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Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 8 mars 2021 à 09h19min
Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

A travers une conférence de presse organisée le vendredi 5 mars 2021, des musulmans ont exprimé leur mécontentement quant à l’attribution de ladite parcelle à l’archidiocèse de Bobo-Dioulasso. Si la communauté musulmane a souhaité que cette parcelle lui soit restituée pour la construction d’une mosquée, celle catholique prône surtout le dialogue pour préserver le vivre-ensemble et la cohésion sociale au Burkina Faso.

Un conflit foncier oppose la communauté musulmane à celle catholique au quartier Belleville, dans l’arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso. Le problème est lié à une réserve administrative formant la parcelle 00 lot 08 section AK, d’une superficie de 21 110 m2 environ.

En effet, des musulmans du quartier Belleville (secteur 29) dans l’arrondissement 7 de la commune de Bobo-Dioulasso ne sont pas contents. Ils estiment qu’on leur a fait la force en retirant leur parcelle pour ensuite l’attribuer à la communauté catholique. Ils l’ont fait savoir le vendredi 5 mars 2021 au cours d’un point de presse.

Selon le porte-parole des conférenciers, Ousmane Zonou, cette réserve devrait être attribuée à la communauté musulmane pour la construction d’une mosquée depuis les années 2008. Et à leur grande surprise, ils constatent qu’elle est attribuée à la communauté catholique qui avait déjà commencé des travaux sur le site. « C’est depuis 2003 que nous avons occupé le site. A l’époque, nous avions approché les différents maires. De Karim Barro, puis Moussa Hema et Herman Sirima, nous avons souhaité qu’ils nous attribuent cette réserve pour la construction de notre mosquée car nous n’avions pas une place pour prier à l’époque. On n’a jamais eu de suite à notre demande », a-t-il expliqué.

Le porte-parole des conférenciers, Ousmane Zonou

A l’en croire, ils avaient même commencé la construction de leur mosquée sur la réserve depuis 2008 et ce, avec l’accord du maire Karim Barro. Mais les travaux n’iront pas loin sur le chantier car vite interrompus par ce même maire Karim Barro à l’époque. Ce dernier leur avait demandé de suspendre les travaux en attendant de réunir les papiers nécessaires pour l’attribution de la parcelle. « On est restés à attendre jusqu’à aujourd’hui. Lorsqu’on avait approché Moussa Hema, lui s’est déporté sur les lieux pour constater de visu les travaux qu’on avait déjà commencés. Ce dernier avait promis de nous faire un retour jusqu’à ce qu’il parte de la mairie. Lorsque Herman Sirima est arrivé à la tête de l’arrondissement, nous avons envoyé une délégation pour le voir. Ça a été toujours les mêmes promesses, "qu’ils vont voir" », a déploré le porte-parole des conférenciers.

Vue de la réserve administrative formant la parcelle 00 lot 08 section AK, d’une superficie de 21 110 m2 environ

Il a affirmé avoir été reçu par le secrétaire général de l’arrondissement qui avait voulu savoir pourquoi il y avait une mosquée inachevée sur le site. « Nous lui avons expliqué toute l’histoire, et les maires nous avait promis de déclasser la réserve et de nous l’attribuer. A cette rencontre ils ne nous ont pas dit que la réserve était déjà attribuée à quelqu’un. C’est après que les chrétiens nous ont approché pour nous dire que la réserve leur est attribuée et qu’il fallait quitter sur les lieux. Nous leur avons dit non, parce que quitter sur les lieux ce n’est pas facile. Nous sommes les premiers occupants de cette réserve administrative », a rappelé Ousmane Zonou.

C’est ainsi que la communauté catholique a saisi la mairie de l’arrondissement 7 pour lui faire part de la situation. Le mercredi 3 mars 2021, les protagonistes ont été convoqués par l’autorité administrative afin de trouver un terrain d’entente. A l’issue de la rencontre et après avoir écouté les deux camps, l’autorité leur avait suggéré le dialogue afin de trouver un terrain d’entente. Par ailleurs, elle avait promis de se concerter avec tous les conseillers de l’arrondissement pour voir ce qu’il a lieu de faire. Et c’est dans cette attente que le camp de la communauté musulmane a décidé de se faire entendre par l’opinion publique. Selon eux (les musulmans), ils ne souhaitent pas que cette histoire entrave la bonne cohabitation des deux communautés dans le quartier.

La mosquée dont les travaux ont été interrompus

Cependant, ils ont souhaité rentrer en possession de « leur terrain ». Ainsi, pour le porte-parole, de 2003 à 2020, ce n’est pas deux jours. N’ayant pas de documents nécessaires qui prouvent que la parcelle est la leur, Ousmane Zonou a estimé que « la mosquée sur les lieux représente plus qu’un papier. La mosquée c’est pour Dieu alors que le papier c’est l’homme qui fait. Donc la mosquée est plus valable que la signature d’un papier », a-t-il dit.

L’autorité administrative s’explique

Après avoir écouté la version des faits de la communauté musulmane, Lefaso.net a voulu en savoir davantage auprès des responsables de l’arrondissement 7 de Bobo-Dioulasso, qui n’ont pas hésité à livrer leur version. Ainsi, selon les explications de l’autorité administrative, notamment le premier adjoint au maire de l’arrondissement 7, Charles Sanou, la démarche de la communauté musulmane pour l’acquisition de la réserve a été faite de manière verbale. Il n’y a pas eu d’écrit pour demander la réserve alors que l’archidiocèse avait introduit une demande depuis Ouagadougou pour avoir une autorisation de déclassement de la réserve administrative, au niveau du ministère en charge de l’Economie et des Finances.

Les autorités de l’arrondissement 7 donnent leur version des faits

« La demande de changement de destination de la réserve n’a pas été introduite au sein de l’arrondissement. Généralement la demande est déposée au niveau du ministère des Finances et c’est ce qui a été fait. Ensuite, cette demande est renvoyée au niveau de la collectivité territorialement compétente pour donner juste un avis. Lorsque nous avons reçu la demande qui datait du 20 juillet 2018, le Conseil a été saisi et la délibération a été adoptée. Et il fallait qu’on vérifie au niveau domanial pour voir est-ce qu’il n’y a pas une autre demande sur la même réserve. La vérification a été faite et nous avons constaté à l’époque qu’il n’y avait pas une autre demande. C’est ce qui a permis d’introduire ce projet de délibération qui a été adopté à l’époque par 23 voix pour et une abstention », a expliqué le secrétaire général dudit l’arrondissement, Etienne Bako.

C’est à l’arrondissement 7 que nous avons appris que la communauté musulmane a demandé à l’archidiocèse de Bobo-Dioulasso de lui céder une partie de la réserve, pour poursuivre les travaux de construction de la mosquée. Chose qui ne relève pas de ses compétences. « Dans la recherche de solutions pour le bon-vivre des populations, comme c’est une affaire de religion, nous avons souhaité rencontrer les deux parties. Au cours de la rencontre, le problème a été posé et la communauté musulmane n’a pas voulu écouter ; parce qu’elle trouve qu’on lui a fait la force car elle a été la première à occuper les lieux. L’archidiocèse de Bobo-Dioulasso nous a fait savoir qu’avant de commercer les travaux, il a d’abord échangé avec les musulmans pour le bon-vivre. Ces derniers (les musulmans) avaient compris et ont voulu qu’on coupe une partie de la réserve pour eux. La communauté catholique leur avaient dit qu’elle n’était pas habilitée en la matière. Et que si cela devrait se faire, ils doivent repartir à la base », a relaté Charles Sanou, premier adjoint au maire de l’arrondissement 7.

Le premier adjoint au maire de l’arrondissement 7, Charles Sanou

L’autorité pour qui le papier prime, a néanmoins invité les protagonistes au dialogue, à plus de compréhension et à prôner surtout la cohésion sociale. « Nous leur avons dit que c’est entre eux qu’ils peuvent trouver la solution à ce problème. C’est vrai que nous avons pris une délibération, mais en entourant ça de précautions. On n’a pas fait la force à quelqu’un. Ce sont les textes qu’on a suivis. Aujourd’hui, la communauté musulmane n’a rien pour prouver que la réserve leur appartient alors que l’archidiocèse a un document en bonne et due forme », a-t-il laissé entendre.

Toutefois, il a insisté sur le fait que ce n’est pas l’arrondissement qui a été saisi directement pas la communauté catholique. « C’est depuis Ouaga que la demande a été formulée et le ministère nous a envoyé juste un arrêté pour que le Conseil puisse donner son avis. L’avis a été donné en considérant qu’il n’y avait pas une autre demande pendante devant le Conseil sur la même réserve », a insisté Charles Sanou.

Le dialogue comme moyen de promouvoir la cohésion sociale

A en croire l’autorité administrative, la demande de la réserve a été faite par la communauté catholique, en vue de construire des infrastructures d’œuvres sociales. A cet effet, nous avons cherché à rencontrer la communauté catholique qui n’a pas voulu parler par presse interposée. Selon le père Oscar Sondo que nous avons joint au téléphone, « c’est comme si nous parlons dans le dos de quelqu’un. Si nos frères musulmans étaient en face, on allait parler de manière claire », a-t-il dit.

Il a tenu à préciser que la réserve a été acquise selon la procédure légale. Il invite cependant la communauté musulmane à plus de dialogue car il estime que ce problème n’en est rien. « Je ne veux pas parler dans le dos de la communauté musulmane car je ne veux pas envenimer quelque chose qui n’en est rien en réalité.

Pourtant il y a eu des pourparlers avec la communauté musulmane. Cette sortie est un rebondissement de dernière minute que nous ne comprenons pas. Si nous devons parler à la presse également c’est comme si nous donnons du poids à ce problème qui n’en est rien. C’est comme s’il y avait un problème entre les deux communautés. On ne se sent pas en conflit avec nos frères musulmans », a expliqué le père Oscar Sondo.

Il a invité la communauté musulmane à reprendre le dialogue. « Nous sommes ouverts au dialogue. C’est lorsque le dialogue est rompu qu’on passe par presse interposée et cela n’est pas intéressant. Donc on n’est pas en opposition avec cette communauté. Si nous pouvons nous rencontrer pour parler, nous allons le faire », a-t-il conclu.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 8 mars à 11:58, par L’artiste En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Toujours la même rengaine ! Il n’y aura jamais une guerre de religions au Burkina Faso comme certains le souhaitent car nous sommes tous ( catholiques, Musulmans, Protestants ) des enfants ou petits-enfants d’Animistes. Arrêtez donc de divertir les gens car ce n’est pas ce terrain qui va envoyer certains au Paradis, c’est leurs bonnes oeuvres. Ce qui ne reconnaît pas son frère ne connaît pas Dieu car ce frère n’est que l’image de son créateur qui Dieu. Vouloir détruire son frère, c’est s’en prendre à Dieu. On est fatigué par ces histoire de terrain entre communautés religieuses. Ça suffit !

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  • Le 8 mars à 12:40, par R En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Il faut que la communauté musulmane s’organise mieux. Vous avez au sein de cette communauté des gens qui savent comment les choses se passent. Il faut mettre une stratégie pour avoir des papiers pour vos mosquée. Aujourd’hui si la loi est appliquée vigoureusement plus de la moitié des mosquées du pays serait fermée car sans papiers. Il faut mettre fin à cela. C’est le lieu aussi d interpeller les maires et les conseillers municipaux sur l attribution des terrains à usage autres que d habitation faites une étude approfondie des dossiers avant toute décision. Renseignez vous le mieux possible pour prendre la meilleure décision. J’ai vu dans un quartier au sud de Ouaga un individu débarqué pour revendiquer la mosquée de vendredi de ce quartier. Il disait que le terrain lui appartient et qu il a tout les papiers. Après renseignement les musulmans n avaient aucun papier mais ils priaient à cet endroit depuis des générations avant le lotissement. Le lotissement a juste pris en compte cette occupation. Ma question : Pourquoi le maire et son conseil ont ils attribué ce terrain tout en sachant que c’est l espace de la grande mosquée du quartier en question ?

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    • Le 9 mars à 12:28, par ABDOUL En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

      belle analyse les conseils n’éludent pas le dossier a fond avant le délibération parce que leurs mandants durs seulement 5 ans et ils veulent en profiter. avant que le dossier arrive a leur niveau ils sont déjà contacte par la personne dont une foie que le dossier arriver c’est approuvassions ces dommage, y(a beaucoup de réserve occupe par deux communautés ici Ouagadougou que chacune attend le lotissement pour être en possession si les maires ne changent pas le systeme d’attribution un jour Sava mettre en cause notre cohabitation :

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  • Le 8 mars à 13:49, par aboubakr En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Je trouve que nous les musulmans, nous ne sommes pas souvent honnêtes, qu’est ce que les catholiques ont a avoir dans cette attribution ? On ne peut pas dire que parmi nous musulmans, ils manquent des intellectuels qui devaient savoir qu’il fallait introduire une demande pour acquérir cette parcelle. A Ouagadougou c’était à peu près le même cas. Si ZONOU dit que Dieu est supérieur au papier, ça ne saurait se discuter, mais ALLAH demeure toujours le JUSTE et le CLEMENT. Il faut rester dans la justice. J’ai vu la mosquée de Bindougousso qui a été détruite et on y a construit l’hôtel du Boulevard, j’ai pleuré pour ça mais c’est la justice qui a primé. Je recommande à ce que nous les musulmans que nous soyons ordonnés car l’ordre est la première loi du Ciel. Quittons l’informel qui ne nous arrange pas du tout.

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  • Le 8 mars à 15:07, par AMKOULEL En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Bonjour les dégâts et tout le monde en prendra pour sa gueule. Quand nous laissons des idéologies et spiritualités exogènes venir nous diviser, nous dresser les uns contre les autres mais dans une mutuelle acceptation hypocrite et veule sous le couvert de la tolérance ou de liberté de croyance. Quand nos ancêtres se sont battus jusqu’à mort pour qu’on ne soit pas ainsi, nous leur avons tourné le dos et sommes devenus pire que leurs bourreaux.
    Continuons dans notre hypocrisie ambiante, notre fourberie et notre trahison de nos ancêtres et nous ne connaitrons jamais la paix de l’âme ici.

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  • Le 8 mars à 17:43, par Le musulman En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Encore ? Est-ce qu’il suffit d’aller déposer des briques sur un terrain pour en être automatiquement propriétaire ? Je pense que non ! C’est ainsi que beaucoup de zones réservés aux jardins de quartiers sont occupés par des petites bâtisses qu’on veut imposer aux Communes comme des lieux de culte. Arrêtez cette pagaille sinon on ne va pas s’en sortir ! Laissez le peuple respirer car c’est ainsi que l’on fait le lit de tous les extrémismes religieux. Ya en marre à la fin !

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  • Le 8 mars à 20:06, par Burkimbila En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    À lire les réactions de certains, ça me fait sourire mais là n’est pas le fond du problème. Si dans ce pays on ne respecte plus rien, ce sont nos autorités qui sont à la Base de tout parce qu’ils veulent amadouer certains pour des intérêts égoïstes. Il faudrait, pour éviter de faire croire à certains qu’ils ont la force pour faire plier l’autorité même s’ils sont en tort. Je pense à mon humble avis que c’est une suite logique de l’affaire de pazani où l’autorité, pour préserver son électorat s’est imicé dans les décisions de la justice. Et si des gens sont des croyants sincères, ils ne peuvent pas construire un lieu de culte un un terrain dont ils ne sont pas attributaires. Oublions-nous que Dieu est aussi JUSTICE ? Je pense que celui qui a raison n’a pas besoin de faire beaucoup de bruit. Tout en espérant que le dialogue va prévaloir puisque d’autres se disent déjà disposés, certains doivent, à cause de ce que cela a comme répercutions sur l’image des croyants, mettre du sérieux dans leur organisation ; au risque de paraître comme des anarchistes ce qui n’est pas le cas. Force doit rester à la Loi un point c’est tout. Vive le dialogue interreligieux !

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  • Le 8 mars à 20:08, par Gudis En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Les esclaves mentaux, les traîtres de nos ancêtres. Arrêtez d’hypothéquer d’avantage notre avenir. Savez vous comment l’islam est arrivé en Afrique ? Savez vous que plus 400 000 0000 quatre cent millions de noirs sont morts à cause de l’islam et christianisme ?

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  • Le 8 mars à 20:37, par nouf En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    je pense que c’est vraiment faire preuve de mauvaise des autorités de l’arrondissement . les maires qui se sont succedés connaissent très bien que les musulmans avaient investis les lieux puisqu’ils le disent depuis 2003 tous les maires qui se sont succédés ont eu vent du désir de la communauté musulmane de posséder ces lieux que les conseillers votent oui alors qu’ils savent très bien qu’une mosquée étaient en construction dessus c’est faire preuve de mauvaise foi.

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  • Le 8 mars à 21:23, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Hum... où est notre gouvernement ?

    Car c’est bien eux les "créateurs" de la jurisprudence du "fait accompli". Il suffirait selon eux de commencer à construire un édifice religieux sur un terrain pour en devenir propriétaire ! Et même contre une décision de justice !

    Comment on peut faire de 2003 à 2020 soit 17 ans SANS INTRODUIRE UNE SIMPLE DEMANDE et prétendre être dans son bon droit ? Sans demande la mairie ne pourrait même pas faire une attribution légale, même si elle voulait. Et depuis quand l’occupation anarchique tient lieu de droit foncier ?

    Et maintenant, comme c’est devenu l’habitude,l’agitation populaire et médiatique, pour faire monter les tensions et la menace de violences pour avoir gain de cause.

    Il y a des gens aux comportements négatifs qu’il faudrait "gérer" avec plus de fermeté dans ce pays.

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  • Le 8 mars à 22:53, par yelmingaan blaan saa hien En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    ah grand ZEPH,un tout nouveau travail pour toi !car en l espèce,un mauvais arrangement vaut mieux qu un bon procès qui pourrait entailler la cohésion sociale vu que ,l autorité se soucie d aider a reloger parfois en cas de déguerpissement d un premier occupant coiffé au poteau pour contenir des frustrations légitimes !

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  • Le 8 mars à 23:52, par jeunedame seret En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Messieurs les musulmans, vous avez du plaisir dans les défis. Sinon, vous devez céder et reconnaître que vous ne participez pas à l’embellissement de la ville ni à la promotion. Depuis 2003 sans aucune infrastructure, vous auriez dû payer des taxes à la commune pour ce retard. Qu’attendez-vous ? Votre génération de prieurs non épanouie n’est plus contemporaine. Personne ne vous envie les mosquées. Vous êtes des commerçants sans aucun esprit d’entreprise ni d’investissement ni et de développement. Essayez de grandir pour nous limiter les mesquineries. Dieu a donné le cerveau à tous.

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  • Le 9 mars à 08:22, par TANGA En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    C’est pour éviter ces genres de problèmes que les vieux musulmans doivent inclure la jeunesse au pire pour eux, leur laisser la place.
    Tout le monde sait que la loi dans nos pays est calquée sur celle de la France et ce sont les catholiques qui l’ont faite.
    Alors, les musulmans ont des jeunes qui sont très bien instruits et si ils leur avait été demandé de suivre le dossier, ce problème n’allait pas arrivé.
    Laissez que l’on vous disent aussi qu’il ne s’agit pas de mettre son fils à votre place si non que cela rime avec changement dans la continuité. Ca aussi nuit aux communautés musulmanes.
    Il n’y a rien à faire que d’accepter céder une place aux jeunes instruits. Et puis, les maires dont vous avez parlé sont musulmans et savaient ce qu’il fallait faire ; pourquoi ne vous ont ils pas montré le chemin ? Ont ils été corrompus ?

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  • Le 9 mars à 08:40, par billy billy En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    deux hectares déclassés pour les religieux je dis nono non non non. l’Etat manque des écoles des lieux de rencontre pour les jeunes et même que à bobo y a pas un lieu pour la population telle que la place de révolution à ouaga . Vraiment bobo fait pitié.

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  • Le 9 mars à 12:20, par Sabaabo En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Avec tout le respect, il faut reconnaître qu’il y a déjà longtemps que la politique du fait accompli est une stratégie de la communauté musulmane pour s’accaparer les réserves. Faites une toute petite investigations et vous serez étonnés du nombre de mosquées construites ou semi-construites dans les plus grandes villes, en parfaite violation de la procédure légale d’occupation des espaces réservés.
    De cette façon, on foule la loi aux pieds et on nargue celui qui veut la respecter, tout en le contraignant à abdiquer, à céder, à perdre. C’est une malhonnêteté caractérisée. C’est du terrorisme. Il faut que tous apprennent à respecter la loi. Cela passe aussi par l’acceptation sans rencoeur de l’échec ou de la perte au regard de la loi. La résolution des problèmes "à l’amiable" est un échec de la loi et pire, c’est très souvent une application sournoise de la loi du plus fort. Pourquoi le plus fort ne veut-il jamais permettre que le plus faible jouisse entièrement et tranquillement des droits que lui confère la loi ? Pourquoi le plus fort ne peut-il jamais dire : "j’ai tort, et en conséquence, j’assume de perdre" ?

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  • Le 9 mars à 15:48, par vik En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Selon le père Oscar Sondo que nous avons joint au téléphone, « c’est comme si nous parlons dans le dos de quelqu’un. Si nos frères musulmans étaient en face, on allait parler de manière claire », a-t-il dit.

    Il a tenu à préciser que la réserve a été acquise selon la procédure légale. Il invite cependant la communauté musulmane à plus de dialogue car il estime que ce problème n’en est rien. « Je ne veux pas parler dans le dos de la communauté musulmane car je ne veux pas envenimer quelque chose qui n’en est rien en réalité.

    Pourtant il y a eu des pourparlers avec la communauté musulmane. Cette sortie est un rebondissement de dernière minute que nous ne comprenons pas. Si nous devons parler à la presse également c’est comme si nous donnons du poids à ce problème qui n’en est rien. C’est comme s’il y avait un problème entre les deux communautés. On ne se sent pas en conflit avec nos frères musulmans », a expliqué le père Oscar Sondo.

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  • Le 9 mars à 15:55, par One punch burkinbilaman En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    On se bat pour construire églises ou mosquées, on s’y rassemble par milliers, mais on reste fondamentalement et majoritairement corrompus et mauvais. Nos lieux de cultes se remplissent mais nous sommes incapables d’être généreux, d’êtres intègres, de faire avancer le pays. Quelle utilité de construire de nouveaux lieux de culte avec cet état de fait ?

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  • Le 10 mars à 09:05, par burkinabè En réponse à : Conflit foncier interreligieux à Bobo-Dioulasso : Quand l’oral et l’écrit se disputent la paternité d’un terrain

    Voilà, eux qui clament la paix et l’amour pour son prochain. Voilà comment ils se comportent l’un vers l’autre.
    Communauté catholique : vous demandez le déclassement d’un espace dont vous voyiez déjà la construction d’une mosquée inachevée ? c’est quoi le projet ????? vous auriez la tête haute en leur montrant la voie à suivre dans de telle condition (n’est pas ça aussi l’amour du prochain)
    Communauté musulmane : depuis 2013 vous êtes là, vous poursuivez le dossier. Vous n’avez pas approché les personnes qu’il faut pour être guidée, combien de juriste musulmans il existe au BF qui pouvaient vous guider ? si les maires ou les autres ne vous ont pas montrer le chemin et que par la suite une autre communauté a eu gain de cause, vous n’avez que vos yeux pour pleurer. Ici au BF c’est les papiers qui parlent. Ils ont eu l’autorisation, donc vous avez perdu. Pas débats dans ça encore moins une conférence. Vous voulez construire une mosquée ? vous qui manifester combien parmi vous ont deux trois parcelles ? donnez-en aumône juste une seule parcelle pour construire une mosquée (c’est ça aussi la foi). Que cela vous sert de leçon, laissez les burkinabè respirez.
    Etat : faites-en sorte que la gestion des réserves profite au burkinabè dans l’ensemble et non à un groupuscule.

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