptent ensuite des enfants !!! Comme la culture est aussi une question de valeurs, il vaut mieux savoir où l’on met ou ne met pas les pieds. Félicitations et courages à nous !

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  • Le 9 avril à 13:47, par Passakziri En réponse à : Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

    Mesdames,
    Prenez l’argent d’Oxfam, bouffez le et taisez vous s’il vous plaît , parce que ce que vous considérez comme un problème majeur au Burkina n’est au fond qu’un problème individuel . Donc laissez les femmes en dehors de ca. C’est parce que vous avez le ventre plein que vous vous occupez d’un faux débat qui n’existe point au Burkina. Si à partir de votre expérience avec Solange vous croyez que c’est un phénomène sociétal au Faso, là je vous contredit net, parce que ceux qui s’adonnent à ces genres de modifications sont une minorité negligéable au Faso et d’ailleurs dans tous les autres pays du monde. Ou bien vous pensez que parce que c’est un thème d’actualité aux USA que nous devrions en faire un chez nous ? . Nous nos mamans ( 99 ;99% des femmes au Faso ont vraiment d’autres chats à fouetter ( cuisiner 2-3 fois par jour,faire le ménage, éduquer les enfants, gérer le pétit commerce, chercher le bois en brousse ) qu’elles ne vous entendraient même pas . Si vous voulez les aider trouvez un autre centre de gravité des débats parce que là, ca ne concerne que vous medames. Si c’est pour vous aider vous même, c’est de bonne guerre, mais de grâce, ne faisons pas d’une souris un éléphant.

    Passakziri

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  • Le 9 avril à 14:57, par M.S. En réponse à : Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

    M. ’Passakziri’, comme c’est intéressant de vous lire ! Puisque nous sommes dans un processus d’apprentissage tout au long de la vie, j’ai quelques questions pour vous :
    1- Vous dites que "ceux qui s’adonnent à ces genres de modifications sont une minorité négligeable au Faso ..." - Quelle proportion / pourcentage faut-il attendre avant d’en faire un problème ? 20% ? 50%, 90% ?
    2- Faut-il laisser les problèmes grossir et grandir, attendre qu’ils atteignent leur maturité avant de s’y attaquer ?
    3- Avez-vous aussi entendu, comme moi, que dans certaines villes du Burkina des populations se sont organiser pour déloger des personnes se réclamant homosexuels dans certains quartiers ? Peut-être que pour vous, ça aussi c’est négligeable ???
    4- Faut-il attendre qu’on commence à célébrer des mariages homme/homme et femme/femme dans nos cité avant d’agir ???
    Merci d’éclairer ma lanterne

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    • Le 9 avril à 22:34, par Passakziri En réponse à : Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

      @ M.S

      pour repondre À vos Questions :
      1) Je ne sais pas s’il faut en faire un problème même si la proportion était de 99% ! La question qui se pose est si la sexualité de personnes adultes doivent être un problème pour d’autres adultes .
      Le Burkina Faso a une loi qui ne s’intéresse pas a cela, donc ces pratiques ne sont nullement condamnées. Ne serait-ce pas plus urgent de combattre la pédophilie pratiquée tous les jours dans le pays ( mineures enceintes de leurs éducateurs/enseignants etc ) ?

      2)Non, il ne faut pas laisser les "problèmes" grandir attendre qu’ils atteignent leur maturité avant de s’y attaquer. Mais il faut savoir définir les problèmes ; La vie sexuelle d’adulte ne devrait pas être un problème pour un pays qui n’en manque pas : Les problémes auxquels nous devrions nous attaquer ? : Le pillage des resources naturelles du pays au profit d’autres pays, la main tendue permanente vers les intitutions ( comme Oxfam ) etc.

      3) Je ne ’ai pas entendu ; si je l’avais fait, je ne sais pas si ca changerait les choses ; Ceux qui sont allés délloger ces derniers , je ne sais pas s’ils sont moralement plus propres que celles se reclamant homosexuelles ; Parmis elles il y’avait peut-être des pédophiles ( ceux qui marient , atouchent ou enceintent des mineures ), il y’avait peut-être des assassins , tout comme des honnêtes citoyens voulant protéger leur `"culture" tout en l’ayant reniée depuis fort longtemps . La logique n’aurait-elle pas voulu que ce soit des animistes polygames qui y étaient ? mais je mettrais mon doigt en jeu pour parier qu’ils s’apellaient Martin, Moussa, Pierre ou Inoussa , étaient monogames et ne savent pas comment faire une offrande aux ancêtres.

      4) Je ne pense pas que les mariages homosexuels soient d’actualité au Faso. Ni aujourd’hui ni les 50 prochaines années. Avez vous écho de velleités de légaliser de telles unions. Ce n’est pas la priorité du Pays, même si les Ayatollahs veulent nous le faire croire.

      Passakziri

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  • Le 10 avril à 01:36, par jeunedame seret En réponse à : Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

    « Les problémes auxquels nous devrions nous attaquer ? : Le pillage des resources naturelles du pays au profit d’autres pays, la main tendue permanente vers les intitutions ( comme Oxfam ) etc. » PASSAKZIRI, bien réfléchi ; mais, ok, à ton tour ; tu peux commencer à t’attaquer à ces problèmes de ton côté. Les femmes ont engagé une bataille. Merci à elles ; c’est salvateur. Toi qui as trouvé un autre défi, engage un autre front de bataille ; sans compter toujours sur elles ; alors, à tes marques. Ça aide.

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  • Le 10 avril à 08:01, par M.S. En réponse à : Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

    Merci M. Passakiri, pour cet échange courtois et instructif pour moi. Vous pensez que de la sexualité des adultes, on doit fermer les yeux ; peut-être pensez-vous qu’ils sont libres de faire ce qu’ils veulent, dans LA SOCIETE. Avant de partager avec vous ce que je pense de vos réponses, je voudrais votre avis sur la zoophilie, cette autre pratique sexuelle de personnes adultes aussi, si je ne m’abuse

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    • Le 10 avril à 23:49, par Passakziri En réponse à : Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

      @ M.S.

      Merci á vous ;
      pour repondre à vos questions je diraient que je n’affirme pas de fermer les yeux sur la sexualtité des adultes ; Je l ai deja dit implicitement dans ma reponse précédente : Quand la sexualité d’un adulte entrave à l’intégrité d’autres personnes ( pédophilie, viols, troubles à l’ordre public etc ), c’est à dénoncer et à subir la rigueur de la loi, indépendament de la "polarité" sexuelle. Si l’hétéro s’adonne à de tels actes , qu’il subisse les mêmes conséquences que l’homosexuel. Par contre , quand deux adultes qui jouissent de leurs facultés mentales se retrouvent entre leur quatres murs, ce qu’ils font par consentement entre eux n’a pas à nous intéresser.
      Concernant la deuxiéme partie de votre intervention je dois avouer que c’est bien complexe , mais je reste dans ma logique pour dire que dans ce cas de figure, l’une des parties n’étant pas une personne adulte jouíssant de toutes ses facultés, alors c est assimilable à de l’abus et devrait être reprimé à ce titre.
      Donc ne me comprenez pas mal, il y’a pour moi quelques éléments éssentiels dans mon argumentation à savoir la maturité, le consentement et le cadre légal. J’aurais compris les agissements des dames s’il existait des véléités à adapter nos lois dans un sens comme dans un autre , mais á ma connaissance ce n’est pas le cas. Notre législation divise la poire en deux, ce qui n’est pas forcement un inconvénient.
      En retour je vous pose les questions suivantes à savoir : pensez-vous qu’un animal peut être consentant ? si oui, comment le vérifier ? En réciproque pensez-vous qu’une personne adulte homosexuelle est incapable d’être consentante ? Pour ces deux questions mes reponses seraient clairement NON .

      Bien de choses à vous.

      Passakziri

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  • Le 10 avril à 11:28, par Windemi Klavosky PAMTABA En réponse à : Féminisme au Burkina : « Nous ne voulons pas d’un courant qui cautionne le fait que des femmes transforment leur physionomie pour devenir des hommes », clame Dr Nestorine Sangaré

    D’abord félicitations aux panélistes.
    Le mérite vous revient pour avoir osé abordé cette question relative à la féminité et ces aspects connexes.

    Si nous ne restons pas vigilants, nous trahirons notre tradition empreinte de valeurs au détriment d’autrescivilisations dévalorisanntes voire abérrantes.

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