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Pas de libido pour les pauvres ?

Accueil > Actualités > Opinions • Point de vue • jeudi 8 avril 2021 à 23h10min
Pas de libido pour les pauvres ?

Tantôt c’est une malheureuse vidéo qui fait le buzz sur les réseaux sociaux et qui met en vedette nul autre que Monsieur le Président du Faso lui-même, en train d’insinuer que le chômage des diplômés est dû au fait que ceux-ci trient les emplois. Ils se permettent ce type de confort grâce (et visiblement à regret) à la solidarité communautaire qui existe (hélas ?) encore chez nous. Et d’illustrer son propos par l’exemple en Inde, d’un docteur en Informatique qui lui a ciré les chaussures…

Une autre fois, c’est Madame la Ministre en charge de l’Action sociale qui s’en prend aux maîtres coraniques. Sur le même sujet, c’est encore Madame la Ministre qui fait des confidences à un animateur de radio sans scrupule et dont les audio se retrouvent dans les réseaux sociaux, avec des termes qui ne sont pas de son rang. Elle y menace des musulmans relativement au décès d’un élève coranique… C’est toujours Madame la Ministre qui donne des leçons selon ce que M. Sayouba Traoré, Journaliste-écrivain a rapporté dans un article sur Lefaso.net. Il estime exprimer la vérité. Une vérité qui viendrait en appui à celle de Madame la Ministre. Il y a comme une volonté de choquer. J’aimerais profiter de cette série de vérités pour proposer une série de questions qui pourraient aller au-delà du message de M. Traoré et pourraient aussi… choquer.

A qui est destinée la vérité dont il est question ? Il serait fort surprenant qu’un seul lecteur de M. Traoré ait besoin d’attendre de lire un article pour se résoudre à planifier sa famille. A qui s’adresse donc le message de M. Traoré ? Je parie qu’aucun parent de ces enfants victimes de trafic ne lira, ni ne pourra lire ce que sieur Traoré a écrit. Alors on parle de quoi... ? Car au fond, bien sûr que Mme la Ministre et M. Traoré nieront cela, mais la maxime de ce type de propos revient à dire que seuls les instruits, nantis ou fortunés ont le droit de procréer. Choquant n’est-ce pas ?

Eh bien ça ne l’est pas plus que de voir l’Etat s’inviter inopportunément dans les draps des citoyens. N’est-ce-pas trop facile d’accuser les autres, surtout les plus vulnérables ? Que ceux qui ont encore leurs parents vivants, essaient de savoir si leur propre conception avait été planifiée et programmée ? Mieux, ceux qui sont instruits, les hommes, combien d’entre nous ont programmé, crayon à la main, le jour de l’ovulation de leur conjointe pour faire un enfant ? Personnellement je suis à 1 programmation sur 4 enfants. Là encore, le calcul a été fait par la future mère. Bravo à tous ceux qui ont mieux fait !

Mais soyons honnêtes avec nous-mêmes. Combien d’entre nous avons subi ou prévoyons de subir une vasectomie pour limiter les naissances ? Que mes sœurs et tantes m’excusent ; qui a demandé la ligature de ses trompes après 2 ou 3 maternités ? "Quand on fait des enfants, c’est qu’on peut s’en occuper". Vraiment ? Qui a jamais consulté son compte bancaire ou fait une revue de son patrimoine avant d’aller au lit ? Les analphabètes et les pauvres n’ont-ils pas le droit de faire l’amour comme tout le monde ? Parce que tu ne comprends rien à la fécondation, parce que tu ne possèdes pas grand-chose, la libido, tu n’y as pas droit. Trop luxueux pour toi. Mais au nom de quelle éthique ? Qui croit qu’ils le font uniquement ou toujours avec le seul but de faire des bébés ? La pauvreté matérielle et la misère intellectuelle sont-elles des réalités ou non dans ce pays ?

Soyons clairs. Il faut une éducation adaptée à l’époque pour tous les enfants du Faso. Il faut lutter contre les trafics et tous les traitements qui mettent en péril les droits de chacun et surtout ceux des enfants. Le propos ici n’est pas dire qu’il ne faut pas que l’Etat agisse. Loin s’en faut. L’action doit cependant être plus soucieuse de toutes les victimes sous peine d’avoir peu ou pas d’effet escompté.

N’avons-nous pas connu dans nos écoles des enfants de cadres, d’intellectuels, de personnalités publiques qui étaient simplement nuls à l’école ? Certains derniers de la classe alors qu’ils avaient été renvoyés des écoles plus huppées ? Ils vont quand même s’en sortir dans la vie. En tout cas ils finissent par avoir les sésames qu’il faut. N’avons-nous pas connu aussi des élèves brillants, enfants de pauvres qui ont dû quitter l’école sans aucune qualification ? Défaut de paiement de scolarité.

J’ai toujours en mémoire, cette fille qui était la première de ma classe et qui n’est pas revenue à la rentrée suivante car étant tombée enceinte avant ou pendant les vacances scolaires… Pendant ce temps, combien d’élèves de parents instruits ont pu avorter et poursuivre tranquillement leurs scolarisations ? Le souvenir de cette camarade de classe est douloureux car il me rappelle qu’il y a de la chance dans l’histoire de plusieurs d’entre nous. N’eût-il pas fallu que l’on naisse dans une autre famille pour que les choses se passèrent autrement pour nous ? Plus intelligents et plus vaillants que nous sont restés en chemin à cause de la pauvreté matérielle ou intellectuelle de leur environnement familial. Qui ignore cela ?

Une fois de plus à qui est destinée cette soi-disant vérité ? Il n’y a-t-il pas là des propos trop faciles sur des sujets très complexes Quel est le profil sociologique des enfants des écoles coraniques ou victimes de trafic ? Feint-on d’oublier que le pays réel est majoritairement rural, illettré et très pauvre ? Même sans instruction, Oumarou Kanazoé, Salif Ouédraogo, dit « Salif Déeré » et bien d’autres richissimes de ce pays ont fait l’école coranique. Qui peut citer un seul de leurs enfants qui soit allé dans ces écoles ? Qui envoie son enfant à l’école coranique de nos jours ? A-t-on d’ailleurs fait la preuve que dans l’absolu ceux qui sortent de ces écoles coraniques sont de moins bons citoyens que les autres des écoles conventionnelles ? Qui sont les parents des diplômés qui profitent de la nourriture de leurs oncles et qui trient les emplois à Ouaga ? Qui sont les parents des enfants qui sont envoyés aux études en Occident, qui sont diplômés ou non et dont certains s’adonnent à la consommation de stupéfiants et/ou à la prostitution ? Celle-ci est une digression. ?

Ne finirions-nous pas par y voir une sorte d’entre soi qui donne l’impression que certaines classes sociales se mettent en hauteur pour regarder une certaine couche de la société qui se trouve être la plus vulnérable ? Je suis très tenté par l’affirmative quand je me remémore la déclaration du Président de la Commission de la CEDEAO, Marcel de SOUZA en 2017 : « Notre cousin qui est au village, […] lorsqu’il revient du champ […] il va dire […] Je n’ai pas d’autres loisirs que d’attraper ma femme. […] Lorsqu’il n’y en a pas de politiques de loisir, créer des salles de spectacles, la télévision, football, awalé, … pour occuper les hommes ; sinon ils n’ont que leurs femmes, puis ça produit des enfants et ça nous crée des dégâts ! » Le prototype parfait de l’élite africaine dégénérée. Apte à tomber dans les lieux communs assortis de déclarations gratuites sans jamais nous brandir la moindre étude sérieuse à l’appui. Combien de fois un rural fait l’amour par semaine comparé à un citadin ? Même question de l’instruit par rapport à l’illettré. Du fortuné par rapport au pauvre. Qui lui a dit que l’ennui ou la promiscuité stimulent le désir sexuel ? …

Et si on cessait de stigmatiser les plus vulnérables d’entre nous ? Il y a comme quelque chose de malsain qui consiste à s’acharner encore et toujours sur les plus vulnérables. Le contrôle des naissances est fonctionnel seulement là où il y a une large scolarisation, une éducation sexuelle généralisée, avec des méthodes et des ressources contraceptives accessibles et les avortements autorisés. Avons-nous cet arsenal au Burkina ? Tout ceci peut être mis en place en une génération ! Je connais une dame qui a 2 filles. Elle-même est l’ainée d’une fratrie de 14. Je connais un monsieur qui a un fils unique. Lui-même est le benjamin de sa mère. Il est le 19e enfant et le fruit de la 21e grossesse. Aujourd’hui leur pays mise sur l’immigration pour maintenir sa vitalité économique dans un futur proche.

Qui dit que c’est simple ? Personne bien sûr ! N’est-ce pas une raison pour questionner aussi les causes et ne pas toujours pointer les effets qui se trouvent souvent à être les actes de désespoir des victimes ? Cherchons donc les solutions pour notre peuple avec lui tel qu’il est et pas comme il aurait pu être selon nos fantasmes. Essayons d’accompagner sans stigmatiser ceux qui sont déjà dans des difficultés structurelles.

Peut-être que ce n’est pas l’intention, mais le résultat est là. Il y a une montée de rancœur dans certaines communautés musulmanes notamment qu’il ne serait pas sage d’ignorer. Faisons un peu plus attention dans la parole publique car à force, « Trop de marchandage rend le marchand lucide ! » dit-on en mooré. En attendant peut-être devrions-nous, surtout les autorités, à défaut d’une compassion ou d’une affection explicite du peuple tel qu’il est, faire preuve de retenu ou d’un simple respect ? Cela ne sera-t-il pas plus digne ?

Patinnema

Vos commentaires

  • Le 8 avril à 19:01, par bila zanga En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

    ’’Peut-être que ce n’est pas l’intention, mais le résultat est là. Il y a une montée de rancœur dans certaines communautés musulmanes notamment qu’il ne serait pas sage d’ignorer.’’
    Toujours se victimiser quand allons nous quitter dans ca....
    Et nous donner la main et comprendre qu’au delà de toute considération religieuse nous sommes une nation, un pays, frères et soeurs...

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  • Le 8 avril à 19:16, par Rassidiyé En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

    Très bonne analyse ! Comme l’avait si bien dit déjà il y a plus de 30 ans un illustre enfant de ce pays, "le vocabulaire et les idées nous viennent d’ailleurs ; nos (grands) intellectuels se contentant d’y adjoindre des colorants parce que , des universités européennes dont ils sont les produits, ils n’ont souvent ramené que leurs diplôme et le velours des adjectifs ou des superlatifs." Tout est dit...

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  • Le 9 avril à 07:15, par Dr Belko En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

    Chapeau bas, l’artiste.
    Je parie que si vous n’êtes pas un sociologue conscient des spécificités africaines, il y a fortes chances que vous soyez quelqu’un qui, bien qu’instruit et auto-suffisant, a gardé une proximité avec les parents et l’entourage ’pauvres et irresponsables’ que certains aiment à pointer du doigt pour ne pas envisager leur propre responsabilité. Et cela est tout à votre honneur.
    J’espère que nos élites qui aiment trop souvent se réclamer de Sankara, finiront par comprendre que ce qui a fait la spécificité de ce président, ce n’était pas seulement son vaillant combat contre l’impérialisme extérieur, mais aussi et surtout le fait d’avoir su respecter, responsabiliser, et mobiliser un peuple pauvre et illettré vers son propre avenir.
    Malheureusement, les élites d’aujourd’hui sont plus enclines à comprendre et respecter l’impérialiste qui l’a toujours pressuré que son co-citoyen qui l’a toujours soutenu,, dans les sens du terme.

    Merci encore Patinnema pour votre contribution au débat.

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    • Le 15 avril à 18:54, par Hess En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

      "J’espère que nos élites qui aiment trop souvent se réclamer de Sankara, finiront par comprendre que ce qui a fait la spécificité de ce président, ce n’était pas seulement son vaillant combat contre l’impérialisme extérieur, mais aussi et surtout le fait d’avoir su respecter, responsabiliser, et mobiliser un peuple pauvre et illettré vers son propre avenir."

      Vous avez tout résumé l’enjeu !

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  • Le 9 avril à 08:37, par Tagsengese En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

    Très propre comme raisonnement
    Pour celui qui veut méditer sur la logique de Dieu qui n’est certainement pas notre logique à nous, peut se rendre au marché de roodwoko. Là-bas, presque tous les petits commerçants qui peuvent disposer de 5 millions de FCFA sont des anciens talibé. Alors que beaucoup vilipendent ces enfants, en pariant que ce sont des enfants dont l’avenir est en pointillé. Voilà que ce sont eux les principaux fournisseurs de roodwoko

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  • Le 9 avril à 10:10, par SIDNABA En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

    Et pourtant ce qu’a dit Mme la Ministre relayé et bien commenté par le Journaliste Traoré Sayouba est vraiment la pure vérité. Comment comprendre que des êtres humains raisonnables donc différents des animaux, fassent des enfants et les abandonnent à la rue ? Ces personnalités n’ont pas dit ni insinué que les pauvres ne doivent pas faire des enfants. Ils dénoncent plutôt l’irresponsabilité des parents géniteurs et leurs familles. Ce n’est pas parce qu’on a pas fait l’école ou à cause de la pauvreté qu’on doit abandonner son enfant à la rue. C’est cela le drame de l’irresponsabilité voir l’inconscience individuelle et collective des géniteurs de ces enfants et de leurs familles voir de la société toute entière qui regarde cela sans réaction appropriée. L’Etat ne peut pas s’occuper de ses enfants qui sont pourtant nés d’un père et d’une mère qu’on n’a pas forcé à faire l’acte sexuel pour les mettre au monde. Il faut être sérieux et dénoncer cette irresponsabilité des humains qui se comportent comme des animaux sinon pire. Franchement, il faut appelé ici "un chat, un chat" et choquer au besoin toute la population pour qu’elle se ressaisissent car avec l’insécurité galopante actuelle que vit notre pays, chaque enfant doit être avec son géniteur. Nos parents et grands parents n’avaient pas aussi de moyens matériels mais ils étaient bien responsables, dignes et intègres dans leur vie. Faisons comme eux sinon mieux qu’eux. A bon entendeur, salut.

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  • Le 9 avril à 14:41, par resté sur ma faim En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

    Je suis resté sur ma faim. Bel écrit certes, mais la chute m’a plutôt déçu. Je m’attendais à une proposition qui viendrait en opposition à ce ( je cite) " quelque chose de malsain qui consiste à s’acharner encore et toujours sur les plus vulnérables".

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  • Le 10 avril à 00:58, par jeunedame seret En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

    Quelle belle littérature diplomatique ! De grâce, restons dans le droit chemin. Faut pas dévier de l’objectif. Car la ligne droite est le plus court chemin d’un point à un autre. Traoré n’exige aux pauvres ni la fin de libido, ni la réduction des scènes de nuit, ni la limitation de naissances, ni les contraceptions. Mais plutôt une obligation morale de répondre de ses actes. Calculez, procréez, mais gardez l’obligation morale d’en endurer les peines. C’est une question d’éducation sociale. Et il faut faire preuve de réflexion et de sérieux. La pauvreté ou l’illettrisme ne doivent pas être des excuses à nos bêtises et des raisons de nos désengagements. Tout le monde a des problèmes. Mais la raison humaine est là. Il ne faut donc pas s’encombrer de faux fuyants pour fuir les dommages que nous causons. Ça n’arrange personne.

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    • Le 11 avril à 02:03, par Patinnema En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

      Etes-vous certaine que les concerner programment de faire les enfants ? Est-ce qu’ils décident consciemment qu’ils vont faire des enfants ? Cette question est fondamentale. Pour moi la réponse est largement ceci : ils font comme M. Traoré, moi et beaucoup d’autres personnes au Faso et travers le monde. Les hommes décident d’honorer leurs conjointes et les honneurs produisent des résultats. C’est ce que vous appelez "nos bêtises". Intervient alors la capacité ou non de gérer au mieux les résultats très probables mais très souvent inattendus. Vous dites que ceux qui n’ont pas cette capacité faillissent à leurs obligations morales ? Franchement, un peu plus de justice sociale donnera à chaque citoyen plus de capacités cognitives et matérielles pour faire face aux obligations morales !
      Il y aura toujours des irresponsables comme partout d’ailleurs mais arrêtons de tout stigmatiser car les instruits n’ont pas forcement le monopole de l’amour parental !

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  • Le 11 avril à 16:14, par jeunedame seret En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

    Y aurait-il un quelconque amour parental en cédant son enfant en échange d’une somme d’argent sans autres informations de destination ou de sécurité ? Tout trafic d’enfant, justifie-t-il un manque de capacité ou une faillite morale ? Pardon Patinnema, l’ère n’est plus à la nonchalance ; soyons constructifs. Personne n’a le monopole de l’instruction. Tout le monde s’instruit ; même le con qui écoute les autres. Il sentira déjà ce qui lui manque.

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    • Le 11 avril à 19:09, par Patinnema En réponse à : Pas de libido pour les pauvres ?

      Vous avez raison : soyons constructifs !
      Tous ceux qui ont du mal à gérer leur grande descendance ne les échangent pas. Les trafics sont plutôt des cas isolés et très rares. Ce qui est la réalité c’est qu’il y a beaucoup de familles qui ont plus d’enfants qu’ils ne peuvent s’en occuper. On ne peut pas juste se contenter de les vilipender à chaque incident. Le devoir des politiques et le concours des personnes comme vous et moi seraient plutôt d’approfondir la réflexion pour endiguer les causes profondes ce ces naissances non contrôlées. Je suis convaincu que vous ne manquez pas de pistes de solutions. :-)

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