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Tribune : Pourquoi l’Amérique doit diriger de nouveau ?

Accueil > Actualités > Opinions • • lundi 22 mars 2021 à 11h49min
Tribune : Pourquoi l’Amérique doit diriger de nouveau ?

Le philosophe Mamadou Djibo Baanè-Badikiranè, s’interroge, dans la tribune qui suit, sur le nouveau leadership américain voulu par le président Joe Biden.

La pandémie a reconfiguré nos perceptions et vécus socio-économiques. Il n’est pas inutile de constater que l’emmurement des enfants du monde rime avec leur soif du retour à la normalité, synonyme de paix ouverte d’aller et venir. Comme si, de normalité, il y en avait dans ce monde globalisé au forceps par le néolibéralisme triomphant avec l’idée que notre poursuite du bonheur se confond avec l’approche transactionnelle ponctuelle, décousue, et dramatiquement destructrice de notre avenir en commun, nos lieux de mémoire et le climat.

Et comme si cette sinistrose ne suffisait pas, le nouveau leadership américain, dans son suprême enjeu de répondre affirmativement à la question fondatrice de « Pourquoi l’Amérique doit diriger à nouveau le monde », le président Joe Biden, à la Conférence de Munich sur la Sécurité, rompt décisivement avec cette approche transactionnelle de l’ancienne administration.

Il opte pour une autre de type systémique avec ses multiples induits sur les relations internationales, la stabilité mondiale et l’avenir de la paix armée dont les Nations -Unies sont le garant. Systémique dans l’exacte mesure où, désormais, cette approche Biden se veut cohérente, consistante et continue voire contigüe au statut américain, acquis et autopromu, de garant de l’Ordre libéral international que la chute du Mur de Berlin et la sortie de cette ruine économique mondiale de 2008 lui ont conféré.

Pour un esprit progressiste et panafricaniste, je dois dire qu’il s’agit là, d’un tournant pivotal vertueux, voire d’une singularité refondatrice de la mission de galvanisation de la démocratie libérale et de ses forces adjuvantes que sont le multilatéralisme, la confrontation directe avec les poussées populistes et autoritaires, çà et là.

Paix armée ambiante

Optimiste et galvanisé mais désormais dirigé par un chef, le président Biden, le monde libéral devrait pouvoir faire prévaloir la démocratie sur les poussées populistes et autoritaires ; ces tornades fugaces, pense-t-on. Comment sortir par l’éthique dans les relations internationales et l’engagement constructif que confère le leadership de prépondérance au service des droits humains ? Cette question vaut son pesant d’or pour le nouveau leadership américain.

Le président Mandela nous a enseigné, lui le symbole de l’imprenable dignité humaine, que les droits de la personne sont supérieurs à la souveraineté des Etats. Il suit de là que toute tentative de quelque acteur étatique que ce soit, de soumettre lesdits droits à la raison d’Etat et à sa souveraineté, aboutit à l’hypostase despotique de ladite entité.

La règle de l’autorité ne peut supplanter celle de l’Etat de droit démocratique. Sortir de cet emmurement en raison de la saison covidique ne le sera en toute confiance que si ce nouveau leadership ne se satisfasse pas du gel des tensions internationales comme si, la paix elle-même l’était. D’ailleurs la pax liberalis kantienne de 1795 et la sécurité collective sont-elles la Paix ? Mais surtout qu’au détour de ce redimensionnement voulu exemplaire, l’on ne ruine les mécanismes diplomatiques en route, péniblement, pour servir la paix armée ambiante. Puisqu’après tout, nous vivons dans un régime de mesures de confiance réciproque et fragmentée, préfigure, peut-être, de la paix ouverte que les Mandenka, par exemple, affectionnent tant depuis la proclamation du Serment du Mandé de 1235. L’Afrique et la mémoire ont le long cours.

Pourquoi l’Amérique doit diriger à nouveau le monde ? Ce monde post- trumpien. La réponse du président Biden est sans équivoque. Parce qu’il y va de la restauration du leadership américain, synonyme d’exemplarité morale et aussi de pragmatisme économique, soucieux de relever le défi que constituent ses compétiteurs stratégiques, la Fédération de Russie et la République Populaire de Chine pour le statut de Superpuissance de l’innovation. Diriger le monde y coïncide au 21e siècle. Restaurer l’autorité et l’exemplarité américaines revient donc à incarner de façon unique et univoque ce statut non « seulement par l’exemple de notre puissance, mais aussi par la puissance de notre exemple », proclame le président Biden.

Prudence du serpent, flamboyance de la colombe

Philosophe, je rappelle que Kant a déjà consigné qu’il n’existe pas d’école de l’exemple. Somme toute, puisque le pragmatisme est le grand courant philosophique né aux Etats-Unis, concédons que la vérité nait de la réalité. Loisible alors de rompre la fausse dichotomie entre droits humains et intérêts économiques et traiter les sujets induits par la course au statut de superpuissance de l’innovation entre les Etats-Unis et la Chine.

Si le président Biden veut produire le ReNew Deal et l’héritage social-démocrate de Franklin Roosevelt, il apert qu’il doit impulser une réindustrialisation de l’Amérique, délivrer le salaire minimum à 15 dollars de l’heure, et engager une poussée de la syndicalisation dans le secteur privé. Il vient de donner un coup de pouce aux salariés d’un entrepôt d’Amazon pour la syndicalisation et, en toile de fond, le capitalisme de redistribution et la réduction des inégalités, donc disponible pour gagner la compétition épique.

Le développement harmonieux, concept cher au président Xi Jinping n’est pas incompatible avec la redistribution sociale en Amérique. Les 2000 milliards de dollars de Biden pour rebooster l’économie, vise incidemment à lutter contre le virus mais sûrement à redistribuer la richesse. Sommes-nous, alors, avec l’Administration Biden, à un virage social-démocrate aux Etats-Unis ? Trop tôt.

Il est aussi probable que toute mobilisation pour la démocratie libérale qui évite les interventions militaires dans les zones d’influences autres, apaisera les tensions internationales entre la Russie et les Etats-Unis. Mieux, suscitera un environnement d’entente cordiale sur les différences sans se faire la guerre, générera plus de succès pour le réengagement pour le multilatéralisme (Accord de Paris, Unesco etc.) Est-ce la fin de la guéguerre froide et ses artefacts ?

Les indicateurs ont enregistré des escarmouches verbales entre les président Biden et Poutine relativement aux « ingérences » dans le processus électoral américain. La prudence du serpent vaut plus que la flamboyance de la colombe, disent les kantiens. Ma conviction est que les élans pacigènes ne sont pas venus de la diplomatie de l’exemplarité et de la force de l’exemplarité. Et en face, la réplique de la partie russe semble duale, immédiate et taquine tandis que les Nord-Coréens promettent des insomnies aux alliés Américains, Japonais, Coréens du Sud pendant que les autres amis, Australie, Canada, Inde et USA signalent leur solidarité dans ce rituel pavlovien. Sont-ce des faucons ou alliés autour des valeurs et intérêts géopolitiques de l’Indo-Pacifique ?

Les Européens attendent, ces partenaires historiques des Etats-Unis. Veulent-ils d’abord entendre le train qui siffle comme Anthony Richard en 1962 ? Quant à nous, filles et fils d’Afrique, nous avons des droits comme citoyens cosmopolites raisonnables. Parce qu’on ne dispose pas de moyens déraisonnables, les Weltbürger sans être des citoyens de cet Etat républicain universel. Ce vain idéal est de légitime ambition. Et la paix doit compter avec nous car, disait mon professeur, feu Pierre Laberge, les droits sont des normes ; cette idée du droit, c’est aussi l’Idée même de la paix, car, si la guerre est décision par la victoire, la paix, c’est la décision par la sentence. La philosophie de l’histoire et celle du droit se croisent-elles sans se rencontrer ?

Oui, l’Amérique doit diriger de nouveau parce que la paix est une sédimentation des lieux essentiels de la raison humaine et alors, la paix sera notre commune raison par les raisonnables du républicanisme. Cette hirondelle qui caresse du regard la tornade éventrée du monde par ces raisonnables. Ils ne renoncent pas à ceci pour obtenir telle concession mais plutôt de braves vainqueurs qui prêtent la paix aux vaincus du destin malveillant. Je sais que les vainqueurs sont mauvais prêteurs de paix.

Mamadou Djibo Baanè-Badikiranè
Philosophe

Vos commentaires

  • Le 22 mars à 13:47, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Tribune : Pourquoi l’Amérique doit diriger de nouveau ?

    Philosophe, vous avez dit philosophe ? J’ai tremblé d’indignation un bon moment avant de pouvoir réagir à cette tribune.

    Pas seulement parce que je suis en désaccord avec les thèses de M. Djibo, mais parce qu’il est Africain, et se dit en être pénétré, tout en défendant une telle aberration : Un vieux blanc du Delaware, englué dans une pensée datant de la guerre froide, sinon de la ségrégation, prétend savoir ce qui est bon non seulement pour l’Amérique, mais pour le monde et se targue de moralité ! Et mon frère Africain trouve ça bien !

    Mais enfin comment peut-on à la fois parler de démocratie et tolérer que quelqu’un d’autre, loin, ailleurs décide pour vous ? Pourquoi l’Amérique devrait « guider » le Burkina ou le Mali ? Vers quel but ?

    Eux luttent désespérément (et maladroitement) pour rester la première puissance économique et militaire mondiale. Leur priorité, c’est "contenir" la Chine, autrement dit, empêcher un fleuve de couler avec les deux mains. Grand bien leur fasse et bonne chance à eux.
    Nous, nous essayons de construire nos états-nations tout en sortant de l’extrême pauvreté. Quel « leadership » l’un peut-il donner à l’autre ?

    En dehors du droit de se gouverner soi-même, ne voyez-vous pas que malgré la richesse et la puissance, leur gouvernance n’est pas meilleure que la notre ?
    Votre exemple est parlant : Pour "ré-industrialiser" l’Amérique et faire revenir ceux qui ont délocalisé leur production en Chine pour réduire les coûts, quoi de plus "logique" que d’augmenter les salaires ? (!)
    Là également, les américains chantres du libéralisme veulent remettre en cause un principe de base du commerce international : Celui de l’avantage compétitif de la nation la plus favorisée.

    Et l’exemplarité, parlons-en. L’administration Biden vient de lancer les hostilités contre la Chine, en l’attaquant sur les supposés mauvais traitements réservés à la minorité musulmane Ouïghour. Et pour contrer la Chine, elle envoie son secrétaire d’état et son secrétaire à la défense s’assurer le soutien de l’Inde, qui opprime sa minorité musulmane au point de lui dénier la citoyenneté, tolère les lynchages et maintient la province musulmane du Cachemire sous blocus militaire depuis des mois. Bel exemple de « moralité » et « d’exemplarité ».

    Un autre exemple de l’irrationalité de la pensée exogène pour résoudre des problèmes là où ils sont étrangers : Joe Biden, alors sénateur et membre de la puissante commission des affaires étrangères du Sénat Américain, avait une solution « géniale » pour l’Irak afin de restaurer la paix (laquelle paix, rappelons-le ils ont eux-mêmes brisé en attaquant illégalement le pays) : Partager le pays en plusieurs états sur une base ethnique ! Voilà le genre de « leadership » que l’auteur semble admirer et souhaiter.

    Le leadership occidental, nous en avons déjà gouté et savons ce que cela signifie : Eux décident qui doit nous diriger, avec quel pays nous devons nous entendre, commercer ou non. Ils décident qui doit acheter nos produits et à quel prix. Ils décident quelles pratiques sociales et religieuses sont bonnes ou pas pour nous, qu’est-ce qui constitue un « progrès social », ou au contraire des « pratiques rétrogrades » (suivez mon regard vers l’homosexualité et ses dérivés).

    Définitivement, non, nous ne voulons pas de ce leadership là. Le désintérêt d’un Trump est même préférable à ce genre de paternalisme bienpensant et destructeur, source de néocolonialisme et d’interventionnisme.

    Regardez les pays où l’Amérique a intervenu depuis la seconde guerre mondiale, toujours au nom des « principes » ou de la « démocratie » et de la « liberté » et dites moi où vous voyez la paix ? Corée, Somalie, Irak, Afghanistan, Haïti, Soudan, Syrie, Cuba, Bosnie, Panama, Colombie, …
    Les seuls qui ont réussi à restaurer une « paix armée » comme dit l’auteur sont ceux qui ont « bouté les USA hors de chez eux » comme le Vietnam. "Primum Vivere, deinde philosophari" (D’abord vivre, ensuite philosopher). Êtes-vous sûr de pouvoir vivre chez vous si l’Amérique se met en tête de venir vous "guider" avec des chars et des canons ? Ou s’ils vous imposent un maréchal Sissi, un maréchal Déby ou un "mzee" Museveni ?

    Alors, si Biden pouvait garder son leadership pour l’Amérique, ce serait déjà bien. A ce que je sache, je n’ai pas le droit de vote aux élections américaines, je ne vois pas pourquoi leur président élu deviendrai de facto le mien ?

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  • Le 22 mars à 13:48, par Oeil En réponse à : Tribune : Pourquoi l’Amérique doit diriger de nouveau ?

    Bien-ba Waalanè.
    Bèrè-ba Guouola Wôkin-la Nè.

    Merci bien pour cette clairvoyance...

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  • Le 22 mars à 15:05, par Zimm En réponse à : Tribune : Pourquoi l’Amérique doit diriger de nouveau ?

    Pour information et Focus, le dernier numéro en circulation du célèbre magazine bimestriel américain de référence ``Foreign Affairs`` aborde cette même question sous plusieurs angles allant jusqu’à l’angle technologique.

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  • Le 22 mars à 15:57, par TANGA En réponse à : Tribune : Pourquoi l’Amérique doit diriger de nouveau ?

    Vous avez dit : ’’Oui, l’Amérique doit diriger de nouveau parce...’’, où est ce que c’est écrit ? Quelle loi ? Quelle Bible, Quel Coran ?
    Depuis que l’amerique dirige le monde avec ces alliés (Grande Bretagne, France etc...), il y a des coups d’états, des assassinat ciblés et j’en passe. Pourquoi le Problème de Thomas SANKARA qui semble être un problème du Burkina trouve des archives en france ? Par ce que ce larbin des usa est mêlé et c’est tout.
    Ces pays là, c’est un ensemble et ils ne veulent pas que les autre émergent. Et, vous vous venez faire des affirmations du genre.
    Cet ensemble de pays trouve que la coopération c’est faire la force aux autres. Ils n’entendent rien acheter normalement mais piller les pays dits faibles. regardez ce qui s’est passé en Libye, la france y est allée mais a dû faire appel à son grand frère les usa pour puis finir par tuer le GUIDE. C’est quoi ça alors.
    disons nous la vérité : Le monde ira mieux si il n’y a pas un pays qui décide ce que les autres doivent faire ; autrement, qu’il y ait plus de pays à avoir la force. Quand on est seul dans l’arene, on dicte sa loi mais quand il y en a plus d’un c’est mieux.
    La position actuelle des pays occidentaux est celle de ceux que l’on applaudi par ce que l’on y peut rien, mais à peine ils ont des problèmes, tout le monde est contant et à la limite on enfonce le clou. Pendant la monté de COVID en europe, beauoup était content sous beaucoup de cieux et disait que c’était la punition divine pour tout ce que ces occidentaux ont fait. Si cette assertion des faibles est vraie, alors BIS !

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  • Le 22 mars à 19:11, par Sacksida En réponse à : Tribune : Pourquoi l’Amérique doit diriger de nouveau ?

    Je suis d’accord avec Sebgo car les Africains doivent s’emanciper de l’alienation intellectuelle, economique, cuturelle et politique afin de revendiquer plus une gouvernance mondiale plus juste, humaine solidaire et consensuelle. En cela, il faut un vrai nouvel ordre economique et social dans lequel toutes les parties prenantes auront leurs places et avec bien un droit de regard sur tous les mecanismes mondiales sur le commerce, la monnaie et l’economie en generale. Car ainsi le droit des peuples et le droit au developpement sera une realite. En tout etat de cause, le Monde depuis l’apparition du Covid 19 et ses consequences graves doivent faire reflechir tous ceux qui veulent ramener le Monde et l’Humanite a leurs seuls interets generaux egoistes. Salut.

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  • Le 22 mars à 19:21, par sanou paul En réponse à : Tribune : Pourquoi l’Amérique doit diriger de nouveau ?

    Bon arrivé Mr le défenseur du régime déchu. En 2014 il a passé tout son temps a défendre un régime qui était presque fini. Plusieurs de ses écrits ont défendu le régime Compaoré. Nous avons un peuple souverain.
    C’est le Ex Majorité

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  • Le 29 mars à 20:24, par Hamidou En réponse à : Tribune : Pourquoi l’Amérique doit diriger de nouveau ?

    En voici un philosophe en banco. Non !! ça fait vraiment pitié. Cher monsieur le philosophe tu n’es pas obligé d’écrire des inepties pareilles pour te faire voire. Pendant que tous les villagéois analphabètes pensent que c’est le Burkina et l’Afrique qui doit gouverner le monde toi tu te satisfait de ta condition d’esclave mentale tout en te disant philosophe.
    Quel malheur. Il y’a des gens dont l’existance est une malédiction pour l’espèce humaine noire.

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